Humanoïdes https://humanoides.fr Robots, Drones, Intelligences Artificielles Sun, 03 Sep 2017 07:48:37 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.4 Musique : le premier album composé par une IA est sorti https://humanoides.fr/musique-album-ia/ https://humanoides.fr/musique-album-ia/#respond Sun, 03 Sep 2017 07:48:37 +0000 https://humanoides.fr/?p=53652 Un programme d’intelligence artificielle nommé « Amper » est capable de produire de la musique avec un minimum d’intervention humaine. Et le talent alors ? Cela ne compte plus ? A en croire « I Am AI », le premier album composé par une intelligence artificielle, il est désormais possible d’éditer des morceaux assez facilement. C’est pour son nouvel […]

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Un programme d’intelligence artificielle nommé « Amper » est capable de produire de la musique avec un minimum d’intervention humaine.

Et le talent alors ? Cela ne compte plus ? A en croire « I Am AI », le premier album composé par une intelligence artificielle, il est désormais possible d’éditer des morceaux assez facilement. C’est pour son nouvel album que Taryn Southern, ex-candidate d’American Idol en 2004, a choisi d’utiliser Amper, une IA qui compose, produit et joue de la musique. Une grande première !

Ainsi, en parallèle de ses paroles, Taryn a donné des consignes mélodiques au logiciel afin de composer l’ensemble de la partie instrumentale, des accords aux harmonies. Selon Drew Silverstein, l’un des fondateurs d’Amper, « le futur de la musique sera créé par collaborations entre des humains et des AI. Nous souhaitons que cette expérience emmène le processus de création encore plus loin. La création humaine et les musiciens humains ne disparaîtront pas. Nous essayons juste de faire en sorte que passer plus de 10 000 heures et dépenser des milliers de dollars ne soit plus une nécessité pour partager et exprimer des idées ».

Développée par une équipe de musiciens professionnels et d’experts en technologie, Amper a en tout cas séduit Taryn Southern pour son nouveau single « Break Free », premier extrait de son album. « J’ai un nouveau partenaire pour l’écriture de mes chansons, il ne se fatigue pas et a une connaissance infinie de la création musicale. Cela dit, je réitère et choisis ce que j’aime et ce que je n’aime pas. Il y a bien plus de contrôle qu’on ne l’imagine ».

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Une actualité qui repose la question du droit d’auteur pour les robots. Depuis 2016, un projet de résolution du Parlement européen réfléchit à accorder des droits de propriété intellectuelle spécifiques sur les œuvres crées par des IA. Mais, pour l’heure, la définition de la personnalité juridique à donner aux robots reste complexe à mettre en place, selon différents d’experts interrogés lors d’un séminaire à Bruxelles.

Par le rythme, la mesure et la longueur des notes, la musique est avant tout une affaire de mathématiques. Pas étonnant donc de retrouver des algorithmes capables de générer des morceaux de musique. A l’instar de Jukedeck, une IA qui compose de la musique libre de droits à la demande, FlowMachines, un système développé par Sony pour composer du jazz et de la pop, DeepBach, qui revisite Jean-Sébastien Bach, ou encore Magenta de Google.

Est-ce la fin de la musique vivante ? Pas sûr. A l’écoute de « Break Free », on sent bien que l’IA n’est pas encore au niveau d’un musicien humain professionnel. Les amateurs de Garage Band vont-ils succomber à ces nouvelles technologies ? A suivre.

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Les robots domestiques dans le viseur des hackers https://humanoides.fr/robots-domestiques-hackers/ https://humanoides.fr/robots-domestiques-hackers/#respond Fri, 01 Sep 2017 08:04:35 +0000 https://humanoides.fr/?p=53645 Selon plusieurs chercheurs, les robots domestiques peuvent être facilement piratés pour espionner et attaquer les propriétaires. Il faudra encore longtemps avant que les robots ne soient vraiment utiles dans la maison. Mais avant de les accueillir, il vaudrait mieux s’assurer qu’ils soient en sécurité, et nous avec… Un cabinet de cybersécurité vient en effet de […]

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Selon plusieurs chercheurs, les robots domestiques peuvent être facilement piratés pour espionner et attaquer les propriétaires.

Il faudra encore longtemps avant que les robots ne soient vraiment utiles dans la maison. Mais avant de les accueillir, il vaudrait mieux s’assurer qu’ils soient en sécurité, et nous avec… Un cabinet de cybersécurité vient en effet de publier un nouveau rapport démontrant comment pirater un certain nombre de robots populaires. Ils évoquent notamment le robot star Pepper, l’humanoïde créé par la société japonaise SoftBank.

Basés à Seattle, les chercheurs d’IOActive montrent comment les machines peuvent être transformées en dispositifs de surveillance, en envoyant de l’audio et de la vidéo de leurs propriétaires aux pirates, ou comment ils peuvent être contrôlés à distance de manière à nuire aux humains. Comme le prouve la vidéo ci-dessous où l’on découvre un robot Alpha 2 (UbTech Robotics) qui assène des coups de tournevis à une pauvre tomate…

Alors, évidemment, un robot comme Alpha 2 ne causera pas beaucoup de dommages. Mais à mesure que la technologie progresse, les robots domestiques comme celui-ci vont devenir toujours plus puissants. De plus, IOActive a également prouvé que même les robots industriels ne sont pas à l’abri des cyber attaques.

Outre le piratage de Pepper, et des robots Alpha et Nao, également développés par SoftBank, les chercheurs ont pu compromettre les bras robots industriels fabriqués par la société Universal Robotics. Ces engins sont conçus pour fonctionner aux côtés des humains, mais les chercheurs ont réussi à annuler leurs protocoles de sécurité. De quoi prouver, selon eux, que « même des robots non militaires peuvent être transformés en armes pour provoquer des dommages ».

Cela oblige les pirates à avoir accès au même réseau que le robot pour pouvoir le manipuler physiquement. Mais être capable de contrôler un tel robot pourrait avoir des effets désastreux. Selon IOActive, les créations de Universal Robotics sont assez puissantes pour que « même en courant à faible vitesse, leur force soit plus que suffisante pour provoquer une fracture du crâne ».

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Des rapports comme ceux-ci ne sont pas vraiment surprenants, mais ils prouvent que la sécurité de nombreux périphériques connectés n’est pas encore acquise. L’année dernière, une armée de périphériques piratés IoT (caméras, ampoules, thermostats) a été formé en botnet pour utiliser internet. Alors imaginez les dommages qu’une armée de robots réellement armés de tournevis pourrait entraîner…

On ne souhaite pas que vous fassiez des cauchemars mais il semble bien que le spectre du robot incontrôlable ressurgisse… Selon le colonel Brian K. Hall, analyste au Pentagone, « une cyberattaque réussie pourrait vraisemblablement permettre à un ennemi de faire échouer une opération essentielle, voire, dans le pire des cas, de prendre le contrôle d’une arme autonome. Aujourd’hui les systèmes autonomes sont, à des degrés divers, vulnérables à l’espionnage, au piratage et à la tromperie ».

De son côté, l’ex ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian faisait état en janvier dernier de « tentatives de perturbation des systèmes de drones français ». En France, la Direction générale de l’armement (DGA) se prépare depuis plusieurs années aux cyberattaques contre les systèmes embarqués des véhicules de l’armée. Pour sa part, aux Etats-Unis, la Darpa a mis au point un programme de recherche en cybersécurité dédié aux systèmes embarqués des drones, aux systèmes d’armement et aux satellites.

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Agriculture : la digitalisation des fermes se poursuit https://humanoides.fr/agriculture-digitalisation-fermes/ https://humanoides.fr/agriculture-digitalisation-fermes/#respond Wed, 30 Aug 2017 07:46:27 +0000 https://humanoides.fr/?p=53638 De nombreux projets financés par l’Union Européenne sont en train d’émerger afin de permettre une agriculture précise, compétitive et respectueuse de l’environnement. Ce n’est pas nouveau, les objets connectés sont depuis un moment devenus une réalité dans le milieu agricole. Des outils d’aide à la décision aux nouveaux outils de traitements de données en passant […]

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De nombreux projets financés par l’Union Européenne sont en train d’émerger afin de permettre une agriculture précise, compétitive et respectueuse de l’environnement.

Ce n’est pas nouveau, les objets connectés sont depuis un moment devenus une réalité dans le milieu agricole. Des outils d’aide à la décision aux nouveaux outils de traitements de données en passant par les capteurs d’état du végétal, des animaux ou du milieu, ou même les capteurs embarqués sur les machines agricoles, de nouvelles technologies contribuent sans cesse à l’essor d’une agriculture 2.0.

L’offre commerciale n’arrête pas de se développer. C’est en tout cas le constat dressé par l’Association francophone d’informatique en agriculture (AFIA) et le Réseau Numérique & Agriculture de l’ACTA, suite à une conférence organisée en partenariat avec Arvalis au coeur de la Digiferme de Boigneville, située dans l’Essonne, à 75 km au sud de Paris.

En effet, les agriculteurs pourraient bientôt utiliser des engrais via des essaims de drones, et protéger ainsi davantage l’environnement. « Nous observons le comportement des abeilles. Nous comprenons comment les abeilles résolvent les problèmes et avec cela, nous obtenons des règles d’interaction qui peuvent être adaptées pour nous dire comment les essaims de robots devraient fonctionner ensemble », a déclaré Vito Trianni de l’Institut des sciences cognitives et des technologies du Conseil national italien de la recherche.

