Humanoïdes https://humanoides.fr Robots, Drones, Intelligences Artificielles Mon, 22 May 2017 07:16:18 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.4 SoftBank continue de bien couver sa star Pepper https://humanoides.fr/softbank-pepper-innorobo/ https://humanoides.fr/softbank-pepper-innorobo/#respond Mon, 22 May 2017 07:16:18 +0000 https://humanoides.fr/?p=53129 Leader mondial de la robotique humanoïde, SoftBank Robotics fabrique et commercialise des robots interactifs et autonomes. Tout récemment, Carrefour, Renault ou encore AXA Banque ont choisi d’intégrer le fameux robot Pepper dans leur stratégie de relation client. Entretien avec Nicolas Boudot, directeur marketing chez SoftBank Robotics Europe, en direct du salon Innorobo 2017. Votre robot Pepper est partout. […]

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Leader mondial de la robotique humanoïde, SoftBank Robotics fabrique et commercialise des robots interactifs et autonomes. Tout récemment, Carrefour, Renault ou encore AXA Banque ont choisi d’intégrer le fameux robot Pepper dans leur stratégie de relation client. Entretien avec Nicolas Boudot, directeur marketing chez SoftBank Robotics Europe, en direct du salon Innorobo 2017.

Votre robot Pepper est partout. Quel bilan tirez-vous ?
Nous sommes là car c’est l’évènement robotique français de l’année. Ce que l’on présente, ce sont les évolutions en terme d’offres et de solutions. On était présent sur le salon l’an dernier avec tout un environnement pour le lancement de notre programme de partenaires en Europe pour lequel Pepper est disponible. Un an après, on peut tirer le bilan. Depuis un an, on a mis en place notre écosystème ainsi que notre propre événement Pepper World qui a eu lieu le 20 avril. De 23, on est passé à 70 partenaires à travers 20 pays en Europe qui pour nous sont clés dans le business model. Nous sommes réellement l’entreprise qui développe le robot Pepper, c’est-à-dire tout le software qui lui permet d’être capable de parler et de bouger. Mais nous n’avons pas pour vocation de devenir des spécialistes des marchés possibles, du retail, du tourisme ou de la santé. On voit maintenant que nous avons des solutions abouties sur le domaine du retail avec des outils de gestion de contenus, le CMS, et des solutions de réceptionniste.

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Hoomano fait notamment partie de vos partenaires. Quel est votre sentiment sur ces Lyonnais plein de ressources ?  
Ils ont un beau CMS en retail et une offre éducation intéressante. Hoomano est un partenaire historiquement important. On a travaillé avec eux sur de beaux projets, à commencer au tout départ sur un projet lié à la SNCF. Depuis, ils enchainent, avec Darty, Kiabi et différentes banques.

Quels sont actuellement les secteurs les plus porteurs pour Pepper ? 
Les Pepper sont dans la vraie vie. Ils ont une vraie valeur. L’an dernier, nous avons eu des retours d’expériences de Carrefour et Costa Croisières qui commençaient tout juste à les déployer. On a continué à déployer avec Costa qui a désormais cinq bateaux qui ont chacun six robots à bord. Carrefour est passé en phase 2 en Espagne, sur des usages qui ont montré leur vraie valeur comme l’accueil et la promotion de la carte fidélité, l’entertainment et le robot sommelier.

« Aujourd’hui, 300 entreprises en Europe utilisent Pepper« 

Renault a expliqué avoir adopté Pepper suite à la baisse de fréquentation des showrooms à mesure que les parcours d’achat se digitalisent…
En effet, nous avons récemment mené une campagne de communication sur la French Touch avec Renault où Pepper était la star. Le robot a fait la promotion de la gamme Renault. Cela s’est fait en parallèle d’un déploiement de nos robots dans 120 concessions Renault pour accueillir les clients.

Et où en êtes-vous du côté du milieu bancaire ?
Cinq agences d’Axa Bank ont choisi dernièrement Pepper pour accueillir, expliquer comment on peut transférer son compte bancaire d’une banque à l’autre. A terme, Pepper sera capable de faire de la simulation de prêt.

Au total, combien de Pepper avez-vous réussi à déployer en Europe ?
Aujourd’hui, 300 entreprises en Europe utilisent Pepper.

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Selon vous, notre société est donc prête…
Notre axe, c’est clairement de développer les activités du robot dans l’environnement professionnel. Nous avons des usages de Pepper qui sont B to B en Europe et au Japon. Nous avons réelement focalisé l’utilisation des robots dans des environnements professionnels, avec un robot assistant vendeur, réceptionniste, à l’éducation, et à terme aux docteurs dans les hôpitaux. C’est notre axe de developpement pour 2017-2018. On va continuer à travailler sur du robot humanoïde et à long terme arriver avec des offres de robots compagnons sur des usages plus larges. A court terme, on veut déployer du robot comme on le fait aujourd’hui sur des environnements business. On voit qu’en Europe ça se passe bien. Bien évidemment, on voit bien qu’il y a facilement un tiers d’enfants qui interagissent avec les robots. Mais cela veut dire qu’il y a deux tiers d’adultes. Cela signifie que l’acceptation est globale. On voit qu’il y a des personnes de plus de 60 ans qui sont ravis d’interagir avec le robot, qui vont très loin dans l’utilisation. Pepper et Nao sont des robots hyper engageants. Ils créent une relation emphatique avec la personne. Cela ne marche pas qu’avec les Japonais. Cela marche tout court.

Ils ne sont pas encore ultra-performants. Que reste-t-il à améliorer dans un futur proche ?
Plein de choses. Nous en sommes qu’au début. Là tout de suite, les améliorations que nous apportons ce sont de nouvelles versions de soft qui permettent à nos robots de naviguer de façon autonome. C’est à dire d’être capable d’établir une cartographie de l’endroit qu’ils ne connaissent pas, de définir les différents points et de naviguer. Dans un environnement business, ça va ouvrir encore davantage d’opportunités intéressantes. Pour le robot compagnon, on sait qu’il y a des choses à améliorer au niveau du grasping, de l’utilisation des mains et de la manipulation. Nous avons des activités de recherche sur ces parties. Au niveau du dialogue, on est tous sur l’utilisation de moteurs qui sont scriptés. Le monde de l’intelligence artificielle se penche sur le Natural Language Processing, c’est à dire être capable d’avoir des capacités de dialogue naturelles pour les machines. Avec l’analyse syntaxique, on va piocher dans les bases de données collectives pour apporter des réponses suite à la compréhension de la phrase. Tout cela se met en place peu à peu.

Quel est votre regard sur la robotique française ?
On voit que l’Europe et la France restent dynamiques en terme de robotique et de création de start up. Pour certains avec des anciens de chez nous, donc on est ravi. C’est hyper important que l’écosystème français reste actif et vivant.

