Avec le robot anti-émeute AnBot, la Chine entre dans la répression 4.0

Le robot anti-émeute AnBot à ChongQing

A l’occasion de la foire internationale du Hi-tech de ChongQinq (CCHTF) en Chine, au centre du pays, le robot de sécurité AnBot a pris du service pour la première fois.

C’est dans cette ville de la taille de l’Autriche que les autorités chinoises ont choisi d’expérimenter leur tout nouveau modèle de gardien de la paix : le robot « AnBot ». Du haut de son mètre cinquante, le drôle d’agent conique semble tout droit inspiré des terribles Daleks de la série Doctor Who.

Pourtant, sa mission n’est pas exactement d’exterminer l’espèce humaine mais plutôt de maintenir l’ordre. AnBot est un robot de sécurité, qui ressemble comme deux gouttes d’eau au robot de surveillance K5 de KnightScope. Il possède une autonomie relativement importante qui lui permet d’effectuer des rondes pendant huit heures, et ce, à raison d’un kilomètre par heure. Il pèse 78 kg pour un tour de taille de 80 cm et sa vitesse maximale est de 18 km/h.

AnBot le robot anti-émeute de ChongQing en Chine

AnBot le robot anti-émeute de ChongQing en Chine

Il peut donc patrouiller de manière autonome, passer des appels d’urgence, se recharger tout seul et comporte des modules complémentaires pour mesurer et détecter les agents biochimiques ou les explosifs, et même les désactiver. Il est même doté d’un dispositif anti-émeute, qui se déclenche dès qu’une menace est détectée. S’il entend un appel au secours, ou si on appuie sur le bouton d’urgence, il appellera la police dans la foulée.

D’après l’un de ses créateurs, Xiao Xiangjian, directeur de l’Institut d’Ingénierie et d’Automation électro-mécanique de l’Université des Technologies de Défense, ce projet a pu être mené à bien grâce à des avancées remarquables dans les domaines de la navigation autonome ainsi que la de la vidéo-surveillance. AnBot a été développé conjointement par la NUDT et une entreprise de robotique du Hunan.

Selon, Wei Quansheng, un officier du Bureau de Sécurité Publique de Pékin, le robot pourrait être utilisé pour assurer la sécurité de nombreux lieux publics tels que les aéroports, les gares, et tous les lieux publics de forte affluence pour servir à la Police anti-émeute. Le parfait petit patrouilleur pour contrôler les rues de Hong Kong, où l’esprit démocratique remet de plus en plus régulièrement l’autorité de Pékin en question, ou pour surveiller la province du Xinjiang, région turcophone à dominante musulmane annexée lors de la fondation de la République Populaire de Chine et où se multiplient attentats et émeutes contre le pouvoir central.


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