Drones : la couverture des JO de Sochi par les airs

Si vous aussi vous regardez les J.O. de Sochi vous avez dû remarquer les drones qui survolent les pistes et les installations olympiques russes. Les russes n’en sont pas encore à surveiller les gens depuis les airs, mais se servent de ces petits aéronefs sans pilote pour filmer les jeux et fournir aux chaînes TV des images d’une qualité jamais vue lors des éditions précédentes.

C’est tout simplement le dispositif de broadcast le plus ambitieux jamais mis en place : les organisateurs des XXIIème Jeux olympiques d’hiver ont vu grand en déployant des drones autour des pistes de Sochi. Et ce ne sont pas les défenseurs des UAV qui vont s’en plaindre.

Avec les drones et leur capteur de vision ultra puissant, les pilotes / cameramen peuvent filmer de très près les athlètes sans pour autant les déranger dans leur concentration. C’est également une solution bien plus économique que de déployer plusieurs équipes à bord d’hélicoptères.

Les JO de Sochi retransmis par des drones

Le calcul est vite fait : les drones utilisés à Sochi sont des octocoptères Ikarus, commercialisés par la célèbre boutique de modélisme Heliguy. L’Ikarus est équipé d’un stabilisateur d’image, le MōVI MR, qui permet de réaliser des films d’une fluidité remarquable. L’ensemble UAV + stabilisateur est destiné à un public professionnel, il est vendu aux alentours de 28.000 EUR. A comparer avec le prix d’une heure de vol en hélicoptère auquel il faut ajouter le coût de l’équipe de tournage et celui du matériel.

Avec les drones, de nouveaux angles de vue sont possibles. Ces petits engins peuvent aussi bien atteindre des altitudes suffisamment hautes pour des panoramas que voler à ras du sol pour filmer des détails. Néanmoins, la retransmission en direct depuis un appareil téléguidé est un peu plus compliquée qu’un simple enregistrement. Il demande l’ajout d’un transmetteur pour diffuser en live la vidéo, ce qui rajoute un peu de poids au système, et réduit par conséquent la vitesse en vol.

Les drones qui filment les Jeux Olympiques d'hiver

Le pilote contrôle son drone depuis le sol à partir d’une station où s’affichent en temps réel les données de vol comme l’altitude, la vitesse, le niveau de la batterie ainsi que les images filmées.

Pour l’autonomie de l’appareil la plupart des drones peuvent voler pendant une quarantaine de minutes. L’opérateur doit donc bien planifier son vol avant le décollage. Les batteries se chargent à l’électricité, bien plus facile et économique que de remplir les réservoirs d’un hélicoptère.

En ce qui concerne la sécurité pour le public, encore une fois la balance penche du côté des drones. Si par malheur un crash devait se produire, il vaut mieux que ce soit un drone qu’un hélicoptère. De plus, toutes les précautions sont prises pour qu’une situation imprévue finisse pour le mieux dans le cas du drone. Au moindre problème – panne de batterie, vents trop forts, avarie quelconque – le drone retourne se poser à sa base.

Dernière point à résoudre : la réglementation locale de l’espace aérien. La plupart des pays impose des restrictions pour des questions de sécurité vis à vis des autres appareils en vol. Dans les cas de la Russie, les équipes de diffusion TV aux JO de Sochi ont dû demander une autorisation à l’autorité de régulation de l’espace aérien civil et une permission au FSB, l’ex-KGB.


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  1. AEROCAMPRO

    pour être la société qui a opéré les drones aux JO de Sotchi je puis affirmer que cet article est à 80% faux et vous invite à aller à la source AFP : "http://fr.canoe.ca/techno/materiel/archives/2014/02/20140211-122639.html"

  2. Thibaut

    Pourrais-tu être plus précis ? Qu'est-ce qui est faux dans cet article ? (Je ne remets pas en cause ta remarque au contraire je m'intéresse au sujet)

  3. bobtitus

    cet article est intéressant mais la journaliste très mal renseignée, beaucoup d'informations sont fausses et j'en sais quelque chose...