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Vito Trianni dirige un projet de recherche financé par l’UE connu sous le nom de SAGA, qui utilise le pouvoir de la pensée collective robotique pour conserver les cultures libres de mauvaises herbes. Il poursuit : « Nous pouvons utiliser des robots peu coûteux et des caméras peu coûteuses. Ils peuvent même être susceptibles d’être endommagés, mais grâce à la coopération, ils pourront générer des cartographies précises. Ils seront d’abord répartis sur le terrain pour l’inspection à faible résolution, mais décideront ensuite des domaines qui nécessitent plus d’attention. Ils peuvent se rassembler en petits groupes plus près du sol ».

Dans les mois à venir, un essaim de quadrotors sera relâché sur un champ de betteraves à sucre. Ils resteront en contact radio entre eux et utiliseront les algorithmes appris des abeilles pour coopérer et mettre en place une cartographie de mauvaises herbes. Cela devrait permettre une pulvérisation ciblée de mauvaises herbes ou leur élimination mécanique sur des fermes biologiques. Aujourd’hui, la façon la plus courante de contrôler les mauvaises herbes est de pulvériser des champs entiers avec des produits chimiques herbicides. Une pulvérisation plus intelligente permettra au monde agricole de faire des économies, tout en réduisant l’impact négatif sur l’environnement.

Des technologies idéales pour les grandes exploitations 

Les essaims de drones pour la cartographie des champs de cultures offrent un service aux agriculteurs. Mais les coopératives agricoles pourraient elles-mêmes acheter des essaims. « Il n’est pas nécessaire de les piloter tous les jours sur votre terrain, il est donc possible de partager la technologie entre plusieurs agriculteurs », a déclaré Vito Trianni.

D’un poids de 1,5 kg, les drones peuvent voler environ 20 à 30 minutes. Pour les grands champs, les essaims de drones pourraient fonctionner par l’intermédiaire d’équipes de relais, les drones débarquant étant remplacés par d’autres. C’est le genre de technologie qui convient parfaitement aux grandes exploitations d’aujourd’hui. C’est le même principe d’une technologie à distance qui combine des informations sur les capteurs sur le terrain et des données satellitaires pour indiquer aux agriculteurs combien d’azote ou d’eau leurs champs ont besoin.

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En ce mois d’août, la récolte de blé dans un champ de Boigneville a été effectué au profit de ces données, dans le cadre d’un projet financé par l’UE connu sous le nom de IOF2020, qui implique 70 partenaires et environ 200 chercheurs. « Les capteurs coûtent de moins en moins, alors, à la fin du projet, nous espérons avoir quelque chose que les agriculteurs ou les coopératives agricoles peuvent déployer dans leurs domaines. Cela permettra aux agriculteurs d’être plus précis et de ne pas abuser de l’azote ou de l’eau », explique Florence Leprince, scientifique chez Arvalis, l’Institut du végétal français. Une avancée nécessaire car, pour l’heure, les images satellites peuvent indiquer la quantité d’azote dans une culture, mais pas dans le sol. Les capteurs ajouteront des détails utiles pour les agriculteurs.

C’est finalement un projet semblable à celui des coupe-haies robotiques développés par un groupe distinct de chercheurs. « L’utilisateur esquissera le jardin et quelle haie doit être découpée, mais pas besoin que ce soit trop précis. Le robot entrera dans le jardin et reviendra avec un plan d’esquisse rangé. À ce moment-là, l’utilisateur peut dire : aller couper cette haie ou marquer les indications sur la carte », a déclaré Bob Fisher, chercheur en vision informatique à l’Université d’Édimbourg, au Royaume-Uni, et coordinateur du projet TrimBot2020 financé par l’UE. Cet automne, le bras et la base du robot seront réunis, avant que ce dernier soit véritablement mis en marche, et de façon autonome, au printemps 2018.

Le futur des cyber-fermes européennes est bel et bien en train de s’écrire.

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Quand le robot Pepper se convertit au bouddhisme https://humanoides.fr/pepper-robot-bouddhisme/ https://humanoides.fr/pepper-robot-bouddhisme/#respond Mon, 28 Aug 2017 07:58:39 +0000 https://humanoides.fr/?p=53628 La société japonaise Nissei prévoit d’introduire le robot Pepper de SoftBank comme un substitut moins cher aux prêtres humains. La carrière professionnelle de Pepper est riche en rebondissements. Et ce n’est que le début. Après être utilisé dans la maison, en tant qu’assistant dans divers magasins, ou en tant que serveur, le robot humanoïde de […]

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La société japonaise Nissei prévoit d’introduire le robot Pepper de SoftBank comme un substitut moins cher aux prêtres humains.

La carrière professionnelle de Pepper est riche en rebondissements. Et ce n’est que le début. Après être utilisé dans la maison, en tant qu’assistant dans divers magasins, ou en tant que serveur, le robot humanoïde de SoftBank devient prêtre bouddhiste. En effet, ce dernier, conçu depuis 2014 par la célèbre société de télécommunications japonaise, a été vu en action en robe bouddhiste chantant des sutras à la plus grande foire de l’industrie funéraire (The Life Ending Industry Expo) du Japon.

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Michio Inamura, conseiller exécutif de Nissei, fabricant de moulage en plastique, a déclaré que le robot serait en mesure de remplir des fonctions religieuses qui sont de plus en plus négligées dans la société, alors que les soutiens financiers, ainsi que les personnes affiliées aux temples, sont en déclin dans ce pays vieillissant. Selon lui, un robot serait une option moins coûteuse pour les familles.

Ainsi programmé pour effectuer des rites funèbres bouddhistes, Pepper pourrait par exemple intervenir lorsqu’un prêtre n’est pas disponible. A la location, il coûte moins de 50 000 yens (environ 450 dollars) par funéraire par rapport à plus de 240 000 yens (2 200 dollars) pour un prêtre humain.

En résumé, Pepper est donc désormais capable de chanter des sutras de quatre grandes sectes bouddhistes japonaises, tout en mettant en place un livestream de la cérémonie pour les personnes absentes.

Pour l’heure, bien que l’intention soit bonne, l’exécution ne l’est pas. A en juger par les images des chants, le robot est assez déconcertant et brutal au coeur de ces temples bouddhistes connus pour représenter des lieux de paix et de réflexion. Selon le prêtre bouddhiste Tetsugi Matsuo, « le cœur est le fondement de la religion ». Venu observer si oui ou non Pepper pouvait incarner ce fondement spirituel de la religion, Tetsugi Matsuone ne semble pas vraiment avoir été convaincu par les artifices de Pepper.

La religion s’est toujours inquiétée face aux progrès technologiques. Est-ce que les technologies disruptives, dont la robotique, sont respectueuses de l’homme ? Quelle place donner aux robots dans la société ? Les interrogations demeurent. En 2014, déjà, des créationnistes de Caroline du Nord (Etats-Unis) avaient acheté l’humanoïde NAO pour trouver des réponses sur eux-mêmes.

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Pourtant, ce n’est pas vraiment une énorme surprise que le Japon, très porté sur l’industrie 4.0, soit à l’origine d’un tel service robotique. Il existe des subdivisions du bouddhisme, y compris le bouddhisme tibétain, connues pour encourager l’utilisation de technologies comme les roues de prière pour aider à rendre la prière plus efficace. Aux dernières nouvelles, Pepper n’a pas encore été embauché pour un enterrement.

Par ailleurs, il faut se souvenir qu’il y a peine un an, le temple LongQuan de Pékin en Chine avait présenté Xian’er, un petit robot moine. Développé par des expertes en IA, ce dernier est capable de se déplacer et de répondre aux questions sur le bouddhisme. Selon Xianfan, son créateur, « la science et le bouddhisme ne sont pas contradictoires, ils peuvent même être combinés et se compléter ». Le temple de LongQuan est même connu pour sa modernité en se lançant dans le digital et la connectivité mobile. Du bouddhisme 4.0, en somme.

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Intelligence artificielle : la Chine se rêve en leader mondial https://humanoides.fr/intelligence-artificielle-chine/ https://humanoides.fr/intelligence-artificielle-chine/#respond Fri, 25 Aug 2017 08:19:37 +0000 https://humanoides.fr/?p=53613 D’ici 2030, la Chine ambitionne de devenir le numéro un mondial dans le domaine de l’intelligence artificielle, menaçant la domination des Etats-Unis en la matière. L’appétit de la Chine est loin d’être rassasié. C’est le 20 juillet dernier que Pékin a rendu public un plan de développement national de l’intelligence artificielle, visant à faire passer […]

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D’ici 2030, la Chine ambitionne de devenir le numéro un mondial dans le domaine de l’intelligence artificielle, menaçant la domination des Etats-Unis en la matière.

L’appétit de la Chine est loin d’être rassasié. C’est le 20 juillet dernier que Pékin a rendu public un plan de développement national de l’intelligence artificielle, visant à faire passer son poids économique de plus de 22 milliards de dollars à l’horizon 2020 à 59 milliards de dollars d’ici 2025, puis 150 milliards de dollars en 2030, selon des chiffres du Conseil d’Etat.

Avec un tel plan, la Chine souhaite rivaliser avec les leaders américains du marché que sont Google, Microsoft, Apple, IBM ou encore Amazon, ne voulant pas être à la traîne dans des technologies de plus en plus cruciales à des domaines comme la voiture intelligente ou l’énergie.