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Cutii, le tout nouveau robot compagnon des seniors https://humanoides.fr/cutii-compagnon-innorobo/ https://humanoides.fr/cutii-compagnon-innorobo/#respond Sat, 20 May 2017 07:15:32 +0000 https://humanoides.fr/?p=53197 Les robots compagnons font toujours figure de petites stars au salon Innorobo. L’un d’eux vient de faire son entrée dans le top. Il se nomme Cutii. Les stars, vous les connaissez toutes et tous. Ce sont Pepper et Nao, bien sûr. Développés par SoftBank Robotics, ils sont aujourd’hui les robots humanoïdes les plus connus du […]

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Les robots compagnons font toujours figure de petites stars au salon Innorobo. L’un d’eux vient de faire son entrée dans le top. Il se nomme Cutii.

Les stars, vous les connaissez toutes et tous. Ce sont Pepper et Nao, bien sûr. Développés par SoftBank Robotics, ils sont aujourd’hui les robots humanoïdes les plus connus du grand public. Utilisés dans le service à la personne, ils triomphent surtout dans le secteur des robots compagnons, comme d’autres complices nommés Buddy ou Domgy. Leurs atouts ? Ils sont mignons, sympathiques et communicants.

Depuis, d’autres concurrents commencent à émerger. Rencontre en direct du salon Innorobo 2017 avec l’un deux, nommé Cutii. Commandé par la voix, ce dernier se déplace sur roulettes, dialogue et peut mettre en contact visuel avec la famille ou encore le médecin. Lors du dernier CES à Las Vegas, il a même fait un tabac, recevant une récompense remise par les 40 plus grands patrons mondiaux du numérique.

Créé à Roubaix par la société Yumii, il représente une véritable présence au quotidien. « C’est notre première participation en tant que exposant à Innorobo. Nous sommes venus avec notre second prototype qui est 100% autonome. Il permet vraiment de recréer du lien social pour des personnes obligées de rester à domicile. C’est un rayon de soleil. On veut vraiment faire de Cutii le compagnon des seniors, pour aider les personnes âgées à rester à domicile tout en communicant avec la famille, les amis ou le médecin », affirme Maxime Cheramy, responsable du développement robotique chez Yumii.

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Equipé d’un détecteur de chute qui permet d’alerter les secours si besoin, Cutii est surtout une plateforme collaborative qui permet de partager en visio un moment, une visite de musée, de suivre des cours divers, un jeu en ligne ou encore une séance de yoga.

La société Yumii, soutenu par la région Hauts-de-France et Eurasanté, prévoit de livrer ses 20 premiers Cutii dès le mois de juin, de la Chine aux Etats-Unis. Ses experts restent malgré tout conscients des progrès à réaliser. « Dans les années à venir, les fonctionnalités à adapter pour encore progresser se trouvent dans toutes les solutions de reconnaissance vocale. Elles vont beaucoup évoluer dans les prochaines années, notamment sur la facilité d’interaction. Les solutions d’intelligence artificielle embarquée permettront de créer ce genre de produits beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui où il faut développer ses solutions tout seul », explique Maxime Cheramy. Cutii devrait être proposé à la location 700 euros par an.

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Innorobo 2017 : les robots industriels étaient aussi de la partie https://humanoides.fr/innorobo-robot-industrie/ https://humanoides.fr/innorobo-robot-industrie/#respond Fri, 19 May 2017 07:08:59 +0000 https://humanoides.fr/?p=53180 La robotique industrielle fait toujours sensation à Innorobo. Cette année, la cobotique était au centre des discussions. Au milieu des robots de service et autres compagnons, les machines à vocation industrielle étaient bel et bien de la partie. En première ligne, on retrouve le CEA de Saclay (Essonne), centre de recherche et d’innovations emblématique au […]

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La robotique industrielle fait toujours sensation à Innorobo. Cette année, la cobotique était au centre des discussions.

Au milieu des robots de service et autres compagnons, les machines à vocation industrielle étaient bel et bien de la partie. En première ligne, on retrouve le CEA de Saclay (Essonne), centre de recherche et d’innovations emblématique au niveau européen. Plus de 6000 personnes y travaillent. Parmi eux, Yann Perrot, chef du laboratoire robotique interactive. Explications : « C’est un laboratoire d’une cinquantaine de personnes composé de chercheurs, de thésards. Nous développons des technologies de robotique pilotées en effort. Notre histoire d’origine, c’est la téléopération pour les besoins de l’industrie nucléaire. Ces technologies de robotique pilotées en effort nous ont amené au début des années 2000 à commencer à travailler sur la cobotique, l’assistance aux gestes, les exosquelettes, et plus récemment la robotique collaborative depuis 2008-2009 ». Comme le prouve leur préhenseur robotique présent sur le salon. Il s’agit d’une main industrielle capable de saisir ou de manipuler n’importe quel type d’objet de manière très versatile.

robotique-industrie-innorobo-1 Le CEA a réalisé des démonstrations de mains industrielles.

A Saclay, ces experts oeuvrent sur différentes approches. Outre l’amplification d’effort et l’aide à la manipulation, ils ont notamment mis au point les exosquelettes Hercule avec la société RB3D. Mais ce n’est pas tout. Ce centre vient également de créer en octobre dernier une start-up nommée Izybot focalisée sur la robotique collaborative. « Izybot est un robot qui va pouvoir travailler en environnement ouvert au milieu des opérateurs. On va pouvoir le déplacer pour le programmer en démonstration sans avoir à utiliser d’interfaces informatiques. Et puis il va être performant pour des tâches qui nécessitent des efforts comme le parachèvement ou l’assemblage ». Par ailleurs, le CEA co-gère la Factory Lab, une plateforme pour l’industrie du futur qui donne accès à des financements simplifiés et rapides pour des innovations technologiques. Pensez-y.

robotique-industrie-innorobo-2 Izybot est la dernière réalisation en robotique collaborative du CEA.

La préhension, c’est aussi la spécialité de Schunk depuis plus de 30 ans. L’entreprise allemande fournit des marchés très divers, allant de l’automobile au secteur médical en passant par l’aéronautique, l’agroalimentaire ou l’électronique. Leurs systèmes modulaires permettent de contrôler précisément la puissance, l’effort et la vitesse des pinces robotiques. Ainsi, des actionneurs rotatifs peuvent être combinés entre eux afin de bénéficier d’un axe supplémentaire.

Un marché de plus en plus mature

Cette recherche de complémentarité entre l’humain et le robot dépeint vraiment l’enjeu du moment dans l’industrie. On veut bien sûr vous parler de la cobotique, cette branche émergente qui vise à produire des robots assistant l’homme, en automatisant une partie de ses tâches. Adrien Poinssot, responsable commercial pour Universal Robots en France, confirme : « Nos robots se disent collaboratifs. L’idée c’est qu’ils sont préparés pour pouvoir travailler dans une application collaborative, en interaction avec un opérateur, ou en partageant avec lui un espace de travail. Cela se passe à tous niveaux. Cela va de la facilité de programmation à la facilité d’installation. L’idée est vraiment de donner le pouvoir à l’opérateur afin qu’il ait un outil pour produire mieux et qu’il puisse se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. Cela tombe très bien avec tous les enjeux que peuvent rencontrer les usines de production ».

robotique-industrie-innorobo-3 Les robots collaboratifs de Universal Robots.

