Biomimétisme : et si une méduse volait dans les airs ?

Une équipe de chercheurs américains est parvenue à faire avancer un bio-robot en imitant les déplacements d’une méduse. Pas nouveau nous direz-vous, sauf que dans ce cas, l’animal ne se déplace pas dans l’eau mais dans les airs. Ce mode de déplacement pourrait ouvrir la voie à de nouveaux types de mini robots de surveillance, de sauvetage ou d’analyse météorologique.

Un petit robot volant est né dans le laboratoire de l’Université de New York. Cette méduse aérienne conçue par Leif Ristroph, professeur de mathématiques, possède quatre ailes reliées entre elles à une petite source électrique. Par un mouvement coordonné des ailes, le robot éjecte l’air vers le bas et parvient à décoller ainsi et à se maintenir dans les airs.

Personne n’avait encore pensé à fabriquer cela, ni même la nature, en tout cas, pas pour voler. a déclaré Leif Ristroph lors de la conférence Fluid Dynamics qui s’est tenue à Washington dimanche dernier. Peut-être que c’est une mauvaise idée ? En tout cas, ça marche. Ce n’est peut-être pas une si mauvaise idée.

L’air et l’eau sont des milieux relativement similaires au point de vue de la mécanique des fluides. Dans l’air, les corps ne subissent pas la flottabilité. Il faut donc compenser par une poussée d’air afin de maintenir l’objet en équilibre. Tous les mini robots volants actuels ou les engins incroyables de l’allemand Festo sont confrontés au même problème : la stabilité dans les airs. Comment réussir à garder un battement d’aile qui ne perturbe pas l’équilibre de l’appareil ?

L’équipe newyorkaise a donc peut-être trouvé le moyen de contourner ce problème avec cette nouvelle forme de poussée dans les airs. Et le tout, concentré dans huit centimètres et deux grammes !

humanoides_fr_robot_volant_meduse_new_york_universite_2

Ces robots méduses newyorkais sont très basiques, aucun capteur de détection n’a été ajouté, c’est un objet brut, qui parvient à garder toutes sa légéreté et son efficacité car il n’est fait que de quelques composants. L’intérêt réside dans son design minimaliste qui lui permet d’accomplir juste ce pourquoi il est fait : rester dans les airs. Le prototype actuel est encore raccordé à une source d’énergie, il ne peut pas changer de direction et n’est surement pas autonome. C’est un début prometteur…

Une application concrète d’un tel robot ? Son inventeur pense qu’il pourrait servir à mesurer la pollution dans les airs, par exemple, en lâchant des milliers de petites cellules volantes au dessus d’une ville. Pourquoi pas ?


Laisser un commentaire