Pour rattraper son retard, la Chine souhaite notamment résoudre le manque de puces électroniques haut de gamme, ainsi que former du personnel. « Les pouvoirs régionaux et le gouvernement central soutiennent cet effort en faveur de l’intelligence artificielle. Ils voient cette tendance venir et ils veulent investir davantage », affirme Rui Yong, responsable du pôle technologique chez le fabricant d’ordinateurs Lenovo. « Nous devons prendre l’initiative de nous attaquer résolument à cette nouvelle étape du développement de l’intelligence artificielle et avoir une avance en termes de compétitivité », a déclaré pour sa part le gouvernement chinois.

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Selon Rui Yong, « beaucoup ont cité la défaite des meilleurs joueurs de Go de Chine et de Corée du Sud face à l’intelligence artificielle. La société DeepMind et leur logiciel de jeu AlphaGo fait partie des causes qui ont amené le Conseil d’Etat chinois à lancer son plan pour l’IA ». Ce plan couvre pratiquement tous les domaines : de l’utilisation de la technologie pour la reconnaissance vocale aux robots d’expédition pour l’exploration en haute mer et dans l’Arctique, ainsi que l’utilisation de l’IA dans la sécurité militaire. La Chine a également déclaré qu’elle envisageait d’utiliser l’IA pour recueillir des preuves et lire des documents judiciaires, ou encore pour développer les « fonctions d’interaction émotionnelle » des machines.

D’ici 2030 donc, la Chine prévoit ainsi de devenir le premier centre d’innovation de l’intelligence artificielle au monde, qui, à son tour, « favorisera un nouveau leadership national et établira les fondamentaux clés pour un grand pouvoir économique ». D’autant plus que certaines sociétés chinoises sont susceptibles d’aider les militaires américains à développer de futurs systèmes d’armes bardés de technologies de pointe. La start-up Neuralia, qui développe à Boston des robots militaires plus perceptifs pour les forces aériennes des Etats-Unis, s’est notamment tournée vers la Chine pour obtenir un soutien financier, dont la somme n’a pas été divulguée…

Made in China 2025

Cette stratégie chinoise en matière d’IA est identique à celle planifiée sur le long terme pour la robotique. Le président chinois Xi Jinping a notamment lancé en avril dernier « une révolution robot » et un programme intitulé « Made in China 2025 ». Plus de 1 000 entreprises ont émergé, ainsi qu’une nouvelle association de robotique, la CRIA (Chinese Robotics Industry Alliance).

Pékin souhaite se concentrer sur l’automatisation des secteurs clés de l’économie, y compris la fabrication automobile, l’électronique, les appareils ménagers, la logistique et la production alimentaire. Le gouvernement chinois veut clairement augmenter la part des robots produits dans le pays à plus de 50% d’ici 2020. Sans oublier la récente ouverture d’un laboratoire d’intelligence artificielle en partenariat avec Baidu, le principal moteur de recherche chinois.

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Par ailleurs, la reconnaissance du visage transforme de nombreux aspects de la vie quotidienne chinoise. Les employés du géant du commerce électronique Alibaba à Shenzhen peuvent en effet montrer leurs visages pour entrer dans leur immeuble de bureaux au lieu de présenter une carte d’identité. Une gare située dans l’ouest de Pékin associe les billets de passagers à leurs identifiants délivrés par le gouvernement en scrutant leur visage. Si leur visage correspond à leur photo de carte d’identité, le système considère que leurs billets sont valides. La station de métro de Hangzhou, au sud-ouest de Shanghai, emploie des caméras de surveillance capables de reconnaître des visages pour repérer les criminels soupçonnés. La technologie utilisée ? Il s’agit de Face ++, la plus grande plate-forme technologique de reconnaissance faciale au monde.

D’autres entreprises chinoises, telles que Baidu, fournissent également une technologie de reconnaissance de visage aux développeurs. Mais la popularité de Face ++ a été une aubaine pour Megvii, la société basée à Pékin qui a créé la plate-forme. Fondée en 2011, Megvii est maintenant évaluée à environ un milliard de dollars et compte environ 530 employés, contre environ 30 en 2014. Samsung aussi parie sur cette technologie, avec ses téléphones S8 et S8 + qui prennent en charge la reconnaissance faciale. Apple devrait en faire de même pour son prochain iPhone 8…

De leurs côtés, les Etats-Unis ont rendu public en octobre 2016 un plan comparable de développement de l’intelligence artificielle. La bataille s’annonce donc mouvementée.

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Volocopter promet un taxi-volant électrique et autonome https://humanoides.fr/volocopter-taxi-autonome/ https://humanoides.fr/volocopter-taxi-autonome/#respond Wed, 23 Aug 2017 10:53:47 +0000 https://humanoides.fr/?p=53606 Suite à une levée de fonds, Volocopter s’est lancée dans la fabrication d’un taxi-volant électrique et autonome. Fini les embouteillages ? A en croire la dernière levée de fonds de Volocopter, c’est bien possible. La startup allemande vient en effet de lever 25 millions d’euros grâce à de nouveaux investisseurs parmi lesquels figure Daimler, le […]

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Suite à une levée de fonds, Volocopter s’est lancée dans la fabrication d’un taxi-volant électrique et autonome.

Fini les embouteillages ? A en croire la dernière levée de fonds de Volocopter, c’est bien possible. La startup allemande vient en effet de lever 25 millions d’euros grâce à de nouveaux investisseurs parmi lesquels figure Daimler, le groupe automobile allemand. Cette somme va permettre l’accélération de la production d’une petite série ainsi que la mise sur le marché du 2X, un taxi volant dont le premier exemplaire de série a été présenté au printemps dernier.

Ce dernier est un aéronef à décollage et atterrissage verticaux (ADAV, ou VTOL en anglais). Plus réaliste que la voiture volante, il est considéré comme l’une des solutions pour désengorger les villes. Muni de 18 hélices, le Volocopter 2X 100% électrique peut embarquer jusqu’à deux personnes. Il possède une autonomie de 27 minutes (50 km/h) et peut parcourir une distance maximale de 27 kilomètres. Son pack de 9 batteries Lithium-ion se recharge entre 40 minutes en charge rapide et 2 heures en charge normale.

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Pour l’heure, un pilote doit être obligatoirement à bord. Les tests en situation réelle débuteront au cours du dernier trimestre de cette année à Dubaï. Le multirotor électrique devrait alors être capable de transporter à 100 km/h deux passagers à une vingtaine de kilomètres de distance. Grâce à une application dédiée, il sera possible de commander son Volocopter. Sa commercialisation est toujours annoncée pour 2018.

Est-ce le début d’une nouvelle ère ? Seule la capitale des Emirats Arabes Unis semble y croire pour l’instant. Dubaï s’est en effet autoproclamée comme zone d’expérimentations pour ADAV, sous la houlette de la RTA, l’autorité des routes et transports à Dubaï. On sait également que l’émirat de Dubaï souhaite être le premier à exploiter commercialement ce type de taxi-volant autonome. Même le chinois EHang, fabricant de drones, a choisi Dubaï pour mener une série d’expérimentations de son EHang 184, ADAV multirotor à 8 hélices…

Une chose est sûre : la concurrence est vive dans ce secteur qui annonce un marché prometteur. De nombreux grands groupes sont entrés dans la course. A l’instar du géant Airbus qui s’intéresse à ce type de transport volant urbain ou encore Uber qui a édité un livre blanc pour exprimer sa vision sur les déplacements aériens. Sans oublier Larry Page, co-fondateur de Google, qui a lancé et financé Zee Aero et Kitty Hawk, deux start-ups de la Silicon Valley bien parties pour développer ce type d’engins.

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Elon Musk et un groupe de PDG s’opposent aux armes autonomes https://humanoides.fr/elon-musk-armes/ https://humanoides.fr/elon-musk-armes/#respond Tue, 22 Aug 2017 10:40:40 +0000 https://humanoides.fr/?p=53599 Des dirigeants d’entreprise, dont Elon Musk, le patron de Tesla, ont adressé une lettre ouverte à l’ONU pour mettre en garde contre les dangers des armes autonomes. Les robots tueurs n’ont pas la cote et on peut le comprendre. Pas moins de 116 dirigeants d’entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle viennent d’écrire une lettre ouverte à la Convention […]

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Des dirigeants d’entreprise, dont Elon Musk, le patron de Tesla, ont adressé une lettre ouverte à l’ONU pour mettre en garde contre les dangers des armes autonomes.

Les robots tueurs n’ont pas la cote et on peut le comprendre. Pas moins de 116 dirigeants d’entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle viennent d’écrire une lettre ouverte à la Convention des Nations unies sur les armes. Ce courrier a été diffusé dimanche dernier par le Future of Life Institute, organisme non lucratif basé aux États-Unis connu pour s’exprimer sur les méfaits possibles de la technologie

Extrait : « Les armes offensives autonomes permettront des conflits armés à une échelle jamais vue auparavant et à des vitesses difficiles à concevoir pour les humains (…). En tant qu’entreprises mettant au point les technologiques d’intelligence artificielle et de robotique qui pourraient être détournées pour développer des armes autonomes, nous nous sentons particulièrement responsables pour tirer le signal d’alarme (…). Elles peuvent être des armes terrifiantes, des armes que des dictateurs et des terroristes utilisent contre des populations innocentes, et des armes piratées à des fins funestes (…). Nous n’avons pas beaucoup de temps pour agir. Une fois ouverte cette boîte de Pandore, elle sera difficile à refermer. C’est pourquoi nous [vous] implorons de trouver le moyen de nous protéger de ces dangers ».

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Parmi les signataires originaires du monde entier, figurent Elon Musk, patron du constructeur de voitures électriques et partiellement autonomes Tesla, et de l’entreprise spatiale SpaceX, ou encore Mustafa Suleyman, de la société britannique DeepMind, détenue par Google et spécialisée dans l’intelligence artificielle.