Chez Universal Robots, 95% de leurs applications servent dans l’industrie, du petit artisan jusqu’aux gros groupes automobiles, de métallurgie ou de textile. Une société qui sait aussi sortir du cadre. En effet, elle propose également d’autres applications à destination du tournage vidéo (travelling en télévision) ou encore de la kinésithérapie pour la rééducation. La société fait également dans l’éducatif en ligne ouvert à tous. Via sa plateforme de formation UR Academy, elle propose aux internautes de devenir programmateur de robot en seulement 87 minutes… « Cela permet de donner des bases et des clés sur les grands principes de la robotique traditionnelle grâce à des simulations interactives qui maximisent votre implication. C’est gratuit et c’est en six modules », explique Adrien Poinssot. Sans oublier UR+, une plateforme en ligne qui met à disposition des utilisateurs des solutions qui ont été réalisées par des développeurs, à l’image de ce que peut faire Google Play. « Ce sont des fonctionnalités qui n’existaient pas d’office sur le robot et qui sont maintenant disponibles car quelqu’un a fait le développement. Cela vaut aussi bien au niveau du software que du hardware », précise Adrien Poinssot.

robotique-industrie-innorobo-4 Ce robot équipé d’un capteur anti-collision est développé par Fogale Robotics.

La cobotique ? C’est aussi le pari de Fogale Robotics situé à Nîmes. « Puisque le marché du robot n’était pas mature il y a une douzaine d’années et qu’il le devient aujourd’hui, nous sommes en train d’adapter nos solutions pour les robots industriels entre autres dans l’automobile et la logistique », affirme William Panciroli, le directeur commercial. Sur Innorobo, William et les siens sont venus présenter leur robot équipé d’un capteur anti-collision. « Il permet de détecter une présence humaine à une certaine distance. Les capteurs sont répartis sur le robot à plusieurs endroits donc lorsque l’on s’approche du robot on peut effectivement détecter la présence humaine et notamment la partie la plus dangereuse, celle qui porte l’outil. Tout ceci se déroule dans des conditions de sécurité optimales », poursuit-il.

L’automobile reste en pôle position

Cette technologie est déjà utilisée dans le domaine médical depuis une douzaine d’années, notamment en radiologie chez General Electric Healthcare. « C’est typiquement un robot coopératif qui permet d’établir des stratégies de contournement de l’humain quand celui-ci se trouve dans le champ de travail du robot. Ainsi l’humain et le robot peuvent travailler indépendamment l’un de l’autre tout en restant en sécurité chacun de leur côté », ajoute William Panciroli.

robotique-industrie-innorobo-5 Les robots humanoïdes de THK.

Le mot de la fin ira aux humanoïdes présents également dans l’industrie. A l’instar du robot R7 développé par le Japonais THK, leader mondial du guidage linéaire. « Nous avons initialement développé le R7 pour montrer notre savoir-faire technique et les composants mécaniques que nous pouvions fournir aux clients, affirme Philippe Eid, ingénieur des ventes chez THK qui compte 35 usines à travers le monde dont une en Alsace. Vu son succès et ses capacités, on a fini par le commercialiser. Il a diverses applications. Il peut manipuler des produits, trier les pièces en sortie d’usine. Grâce à son écran pectoral, il peut aussi servir de robot de service de présentation. Par contre, il n’y a pas d’interaction. Il peut énoncer un message mais pas dialoguer ».

Tout cela pour dire que c’est un secteur qui se porte bien. Mais la France reste encore loin derrière. La Chine est aujourd’hui le plus important marché mondial. En 2015, la Chine a acheté 27% du volume mondial total (68 600 robots) et dépassé les ventes de robots industriels dans l’Europe entière (50 100 unités). La Chine produit même 30% de ces robots industriels. L’Europe reste malgré tout le 2ème marché mondial, devant les USA. C’est toujours l’Allemagne qui s’équipe le plus en robots industriels (50K unités). Alors que l’Europe de l’Est entre dans une ère d’automatisation, la France a accru en 2015 ses achats de robots industriels d’environ 3% pour un volume global de 3 045 robots industriels.

Selon le SYMOP (Syndicat des Machines et Technologies de Production), 40% des robots industriels installés en France en 2014 oeuvrent dans l’automobile, suivis par la métallurgie (16%) et la parachimie (13%). Cette croissance devrait se poursuivre dans les prochaines années, voire s’intensifier avec les initiatives « Industrie 4.0 » qui fleurissent sous différentes appellations un peu partout. Pour l’heure, le taux d’équipement des différentes filières industrielles est encore très bas dans de nombreux pays.

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Awabot et la robolution des beameurs https://humanoides.fr/awabot-robolution-beam/ https://humanoides.fr/awabot-robolution-beam/#respond Thu, 18 May 2017 14:03:08 +0000 https://humanoides.fr/?p=53160 Créée en 2011, la société lyonnaise Awabot n’en finit plus de grandir. Son pari ? Révolutionner la visioconférence et réhumaniser les distances. Dans les allées du salon Innorobo, on ne pouvait pas passer à côté du robot Beam. Ce robot de téléprésence a en effet un atout de taille pour la visioconférence : il est […]

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Créée en 2011, la société lyonnaise Awabot n’en finit plus de grandir. Son pari ? Révolutionner la visioconférence et réhumaniser les distances.

Dans les allées du salon Innorobo, on ne pouvait pas passer à côté du robot Beam. Ce robot de téléprésence a en effet un atout de taille pour la visioconférence : il est mobile. Chez Awabot, qui souffle ses six bougies, on sent beaucoup de fierté. En direct de Lyon, Bruno Bonnell, le président fondateur, témoigne depuis son bureau via un Beam Pro : « Je crois que c’est touchant de voir une start-up qui commence à se développer. Six ans, c’est un âge de raison. Nous ne sommes plus qualifiés comme une start-up. On fait partie des meubles à Innorobo, et c’est avec beaucoup de plaisir ».

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Salim Azouzi, Directeur des Ventes Awabot et Bruno Bonnell sur l’écran d’un BEAM Pro, président d’Awabot.

Aujourd’hui, Awabot s’impose donc peu à peu comme une entreprise leader sur le marché de la téléprésence. Ses experts s’engagent à développer des solutions technologiques d’avant-garde dans le domaine de l’éducation, de la santé, de l’événementiel, du commerce de détail ou encore de l’assistance à la personne. Une démarche assumée qui prône l’émergence de nouveaux rapports entre les hommes et les machines à l’heure de nombreuses problématiques sociétales, du business à la qualité de vie en passant par la présence virtuelle à distance.

