BatRobot, le robot chauve-souris de l’Université de l’Illinois !

Depuis 2014, une équipe de chercheurs du département d’Ingénierie Electrique et Informatique (ECE) de l’Université de l’Illinois développe un prototype de robot à l’apparence d’une chauve-souris, mais pas seulement. En effet, d’inspiration biomimétique, le mécanisme des ailes de ce robot a directement été calqué sur celui des chauve-souris. Et pour cause, la chauve-souris apparaît comme l’un des plus habiles volatiles.

Le projet a reçu 1,5 millions de dollars de fonds de la part de la National Science Foundation dans le cadre de son programme New Robotics Initiative. L’équipe de recherche est composée du professeur Seth Hutchinson, chargé d’élaborer les algorithmes de contrôle et de planification de trajectoires, de Soon-jo Chung et Timothy Bretl, ingénieurs en aérospatial, le premier étant chargé d’étudier la dynamique aérienne d’une chauve-souris tandis que le second a contribué à la conception des mouvements du robot. Enfin, Mani Golparvar-Fard, ingénieur civil et environnemental s’est occupé de trouver les applications possibles d’un tel dispositif. Le but ? Concevoir un robot léger et habile pour superviser les chantiers de construction.

En janvier, l’équipe dévoilait les premières images de son prototype B2 (BatRobot), en comparant un vol libre à un vol attaché par un fil. En mars, en prévision de l’ICRA qui se tient en ce moment à Stockholm, les chercheurs ont tenu à donner des nouvelles de leur volatile. Et ils ont bien fait ! Car le modèle a reçu une amélioration simple mais percutante. Ses ailes ont été recouvertes d’une membrane flexible.

Côté caractéristiques, le robot embarque un micro-processeur et un lot de capteurs IMU (mesure d’inertie) avec 6 degrés de liberté, cinq moteurs à courant continu qui permettent d’articuler les ailes et les pattes de différentes tailles. La structure est composée de fibre de carbone et d’éléments imprimés en 3D. Enfin, sa nouvelle peau est constituée d’une membrane en silicone. Le tout pour pas plus de 92 grammes ! Le plus impressionnant est la flexibilité et la variété des mécanismes qui animent ce robot, à tel point qu’il semble en chair et en os. A vous d’en juger !


Laisser un commentaire