Cet appel a été lancé à la veille de la Conférence internationale conjointe sur l’intelligence artificielle qui avait lieu lundi à Melbourne, en Australie. Selon Mary-Anne Williams, professeure à l’Université de technologie de Sydney, « les pertes potentielles de vies humaines dissuadent de commencer ou d’aggraver un conflit. Mais quand les principales victimes sont des robots, le facteur dissuasif change complètement et la probabilité d’un conflit augmente ».

Des réunions sur le sujet devraient avoir lieu dès novembre prochain au sein de l’ONU à Genève, qui se penche depuis 2013 sur ce type d’armes. En 2015, plusieurs milliers de chercheurs et de personnalités avaient déjà lancé un appel pour l’interdiction des « armes offensives autonomes ». Membre du Future of Life Institute, à l’instar de l’astrophysicien britannique Stephen Hawking, Elon Musk met régulièrement en garde contre les dangers de l’intelligence artificielle.

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SoftBank investit dans les robots-aspirateurs d’iRobot https://humanoides.fr/aspirateurs-softbank-irobot/ https://humanoides.fr/aspirateurs-softbank-irobot/#respond Sun, 20 Aug 2017 08:35:56 +0000 https://humanoides.fr/?p=53572 Selon l’agence Bloomberg, SoftBank Group a investi dans la société américaine iRobot, fabricant des robots-aspirateurs Roomba. Plus rien n’arrête Softbank ! Le géant japonais des télécommunications passerait-il pour de bon à la domotique ? SoftBank Robotics aurait en tout cas pris un peu moins de 5% d’iRobot. Rappelons au passage qu’iRobot n’est autre que le leader mondial […]

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Selon l’agence Bloomberg, SoftBank Group a investi dans la société américaine iRobot, fabricant des robots-aspirateurs Roomba.

Plus rien n’arrête Softbank ! Le géant japonais des télécommunications passerait-il pour de bon à la domotique ? SoftBank Robotics aurait en tout cas pris un peu moins de 5% d’iRobot. Rappelons au passage qu’iRobot n’est autre que le leader mondial des ventes d’aspirateurs-robots.

On ignore pour l’heure si cet investissement a été fait directement par SoftBank ou via le fonds SoftBank Vision Fund dans lequel sont impliquées diverses entreprises au côté de SoftBank Group et du fonds souverain saoudien. Le SoftBank Vision Fund a levé 93 milliards de dollars pour offrir des facilités financières à des sociétés des secteurs des technologies.

Dans le même temps, iRobot avait annoncé fin juillet avoir racheté l’entreprise française Robopolis. Le prix de l’opération s’élève à 143 millions de dollars. Présent dans onze pays, Robopolis se présente comme le plus grand distributeur de robots domestiques et fournisseurs de services en Europe, avec l’exclusivité de la distribution des produits iRobot dans sept pays.

 

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Initialement actif dans les télécoms et les services en ligne, SoftBank a décidé d’élargir de façon conséquente son portefeuille. Le groupe a notamment racheté le concepteur de microprocesseurs britannique ARM et a pris des parts dans le géant des processeurs graphiques américain Nvidia.

Connu pour avoir absorbé le fabricant de robots français Aldebaran, SoftBank a également mis la main sur la firme américaine Boston Dynamics, spécialiste des robots géants en forme d’animaux capables d’intervenir sur des terrains hostiles comme les champs de bataille. L’accélération de ces investissements n’est pas étonnant lorsque l’on sait que le PDG Masayoshi Son est convaincu que les robots sont l’avenir de l’homme.

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Mais ce n’est pas tout. L’illustre magnat de Softbank pourrait aussi investir plusieurs milliards dans Uber. Déjà actionnaire de plusieurs groupes de VTC, le géant japonais pourrait monter au capital de la plateforme californienne. Ce qui pourrait sortir Uber de l’impasse, actuellement confronté à des résultats en baisse et à la montée en puissance de la concurrence. Sans oublier les derniers scandales, notamment sexuels, qui ont poussé plusieurs de ses cadres dirigeants et son PDG Travis Kalanickvers vers la sortie. Pour l’heure, les deux sociétés discutent encore des détails de l’opération.

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La Corée du Sud vers une taxe robot https://humanoides.fr/coreedusud-taxe-robot/ https://humanoides.fr/coreedusud-taxe-robot/#respond Sat, 19 Aug 2017 07:37:47 +0000 https://humanoides.fr/?p=53581 Le gouvernement de Corée du Sud a annoncé un plan de révision fiscale qui prévoit une taxe sur les robots pour les entreprises. Alors que les craintes suscitées par le remplacement des emplois humains par les robots se poursuivent, la Corée du Sud pourrait devenir le premier pays au monde à introduire une « taxe robot ». Un projet de […]

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Le gouvernement de Corée du Sud a annoncé un plan de révision fiscale qui prévoit une taxe sur les robots pour les entreprises.

Alors que les craintes suscitées par le remplacement des emplois humains par les robots se poursuivent, la Corée du Sud pourrait devenir le premier pays au monde à introduire une « taxe robot ». Un projet de taxation sur les robots sera au cœur de la prochaine réforme fiscale du pays prévue d’ici la fin de l’année. Le gouvernement du président Moon Jae-in a annoncé une « diminution de la déduction fiscale octroyée aux entreprises jusqu’ici pour les investissements améliorant leur productivité ».

Il faut savoir que la Corée du Sud détient la plus forte concentration de robots au monde, avec 531 robots industriels polyvalents pour 10 000 employés dans l’industrie manufacturière. « Bien qu’il ne s’agisse pas d’une taxe directe sur les robots, cela peut être interprété comme une politique similaire, étant donné que les deux impliquent le même problème d’automatisation industrielle », a déclaré une source de l’industrie sud-coréenne.

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À l’heure actuelle, les entreprises sud-coréennes qui investissent dans des équipements d’automatisation peuvent bénéficier d’un abattement fiscal pouvant atteindre 7%. Celui-ci devrait connaître une diminution de « plus de 2 points de pourcentage » pour les firmes concernées par la prochaine taxe sur les robots.

Mais la Corée du Sud a-t-elle vraiment une raison de s’inquiéter ? Peut-être. Le taux de chômage du pays a atteint un sommet, avec environ 1,17 million de chômeurs. Il est difficile de dire si l’augmentation du taux de chômage est liée à une augmentation de l’automatisation. L’argent récolté via cette taxe pourrait être réinjecté vers des programmes d’aide sociale.

Ce n’est pourtant pas la première fois que l’idée d’une « taxe robot » est suggérée. En février dernier, Bill Gates s’est notamment exprimé en faveur de l’adoption de mesures similaires. « Pour un travailleur humain qui fabrique 50 000 de dollars de travail dans une usine, le revenu est taxé. Si un robot arrive pour faire la même chose, vous pensez que nous devrions taxer le robot à un niveau similaire », avait déclaré Gates. Par ailleurs, plusieurs économistes et experts plaident pour la mise en place d’ une taxe sur l’utilisation des robots afin de ralentir le processus d’automatisation.

Mais la mise en oeuvre d’une telle taxe reste complexe. La Fédération internationale de la robotique y voit « une réduction de la concurrence et de l’innovation technologique ». Selon le Korea Times, « la Corée du Sud doit encore discuter des normes légales ». En effet, au vu des centaines de milliers de robots différents, il faudrait mettre en place des critères spécifiques d’imposition. Le projet semble précoce. Affaire à suivre.

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Drone et clip musical : l’accord parfait https://humanoides.fr/naturalive-clip-drone/ https://humanoides.fr/naturalive-clip-drone/#respond Fri, 18 Aug 2017 08:00:34 +0000 https://humanoides.fr/?p=52636 Depuis 2015, le concept Natura’Live a lancé des sessions d’enregistrement live filmées en pleine nature. Au moyen de drones et autres panneaux solaires. Des Gorges du Verdon au colorado provençal en passant par les carrières de Lacoste et le lac de Serre-Ponçon, la société de production française Natura’Live met tout en oeuvre pour tourner des clips éco-responsables […]

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Depuis 2015, le concept Natura’Live a lancé des sessions d’enregistrement live filmées en pleine nature. Au moyen de drones et autres panneaux solaires.

Des Gorges du Verdon au colorado provençal en passant par les carrières de Lacoste et le lac de Serre-Ponçon, la société de production française Natura’Live met tout en oeuvre pour tourner des clips éco-responsables dans des décors naturels et endroits improbables.

L’ équipe, chapeauté par Alexandre Cervera, combine vidéastes, ingénieurs du son et pilotes de drones. Ces derniers réalisent des plans aériens saisissants. De vertigineux travellings de la caméra-drone, qui prend très vite de l’altitude, répondent à la musicalité. Des installations d’envergures entièrement alimentées par des panneaux photovoltaïques forment une magnifique scène en plein air. Au service de clips musicaux où l’on ressent à chaque fois l’ambiance brut du lieu de tournage.

Côté nouvelles fraîches, l’équipe est actuellement en cours de préparation du prochain tournage prévu le 6 septembre à Roussillon (Vaucluse). Ce que l’on sait, c’est que cette 5e session se déroulera à bord d’une montgolfière au-dessus du Parc Régional du Luberon… Le but ? Embarquer un studio ! Quant au nom du groupe musical, l’équipe préfère faire durer le suspense…

« Pour cela, nous mettons au point un travelling circulaire inédit qui sera fixé au panier pour une réalisation des plus originales. Une image 4K extrêmement précise et dynamique de l’ordre du jamais vu, dominée par la lumière d’un lever de soleil », assure Alexandre Cervera, accompagné d’Antony Fra qui a rejoint l’équipe il y a un an pour notamment gérer la conception du travelling circulaire.

