L’espion russe était un cafard robot…

Des chercheurs russes ont conçu un robot-cafard espion

Des chercheurs de l’université fédérale de la Baltique Immanuel Kant ont annoncé hier, jeudi 24 septembre, avoir développé un robot espion ressemblant et copiant le mode de déplacement des cafards. Les chercheurs comptent fournir plusieurs modèles du robot à l’armée russe la semaine prochaine après avoir conçu un prototype aux couleurs du camouflage.

Le robot mesure dix centimètres et se déplace à une vitesse de 43 centimètres par seconde. Il est équipé d’un capteur photosensible ainsi que de capteurs à la fois à contact et sans contact qui lui permettent de se déplacer tout en identifiant les obstacles de son environnement. Le robot peut être utilisé comme éclaireur et effectuer des missions de reconnaissance. Le robot actuel ne possède qu’une autonomie de 20 minutes, toutefois, les chercheurs désirent qu’il puisse, d’ici décembre, fonctionner plus longtemps, soit de façon autonome, soit en suivant une route préprogrammée.

Le cafard espion de l'armée russe

Selon l’université, située à Kaliningrad, où a été développé le robot, les chercheurs se sont inspirés de deux espèces de cafards. Le premier est le Blaberus Giganteus, un cafard présent en Amérique du Sud, et le second est un Blaberus Craniifer, utilisé par les chercheurs durant le développement. Les chercheurs ont commencé par analyser, pendant les deux premiers mois du projet, les mouvements de vrais cafards afin de s’assurer que les mouvements du robot soient aussi proches que possible de la réalité.

Bien que le prototype ne soit pas équipé d’une caméra, les chercheurs ont déclaré qu’il pouvait transporter jusqu’à 10 grammes de charge utile, assez pour lui faire porter une petite caméra portable, que le robot pourra utiliser une fois au sein d’endroits autrement difficiles à atteindre. L’armée russe a déjà exprimé un intérêt pour le projet et une version camouflage du robot sera présentée et testée auprès de l’armée la semaine prochaine. De plus, les chercheurs envisagent également une utilisation par les services de secours, qui sont chargés des missions de recherche et secours dans des endroits reculés et qui doivent régulièrement travailler dans des régions où les infrastructures sont abimées.

Un robot insecte de 10 centimètres pour espionner


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