« Le plus important, c’est que la robotique de service est en train de gagner progressivement du galon et des marchés, tels que les marchés de la télécommunication intelligente et la téléprésence. Avec la possibilité de communiquer par un écran et également de bouger. Cela concerne aussi le marché de la livraison, qu’elle soit à destination de particuliers dans un hôtel ou pour une utilisation professionnelle comme c’est le cas dans certaines usines », explique Bruno Bonnell. Au coeur de l’industrie du numérique depuis bientôt 40 ans, ce multi-entrepreneur visionnaire (Infogrames, Infonie,…), qui se présente pour « La République en marche » aux législatives dans la 6ème circonscription du Rhône face à Najat Vallaud-Belkacem, ajoute : « Tout cela montre bien qu’en dehors de la robotique humanoïde, il y a une robotique beaucoup plus pratique. Dans la fonctionnalité, on voit bien que celle-ci augmente l’homme au lieu de le remplacer ».

Chez Awabot, le produit phare à destination des professionnels se nomme le Beam+Max, pour lequel il faut compter 6400 euros. Du haut de ses 135 cm pour 22 kg, il est équipé de deux caméras grand angle et de quatre microphones. Comment ça marche ? Primo : connexion à l’application Beam. Secundo : prise de contrôle d’un robot BeamPro, Beam+ ou Beam+Max. Tertio : interaction à distance avec un interlocuteur et déplacement libre dans ses locaux.

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Steve Cousins, fondateur de Savioke et créateur de ROS

En parallèle, Awabot a également présenté son robot Relay. Après l’hôtellerie, ce robot de livraison autonome conquiert de nouveaux terrains de jeux. « C’est un projet exceptionnel pour lequel nous sommes partenaires, c’est formidable pour nous d’être en Europe », assure Steve Cousins, le président de l’entreprise californienne Savioke à l’origine du robot. Au tour de Jérémie Koessler, directeur général d’Awabot, de renchérir : « Nous sommes extrêmement honoré de collaborer avec Steve et ses équipes de Savioke, une société emblématique de la robotique mondiale. C’est grâce à ces produits que Awabot rayonne. Nos produits font partie des plus avancés en robotique de service B to B. Nous espérons faire un grand chemin avec Steve sur ces prochaines années et conquérir l’Europe avec ces robots ».

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Robot de livraison autonome Relay sur le stand Awabot

Aux Docks de Paris, clients et partenaires d’Awabot ont été conviés à venir raconter, témoigner et partager leurs projets avec les visiteurs. Tous sont convaincus que la téléprésence est la solution de service pour une communication plus humaine dans le domaine de la robotique. « On a décidé de prendre la robotique sous le format des usages plutôt que de la technologie », précise Jérémie Koessler. Vous avez jusqu’à jeudi 18h pour venir participer aux meet-ups organisés par Awabot. En direct du stand R11.

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Hease Robotics met le paquet pour sa borne mobile Heasy https://humanoides.fr/hease-heasy-innorobo/ https://humanoides.fr/hease-heasy-innorobo/#respond Thu, 18 May 2017 07:02:03 +0000 https://humanoides.fr/?p=53141 Après une participation réussie au CES 2017 de Las Vegas, l’équipe de Hease Robotics poursuit son éclosion. Son créneau ? Le marché des robots dédiés aux services d’accueil et d’aide à la vente. Basée à Villeurbanne près de Lyon et fondée depuis septembre dernier, cette startup a déjà tout d’une grande au sein d’un marché […]

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Après une participation réussie au CES 2017 de Las Vegas, l’équipe de Hease Robotics poursuit son éclosion. Son créneau ? Le marché des robots dédiés aux services d’accueil et d’aide à la vente. Basée à Villeurbanne près de Lyon et fondée depuis septembre dernier, cette startup a déjà tout d’une grande au sein d’un marché prometteur. Son produit phare se nomme Heasy, le premier robot kiosque interactif avec terminal de paiement intégré. Entretien avec Jade Le Maitre, la directrice technique dynamique de Hease Robotics en direct du salon Innorobo.

Votre robot a un faux air de Wall-E. Présentez-le nous…
Dès le départ, nous nous sommes donnés un but très ambitieux : faire en quatre mois un robot que nous montrerions au CES de janvier dernier. Nous avons réussi ce pari. Heasy a rencontré un petit succès. Heasy, c’est le tout premier robot kiosque interactif qui accueille les visiteurs dans les lieux publics. Dans tous les endroits où  actuellement vous voyez une borne interactive très basique clouée au sol comme dans les gares, les aéroports, les centres commerciaux, les musées… Tous ces grands lieux assez vastes avec beaucoup de personnes qui vont et viennent… Ces bornes seront remplacées par Heasy. Nous avons vraiment comme idée que dans dix ans les bornes seront mobiles. Nous sommes là pour faire le futur des bornes. Et ce futur est là maintenant avec Heasy.

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Pourquoi un service de paiement mobile intégré au robot Heasy ?
Actuellement nous avons deux robots dont un qui a été customisé par notre partenaire Wordline France avec un terminal de paiement dernière génération qui nous permet de montrer un cas d’usage extrêmement intéressant à l’accueil d’un cinéma. Vous aurez un robot qui vous conseille sur votre film et qui vous permet ensuite d’acheter la place. Ensuite, quand vous sortez de la salle, le robot est là pour vous accueillir et vous permettre de laisser un avis sur le film que vous venez de voir. Un avis qui servira ensuite aux futurs visiteurs pour choisir leur film.

En quoi séduit-il autant le public ? Il semble très différent de l’illustre Pepper qui fonctionne moins bien dans un environnement bruyant…
Nous l’avons designé de base avec plusieurs idées en tête. Le robot est fait pour les grands espaces publics donc il doit être grand et visible de loin. Il mesure 1m50 pour 40kg. Dans les espaces publics, il y a énormément de bruit. C’est pourquoi on se passe complètement de reconnaissance vocale pour focaliser l’interaction sur l’écran. Et au final, ce grand écran tactile de 19 pouces extrêmement lumineux attire les gens. Celui-ci permet d’embarquer des applications développées selon les standard du web. On voit des gens se servir de l’écran et on sent qu’ils comprennent vraiment l’utilité du robot. Sa tête est inclinable. Elle est dotée d’un dispositif de vision stéréoscopique qui lui permet de détecter la présence d’humains et de se tourner vers eux.

« Des concepteurs de robots utiles qui marchent« 

Quelles sont les perspectives pour Heasy ?
On va entrer en phase d’industrialisation pour le premier trimestre 2018 et vendre ainsi des robots. On va passer par un network de distributeurs et de partenaires pour cela, car notre métier c’est de faire du robot. On va s’appuyer sur leurs expertises, et ensuite conquérir le monde (rires).

