Energy Observer, le tour du monde en bateau autonome

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Energy Observer est, comme son nom l’indique, un bateau dont la mission consistera à surveiller les océans. Consistera, car aux dernières nouvelles, il était toujours en cours de construction sur les chantiers de Saint-Malo.

Maintenant que la coque et la partie navigation sont arrivées à leur terme, le vaisseau a été transporté dans un nouveau centre qui verra ce banal navire transformé en véritable fleuron du développement durable et des énergies renouvelables.

Car l’ambition de Victorien Erussard et Jérôme Delafosse, les deux cerveaux à l’origine de ce projet parrainé par Nicolas Hulot et soutenu par AccorHotels, Thélème Assurances et l’UNESCO, est de sillonner les océans afin d’en apprendre plus sur la viabilité des énergies renouvelables et de démontrer qu’il s’agit d’une solution à toutes épreuves, y compris celle de la mer. A l’instar d’un Solar Impulse, ce projet a vocation à démontrer le potentiel de la mobilité verte en milieu hostile. Pendant six ans, ce laboratoire des mers voguera à travers le monde et fera étape dans près de 50 pays entre 2016 et 2022.

L’initiative fait écho à l’expédition Tara, du nom de cette goélette partie à la découverte de l’Océan Pacifique dans le but d’étudier l’impact du changement climatique sur la biodiversité des milieux marins.

La mise à l’eau est prévue en hiver prochain.

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La fin de ne justifie pas les moyens

Si l’objectif final de la mission est de mieux comprendre le fonctionnement des océans et des énergies, les missionnaires ne sont pas pour autant prêts à tout pour y parvenir. Dans un souci de cohérence entre l’objectif et les moyens d’y parvenir, à savoir comment lutter contre le changement climatique sans participer à son évolution en brûlant des énergies fossiles, le catamaran Energy Observer a été entièrement pensé comme un navire auto-suffisant et écologique.

Car pour déplacer ce mastodonte de 30 mètres de long, 12,8 mètres de large et 11 tonnes, il faut de l’énergie, beaucoup d’énergie. Et pour ce faire ses concepteurs ont eu de l’ambition, celle d’en faire le premier navire autonome en énergie, grâce à un mix inédit d’énergies renouvelables.

Si l’on en croit Europe 1, c’est une équipe de « plus de 30 personnes, composée d’architectes, designers et ingénieurs répartis entre Saint-Malo, Paris, Grenoble et Chambéry, qui travaille depuis 2015 sur le reconditionnement de ce catamaran, anciennement recordman autour du monde sur le Trophée Jules Verne« .

Selon l’ENTSA-bretagne, le navire a été équipé de pas moins de 130m² de panneaux solaires, de deux éoliennes verticales conçues par l’ICAM de Nantes, ainsi que de deux moteurs électriques réversibles afin de récupérer de l’énergie par hydrogénération grâce aux travaux de la société Beyond the Sea. Véritable Nautilus du futur, la vaisseau sera l’exemple même que la technologie et l’écologie ne sont pas antagoniques, au contraire.

 

 


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