Cobomanip : un robot collaboratif 100% français

En matière de robotisation de ses PMEs, la France est à la traîne par rapport à ses voisins européens. Elle est également loin de pouvoir proposer des robots industriels 100% français. Mais une collaboration entre le CEA-List et Sarrazin Technologies pourrait changer la donne.

Le CEA-List est un centre de recherche technologique sur les systèmes numériques intelligents à destination du secteur industriel. Le CEA-List conduit différents projets sur les futures générations de robots destinées à réduire la pénibilité au travail. Il participe notamment à des projets comme l’exosquelette de RB3D (le CEA est entré au capital de la PME auxerroise en 2010) ou des robots à retour d’effort pour les simulations en réalité virtuelle.

Le CEA-List, en partenariat avec Sarrazin Technologies, une PME spécialisée dans la mécanique industrielle, développe un robot collaboratif depuis 2010 pour des applications concrètes chez les industriels Areva et Airbus. Ce cobot baptisé Cobomanip fait partie du plan « Usine du futur » (un parmi les 34 plans pour redresser l’économie en France) mis en place le 4 juillet dernier.

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Le Cobomanip est un robot collaboratif évolutif, le premier cobot capable de manipuler des charges lourdes de l’ordre de 80 kg. Sa base auto-équilibrée (reproduction d’une gravité zéro), sa capacité de mémoire et la gestion d’environnement virtuel permettent de prolonger et d’augmenter les compétences de l’ouvrier-opérateur. Le potentiel d’utilisation est infini dès lors que les capacités de mémoire, de force, de précision, d’apprentissage et d’adaptation peuvent être mis à la disposition d’un opérateur qui voit alors ses compétences et sa productivité amplifiées. Il devient possible de manipuler d’importantes charges dans des milieux complexes voire dangereux sans effort, sans risque et avec une précision décuplée.

La cobotique ouvre la voie aux robots dans l’industrie

La cobotique permet de placer les hommes et les « robots » dans un même environnement, réduit les risques sanitaires (notamment les troubles musculo-squelettiques, qui représentent, selon le Ministère du Travail, 8,4 Millions de jours de travail en 2012, soit 847 M€ pour la Sécurité Sociale) et ouvre certaines activités à un plus grand nombre d’intervenants (seniors, handicapés).

Là où la robotique, par son « intelligence exclusive », tendait à remplacer l’homme dans les tâches industrielles, la cobotique quant à elle, avec son « intelligence collective», vise à accroître la performance humaine et augmente sa valeur ajoutée sur un ensemble de tâches polyvalentes.

Une campagne publicitaire sur le « corps augmenté » signée par l’Agence BIM

Le film de 1’30 minute réalisé par l’Agence BIM joue de cette nouvelle relation entre l’homme et le robot. L’Agence BIM a choisi d’illustrer l’immense potentiel du Cobomanip en utilisant une danseuse fine et délicate qui par ses gestes gracieux accomplit plusieurs manipulations industrielles. Tel le prolongement du bras de la danseuse, Cobomanip offre sa puissance mécanique à l’agilité chorégraphique de la main et du geste. Parfaite illustration de l’interaction entre l’homme et le robot, ce film démontre avec élégance comment Cobomanip rend l’homme encore plus talentueux.

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