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De ce fait, les artistes joueront en live deux titres de leur répertoire sur la nacelle de la montgolfière en prise de son live, image drone et travelling circulaire. Ce dernier sera accroché sur la partie haute du panier de la montgolfière, au niveau des brûleurs. Grâce à un système d’accroche baptisé « spider », le rail pourra atteindre les 7 mètres de diamètre.

Pour atteindre leur nouvel objectif, la team Natura’live a misé sur un financement participatif via la plateforme KissKissBankBank. L’objectif des 6000 euros a été atteint le 17 juillet dernier.

En ce mois d’août, le travelling est en cours de confection dans un atelier situé en Provence. Affaire à suivre donc pour cette joyeuse bande du Sud-Est de la France aussi férue de nouvelles technologies que de bon son.

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Big Data et voitures autonomes : Toyota annonce un consortium https://humanoides.fr/bigdata-toyota-consortium/ https://humanoides.fr/bigdata-toyota-consortium/#respond Thu, 17 Aug 2017 08:42:09 +0000 https://humanoides.fr/?p=53564 Toyota vient d’annoncer la formation d’un consortium avec plusieurs groupes, dont son compatriote NTT Docomo, le suédois Ericsson ou encore l’américain Intel, dans le but de doper les capacités informatiques existantes des voitures autonomes. En mettant sur pied ce consortium intitulé « Automotive Edge Computing Consortium », ces grands noms de l’automobile et de la technologie souhaitent activer […]

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Toyota vient d’annoncer la formation d’un consortium avec plusieurs groupes, dont son compatriote NTT Docomo, le suédois Ericsson ou encore l’américain Intel, dans le but de doper les capacités informatiques existantes des voitures autonomes.

En mettant sur pied ce consortium intitulé « Automotive Edge Computing Consortium », ces grands noms de l’automobile et de la technologie souhaitent activer la création d’un écosystème pour les données de masse utilisées dans les voitures connectées. « L’objectif est de développer une infrastructure afin que les véhicules connectés puissent utiliser de nouveaux services tels que la conduite intelligente, la création de plans avec des données en temps réel et l’assistance à la conduite, le tout basé sur des services en ligne de cloud computing », explique Toyota dans un communiqué.

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Le volume de données échangées entre les automobiles et ces serveurs distants est en effet amené à exploser. Les voitures sont équipées de toujours plus de capacités, comme celles de ne pas dépasser la ligne blanche ou de se garer toutes seules. C’est pourquoi elles utilisent et produisent de grandes quantités de données. Ce volume de données entre les voitures et les serveurs « devrait atteindre 10 exaoctets par mois aux alentours de 2025, soit 10 000 fois plus qu’actuellement » selon le constructeur japonais qui souhaite, entre autres, développer de nouvelles architectures de réseaux informatiques pour supporter ce flot massif d’informations.

Après avoir lancé en 2016 aux Etats-Unis le Toyota Research Institute (TRI) afin d’explorer les champs de l’intelligence artificielle et de la robotique, Toyota est également en quête de talents. Le groupe mène actuellement une grande campagne de recrutement dans des quartiers où sont regroupées des compagnies du secteur, pour tenter d’attirer leurs ingénieurs high-tech.

Enfin, dans le cadre d’un partenariat capitalistique noué avec Mazda, Toyota vient également d’annoncer une coopération entre les deux constructeurs dans les technologies pour véhicules électriques et connectés.

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Robots footballeurs : la France championne du monde https://humanoides.fr/robocup-football-france/ https://humanoides.fr/robocup-football-france/#respond Wed, 16 Aug 2017 08:39:08 +0000 https://humanoides.fr/?p=53554 Pour la deuxième année consécutive, la France remporte la RoboCup. Organisée le week-end du 29 juillet dernier à Nagoya au Japon, l’édition 2017 a tenu toutes ses promesses. Au terme d’une compétition maîtrisée de bout en bout, la France est devenue championne du monde de football dans la catégorie robots humanoïdes KidSize en s’imposant en finale face à la Chine […]

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Pour la deuxième année consécutive, la France remporte la RoboCup. Organisée le week-end du 29 juillet dernier à Nagoya au Japon, l’édition 2017 a tenu toutes ses promesses.

Au terme d’une compétition maîtrisée de bout en bout, la France est devenue championne du monde de football dans la catégorie robots humanoïdes KidSize en s’imposant en finale face à la Chine (les Zju Dancers) sur le score net de 4-0. Il s’agit de Rhoban, une équipe de robots-footballeurs humanoïdes issus du LaBRI, un laboratoire de recherche en informatique de l’université de Bordeaux qui regroupe chercheurs et ingénieurs.

Au total, ces derniers auront inscrit 41 buts contre deux encaissés lors de cette 20e édition de la RoboCup« Sous son caractère ludique, l’épreuve de football porte deux problématiques de recherche fondamentale pour la robotique : locomotion et plus généralement la motricité, et l’autonomie par intelligence artificielle », expliquent les membres de Rhoban, dont le robot, créé en 2008, a beaucoup évolué grâce à une nouvelle conception mécanique allégée et des algorithmes d’analyse d’image et de stratégies plus évoluées.

En effet, la RoboCup est avant tout une compétition internationale scientifique. Elle permet aux chercheurs du monde entier d’échanger sur les progrès technologiques. La majorité d’entre eux souhaitent faire notamment avancer la recherche dans le domaine médical.

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La RoboCup regroupe cinq catégories : la « standard », qui se dispute avec des robots Nao, se joue sur la coordination entre les machines ; la « taille moyenne » résulte de la combinaison entre électronique, mécanique et informatique ; la « petite taille » met en jeu des robots de moins de 15 centimètres qui s’affrontent avec une balle de golf ; la « simulation » se concentre sur l’intelligence artificielle ; et la catégorie humanoïde (trois ligues : KidSize, TeenSize et Small Size) avec différents défis tels que la marche dynamique, la course, le pilotage du ballon, la conservation de l’équilibre ou encore la perception visuelle du ballon.

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Une fois sur le terrain, les robots sont totalement autonomes. Ils doivent gérer l’aspect technique et tactique, tout en se localisant dans l’espace pour interagir avec leurs coéquipiers. A terme, cette compétition ambitionne de battre une équipe d’humains d’ici 2050…

Mais pour l’heure, l’objectif semble quelque peu inaccessible, surtout lorsque l’on voit les machines trébucher sur le gazon à chaque tentative de passe ou de tir.

L’équipe Rhoban rêve désormais d’accueillir la RoboCup à Bordeaux en 2020. Leur candidature a reçu le soutien de la région Nouvelle Aquitaine, de Bordeaux Métropole et de l’Université de Bordeaux. Réponse lors de la prochaine édition à Montréal en 2018.

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Voici 5 ans que le robot Curiosity est sur Mars https://humanoides.fr/robot-curiosity-mars/ https://humanoides.fr/robot-curiosity-mars/#comments Mon, 14 Aug 2017 09:59:40 +0000 https://humanoides.fr/?p=53545 Les équipes internationales qui pilotent le robot Curiosity ont célébré le 6 août dernier les cinq ans de la mission martienne destinée à évaluer l’habitabilité de la planète rouge. Déposé par une sonde dans le cratère de Gale après neuf mois de voyage, le robot mobile à six roues a parcouru 17km depuis son arrivée. Ses […]

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Les équipes internationales qui pilotent le robot Curiosity ont célébré le 6 août dernier les cinq ans de la mission martienne destinée à évaluer l’habitabilité de la planète rouge.

Déposé par une sonde dans le cratère de Gale après neuf mois de voyage, le robot mobile à six roues a parcouru 17km depuis son arrivée. Ses déplacements sont pilotés à distance par les opérateurs du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, depuis la Californie.

L’objectif de Curiosity ? Préparer les futures missions habitées, vers 2033. Emmené par la Nasa, ce programme fait aussi intervenir des ingénieurs du CNES et plusieurs scientifiques français de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie.

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Pour réaliser ses analyses, le rover martien s’appuie sur dix instruments embarqués, dont la caméra laser ChemCam qui permet de réaliser à distance des tirs sur le sol et les roches pour connaître leur composition. « Le rover vise un échantillon et ChemCam envoie un faisceau laser très puissant, jusqu’à 7 mètres, qui va provoquer une étincelle sur la roche. La lumière émise, différente selon le type de roche, va être utilisée pour une analyse spectrale. En cinq ans, nous avons procédé à un peu plus de 480 000 tirs », explique Olivier Gasnault, co-responsable des opérations scientifiques de ChemCam et chercheur à l’Irap.

L’outil ChemCam est opéré une semaine sur deux par les équipes américaines du Los Alamos National Laboratory, qui a construit l’autre partie de l’instrument, et par celles du centre d’opérations du CNES. « Dès la première année, Curiosity a trouvé un ancien lac dont on pense que l’eau était compatible avec une vie microbienne. Ce lac et ceux qui ont été découverts par la suite, tous asséchés, sont restés suffisamment longtemps pour que la roche se transforme partiellement en argile attestant d’un environnement adéquat pour l’émergence de la vie. Cela confirme que Mars a été une planète habitable il y a 3 milliards d’années », poursuit Olivier Gasnault.

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Actuellement, Curiosity longe une crête de 6km de long à la base du mont Sharp, une montagne de sédiments consolidés en roches. Plusieurs couches géologiques, témoignant d’un changement climatique sur la planète rouge, y ont été repérées par les satellites. L’objectif dans les prochains mois est de permettre au rover de gravir cette crête en quête d’une zone argileuse qui se trouve derrière.

