Des structures en gel imprimées en 3D pour réparer les tissus humains

L’utilisation de l’impression 3D ne cesse de s’élargir et d’innover. Cette fois, ce ne sont plus uniquement des tissus humains que l’on pourrait régénérer mais des organes directement.

Des chercheurs du MIT, de la Duke University et de la Colombia University ont réussi à mettre au point un hydrogel résistant et souple à la fois. Mais surtout, un hydrogel biocompatible, c’est-à-dire non-nocif pour les cellules humaines. Jusqu’à maintenant, les hydrogels étaient mis au point en utilisant des produits chimiques hautement toxiques détruisant les cellules qu’ils contenaient.

De l'hydrogel imprimé par une imprimante 3D

L’hydrogel est défini comme un réseau de polymères souples entourant des molécules d’eau. Cette matière se rapproche beaucoup du cartilage humain, que le corps utilise comme antichoc. Cet hydrogel est fabriqué en combinant du glycol polyéthylénique et de l’alginate de sodium. Ces substances sont assez inoffensives pour ne pas attaquer des cellules vivantes comme des cellules souches.

L’hydrogel est conçu pour être imprimable avec une imprimante 3D disponible dans le commerce. Selon Xuanhe Zhao, l’un des chercheurs du MIT, l’innovation repose sur les matériaux. Chacun de ces matériaux pris à part est faible et fragile, mais une fois mélangés, l’hydrogel se révèle être extrêmement résistant et élastique. Il peut être comprimé jusqu’à 99 % de sa taille et reprendre sa forme d’origine sans problème. Il peut aussi être étiré jusqu’à 5 fois sa taille.

Un nez et une oreille en hydrogel

Les chercheurs espèrent pouvoir utiliser l’hydrogel pour des remplacements de tissus cartilagineux, comme le nez, l’oreille ou les articulations. Mais l’hydrogel pourra également être utilisé pour concevoir des vérins souples mais résistants pour robots.


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