35 % des emplois en Grande-Bretagne seront robotisés d’ici 20 ans

Selon une étude de la BBC, d’ici 20 ans, 35 % des emplois actuels en Grande-Bretagne seront effectués par des robots. En première ligne, les emplois répétitifs ou manuels. Pour analyser la situation, la BBC a classé les différents emplois en 9 catégories distinctes puis a adapté les résultats d’une étude américaine à la situation britannique. Les résultats sont moins choquants de ce côté-ci de l’Atlantique, puisqu’aux États-Unis, Deloitte et l’université d’Oxford ont prédit que 50 % des emplois seront robotisés.

Les professions les plus touchées par cette robotisation sont les suivantes :
– Télévendeur – 99 %
– Dactylographe – 98,5 %
– Secrétaire juridique – 97,6 %
– Responsable de la gestion financière – 97,6 %
– Peseur, niveleur, trieur – 97,6 %
– Inspecteur de routine, contrôleur – 97,6 %
– Administrateur des ventes – 97,2 %
– Comptables, directeur des services de paie, payeur – 97 %
– Responsable financier – 97 %
– Responsable des retraites, assurances – 97 %

Ces chiffres doivent toutefois être nuancés en rappelant qu’il ne s’agit pour l’instant que de prévisions. L’étude Deloitte suggère en outre que les entreprises désirent tout de même continuer à augmenter leurs nombres d’employés, tout en aidant les personnes à s’adapter au nouvel environnement robotisé.

Toutefois, les emplois ci-dessus, ne sont pas les seuls à évoluer avec la robolution. Ainsi, une entreprise américaine, basée à Chicago, a mis au point un programme baptisé Quill (Plume) capable de rédiger des articles de sport et d’économie sans intervention humaine. Les développeurs du logiciel envisagent même de le faire concourir pour un prix Pullitzer. De la même façon, le secteur médical n’est pas en reste, puisque le super-calculateur Watson d’IBM est capable de diagnostiquer avec un succès de 90 %, contre 50 pour un médecin humain, un cancer du poumon.

Les experts ne sont cependant pas unis pour parler de menace. Si, dans son livre Rise of The Robots, l’auteur Martin Ford, indique qu’aucun emploi n’est à l’abri, puisque même les occupations artistiques pourront être robotisées, il offre une conclusion qui n’est pas forcément pessimiste. Pour lui, de moins en moins d’humains travailleront dans le futur et il propose que chaque adulte reçoive un revenu minimum. De la même façon, le professeur Kevin Warwick, l’un des principaux chercheurs en intelligence artificielle au Royaume-Uni suggère que nous devons repenser tout le système. Il remet en question l’idée que les humains doivent obligatoirement avoir un emploi, avançant l’idée que les nouvelles technologies pourraient justement permettre aux humains d’avoir du temps pour eux.

Pour Daniel Susskind, ancien conseiller du gouvernement britannique, « nous allons assister à plus de changement dans les domaines professionnels dans les deux prochaines décennies que nous n’en avons vu dans les deux derniers siècles. Il est urgent de mettre en place un réel débat et d’organiser une enquête gouvernementale afin de savoir quelles limitations imposer aux robots. Y a-t-il des tâches que les robots pourraient faire, mais ne devraient pas faire ? »


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