Prévue pour durer 23 mois, la mission Curiosity dans laquelle la Nasa a déjà engagé plus de 2,5 milliards de dollars, a déjà été reconduite deux fois. Les scientifiques français estiment à deux années supplémentaires le temps nécessaire pour parcourir les différents sites repérés depuis l’espace.

La mission suivante, appelée Curiosity 2 ou Mars 2020, compte rechercher des traces de vie ancienne à la surface de la planète rouge. Cette mission sera équipée avec le successeur de ChemCam appelé SuperCam, en cours de construction.

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Intelligence artificielle : clash entre Zuckerberg et Musk https://humanoides.fr/intelligenceartificielle-zuckerberg-musk/ https://humanoides.fr/intelligenceartificielle-zuckerberg-musk/#respond Sat, 12 Aug 2017 10:06:52 +0000 https://humanoides.fr/?p=53533 L’intelligence artificielle représente-t-elle un danger pour l’humanité ? Sur ce point, les milliardaires de la Silicon Valley Elon Musk (SpaceX, Tesla) et Mark Zuckerberg (Facebook) ne sont pas du tout d’accord. Mais alors pas du tout. C’est via des échanges sur les réseaux sociaux que les deux compères ont livré leur désaccord. Mi-juillet, Elon Musk a en effet […]

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L’intelligence artificielle représente-t-elle un danger pour l’humanité ? Sur ce point, les milliardaires de la Silicon Valley Elon Musk (SpaceX, Tesla) et Mark Zuckerberg (Facebook) ne sont pas du tout d’accord. Mais alors pas du tout.

C’est via des échanges sur les réseaux sociaux que les deux compères ont livré leur désaccord. Mi-juillet, Elon Musk a en effet estimé à l’occasion d’une conférence devant des gouverneurs aux Etats-Unis que « l’intelligence artificielle était la plus grande menace pour notre civilisation » ajoutant que les « gens devraient être très inquiets ».

L’ingénieur sud-africain a notamment plaidé pour l’introduction d’une « régulation » préventive de l’intelligence artificielle, citant des dangers comme « des robots tuant des gens dans la rue » ou « déclenchant des guerres en manipulant l’information ».

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Pour Mark Zuckerberg, qui n’a pas tardé à réagir via un direct sur le réseau social, ces propos sont « irresponsables ». Sur ce sujet, le patron de Facebook ajoute qu’il est « optimiste ». Selon lui, « dans les 5 ou 10 ans qui viennent, l’intelligence artificielle permettra d’apporter des améliorations dans nos vies  », citant la santé ou la conduite autonome. Avant de poursuivre : « Les personnes qui imaginent des scénarios catastrophes, je ne les comprends pas. C’est très négatif ».

Vingt quatre heures plus tard, la réaction d’Elon Musk sur Twitter, aux propos de Mark Zuckerberg, est cinglante : « sa compréhension du sujet est limitée ».

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Aujourd’hui, il faut savoir que les géants de la Silicon Valley investissent tous massivement dans l’intelligence artificielle, y compris les entreprises détenues par Elon Musk et Mark Zuckerberg. Facebook utilise notamment l’intelligence artificielle pour évacuer les contenus problématiques sur le réseau social et emploie des ingénieurs spécialisés dans l’IA pour travailler sur des projets futuristes, comme la communication par la pensée.

Ce n’est pas la première fois qu’Elon Musk émet des doutes sur les développements de l’intelligence artificielle par crainte qu’elle ne se retourne contre les hommes. Il a ainsi participé à la création d’un cabinet de recherche pour développer une intelligence artificielle « humaine ». En mars dernier, il a annoncé la création d’une nouvelle société, appelée Neuralink, dédiée à ce projet d’interface cerveau-ordinateur.

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Amazon rêve d’une ruche géante pour ses drones de livraison https://humanoides.fr/amazon-ruche-drone/ https://humanoides.fr/amazon-ruche-drone/#comments Thu, 10 Aug 2017 08:30:39 +0000 https://humanoides.fr/?p=53471 Amazon a déposé le 22 juin un brevet pour un « centre d’opération à multiples niveaux pour véhicules aériens sans pilote ». Voici quelques temps déjà que nous savons qu’Amazon développe un programme de livraison par drones. Mais encore faut-il que les drones puissent aller chercher les colis… Et comme un entrepôt classique est inadapté à ce […]

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Amazon a déposé le 22 juin un brevet pour un « centre d’opération à multiples niveaux pour véhicules aériens sans pilote ».

Voici quelques temps déjà que nous savons qu’Amazon développe un programme de livraison par drones. Mais encore faut-il que les drones puissent aller chercher les colis… Et comme un entrepôt classique est inadapté à ce type de livraisons, Amazon vient de soumettre une idée quelque peu révolutionnaire : construire d’immenses ruches pour ses drones de livraison et ce dans les centre-villes !

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Cette information confirme l’idée qu’Amazon reste déterminé à faire de son service intitulé « Prima Air » une réalité. Bien que les tests soient en cours à Cambridge, en Angleterre, un brevet récent publié aux États-Unis montre comment Amazon envisage le travail de ses drones dans un contexte urbain. Le brevet démontre assez bien ce à quoi pourrait ressembler à terme l’infrastructure imaginée. Et il s’agit bien d’une ruche. Gigantesque.

Comme le prouvent les visuels ci-contre, les centres fonctionneront comme une sorte de colonie d’insectes. Un système multi-niveaux permettra un flux constant de drones entrants et sortants. « En localisant les centres d’exécution dans les villes, les articles peuvent être livrés plus rapidement à la population croissante de personnes vivant dans les villes, ainsi qu’à la grande population de personnes qui travaillent dans les villes », affirme-t-on du côté de la firme américaine.

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De plus, ces centres à plusieurs étages peuvent être construits sur la hauteur et donc dans des zones densément peuplées. Ce qui représente un atout considérable, contrairement aux entrepôts actuels construits là où il y a généralement de la place, c’est-à-dire en périphérie des villes. Ce qui permettra, en outre, aux drones, de circuler assez haut et ainsi ne pas perturber le trafic routier.

Ainsi, ce concept de récolte pourrait résoudre deux problèmes liés à la livraison potentielle par drone dans les zones urbaines. Le premier étant le temps de vol. Le système multi-niveaux signifie que les drones d’Amazon pourraient, en théorie, partir d’un emplacement relativement central dans une ville et disposer d’une gamme de livraison couvrant les zones les plus peuplées. Deuxièmement, le concept de ruche est une réponse à la réflexion autour des infrastructures nécessaires à développer pour accueillir les drones de livraison.

Le site pourrait inclure un robot de transport interne, responsable du tri et de la préparation des lancements et des drones entrants, ainsi qu’un amortisseur d’impact pour capturer les drones ayant une faible puissance ou une panne mécanique.

Enfin, Amazon dispose également d’une solution pour éviter le bruit d’essaim que produisent les drones en vol. Il s’agit d’un design de rotors qui devrait permettre aux drones de voler plus silencieusement. Pour l’heure, tout cela est à conjuguer au conditionnel. Affaire à suivre.

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Une main bionique intuitive grâce à l’intelligence artificielle https://humanoides.fr/main-intelligence-artificielle/ https://humanoides.fr/main-intelligence-artificielle/#respond Tue, 08 Aug 2017 07:52:40 +0000 https://humanoides.fr/?p=52966 Des chercheurs de l’Université de Newcastle ont mis au point une main bionique qui utilise l’intelligence artificielle pour voir ce qu’elle porte. Une main bionique qui peut voir par elle-même les objets qu’elle manipule rend incontestablement ces derniers plus faciles à saisir. Grâce à de l’intelligence artificielle, cette prothèse peut choisir la meilleure façon automatique […]

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Des chercheurs de l’Université de Newcastle ont mis au point une main bionique qui utilise l’intelligence artificielle pour voir ce qu’elle porte.

Une main bionique qui peut voir par elle-même les objets qu’elle manipule rend incontestablement ces derniers plus faciles à saisir. Grâce à de l’intelligence artificielle, cette prothèse peut choisir la meilleure façon automatique de saisir des objets placés devant elle. Ainsi, quand elle voit un objet, la main détecte l’intention de saisir en interprétant les signaux électriques des muscles du bras de l’utilisateur. Celle-ci prend alors une image de l’objet par le biais d’une webcam et choisit l’une des quatre positions de saisie possibles.

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La main a été développée par des bio-ingénieurs de l’Université de Newcastle (Royaume-Uni) qui ont modifié une main myo-électrique NHS standard avec une caméra pour fournir aux amputés des membres supérieurs une prothèse plus fonctionnelle. Les différentes poignées, aidées par des capteurs sur la surface de la peau, peuvent ramasser une tasse, prendre une télécommande avec un ou deux doigts, ou en utilisant uniquement le pouce et l’index. Et ce en détectant l’activité électrique des muscles du porteur. « La main apprend la meilleure façon de saisir les objets », confirme Ghazal Ghazaei, l’auteur principal de la recherche.