Vous ne manquez pas d’ambitions…
Bien sûr. Notre souhait c’est de voir des Heasy à la place de toutes ces bornes vieilles qui ne peuvent pas se mettre à jour de manière simple et qui ne sont pas adaptées à la société d’aujourd’hui. Heasy va apporter de réelles plus-values, à la fois au niveau du software et du hardware.

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Combien allez-vous en produire à court terme ?
La production va s’adapter aux ventes. Actuellement nous sommes sur 100 ventes pour 2018 et 1000 pour 2019. Ce sont des commandes de professionnels en B to B. Vous ne le verrez pas dans une maison.

Quels sont ces professionnels ?
Nous annoncerons nos clients dans les six mois.

Quelle est votre posture vis-à-vis de notre société ?
Nous avons créé Hease car nous avons eu des demandes de clients qui souhaitaient avoir à terme des robots chez eux pour un cas d’usage bien spécifique. Nous existons car ce marché est prêt. On a eu la chance d’avoir des premiers entrants sur ce marché qui ont débroussaillé le terrain et évangéliser. Cela nous permet d’arriver avec un produit simple, efficace et utile. Nous nous voyons vraiment comme des concepteurs de robots utiles qui marchent. Chaque robot que nous ferons aura une utilité et une forme adaptée à cette utilité.

Et ce salon Innorobo, qu’en pensez-vous ?
C’est un peu spécial pour moi car je faisais partie de l’équipe organisatrice du salon jusqu’à l’année dernière. Je suis ravie de voir ce salon continuer. Il y a énormément de nouvelles boîtes de robotique. Cela prouve que c’est un secteur extrêmement dynamique avec des produits de plus en plus finis. On est loin d’Innorobo Maker des premières années. On commence à voir des entreprises avec de vraies épaules, que ce soit en France ou en Europe. C’est l’année des belles surprises.

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Robots d’interactions : Hoomano mène la danse avec ses applications https://humanoides.fr/bentaieb-hoomano-innorobo/ https://humanoides.fr/bentaieb-hoomano-innorobo/#respond Wed, 17 May 2017 18:13:47 +0000 https://humanoides.fr/?p=53109 Start-up lyonnaise née il y a deux ans, Hoomano booste les robots sociaux avec de l’intelligence artificielle. Leader sur un marché en pleine expansion, l’équipe de Hoomano crée des logiciels pour des robots d’interactions tels que Pepper et Nao (Softbank Robotics), Buddy (Blue Frog Robotics), Heasy (Hease Robotics) ou encore Cozmo (Anki). Entretien avec Ali Ben Taieb, business […]

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Start-up lyonnaise née il y a deux ans, Hoomano booste les robots sociaux avec de l’intelligence artificielle. Leader sur un marché en pleine expansion, l’équipe de Hoomano crée des logiciels pour des robots d’interactions tels que Pepper et Nao (Softbank Robotics), Buddy (Blue Frog Robotics), Heasy (Hease Robotics) ou encore Cozmo (Anki). Entretien avec Ali Ben Taieb, business developer chez Hoomano, en direct du salon Innorobo 2017.

Que diriez-vous pour présenter Hoomano ?
Nous avons démarré à quatre personnes dans un appartement à Lyon. Aujourd’hui, on est toujours à Lyon avec également un bureau au Japon pour une vingtaine de personnes. Nous sommes toujours partenaires de SoftBank Robotics. On développe des applications sur le robot Pepper mais aussi sur d’autres robots. On a développé aussi un CMS (Content Management System) qui permet de créer du contenu de manière très simple sur les robots. L’idée c’est de donner la possibilité à nos clients de développer et de modifier du contenu sur leurs robots de manière simple et très intuitive. Aujourd’hui nous avons différents robots utilisés sur divers secteurs. Je peux citer par exemple dans le retail le cas Darty qui utilise des robots pour l’accueil client, de l’orientation en magasin, de la collecte de satisfaction client. Il y a aussi des robots qui sont utilisés par des banques, notamment à Lille au Crédit Agricole pour de l’animation. L’objectif pour nos clients dans l’utilisation des robots, notamment Pepper, c’est réenchanter l’expérience client. Notre spécificité, notre touche, notre savoir-faire, c’est de créer des applications avec un objectif de garder toujours en contact le client au maximum possible. Pour avoir une expérience ludique avec le robot.

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Comment êtes-vous devenus partenaire de Softbank ?
C’est plutôt l’histoire de Hoomano qui veut ça. On a démarré le développement sur les robots d’intéraction avec Nao au moment des premières plateformes que développait Aldebaran devenu Softbank. Il y a un programme de partenaires qui est disponible pour intégrer le réseau de distributeurs de Softbank. Etant précurseur et ayant démarré très tôt, cela s’est fait plutôt de manière collégiale. On avait une expérience sur le robot Nao. Pepper nous intéressait avant même sa sortie. Aujourd’hui, nous sommes donc distributeur du robot Pepper et développeur d’applications certifiées sur Pepper.

Qu’est-ce qui vous a séduit chez ces robots pour venir travailler dessus ?
Ce sont des robots au design parfait. L’interaction avec les utilisateurs est également parfaite, on ne peut pas dire le contraire. Ce sont des interfaces conformes dans l’utilisation sur différents types de marché. Chez les banquiers, les retaileurs, mais aussi dans des résidences seniors. Mais avant tout, ce qui nous importe, c’est comment je vais impacter l’utilisateur que je vais avoir en face du robot. Dans le choix de la plateforme, c’est très important.

« Le robot d’interaction a plus d’impact qu’une simple borne« 

Votre objectif majeur est que publics et robots interagissent toujours plus instinctivement. Où en êtes-vous de ce côté là ?
Le robot devient une interface sympa à travers laquelle je vais avoir des informations ludiques, décalées mais efficaces. On va avoir des robots positionnés face à des bornes. Aujourd’hui, le robot d’interaction va forcément avoir plus d’impact qu’une simple borne. Les robots sont utilisés aujourd’hui pour délivrer de la véritable information. Les utilisateurs le comprennent comme ça maintenant. Par la suite, ce qui nous importe dans notre stratégie R&D, c’est de faire en sorte que le robot soit de plus en pus conscient de l’environnement dans lequel il est pour adapter son comportement. Ici on est sur un salon, il y a beaucoup de bruits, beaucoup de visiteurs. Le software doit prendre en compte ces conditions-là, donc c’est complexe. Il doit être beaucoup plus efficace dans l’interaction et doit adapter sa façon de faire avec l’utilisateur qui l’a en face.

