eXom : le fire-and-forget arrive aussi chez les drones

senseFly revient sur le devant de la scène (qu’il n’avait d’ailleurs pas vraiment quitté depuis la sortie de son drone eBee), et présente cette semaine l’eXom, fruit de deux ans de développement intense de la part de la start-up suisse.

Les noms en 4 lettres réussissent au constructeur de drones civils sensFly. Après l’eBee, l’eXom semble bien parti pour rencontrer le succès, tellement il a été l’une des attractions du salon Intergeo, qui rassemble du 7 au 9 octobre à Berlin, les professionels de la géodésie, cartographie et de la gestion des surfaces terrestres.

Comme son prédécesseur, l’eXom est un drone destiné à un public professionnel. Alors que l’eBee s’adressait aux géomètres, l’eXom vise clairement le secteur de l’agriculture, lorgné par le français Parrot.

Le PDG de senseFly, Jean-Chirstophe Zufferey, le présente avec ces mot :

l’eXom ne ressemble à aucun autre drone multirotor, c’est une plateforme d’imagerie entièrement intégrée plutôt qu’un simple engin volant radiocommandé avec des caméras embarquées. Il permet à son utilisateur de se concentrer sur son travail et pas sur le pilotage.

eXom-le-nouveau-drone-de-sensefly-parrot

La principale nouveauté de ce quadricoptère est la présence de sa caméra TripleView. Inspirée de la même technologie que celle installée sur le futur BeBop, cette tête caméra très haute définition permet à l’utilisateur de visualiser et d’enregistrer des images, soit de la video HD, soit des prises de vues très haute résolution et également des vues en mode thermique. Sous ce nom se cache en fait 3 caméras en une. En plus du TripleView, cinq capteurs à ultrsaons positionnés sur les côtés permettent à l’eXom de mesurer les distances par rapport aux éventuels obstacles (arbres, bâtiments, poteaux électriques) afin de les éviter. Pour une sécurité accrue, le drone possède également un système avertisseur de proximité automatique, et une cage en fibre ce carbone pour absorber les chocs en cas d’accident.

Le design en lui-même, rappelle fortement celui du best-seller de la marque Parrot, l’AR.Drone. Rappelons que Parrot a racheté la start-up senseFly en 2012, normal que des transferts de technologies soient effectuées entre les deux entreprises.

Deux modes de vol sont offerts au pilote. Le mode Interactive ScreenFly, qui est le mode de pilotage en temps-réel, qui laisse le soin à l’utilisateur de pointer sur l’écran un élément qu’il souhaite que l’eXom filme de plus près. Ensuite, au contrôleur de vol de s’occuper de modifier la trajectoire du drone et à la caméra TripleView de diriger sa tête vers le point d’intérêt signalé. Le mode Autonome, qui permet de définir une zone de vol sur la carte à l’aide du logiciel eMotion. Le logiciel génère alors le plan de vol et l’eXom décolle, survole les points de passage obligatoires signalés sur la carte et prend automatiquement des images.

La la loi française « impose un pilote humain capable de prendre le contrôle de la machine à tout moment« . Mais une fois la technologie au point et l’aspect juridique en phase avec son temps, l’eXom sera tout à fait le produit recherché par des centaines de professionnels cherchant à s’équiper d’un drone civil : entièrement autonome et intelligent.

senseFly n’a pas encore donné de date précise de sa sortie ni de son prix à l’achat.


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  1. blimpguy

    le problème est plus la technologie utilisée!
    avec la force de frappe d'intel et de son module de camera 3D, realsense la techno utilisée par bebop ou exom (capteur ultrasons) sera vite dépassée. (par ascending technologies par ex..)

    il reste que la tête gyrostabilisée 2 axes avec 3 camera est un petit bijou de technologie ..mais là aussi le système purement mécanique risque d'être vite dépassée par les systèmes numériques présent dans le bebop (grand capteur 14 à 40 MPX avec une lentille de type fisheye et système de correction & cropping d'image et stabilisation numérique)

    le monde des drones va evoluer avec des marges de plus en plus petites et des prix toujours plus bas

    un monde difficile (économiquement)

    les opérateurs et les designers de soft seront les futur gagnants de ce buisness..

    à mon avis !

  2. ILDA

    je souhaite découvrir d'avantage sur les drones

  3. Fred

    D'ici à ce que la loi permette l'utilisation d'engins autonomes, ce quad-ci aura perdu tout argument pour demander un prix que l'on estime dans les 15000€ à priori. Si vous regardez aujourd'hui les multis basés sur Arducopter (APM ou Pixhawk), ce genre de mode de vol (guidé par pointage sur carte ou analyze d'une zone d'intérêt) sont présents et ce à une fraction du prix....

  4. eh

    C'est dommage que sur les vidéo Youtube, on ne puisse pas avoir accès au curseur de temps et au volume, je suis obligé de quitter le site en allant directement sur youtube pour pouvoir avoir accès à tout cela.

    Sinon votre blog est très intéressant :)