Brisbane accueille un festival pour célébrer la robotique

Brisbane accueille un festival de musique robotique

Dimanche 23 août, Brisbane accueillera Robotronica, le festival de robotique australien. Inauguré en 2013, il avait alors réuni près de 30 projets, organisés par des chercheurs, des roboticiens, des ingénieurs, des artistes ou des designers, attirant plus de 10 000 personnes. L’édition 2015 ouvrira ses portes dimanche à 10 heures du matin et les fermera à 19 heures, avec une cinquantaine d’activités ouvertes à tous.

Parmi elles, les spectateurs auront notamment l’occasion de découvrir Shimon. Shimon est un robot musicien, conçu par l’universitaire et jazzman Gil Weinberg. Shimon joue sur un xylophone avec ses quatre bras pendant que le professeur Weinberg joue sur son synthétiseur. Le robot est capable de créer son propre motif musical, en utilisant un réseau d’algorithmes basés sur les oeuvres de grands compositeurs de différents genres. Il ne s’agit pas ici de remplacer le musicien humain mais de l’inspirer en créant un flux ininterrompu de variations et de thèmes musicaux sur lesquels il pourrait rebondir.

Shimon le robot musicien

Shimon en répétition

Si la musique générée par le robot est plus mécanique qu’émotionnelle, pour le professeur Weinberg, « l’important, ce n’est pas la musique du robot. C’est de m’inspirer moi, humain, pour avancer dans de nouvelles directions musicales. » Les spectateurs auront également l’occasion d’entendre Jason Barnes. Après un accident du travail, ce jeune homme de 25 ans a été équipé d’une prothèse sur-mesure. Depuis, il est le batteur le plus rapide monde. Sa prothèse comprend deux baguettes. La première est commandée par Jason Barnes et l’autre joue de façon autonome en s’accordant au rythme du musicien.

Jason Barnes le batteur cyborg

Jason Barnes le batteur le plus rapide au monde

Enfin, le public pourra découvrir Neil Harbisson, le premier cyborg au monde. Cet artiste catalan, né daltonien, s’est fait implanter une antenne dans le crâne pour percevoir les couleurs. Grâce à son implant, il perçoit les couleurs à travers des sons en lisant leurs fréquences. Plus il « voit » de couleurs, plus il entend de notes dans sa tête. Récemment, il a amélioré son implant pour pouvoir se connecter à Internet. Cela lui permet de recevoir de la musique ou des appels téléphoniques directement dans son crâne. Il tiendra une conférence sur la signification d’être un cyborg et sur les conséquences de son implant sur ses goûts esthétiques, expliquant par exemple pourquoi il trouve un supermarché plus beau que l’océan.

Neil Harbisson le premier cyborg au monde


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  1. THIERRY

    bonjour est-il possible d'avoir l'adresse /contacts des organisateurs du festival,merci.