Étudier les drosophiles grâce à un nanorobot

Étudier les drosophiles grâce à un nanorobot

Depuis le début du 20ème siècle, la recherche génétique a réalisé des progrès immenses grâce à un insecte minuscule : la drosophile. Cette mouche a la particularité d’avoir des cellules et des organes qui réagissent comme ceux des humains et c’est grâce à elles qu’on a découvert que les radiations causent des mutations génétiques, de même que les molécules qui régissent les communications entre les cellules. Afin d’optimiser la recherche utilisant ces insectes, des chercheurs de l’université de Stanford ont conçu un robot miniature pour les observer.

Le nanorobot ressemble à une soucoupe volante, planant au-dessus des mouches. En utilisant des éclairs de lumière infrarouge, invisible pour les drosophiles, il est capable de les identifier grâce aux motifs de la réflexion de la lumière sur le thorax des mouches. Chaque individu est donc identifié et sa position repérée. Le robot utilise ensuite un tuyau d’aspiration étroit, dirigé vers l’un des thorax repéré pour aspirer la mouche sans la blesser et la soulever.

Une drosophile capturée

Une fois que la mouche est immobilisée, le robot utilise sa vision par ordinateur pour analyser les attributs de l’insecte, les trier selon leur sexe et peut même réaliser une microdissection pour analyser le cerveau de la drosophile. Le robot est capable de différencier deux mouches indifférentiables à l’œil nu. Grâce à ce robot, au-delà d’analyser les phénomènes physiques communs aux drosophiles et aux humains, il devient possible d’étudier leur comportement en utilisant le robot pour identifier les comportements individuels. Lors de leur étude, les chercheurs ont placé une drosophile sur une trackball. La mouche a ensuite été exposée à différentes odeurs afin de noter celles qui l’attiraient et celles qui la repoussaient.

L’un des avantages de cette étude est de permettre aux étudiants de libérer du temps pendant leurs recherches, puisque le robot est capable d’examiner les attributs de 1 000 mouches en 10 heures, ce qui aurait pris beaucoup plus de temps pour un humain, même entrainé. Toutefois, le bénéfice principal tiré de cette étude reste la recherche. Selon John Savall, « Finalement, vous pouvez faire avancer beaucoup de domaines en même temps. »

Le robot en laboratoire


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