Compilation des meilleures chutes lors des finales du DRC

Si les prouesses techniques réalisées par les robots participant au DRC en ont émerveillé plus d’un, les moments les plus spectaculaires du tournoi restent les chutes. Retour sur les plus belles chutes du DRC.

Le DRC 2015 avait une particularité de taille. Les robots n’avaient droit ni à un câble d’alimentation, ni à un cordon de sécurité, afin de reproduire le mieux possible une situation de catastrophe naturelle durant laquelle un robot de secours doit être autonome pour être réellement efficace. Naturellement, l’absence de filet de sécurité a conduit à des chutes spectaculaires.

La chute de CHIMP

Au-delà de la sympathie qu’éprouvaient les spectateurs pour les équipes, qui avaient pour la plupart passé de longs mois à perfectionner leurs robots, les chutes de robots semblaient éveiller une certaine compassion au sein du public. Voir un robot dont le coût représente près d’un million de dollars s’écrouler peinait les supporters des différentes équipes. Inversement, lors de la chute du robot CHIMP,  le seul à avoir réussi à se redresser de façon quasi-autonome, les spectateurs retenaient leur souffle. Lorsque le robot a entrepris de se relever seul, le public l’encourageait et poussait des exclamations de joie à chaque mouvement qui rapprochait la machine de la position debout.

Un robot rapatrié après sa chute

Selon l’organisateur du DRC, Gil Pratt, « la façon que nous avons d’anthropomorpher ces objets est impressionnante. C’est un tas d’aluminium, de câbles en cuivres et de logiciels. [On] n’encourage pas [un] ordinateur. Mais les gens encourageaient ces [robots]. Et bien sûr, lorsque l’un d’eux tombe, tout le monde se sent mal, «Ouh, il a du avoir mal» ». Et certains ne se sont pas arrêtés à une chute unique. Le robot ATLAS de l’équipe MIT est tombé deux fois durant son essai. Et pourtant, il a obtenu un score de 7 sur 8.

La chute du robot AERO DRC

Car si le DRC nous a appris quelque chose, c’est que malgré les angoisses de chacun, les robots sont déjà très résistants aux chutes. La plupart des humanoïdes qui se sont écroulés étaient prêts à repartir après quelques minutes entre les mains de leurs créateurs. Aucun toutefois n’a réussi l’exploit de se relever seul. Même CHIMP de l’équipe CMU a eu besoin de l’aide de ses opérateurs pour se positionner, une fois à terre, de façon à pouvoir se relever seul.

La chute d'ATLAS

Pour M. Pratt, ce que la compétition nous a appris d’extraordinaire n’est pas tant les compétences démontrées par les robots à effectuer des tâches techniques pour l’homme, mais leur capacité à connecter les gens entre eux. Le public considérait les robots comme des athlètes et les applaudissait lorsqu’ils remportaient des points. Comme l’a déclaré l’un des membres du public : « C’est dur de voir [un robot] sans le considérer comme un être à part entière et c’est dû à leur perplexité. Ils ne sont pas super efficaces. Ils trébuchent et essayent de réussir ce qu’ils entreprennent. Ils sont un peu pathétiques. Et c’est quelque chose à laquelle chacun peut s’identifier. »

 

Crédits photo : DARPA, IEEE Spectrum


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