Pour ce faire, l’équipe de Newcastle a dû enseigner à la prothèse comment reconnaître différentes formes et choisir la poignée à utiliser, à l’aide de plus de 500 objets visualisés dans différents angles et arrière-plans. Suite aux essais et aux erreurs, le système a ensuite intégré les meilleurs saisies possibles. « Nous avons montré à l’ordinateur une image, par exemple, d’un bâton. Mais pas seulement une image, de nombreuses images du même bâton à partir de différents angles et orientations, même sous différentes lumières et contre différents horizons et, finalement, l’ordinateur apprend à quel point il faut le saisir », explique Ghazal Ghazaei. Avant de poursuivre : « Donc, l’ordinateur ne correspond pas seulement à une image. C’est apprendre à reconnaître des objets et à les regrouper selon le type de saisie que la main doit effectuer pour la récupérer avec succès. C’est ce qui lui permet d’évaluer avec précision et de ramasser un objet qu’il n’a jamais vu auparavant. C’est un grand pas en avant dans le développement des membres bioniques ».

« Une main capable de réagir sans penser »

Au tour du Dr Kianoush Nazarpour, co-auteur du document et professeur de génie biomédical à l’Université de Newcastle, de renchérir : « En utilisant la vision par ordinateur, nous avons développé une main bionique qui peut répondre automatiquement. Tout comme une main réelle, l’utilisateur peut toucher et ramasser une tasse ou un biscuit avec rien de plus qu’un simple coup d’œil dans la bonne direction. La réactivité a été l’une des principales barrières aux membres artificiels. Pour de nombreux amputés, le point de référence est leur bras ou jambe saine, de sorte que les prothèses semblent lentes et lourdes en comparaison. Maintenant, pour la première fois depuis un siècle, nous avons développé une main intuitive capable de réagir sans penser ».

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Ce nouveau système reste pour l’heure qu’un prototype. Mais l’équipe de Newcastle croit tenir dans ses mains une prothèse qui va enfin bien plus loin que les précédentes non dotées de cette option visuelle. Un petit nombre d’amputés ont déjà testé la nouvelle technologie, à l’instar de Doug Mc Intosh, qui a perdu son bras droit en 1997. Ce dernier a déclaré que cette nouvelle main réactive développée est un « énorme bond en avant ». Les personnes participantes aux tests ont pu saisir une gamme d’objets avec une précision autour de 90%. « Nous visons une précision de 100% », précise Ghazal Ghazaei. Les chercheurs espèrent y parvenir en essayant différents algorithmes. Ils prévoient également une version plus légère avec la caméra intégrée dans la paume de la main.

Selon Dario Farina de l’Imperial College de Londres, l’enjeu, avec des prothèses de ce type, est d’obtenir l’équilibre juste entre le contrôle de l’utilisateur et l’ordinateur : « Les gens ne veulent pas se sentir comme un robot, ils veulent avoir l’impression qu’ils maîtrisent complètement. Cela devrait être similaire à l’assistance au freinage sur une voiture. Le conducteur décide quand freiner mais la voiture les aide à mieux freiner ». Tout est dit.

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Toyota adapte un robot pour assister un vétéran au quotidien https://humanoides.fr/toyota-robot-assistant/ https://humanoides.fr/toyota-robot-assistant/#respond Fri, 21 Jul 2017 07:48:28 +0000 https://humanoides.fr/?p=53491 Toyota vient de dévoiler un robot d’assistance pour venir en aide aux personnes à mobilité réduite. Il s’appelle Human Support Robot et est issu du Romi Project. Avec lui Toyota entend assister les vétérans dans leur quotidien. Le groupe automobile japonais vient en effet d’achever son premier test de ce robot d’assistance à domicile en […]

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Toyota vient de dévoiler un robot d’assistance pour venir en aide aux personnes à mobilité réduite.

Il s’appelle Human Support Robot et est issu du Romi Project. Avec lui Toyota entend assister les vétérans dans leur quotidien. Le groupe automobile japonais vient en effet d’achever son premier test de ce robot d’assistance à domicile en Amérique du Nord. Ce robot s’inscrit dans une série de projets menée par Toyota dans le but d’améliorer la mobilité des personnes aux capacités limitées.

Ouvrir et fermer des portes, ramener de l’eau ou tout autre objet… Telles sont les tâches dont est capable d’accomplir Human Support, offrant ainsi davantage d’autonomie et de liberté à son propriétaire qui peut le diriger à partir d’une tablette tactile. A l’aide de QR codes placardés à des endroits stratégiques de la maison en guise d’interface, le robot peut ainsi les lire pour comprendre quelle action il doit effectuer.

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Ce projet est mené depuis 2015 en collaboration avec le vétéran américain Romy Camargo, qui a subi il y a environ dix ans des blessures en Afghanistan qui l’ont rendu paralysé au niveau du cou. Aujourd’hui, il se déplace avec un fauteuil roulant. Avec ses roues, ses capteurs visuels et son bras articulé, le robot peut ainsi aider Romy Camargo et sa famille en effectuant des tâches simples. Toyota a notamment déclaré que l’objectif était d’aider Camargo à retrouver son indépendance et à améliorer la qualité de sa vie. Jusqu’ici, Human Support Robot avait été principalement utilisé dans des hôpitaux au Japon.

« Chez Toyota, nous nous engageons à enrichir la vie en favorisant la mobilité pour tous – qu’il s’agisse de la ville ou de votre salon. Cela comprend le développement de solutions technologiques pour aider les personnes à mobilité réduite. Nous voyons nos recherches avec Romy et le HSR comme une extension naturelle de notre travail en tant que société de mobilité qui aide les gens à naviguer dans leur monde », affirme Doug Moore, directeur de la division Partner Robot de Toyota depuis 2007. Au tour de Romy Camargo de renchérir : « Vous savez, c’est un grand changement pour tous ceux qui ont un handicap ».

En 2011, déjà, Toyota avait dévoilé une série d’exosquelettes robotisés conçus pour améliorer la réadaptation des patients blessés ou malades, en aidant à marcher, à maintenir un équilibre ou à porter ou poser des objets. Tout en aidant les patients à effectuer leur transfert vers leurs lits. Le groupe travaille également actuellement sur un appareil qui pourrait venir soutenir l’entrée et la sortie des sièges auto pour les personnes à mobilité réduite.

Par ailleurs, en 2015, Toyota avait annoncé la création du Toyota Research Institute, pour développer les technologies de l’AI dans deux domaines principaux : les voitures autonomes et les robots assistants pour la maison. La société a même déclaré qu’elle prévoyait d’injecter près d’1 milliard de dollars dans cet institut au cours des cinq prochaines années.

À la manière de Toyota, Hyundai proposait l’an dernier un prototype semblable à une armure d’exosquelette et ayant pour objectif de répondre aux problématiques de motricité. En tout cas, il est certain que nous verrons les robots d’assistance se démocratiser et se commercialiser au fil des années à venir. À long terme, il est probable que ce type de robots deviennent des membres de la famille à part entière.

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SoftBank et Zora Bots s’associent pour le robot Nao https://humanoides.fr/softbank-zora-nao/ https://humanoides.fr/softbank-zora-nao/#respond Thu, 20 Jul 2017 10:07:32 +0000 https://humanoides.fr/?p=53522 Un nouveau partenariat stratégique vient d’être signé entre les sociétés de robotique Zora Bots et SoftBank Robotics, avec pour objectif de lancer le robot Nao à la conquête de nouveaux marchés. C’est un accord de portée internationale qui fait directement entrer la robotique humanoïde dans une nouvelle dimension. En effet, par ce rapprochement, SoftBank Robotics […]

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Un nouveau partenariat stratégique vient d’être signé entre les sociétés de robotique Zora Bots et SoftBank Robotics, avec pour objectif de lancer le robot Nao à la conquête de nouveaux marchés.

C’est un accord de portée internationale qui fait directement entrer la robotique humanoïde dans une nouvelle dimension. En effet, par ce rapprochement, SoftBank Robotics et Zora Bots visent à élargir la distribution de Nao, l’un des robots humanoïdes les plus populaires au monde. Alors qu’elle a déjà déployé son logiciel pour le robot dans le secteur de la santé, Zora Bots est donc désormais le premier distributeur mondial de Nao et entend bien démocratiser son usage. La société belge s’apprête à étendre sa solution dans de nombreux domaines tels que le retail, l’hôtellerie, l’éducation (STEM) ou encore les métiers de services à la personne.

nao-softbank-zora-1 Copyright : zorabots

Equipé de la solution Zora, Nao, créé à l’origine par SoftBank Robotics (leader mondial en robotique), réalise depuis quelques temps déjà des prouesses dans le monde entier. Dans les hôpitaux, les centres de traitements, les maisons de repos ou les résidences d’accueil, ce petit robot de 58 cm a été adopté comme un véritbale outil de travail permettant d’améliorer considérablement la prise en charge des patients.

Imaginée et développée pour rendre l’usage des robots humanoïdes universel, la solution Zora sera désormais disponible dans le monde entier et permettra de faciliter l’utilisation de Nao dans un nombre considérable de domaines. « La robotique humanoïde entre dans une nouvelle dimension. Nos premières années d’expérience nous ont permis d’éprouver et d’améliorer en continu la façon d’utiliser quotidiennement Nao. Aujourd’hui, avec la solution Zora, Nao devrait conquérir de nouveaux espaces », confirment Fabrice Goffin et Tommy Deblieck, co-CEOs de Zora Bots.

L’application Zora est en effet le premier software au monde capable de donner vie à des robots humanoïdes et de les rendre directement et concrètement utiles dans le secteur des services à la personne et de la santé.

nao-softbank-zora-2 Copyright : zorabots

A ce jour, Nao s’est déjà vendu à plus de 10 000 exemplaires dans près de 70 pays. Il séduit très largement ses utilisateurs en tant que compagnon idéal pour la réalisation de tâches répétitives. On pense ici à l’accueil, la transmission d’informations (catalogues produits/services, exercices scolaires, agendas d’événements…) et l’animation d’activités.

