L’entreprise Mazor Robotics s’invite dans les hôpitaux californiens

L'entreprise Mazor Robotics s'invite dans les hôpitaux californiens

Opérer de la colonne vertébrale est une procédure délicate. La moindre erreur peut être, dans le pire cas fatale, dans le meilleur résulter en un handicap permanent. C’est l’une des raisons pour lesquelles la chirurgie assistée par robot se développe énormément, particulièrement dans ce domaine. Et c’est pour assister les chirurgiens que Mazor Robotics a développé son système Renaissance.

Le système Renaissance est un outil pour venir en aide aux chirurgiens lors des opérations du rachis (nom scientifique de la colonne vertébrale). Son utilisation est relativement simple et repose sur 4 étapes distinctes. La première est la création d’un modèle 3D de la colonne vertébrale du patient. La deuxième étape consiste à fixer le système Renaissance au patient. Cette fixation rigide assure une précision chirurgicale maximum durant la procédure. La troisième étape est la synchronisation du modèle 3D et des radiographies de la colonne vertébrale du patient. La dernière étape est l’opération en elle-même, durant laquelle les outils et les implants sont guidés jusqu’au point désiré avec une précision de 1,5 millimètre.

Le système Renaissance en action

L’hôpital Abrazo Arrowhead, à Glendale en Californie, a indiqué que jusqu’à présent, dix opérations impliquant ce système avaient été effectuées. Selon le docteur Issada Thontrangan, « une fois que le robot a ajusté la trajectoire, on peut insérer les vis en ne pratiquant que des petites incisions. Sans cette technologie, nous sommes contraints d’utiliser énormément de radiographies afin d’être sûrs que les vis sont au bon endroit. » Les patients ressentent aussi la différence lors des opérations avec ou sans le système.

Un assistant pour la chirurgie rachidienne

Selon Ann Brandt-Williams, une patiente qui a dû subir trois opérations rachidiennes, dont deux sans assistance robotisée, « après une opération de 7 heures un mardi, [elle] a eu l’impression le mercredi d’être capable de rentrer chez elle. » Et une fois chez elle, la différence était de taille. « Je suis sortie du lit plus vite. Je n’ai pas eu à utiliser de déambulateur chez moi. Après la dernière [opération], j’ai utilisé un déambulateur pendant une semaine. »

La robotique chirurgicale se révèle donc positive aussi bien pour les practiciens que pour les patients. Comme le résume le docteur Thontrangan la chirurgie robotisée est « plus sûre pour le patient, avec de meilleurs résultats, moins d’anesthésie et moins de complications. »


Laisser un commentaire