Pourquoi avez-vous tenu à participer à Innorobo 2017 ?
L’objectif est sur trois volets. Le premier c’est de montrer notre plateforme de création de contenu sur le robot Pepper. N’importe qui peut venir créer des contenus. Le deuxième, c’est que nous avons une version de cette plateforme qui est dédiée au monde de l’éducation. Beaucoup de laboratoires, d’universités et de centres de recherche sont équipés de robots Pepper et Nao. Avec cette plateforme, ils peuvent avoir une simplicité de création de contenu. Le troisième objectif, c’est d’intégrer au maximum le robot dans l’écosystème dans lequel il se trouve. Nous avons développé avec notre partenaire Oberthur Technologies (leader mondial de la sécurité digitale) des solutions qui augmentent la capacité du robot, dans le sens où on va permettre de connecter le robot à un réseau externe de manière simple. On va ajouter des solutions, telles que des possibilités de payer directement via le robot.

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Vos applications sont donc en permanente évolution…
Nous avons déjà commencé avec nos clients à travailler sur d’autres usages, comme avec les Senioriales pour animer des sessions ludiques avec des résidents. Avec nos clients type Crédit Agricole ou Darty, le but est de développer davantage l’interface avec leurs systèmes d’information pour délivrer un service plus juste et plus qualitatif. Si je te parle d’un produit, le robot doit savoir si il est en stock, à quel prix il est, etc. Nous sommes toujours dans cet esprit d’interface digitale dans le monde physique afin d’enrichir l’expérience utilisateur chaque jour.

Quelle est votre stratégie derrière votre ouverture d’un bureau au Japon ?
On veut s’adresser au marché japonais et ses spécificités. Le Japon reste un marché beaucoup plus mûr et mature sur le nombre de robots disponibles. Il y a 3000 Pepper vendus au Japon. En Europe, nous en sommes à 300. L’objectif pour nous est clairement d’y vendre nos applications.

Enfin, comment voyez-vous l’avenir ?  Le public européen notamment est-il prêt à utiliser des robots, autant à domicile qu’en entreprise ?
C’est une question difficile sur le volet à domicile. Le cas du robot Buddy est un gros challenge. Blue Frog souhaite le vendre au grand public d’ici la fin d’année. Nous sommes très proches d’eux pour le développement du contenu de Buddy. Sur le côté BtoB, ça commence à être de plus en plus clair, sur le fait que le robot est une borne d’interaction en concurrence avec les bornes traditionnelles. Encore faut-il que le robot concrétise bien ce qu’il doit faire et que le client adhère à ce que fait le robot. Pour le grand public, c’est compliqué de se projeter. Nous on y croit. De quelle manière ? Est-ce que ce seront des robots ? Est-ce que ce seront des interfaces vocales comme Amazon ou Alexa ? On verra.

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Les drones séduisent moins les investisseurs https://humanoides.fr/drones-investissement-marche/ https://humanoides.fr/drones-investissement-marche/#respond Wed, 17 May 2017 06:35:19 +0000 https://humanoides.fr/?p=52998 Alors que l’entreprise chinoise DJI domine les ventes des drones de loisirs, le financement des drones est en baisse. Selon le rapport annuel réalisé par AgFunder, qui dresse une synthèse des levées de fonds réalisées par les entreprises du secteur robotique, le financement des drones en 2016 a diminué de 64% par rapport aux niveaux […]

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Alors que l’entreprise chinoise DJI domine les ventes des drones de loisirs, le financement des drones est en baisse.

Selon le rapport annuel réalisé par AgFunder, qui dresse une synthèse des levées de fonds réalisées par les entreprises du secteur robotique, le financement des drones en 2016 a diminué de 64% par rapport aux niveaux de 2015. Autrement dit, les capitaux collectés par les sociétés évoluant dans ce secteur ont très nettement reculé.

En 2015, selon AgFunder, le plus gros contrat de drone a été évalué à 75 millions de dollars pour DJI, leader mondial dans la fabrication de drones de loisir. Suivi par 3D Robotics et son contrat à 64 millions de dollars.

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Si ces levées de fonds ont baissé, c’est qu’elles se sont surtout déplacées vers les prestataires de service au détriment des fabricants. En outre, le type d’entreprises financées oeuvrent dans le capteur, les services périphériques basés sur l’analyse, plutôt que dans la fabrication de drones.

Ainsi, le secteur des drones ne fascine plus autant les investisseurs. Leur enthousiasme se porte désormais sur autre chose. En effet, l’inspection d’infrastructures et la livraison constituent les secteurs les plus prometteurs pour les drones.

Les drones de service ont toujours la cote

Selon The RobotReport, la plus grosse opération (43,8 millions de dollars) de 2016 a concerné Zipline International. Cette société californienne vise le marché de la livraison aérienne, notamment pour transporter vaccins, médicaments ou prélèvements sanguins en Afrique.

En seconde position, on trouve Airware (30 millions de dollars) qui fabrique des autopilotes. Airware a ainsi pu racheter la société française Redbird, spécialisée dans le traitement de données numériques. Viennent ensuite les 27 millions de dollars pour 3D Robotics qui a permis au constructeur américain de passer de la commercialisation de drones de loisirs au traitement de données (cartographie, inspection) pour les secteurs de la construction, des télécoms ou de l’énergie.

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En vérité, les drones continuent donc d’intéresser les investisseurs pour les services qu’ils permettent d’offrir : de la collecte au traitement de données numérisées en passant par la logistique. Aujourd’hui, seul le chinois DJI, qui détient les deux-tiers du marché des drones de loisirs, résiste. Le principal fabricant de quadcopter au monde continue de multiplier les lancements de nouveaux produits. Selon Bloomberg Businessweek, DJI, qui conçoit ses produits dans ses usines de Shenzhen, est évalué à 10 milliards de dollars. Tous ses sous-traitants sont également à Shenzhen, ce qui rend contrôlable la chaîne d’approvisionnement. DJI produit ainsi de nouveaux drones tous les 6 mois, défiant toute concurrence.

Les limites communes auxquelles font face tous ses fabricants et fournisseurs de services ? La réglementation concernant la ligne de visée et l’autonomie, la durée de vie limitée des batteries, les problèmes de connectivité, le traitement et l’analyse d’images ou encore la capacité de charge utile limitée… Tout reste à inventer.

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Innorobo 2017 : au coeur du salon https://humanoides.fr/salon-innorobo-paris-2017/ https://humanoides.fr/salon-innorobo-paris-2017/#respond Tue, 16 May 2017 19:58:31 +0000 https://humanoides.fr/?p=53079 La septième édition du plus grand salon français de la robotique de services a débuté ce mardi au nord de Paris. C’est au sein des mythiques entrepôts et magasins généraux de la capitale appelés les Docks que des robots s’activent dans tous les sens depuis mardi matin. Dans ce monde de tous les possibles, les rencontres […]

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La septième édition du plus grand salon français de la robotique de services a débuté ce mardi au nord de Paris.

