Art robotique : des artistes internationaux à Paris

La Cité des sciences et de l’industrie, en collaboration avec Epidemic, lance à partir du 8 avril une exposition d’envergure à la croisée de l’art, de la science et de la technologie. Une vingtaine d’œuvres dynamiques et spectaculaires, dont la plupart sont inédites pour le public français, prendront place durant neuf mois sur un espace de 1 600 m².

On peut classer une oeuvre dans la catégorie « art robotique » à partir du moment où l’artiste utilise des technologies robotiques ou automatisées. Certaines de ces réalisations intègrent des robots, d’autres les placent au cœur du dispositif de création, donnant ainsi vie à des œuvres qui n’auraient jamais pu évoluer sans cette contribution robotique.

Des Marimbas en pétales d’Edelweiss, ce sont les Marimcas de Maywa Denki

Il arrive que ces robots soient anthropomorphes mais ici, l’exposition Art robotique privilégie ceux dont la forme s’éloigne de la simple copie du corps humain.

Des œuvres insolites venues du monde entier

    • Totemobile de Chico MacMurtrie/ARW (États-Unis) se cache sous l’apparence d’une DS, voiture mythique de Citroën, pour se transformer ensuite en un totem organique de 18 m de haut.
    • Jean Michel Bruyère/LFKs (France) interpelle la sensibilité de chacun avec le Chemin de Damastès, une installation de 60 m de long, mettant en scène des lits d’hôpital. Contrôlés par ordinateur, ils se lèvent et se soulèvent, formant une gigantesque respiration.
    • Theo Jansen (Pays-Bas) expose trois de ses immenses créatures singulières, faites de tubes en plastique ou de ruban adhésif, qui peuplent les rivages au gré du vent : Animaris Umerus, qui est mise en mouvement dans l’exposition, Animaris Ordis, qui est activée par les visiteurs et Animaris Adulari, qui trône en plein cœur de la Cité des sciences et de l’industrie.

Seamoons de Maywa Denki

    • Maywa Denki (Japon) est un groupe artistique et musical fondé par les frères Masamichi et Novmichi Tosa, et qui a la particularité de jouer d’instruments de musique originaux et délirants : les Marimcas, des marimbas dont les lames ressemblent à des pétales d’edelweiss, les Seamoons ou robots chanteurs avec des soufflets en guise de poumons, et les Otamatones, les instruments de musique les plus kawaii du monde en forme de note de musique. Ceux-ci sont mis à la disposition des visiteurs qui peuvent s’exercer à produire de curieuses mélodies.
    • The Big Picture du collectif robotlab, originaire d’Allemagne, est un robot-peintre étonnant, qui réalise seul une oeuvre picturale grand format durant les neuf mois de l’exposition. Une réalisation qui va au-delà des limites des capacités humaines et dont la technique inimitable fera émerger peu à peu un dessin unique et distinctif, riche en détails et d’un haut niveau de précision.

Chemin de Damastès de Jean Michel Bruyère

  • La matrice liquide 3D est une machine à sculpter l’eau. Pour cette première mondiale, Christian Partos (Suède) et Shiro Takatani (Japon) créent chacun une oeuvre tridimensionnelle.
  • Till Nowak (Allemagne), fasciné par le gigantisme de certaines attractions foraines lorsqu’il était enfant, a réalisé un court-métrage, The Centrifuge Brain Project, montrant des scientifiques qui, depuis les années 1970, expérimentent au sein d’une entreprise spécialisée des manèges défiant la gravité pour étudier leurs effets sur le cerveau humain. Dans The Experience of Fliehkraft, sept projets de cette entreprise sont mis en installation par Till Nowak. Dans une autre de ses dernières oeuvres, il filme la migration d’un groupe de fenêtres d’un immeuble vers celui d’en face.
  • Le collectif d’artistes Troika (Grande-Bretagne) immerge le visiteur dans Falling Light, un environnement de gouttes de lumière faites de lentilles optiques en cristal Swarovski.
  • Shun Ito (Japon) suggère trois de ses sculptures cinétiques, qu’il nomme Cosmic Birds, dont les rythmes complexes produisent différentes couleurs, formes et ombres.
  • Lu Yang est une artiste chinoise dont l’oeuvre, déployée ici sur cinq tableaux, consiste à élaborer des propositions d’installations “bioscientifiques nécessitant la collaboration active de laboratoires. Leur conception est minutieusement renseignée afin qu’elles puissent être reproduites de façon indépendante : Kraftmäuse, Tendon Carnival, Zombie Music Box, Instruman et BCMI Monitoring.

Une exposition d’art animée et accessible

Sur place et pendant toute la durée de l’exposition, un atelier de médiation ouvert à tous présente, les mercredis et les week-ends, trois animations qui invitent à s’interroger sur l’aspect sociologique et scientifique des robots “Balade 2.0”, ou la visite de l’exposition par le robot Nao ; “L’Ère des robots” pour en savoir plus sur ces nouveaux compagnons que l’on nomme Nao, Virgule ou Poppy, et enfin “Robot³”, pour explorer les fonctions de base de la robotique à travers la construction d’un robot modulaire.

Entre les animations, un film donne à voir les coulisses du montage de l’exposition ainsi que les interviews des artistes.
Enfin, l’exposition Art robotique est accompagnée de son catalogue bilingue français/anglais: “Robotic ART Robotique”, coédité entre la Cité des sciences et de l’industrie et Art, Book, Magazine (64 pages, 14€).

Du 8 avril 2014 au 4 janvier 2015
Cité des sciences et de l’industrie
30, avenue Corentin-Cariou – 75019 Paris

Tarifs
9€, Tarif réduit : 6€ (+ de 60 ans, enseignants, – de 25 ans, familles nombreuses et étudiants).
Supplément : 3€ pour l’exposition Art robotique, 3€ pour l’exposition Jeu vidéo, 3€ pour le planétarium.
Gratuit pour les – de 6 ans, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires des minimas sociaux, les personnes handicapées et leur accompagnateur.


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