Immersion dans les mondes virtuels de Dassault Systèmes

David Nihon dans la Cave d'immersion virtuelle de 3DS

Suite de notre périple dans les coulisses de Dassault Systèmes. A présent, plongée dans les mondes parallèles avec la salle d’immersion et le 3D Dream Sketcher.

Le Cave, véritable salle d’immersion

A peine sommes-nous sortis du 3D Experience Lab où fleurissent les innovations de demain que nous voilà embarqués à la découverte d’un autre bijou de technologie au marché plus que prometteur : la réalité virtuelle. Nous descendons plus bas dans le Playground où nous attend David Nahon, directeur de la division immersion virtuelle (VR) de Dassault Systèmes. Ici sont exposées les technologies des partenaires du groupe de façon à explorer leur potentiel et à montrer justement les résultats de certains partenariats.

Derrière une porte fondue aux couleurs des murs, nous entrons dans un petit couloir où sont exposées certaines des applications numériques de la salle de 3D, avec notamment sa branche Consumer Goods Package & Retail : rayonnages de grands magasins, packaging de produits de consommation et ainsi de suite… Le tout à l’échelle un pour permettre à l’innovateur de se plonger dans les conditions réelles d’innovation. C’est au bout de cette salle que Dassault Systèmes expose l’une de ses innovations phares.

Baptisée Cave, pour caverne, l’ancêtre de la VR recourt à des technologies relativement anciennes pour vous plonger dans un monde virtuel. Trois murs, trois écrans, pour une impression d’immersion dans un monde virtuel, mais cette fois-ci avec une technique beaucoup plus traditionnelle. Nul besoin de casque VR, de simples lunettes 3D feront l’affaire. Ce type de technologies, Dassault Systèmes le propose déjà depuis une dizaine d’années. Entre trois murs, 7 caméras infrarouges, 5 énormes projecteurs et autant d’ordinateurs. Des tas d’applications sont disponibles sur l’ordinateur. Nous commençons par un magasin de vêtements. Les lunettes que l’on porte sont munies de capteurs qui servent de tracking pour le logiciel qui s’adapte au moindre mouvement de tête grâce aux caméras infrarouges. Pour David Nahon l’immersion c’est « s’interfacer avec l’utilisateur, parler à son corps, à son geste« . Car le but est « d’accélérer le processus d’innovation des clients grâce aux outils Dassault Systèmes. Ici le moyen c’est l’expérience« .

Dassault Systèmes ne se charge pas d’innover à votre place, mais de vous donner le plus d’outils pour le faire du mieux possible. Pour cela elle développe « des outils pour capitaliser sur la phase d’idéation » qui permettent de donner vie le plus rapidement et facilement possible à des idées abstraites. Avoir de bonnes idée est une chose, encore faut-il pouvoir les exprimer de façon percutante pour convaincre ses collègues et partenaires.

Un joystick à la main il n’y a plus qu’à se déplacer dans la petite pièce et les écrans font le reste, dès qu’on avance, les images diffusées font mine d’avancer et ainsi de suite. Avec la manette, on peut sélectionner un élément du décor, à savoir un vêtement, pour le valider et le positionner dans notre cabas virtuel. Il s’agit ici pour les clients de tester leurs nouvelles idées d’expérience utilisateur (comme le cabas numérique) ou de nouveaux arrangements du magasin : le rayon femme serait peut-être finalement mieux à côté de celui des enfants, qui laisse plus d’espace et ainsi de suite.

C’est reparti, nous embarquons cette-fois ci pour la Lune, non pas le satellite de la Terre mais l’épave d’un navire de Louis XIV, qu’un humanoïde a permis d’explorer plus en détails il y a tout juste deux mois. L’exercice devait permettre à l’équipe d’archéologues et ingénieurs de préparer en amont leur mission d’exploration. Tout y est, jusqu’au moindre détail. Idéal pour tracer un itinéraire d’exploration et de l’essayer dans la foulée, pour le valider ou non.

De retour à la surface, nous nous dirigeons à présent vers un autre bâtiment du siège de Dassault Systèmes.

Le 3D Dream Sketcher et la réalité virtuelle

Nous avons testé le 3D Dream Sketcher, une expérience inédite présentée par DS au Consumer Electronics Show de Las Vegas en début d’année. Ce dispositif immersif vous plonge dans un monde virtuel où vous devez faire parler votre fibre artistique à l’aide d’un pinceau et d’une palette de couleurs. Semblable à son rival Tilt Brush de Google, le 3D Dream Sketcher possède une particularité : c’est vous-mêmes qui êtes le modèle.

Car avant de vous atteler à la peinture virtuelle, vous allez devoir vous immortaliser en 3D dans une position réfléchie et qui doit s’inscrire dans une mise en scène de soi, dans un rêve, un fantasme. C’est là que vous vous placez au centre de la toile en trois dimensions et que vous constituez le point de départ de l’oeuvre virtuelle. Il suffit d’un casque émettant une musique douce et nébulaire pour vous plonger entièrement dans ce monde parallèle. Et puis c’est parti. D’abord hésitant, on griffonne ici et là, on efface quelques traits hasardeux, on recommence jusqu’à parvenir à un résultat plus ou moins présentable selon qu’on a la fibre artistique ou non. Quoi qu’il en soit, l’expérience est unique. Seul dans son monde intime, on se sent très vite en confiance, en totale liberté, jusqu’à oublier complètement le monde extérieur.

Humanoides.fr teste le dream sketcher de 3DS

Humanoides.fr teste le dream sketcher de 3DS

A l’arrivée on obtient un dessin en trois dimensions. Rien de très beau, ce n’est que notre premier essai. Car peindre en 3D implique de revoir complètement sa perception visuelle. Et il n’est pas toujours évident de se défaire de sa technique aussi intégrée en soi, qu’adaptée à une surface plane. Il faut donc reconstruire de tout nouveaux repères, bien qu’on se soit déjà assez bien habitué au bout d’une petite quinzaine de minutes. Ci-dessous, le résultat de notre dur labeur. Pour des réalisations on peut mieux réussies, c’est par ici.

Loin de Dassault Systèmes l’idée de créer du divertissement, le 3D Dream Sketcher n’est qu’une démonstration de ce qu’il est possible de faire avec la réalité virtuelle. Car l’ambition affichée, en s’associant à HTC pour bénéficier de son casque Vive, n’était pas de créer une nouvelle forme de divertissement mais de moderniser la mission d’accélération du processus d’innovation qu’assumait jusqu’à présent le Cave.

Ici, le casque Vive a été combiné à la Kinect de Sony, le périphérique développé initialement pour la Xbox et qui permet de repérer des corps dans l’espace et de les reproduire virtuellement avec des nuages de points. Grâce à cette technologie, l’expérience 3D Dream Sketcher met en avant trois principales caractéristiques : la faculté de se voir soi-même dans le monde virtuel, la faculté de voir le vrai monde en percevant un certain nombre d’objets et donc d’éviter de se cogner dedans, mais également la faculté d’avoir des interactions sociales avec les personnes alentours. Le tout pour se plonger en douceur dans ce monde virtuel plutôt que de sauter brutalement dans l’inconnu.


Laisser un commentaire