C’est au sein des mythiques entrepôts et magasins généraux de la capitale appelés les Docks que des robots s’activent dans tous les sens depuis mardi matin. Dans ce monde de tous les possibles, les rencontres vont bon train. D’emblée, on tombe nez à nez avec Romain et Dounia, deux étudiants qui pilotent à distance Beam, un robot de télé-présence développé par la société lyonnaise Awabot. « J’ai eu l’opportunité de découvrir cette entreprise. Ce salon était la bonne occasion d’utiliser leurs robots étant donné que je suis un fan. Ils nous permettent de nous connecter à distance et d’être mobile », confie Romain de l’EM Business School de Lyon. « Je trouve cela très intéressant pour les gens notamment qui ne peuvent pas aller au musée pour des raisons diverses ou les élèves qui ne peuvent pas se rendre en salle de classe », réplique pour sa part Dounia, étudiante en médiation culturelle. Un petit au revoir à travers la webcam et le duo s’envole dans les allées en quête de nouvelles interactions.

innorobo-dacheux-paris-1 Romain et Dounia, étudiants, communiquent à distance avec Marine Le Borgne, chargée de communication d’Awabot.

Direction la Corée du Sud, pour laquelle le salon a dédié un espace spécifique pour sa délégation de roboticiens. Outre les drones et les poissons robotiques, c’est surtout leur Fine Robot qui attire l’attention. Ce dernier vient de passer la serpillère. Un atout considérable pour nous autres êtres humains flemmards. « La France est de plus en plus intéressée par la robotique de service à la personne, explique J. Kim, le directeur de Kiria Robotics qui représente la délégation sud-coréenne sur le salon. On est ici pour investir et venir présenter nos produits. En Corée du Sud, la robotique de service se développe vraiment depuis 2010. Actuellement on vise le marché européen. Mais nous souhaitons aussi developper un nouveau marché avec les compagnies françaises ». Avec 27% des 253 750 robots achetés en 2015, la Corée du Sud est en effet le leader mondial dans le secteur de la robotique de services.

innorobo-dacheux-paris-2 J. Kim, directeur de Kiria Robotics.

Sur les coups de 11h surgit Arnaud Montebourg. D’une grande discrétion depuis son élimination dès le premier tour de la Primaire socialiste, l’ancien ministre de l’Economie fervent défenseur du Made in France a fait le show le temps d’une petite demi-heure. Conquis par sa rencontre avec Buddy, un robot compagnon français bien sûr, il confie : « c’est un robot mis à la portée de tous, accessible, avec des fonctions pour la vie quotidienne. Il est grand public, ce qui n’était pas le cas de ses prédécesseurs. Et il a l’avantage d’avoir été fabriqué en France. Cette entreprise a un grand avenir devant elle ».

innorobo-dacheux-paris-3 Rodolphe Hasselvander, co-fondateur de Blue Frog Robotics, la joue selfie avec l’ex ministre de l’Economie Arnaud Montebourg.

Cette entreprise, c’est la parisienne Blue Frog Robotics co-fondée par Rodolphe Hasselvander qui s’est permis le selfie qui va bien avec Arnaud Montebourg. Cet ex-directeur du Centre de Robotique Intégrée d’Île-de-France a passé sa journée à multiplier les démonstrations. « Nous avons créé Blue Frog il y a trois ans dans le but de démocratiser la robotique. Quelques mois après, nous avons sorti Buddy qui est le premier robot compagnon mobile destiné au grand public. Notre cible c’est la famille avec des applications ludo-éducatives, la sécurisation de la maison quand on n’est pas là, tout ce que peut faire un assistant vocal avec la capacité d’être mobile. Ce robot génère de l’empathie. Le but est de créer ce lien entre les humains et la machine », explique Rodolphe.

« Les gens sont prêts pour les robots »

Et c’est une affaire qui roule puisque plus d’1 million d’euros de préventes ont été réalisés sur leur dernière opération de crowdfunding que nous avions suivie ici. « Dans les gens qui l’ont acheté, il n’y a pas que du geek. Il y a des personnes âgées qui l’ont pris pour elles, d’autres qui l’ont pris pour leurs enfants et d’autres pour leurs parents en perte d’autonomie. Les gens sont prêts pour les robots », assure Rodolphe, qui a hâte d’entamer la phase d’industrialisation prévue pour début 2018.

innorobo-dacheux-paris-4 Jade Le Maitre, directrice technique de Hease Robotics.

Dans les allées, un grand robot visible de loin avec son faux air de Wall-E a su sortir du lot. Développé par Hease Robotics, Heasy avait déjà rencontré un vif succès lors du CES de janvier dernier à Las Vegas. « Il s’agit du tout premier robot kiosque interactif qui accueille les gens dans les grands espaces publics tels que les gares, les centres commerciaux, les musées. Notre idée c’est que dans dix ans les bornes seront mobiles », explique Jade Le Maitre la directrice technique de cette jeune start-up lyonnaise déjà assurée de vendre une petite centaine de robots en 2018. Avant d’ajouter : « Je suis ravie de voir ce salon continuer. Il y a énormément de nouvelles boîtes de robotique. Cela prouve que c’est un secteur extrêmement dynamique avec des produits de plus en plus finis ». Un dynamisme que les organisateurs d’Innorobo et sa Présidente Mme Catherine Simon mettent en évidence depuis 2011.

innorobo-dacheux-paris-5 Des étudiants de l’école d’ingénieurs ESME de Lyon.

Le temps de croiser Pepper et son compère Nao, les stars de Softbank Robotics, et nous voici face à face avec Colossus. Innorobo 2017 n’est en effet pas seulement consacré aux robots de service. Colossus, signé Shark Robotics, c’est ce robot pompier dont se servent notamment les sapeurs parisiens depuis le mois d’avril. Ce dernier transporte entre autres du matériel et intervient sur les incendies. « La vocation de la société n’est pas de remplacer l’homme mais de l’assister en l’éloignant du risque. C’est un salon important pour nous car cela nous permet de faire beaucoup de rencontres. On consacre beaucoup de temps aussi aux jeunes qui viennent nous voir. Ils sont surpris par les machines et ça leur donne envie de rejoindre ce milieu », témoigne Jean-Jacques Topalian, le directeur fondateur du leader français des drones terrestres.

Un salon tourné vers les usages et les usagers

Des étudiants justement, nous en avons croisé quelques-uns. A l’instar de Timothée et ses compères de l’école d’ingénieurs ESME de Lyon. Tous fans d’Iron Man, ils vivent un rêve éveillé depuis ce matin : « A l’école, on apprend l’électronique, le codage, la mécanique, le contrôle d’une prothèse. Etre ici, c’est énorme et super cool. On s’échange plein de cartes, ce qui est pas mal pour trouver des stages. On dialogue avec des gens du métier, c’est très pointu ».

