Falcon Shield : un système pour prendre le contrôle de drones dangereux

Des chercheurs de l’entreprise spécialiste en défense Selex ES ont mis au point un système anti-drones, capable de repérer, identifier puis prendre le contrôle d’engins aériens télépilotés qui pourraient être une menace pour la sécurité ou la vie privée des gens. Dans le contexte actuel et alors que des drones sont utilisés pour tenter d’introduire des drogues dans les prisons ou empêchent des avions d’atterrir, ce système pourrait être un nouveau pas dans la lutte contre les vols sauvages de drones.

Le système, baptisé Falcon Shield (Bouclier Faucon), utilise un ensemble de caméras, de radars et de composants électroniques avancés qui surveillent les émissions et réceptions de signaux par les drones. Ceci permet au système de suivre les drones sans problème ainsi que de savoir de quel type de drone il s’agit. Si le drone s’avère être un danger, le système peut en prendre contrôle ou le faire s’écraser grâce à des technologies classifiées. Selon analyse de Selex, le marché pour ce genre de systèmes pourrait atteindre les centaines de millions d’euros. Le système, lui, coûtera environ 200 000 £ (soit 272 000 €).

Selon Stephen Williams, responsable du développement des compétences au sein de Selex ES, « des drones ne coutant que quelques centaines d’euros sont capables de transporter des explosifs utilisables pour des attaques. Ils peuvent transporter d’autres charges utiles, même un simple sac de farine, qui, si lâché dans un espace public bondé comme un stade de foot pourrait causer un mouvement de panique de masse. » De plus, il y a eu « des cas de drones mystérieux équipés de caméras survolant des sites sensibles comme des centrales nucléaires. »

Pour lui, le danger réside dans le fait que « ces produits sortent d’une boite, et, en quelques minutes, vous pouvez les faire voler sans formation. Ils sont accessibles à tous. » A la différence des autres systèmes anti-drones, le Falcon Shield permet de viser un drone précisément sans interférer avec les autres télécommunications et fréquences. Selon M. Williams, « un brouillage généralisé du signal pourrait faire s’écraser un drone, mais cela pourrait être dangereux dans des zones urbaines peuplées. » De plus, envoyer un grand nombre de signaux radios pour brouiller ceux du drone pourrait bloquer d’autres transmissions nécessaires, comme celles des services d’urgence.

La portée du système est classifiée, mais devrait dépasser la vue d’un humain. Toutefois, les caméras, radars et autres capteurs devraient avoir une portée supérieure à celle des émissions radios. Ceci signifie que l’opérateur du système pourra évaluer la situation avant d’y être confronté.


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