Il est également très performant dans l’idée de créer des interactions uniques avec l’ensemble des communautés (clients, élèves, collaborateurs…). « Notre souhait a toujours été de créer une solution qui permette à tous, adeptes ou non des nouvelles technologies, d’imaginer autrement leur métier et leur quotidien en prenant en main de manière intuitive un robot aux performances et au capital sympathie incontestables. Avec SoftBank Robotics, nous partageons cette vision que les robots peuvent chaque jour aider l’homme, et non le remplacer », poursuivent les dirigeants de Zora Bots. Un leadership est clairement en marche…

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Les robots sexuels s’immiscent dans notre société https://humanoides.fr/robots-sexuels-societe/ https://humanoides.fr/robots-sexuels-societe/#comments Sun, 09 Jul 2017 07:07:23 +0000 https://humanoides.fr/?p=53499 Un nouveau rapport montre l’ensemble des façons dont les robots sexuels pourraient être utilisés dans la société. Les robots sexuels et les poupées de même nature seraient de plus en plus avancés. C’est en tout cas ce que révèle un rapport intitulé « Notre avenir sexuel avec les robots », co-écrit par Noel Sharkey, un professeur en […]

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Un nouveau rapport montre l’ensemble des façons dont les robots sexuels pourraient être utilisés dans la société.

Les robots sexuels et les poupées de même nature seraient de plus en plus avancés. C’est en tout cas ce que révèle un rapport intitulé « Notre avenir sexuel avec les robots », co-écrit par Noel Sharkey, un professeur en intelligence artificielle et robotique à l’Université de Sheffield.

« Nous avons constaté qu’il y avait beaucoup d’entreprises qui faisaient des commandes et nous avons pensé que nous devrions vraiment examiner la chose », a déclaré Noel Sharkey à l’occasion d’une conférence de presse organisée à Londres, ajoutant que certains robots sexuels seraient proposés pour une utilisation potentiellement douteuse.

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Certains de ces robots sur le marché ont l’air extrêmement humain. Ils sont capables d’accomplir un nombre croissant d’actes sexuels, y compris la fellation. Les robots sexuels masculins peuvent même « pousser » avec un faux pénis.

Mais Noel Sharkey a surtout exprimé son inquiétude quant à l’émergence des robots sexuels, dont certains ressemblent à des enfants. Le professeur a demandé l’interdiction d’importer des robots aux allures d’enfants au Royaume-Uni, car leur utilisation soulèvera automatiquement des questions d’ordre éthique et moral.

Pourtant, ces robots-enfants sont déjà commercialisés. L’entreprise japonaise Trottla a notamment mis en vente un robot à l’effigie d’une jeune écolière destiné aux pédophiles. Le dirigeant de la compagnie se nomme Shin Takagi et a lui-même avoué être un pédophile. Il affirme n’avoir jamais violenté un enfant car il utilisait sa poupée. « J’aide les gens à exprimer leurs désirs, légalement et éthiquement. Cela ne vaut pas la peine de vivre si vous devez vivre avec un désir réprimé », assure Shin Takagi.

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Selon les informations divulguées par ce rapport, plus de 60% des hommes, et environ 30% des femmes sont favorables à l’utilisation de robots sexuels. Mais il est pour l’heure impossible de déterminer le nombre de personnes qui possède ce genre de robot, car les fabricants ne divulguent pas ces données.

Au Canada, la justice tente actuellement de déterminer si posséder un tel objet peut être considéré comme une infraction dans le pays. Cette enquête fait suite à l’interception par la douane, il y a quatre ans, d’un robot-enfant en provenance du Japon destiné à Kennett Harrison, un habitant de Terre-Neuve-et-Labrador. Il est accusé d’avoir été en possession de pornographie infantile. Il a plaidé non coupable et est toujours dans l’attente de son jugement.

La pédophilie et le viol en question

Un domaine hautement controversé donc pour lequel certains militent pour notamment imposer ce type de robot en prévention du viol ou en thérapie. « Certaines personnes disent qu’il vaut mieux qu’ils violent des robots plutôt que de violer des vrais gens. D’autres personnes disent que cela encouragerait encore plus les violeurs », a déclaré Sharkey, qui a lancé la Foundation for Responsible Robotics il y a 18 mois. Pour Sharkey, c’est clair : « Je pense que cela encouragerait la pédophilie et la rendrait plus acceptable pour agresser les enfants ».

Cité dans le rapport, « The Ethical and Social Implications of Robotics » affirme pour sa part que « traiter les pédophiles avec des robots enfants sexuels est à la fois une idée douteuse et répugnante. Imaginez le traitement du racisme en laissant un abus de robot marron. Cela fonctionnerait-il ? Probablement pas ». 

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Par ailleurs, des robots sexuels sont également proposés pour être utilisés dans des foyers pour personnes âgées. « Bien sûr, les personnes âgées veulent avoir des rapports sexuels. Mais c’est un peu contraire à leur dignité, surtout si vous avez une maladie d’Alzheimer sévère et que vous ne pouvez vraiment pas faire la différence dans ce que vous faites. Difficile », dit Sharkey. Des robots sexuels sont également proposés aux personnes handicapées et à celles qui ont une anxiété sociale à l’égard du sexe. « Il existe un droit humain fondamental selon lequel tout le monde a droit à une vie sexuelle, y compris les personnes handicapées », poursuit Sharkey.

On sait également que certaines entreprises, qui fabriquent ce type d’humanoïdes, comptent aller encore plus loin en ajoutant une intelligence artificielle. La compagnie américaine Abyss Creations a en effet déjà présenté une poupée nommée Harmony en mai dernier. Elle est capable de bouger la tête et les yeux, et parle grâce à une application disponible sur tablette. Toujours aux Etats-Unis, il existe aussi un robot sexuel en développement appelé « Roxxxy ». Ce robot est doté d’une peau synthétique et peut endosser cinq personnalités différentes.

Il est également possible que les couples, engagés dans une relation à longue distance, puissent avoir une réplique de silicium l’un de l’autre. En tout cas, un sondage publié par l’agence d’innovation Nesta en juin a révélé qu’un quart des jeunes sauteraient avec joie un robot. Mais pour Sharkey, les robots ont un certain nombre de limites dans les relations : « S’ils le font, ça va être très triste car ce sera une relation à sens unique. Les robots n’ont pas d’autre émotion. Les gens se lient avec les robots, mais c’est vraiment un moyen. Tu aimes un artefact qui ne peut t’aimer et c’est triste. Ils peuvent avoir un orgasme ou quoi que ce soit et prétendent vous aimer. Mais ils ne seront pas aussi bons ».

Un débat très hot à suivre…

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Caterpillar investit dans une start-up d’impression 3D https://humanoides.fr/caterpillar-fastbrick-hadrian/ https://humanoides.fr/caterpillar-fastbrick-hadrian/#comments Sun, 09 Jul 2017 06:59:01 +0000 https://humanoides.fr/?p=53479 Caterpillar vient d’investir 2 millions de dollars dans Fastbrick Robotics, la société australienne à l’origine du robot maçon nommé Hadrian X. Il est capable de poser 1 000 briques par heure et construire une maison en moins de trois jours ! Son nom ? Hadrian X. On comprend mieux pourquoi ce robot a attiré l’attention […]

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Caterpillar vient d’investir 2 millions de dollars dans Fastbrick Robotics, la société australienne à l’origine du robot maçon nommé Hadrian X.

Il est capable de poser 1 000 briques par heure et construire une maison en moins de trois jours ! Son nom ? Hadrian X. On comprend mieux pourquoi ce robot a attiré l’attention du géant américain de la construction Caterpillar.

À l’origine dévoilé en 2015, le système a conquis Caterpillar, qui vient de s’associer à son développeur Fastbrick à travers un protocole d’entente. Les deux sociétés collaboreront au développement, à la fabrication, aux ventes et aux services de cette technologie de maçonnerie, avec un conseil d’alliance stratégique nouvellement établi qui détermine les meilleurs moyens d’intégrer Hadrian aux clients de la construction dans différents pays.

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Construit sur un bras de flèche de 30 m attaché à un camion, Hadrian X est un robot-maçon de pose rapide capable de rester dans une seule position pendant son oeuvre. Un modèle CAO 3D de la maison est introduit dans le système et, suite à ces instructions, le robot peut couper et placer jusqu’à 1 000 briques par heure, en tenant compte des portes, des fenêtres, des caractéristiques et des canaux pour le câblage électrique et la plomberie. Edifiant !

Grosso modo, une main robotique pose la brique et applique un adhésif au lieu du mortier, ce qui améliore l’efficacité thermique. Le robot scanne son environnement pour déterminer exactement où placer les briques. Et ce sans faire de pause…

Outre son investissement de 2 millions de dollars dans cette technologie, Caterpillar conserve une option pour ajouter un montant supplémentaire de 8 millions de dollars dans l’opération. « Fastbrick Robotics est ravi de signer un protocole d’entente avec Caterpillar et se félicite d’avoir cette entreprise en tant que nouvel actionnaire. Caterpillar est un leader de l’industrie mondialement reconnu et nous sommes impatients de collaborer avec eux et d’unir nos équipes pour partager des idées, poursuivre l’innovation et explorer des opportunités de commercialisation de notre technologie unique », a déclaré Mike Pivac, le directeur général de Fastbrick Robotics.

Selon un rapport financier publié en avril, les premières versions commerciales d’Hadrian X devraient être livrées d’ici la fin de l’année 2017.

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