Airvinci révolutionne la mobilité avec son hélicoptère personnel

La start-up Airvinci a une seule mission : concevoir le véhicule de transport du futur. Entre hélicoptère et drone, le N2725N entend bien révolutionner la mobilité de demain.

Rêve d’Icare et technologie

« Un hélicoptère facile à piloter, mécaniquement simple, qui n’a pas besoin de piste de décollage et qui peut soulever 120 kg jusqu’à 3600 mètres d’altitude » tel est le projet du Backpack helicopter.

Au croisement de la voiture volante et de l’hélicoptère personnel se trouve un curieux engin : le NN2725N de Airvinci, également baptisé BackPack Helicopter. La start up canadienne se positionne en concurrent direct du chinois Ehang, le premier fabricant à avoir conçu un drone pour transporter des passagers et à avoir reçu l’autorisation de la FAA pour voler dans le ciel du Nevada.

Dans une publication sur le site the Next Silicon Valley, Larkus Engelhart, en charge du projet, explique que le rêve de la voiture volante est aussi vieux que l’invention de l’aviation. Et pourtant, jamais nous ne l’avons atteint. Plusieurs problématiques expliquent ce décalage : « le prix prohibitif et la technicité du pilotage : les ailes fixes sont trop grosses, requièrent une piste de décollage et le fonctionnement des rotors actuels demandent une maintenance régulière et pointilleuse« . Autant de caractéristiques qui empêchent Mr Tout le Monde de détenir son propre hélicoptère…

Mais l’équipe derrière Airvinci ne désespère pas : la technologie et les techniques de production évoluent d’année en année et le rêve de pouvoir un jour voler ne s’essouffle pas, malgré de nombreuses tentatives avortées par le passé.

Après plusieurs années de développement, la société est arrivée au modèle N2725N. Il s’agit en réalité d’un engin volant à double usage. Il peut être converti en hélicoptère comme en drone autonome, autorisant ainsi une grande variété d’utilisations. En terme d’allure, le drôle de véhicule mesure moins de deux mètres de diamètre pour 90 kg (117 kg avec la charge) et dispose d’une heure d’autonomie à une vitesse de 70 km/h avec ses deux moteurs thermiques de 28 chevaux chacun. Il intégrera à terme un parachute et toutes ses pièces sont modulables. Côté prix, il faut compter 65 000$ pour la version drone et 100 000$ pour l’hélicoptère.

Airvinci-drone-personnel-2016-7

Airvinci-2016-1

Airvinci ou l’avenir de la mobilité

A l’instar du chinois Ehang, Airvinci se positionne sur un nouveau segment qui risque bien de révolutionner la mobilité : les drones de transport de passagers. Comme le drone 184, la force du N2725N réside dans sa capacité à transporter des passagers et autres charges.

Conçu comme remplacement de la voiture le N2725N se veut le moyen de transport du futur. Pourquoi se coltiner les embouteillages quand on peut voler par dessus ?

Désengorger nos villes et permettre à chacun de voler individuellement, c’est le premier argument de vente de l’américain. Mais il est bien évidemment conscient qu’à un tel prix et qu’avec la réglementation actuelle il sera compliqué de voir son modèle se démocratiser rapidement. L’entreprise fondée par Tarek Ibrahim en 2014 se présente comme un avionneur qui a pour seul et unique objectif de bouleverser l’avenir du vol personnel. Aussi, Airvinci vise également les marchés du b2b en présentant son véhicule comme le mode de livraison du futur, mais aussi comme un hélicoptère de reconnaissance qui permet d’accéder rapidement, facilement et à moindre coût à des lieux isolés.

La société voit donc déjà son drone dans la lutte contre les incendies, le reconnaissance en montagne ou en mer et même le saut en parachute individuel ! Avec un hélicoptère personnel capable de passer en mode autonome, il suffit de monter dans son engin et de sauter lorsque cela semble préférable et le drone reviendra automatiquement sur le lieu de votre atterrissage !

Actuellement, la société n’en est encore qu’à la phase de développement du prototype. Son plus gros défi ? « Les lois et réglementations qui encadrent les aéronefs en milieu urbain, d’autant plus lorsqu’ils sont autonomes » explique Engelhart. Pour surmonter ces obstacles, la seule solution est de passer une batterie de tests. Les tous premiers étant prévus à la mi-2016, Airvinci espère une industrialisation à l’horizon 2017 avant sa commercialisation l’année suivante. Le premier décollage pourra être visionné en direct par tous sur le site de l’entreprise.

Airvinci-drone-individuel-2016-4

Airvinci-2016-2


Laisser un commentaire

  1. nopillard

    Bravo, la mobilité de demain par air, terre mer c'est pour très bientôt. Pourvu que l'énergie utiliséesoit propre ? Ah non ! Ah bon ! Je croyais que les énergies vertes étaient l'avenir ! Encore une idée d'avenir fabriquée avec des composants du passé.