40 % des Britanniques craignent une révolution des robots

Une étude récente au Royaume-Uni a montré que les britanniques craignent presque majoritairement une révolution des robots qui se terminerait par la destruction de la race humaine. L’étude a été menée par Sky News, un groupe média anglais.

Selon les résultats de l’étude, près de 40 % des habitants de Grande-Bretagne craignent que les robots ne suppriment un jour l’humanité. De plus, une personne sur six pense que le gouvernement britannique devrait intervenir pour empêcher que les emplois ne soient récupérés par les robots. Ces résultats montrent clairement une inquiétude certaine de la part de la population quant à la robolution qui se profile.

Même dans le monde scientifique, les avis sont partagés. Tandis que certains intellectuels comme Bill Gates ont annoncé que les supercalculateurs intelligents pourraient se révéler être une menace pour l’humanité, d’autres, comme Ray Kurzweil, sont d’avis que les IA pourraient engendrer des bénéfices incalculables pour les hommes. Selon le professeur Nick Bostrom, directeur de l’Institut pour le Futur de l’Humanité à l’université d’Oxford, ce serait « tragique » si les super-intelligences venaient à ne pas être développées.

Pour lui, cette recherche « est le trou de serrure par lequel il faut passer pour pouvoir atteindre notre potentiel ultime. » Il appelle toutefois à la prudence. « Si nous développons un jour des machines qui nous sont supérieures en termes d’intelligence générale, ces super-intelligences mécaniques seront très bien placées pour façonner le futur à leur goût. » Pour lui, il n’y a qu’à espérer que « ces préférences soient alignées avec les nôtres » et « ce sera une grande victoire. Ce sera quelque chose d’aussi important que le redressement des homo-sapiens. » Toutefois, pour lui, cette avancée est « tellement importante qu’il est bon de s’intéresser au problème, même avec des décennies d’avance. »

Selon Andrew McAfee, professeur au MIT, la révolution robotique se « déroule en ce moment même ». Pour lui, la robolution « améliore notre situation énormément et nous rend beaucoup plus riches. » Toutefois, cette révolution n’implique pas forcément une redistribution des richesses pour lui. « Le défi réside dans le fait qu’il n’y a pas de loi pour dire que, lorsque le gâteau grandit, il sera divisé en parts égales. C’est ce que nous constatons en partie, avec l’augmentation des inégalités. »

Mais ce n’est pas pour autant une cause perdue, puisque nous « devons faire des choix intelligents en politique, dans le domaine de l’éducation et dans d’autres secteurs pour s’assurer que nous continuons à diviser ce gâteau croissant de façon à ce que ça ait un sens pour les gens. » Andrew McAfee tient à rappeler que « ces larges transitions technologiques requièrent toujours un changement sociétal et politique intelligents. Elles ne font pas qu’arriver et ne règlent pas tout magiquement. »


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