Cheetah du MIT : pour se stabiliser, il a besoin de puissance dans les pattes

Contrôler la force avec laquelle le robot Cheetah frappe le sol. Voilà l’enjeu des ingénieurs de la prestigieuse université américaine de Boston. Ils ont réussi à développer un algorithme leur permettant de le faire.

Le principe est simple, la réalisation l’est un peu moins : plus Cheetah développe de la puissance dans ses jambes, plus il est rapide. Au point d’être qualifié de « Ferrari dans le monde de la robotique » par le professeur chercheur Sangbae Kim du MIT travaillant sur ce projet financé par la DARPA. Il est le directeur du laboratoire de Robotique Biomimétique, duquel est issu le robot Cheetah.

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En contrôlant de manière plus précise la force de contact des pattes du guépard avec le sol, les scientifiques ont constaté que le biorobot pouvait désormais courir sur un terrain accidenté comme par exemple une pelouse, tout en conservant vitesse et stabilité. Regardez par exemple comment Cheetah garde parfaitement l’équilibre alors qu’il est en pleine course et qu’il saute par dessus des obstacles. Impressionnant :

L’allure de Cheetah est encore loin de ressembler à celle d’un vrai guépard, mais ils y travaillent. Pour chaque pas que fait le robot en pleine course, l’algorithme calcule la force nécessaire dans chaque jambe afin qu’il se maintienne stable. La prochaine étape sera de réussir à imiter le galop de l’animal, c’est-à-dire, d’arrêter de le faire se déplacer à coup de bonds mais synchroniser le mouvement de ses pattes avant et arrière, de sorte qu’il en ait toujours deux au sol. L’étape ultime consistera à lui faire décoller les quatre pattes du sol, il pourra alors augmenter sa vitesse de pointe.

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Actuellement, le guépard robotique peut atteindre des vitesses allant jusqu’à 16 km/h grâce à un moteur électrique plutôt silencieux. Les chercheurs espèrent atteindre le triple. Il pèse 31 kilogrammes.


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