C’était aussi l’occasion de croiser tout un tas de robots compagnons, plus nombreux d’une édition à l’autre. Parmi eux citons notamment les Sanbot, Even Bots, Cutti ou encore Cogibot. Sans oublier les stands des grands industriels qui promeuvent les bras et la cobotique, de Schunk à Fogale Robotics en passant par Universal Robots. « En interaction avec un opérateur ou en partageant un espace de travail, ces robots industriels se disent collaboratifs. L’idée est de donner le pouvoir à l’exploitant afin qu’il ait un outil pour produire mieux », précise au passage Adrien Poissot, responsable commercial pour la France chez Universal Robots.

innorobo-dacheux-paris-6 Universal Robots et ses bras robotiques industriels collaboratifs.

Revenons pour finir sur quelque chose de plus ludique. Venu spécialement de San Diego en Californie pour présenter son imprimante 3D, Aria Noorazar de Cubibot témoigne : « C’est la première fois que nous la montrons en Europe. Avec elle, vous pouvez imprimer tout ce que vous voulez. C’est intéractif et éducatif. Elle est très design, malléable, connectée. Si vous avez des enfants vous pouvez leur imprimer des jouets. Un enfant qui aurait une idée de faire une moto ou une voiture aurait juste à faire le croquis et directement passer au niveau manuel avant de l’imprimer. Cela allie gain de temps, efficacité et le bénéfice de le faire soi-même ». Pourquoi Paris alors ? « Paris est un lieu de rêve pour tous les gens du monde entier. C’est le lieu où la mode naît, où les innovations viennent. C’est un lieu idéal pour présenter quelque chose d’innovant ». Noté.

innorobo-dacheux-paris-7 Aria Noorazar, directeur de Cubibot, et sa chargée de communication.

Pour cette première journée, l’excellence française était donc bel et bien au rendez-vous (voir la photo de groupe ci-dessous avec les robots français présents sur le salon). En clôture, à 18h, avait lieu la conférence de Riel Miller, expert et praticien internationalement reconnu de prospective stratégique. Ce dernier a notamment échangé sur les hypothèses que nous sommes amenés à élaborer pour concevoir notre vision du monde de demain. Bref, Innorobo 2017 et ses 160 exposants sont réellement tournés vers les usages et les usagers. Vous avez encore jusqu’à jeudi pour venir participer sur la plaine Saint-Denis à l’éclosion de la société de demain.

robots français à Innorobo 2017

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Microsoft injecte de l’IA partout où elle peut https://humanoides.fr/microsoft-intelligence-artificielle/ https://humanoides.fr/microsoft-intelligence-artificielle/#respond Tue, 16 May 2017 07:34:43 +0000 https://humanoides.fr/?p=53026 Microsoft vient de dévoiler de nouvelles innovations technologiques visant à faire entrer l’intelligence artificielle dans le quotidien en utilisant les ressources de l’informatique dématérialisée. C’est bien simple. La multinationale américaine a décidé de placer de l’IA partout. « Nous injectons l’intelligence artificielle dans tous les produits et services que nous offrons », a confirmé Harry Shum, le […]

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Microsoft vient de dévoiler de nouvelles innovations technologiques visant à faire entrer l’intelligence artificielle dans le quotidien en utilisant les ressources de l’informatique dématérialisée.

C’est bien simple. La multinationale américaine a décidé de placer de l’IA partout. « Nous injectons l’intelligence artificielle dans tous les produits et services que nous offrons », a confirmé Harry Shum, le vice-président de Microsoft, à l’occasion de la conférence Build 2017. des développeurs du groupe qui a lieu jusqu’au 12 mai à Seattle. « Nous assemblons depuis plus de 20 ans les briques pour construire la vague actuelle d’innovations dans ce secteur », poursuit Harrey Shum.

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Ainsi, Microsoft joue dans la cour de l’intelligence artificielle depuis un certain temps déjà, notamment pour développer le traitement de la parole. « Nous sommes l’une des deux sociétés qui ont créé un index mondial du web (Bing) qui prend beaucoup d’IA », rappelle Harry Shum. C’est notamment le passage au « cloud » qui a contribué à accélérer l’innovation. Avec plus de 100 millions d’abonnés Office 365 et l’outil OneDrive, Microsoft possède très certainement beaucoup de données. « Le service du cloud est capable d’exécuter des millions de calculs », affirme Harry Shum. Dans PowerPoint par exemple, le Quick Starter utilise l’IA pour aider à trouver le bon modèle de base, parfois à l’aide d’un seul mot tapé par l’utilisateur. L’IA de Microsoft peut même enrichir les présentations PowerPoint. Un système de vision cognitive analyse les photos et génère automatiquement Alt-Text pour elles.

Cortana dans votre maison

Les domaines les plus en vue sont l’apprentissage des machines, la reconnaissance vocale et les moyens de permettre aux robots d’identifier ce qu’ils voient. Pour Microsoft, le but est de faire entrer l’IA dans le quotidien des utilisateurs, notamment par le biais de la domotique et de l’utiliser pour améliorer les échanges entre l’utilisateur et les assistants vocaux équipant smartphones et autres tablettes. L’objectif de la conférence organisée à Seattle est d’améliorer les échanges entre les développeurs et Microsoft, qu’ils soient des étudiants développant une application ou des équipes d’ingénieurs professionnels.

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Cortana va arriver un peu partout dans votre maison. Lancé avec Windows 8.1, il restait pour l’instant réservé aux smartphones et aux ordinateurs. Mais à l’heure d’une rude concurrence, Microsoft compte bien lancer ses propres assistants personnels pour la maison. La firme tente ainsi à travers cette conférence de convaincre des développeurs de créer des applications et des produits compatibles avec Cortana. Nous savons par ailleurs que Microsoft lancera bientôt Cortana sur la Xbox ainsi que sur une enceinte en partenariat avec HP et Intel d’ici la fin de l’année 2017.

La concurrence fait rage en matière d’IA

Microsoft n’est en effet pas le seul groupe à travailler sur ce secteur où il affronte d’autres géants comme Amazon, Apple, Google ou encore IBM. Amazon vient de présenter une version à écran tactile de son assistant vocal Alexa alors que Harman-Kardon, propriété du groupe sud-coréen Samsung, a annoncé la prochaine commercialisation de son haut-parleur Invoke utilisant l’assistant vocal Cortana de Microsoft et intégrant le logiciel d’appel vidéo Skype.

« Microsoft essaie d’utiliser l’IA pour aider les entreprises à résoudre leurs problèmes et les développeurs à améliorer leurs applications. C’est différent d’Amazon, Facebook et de Google qui essaient avant tout de collecter des informations personnelles en utilisant l’IA pour vous vendre des choses ou vous envoyer des publicités », estime pour sa part Patrick Moorhead, analyste chez Moor Insights and Strategy. Ce dernier souligne ainsi que Microsoft laisse les développeurs modifier les commandes gestuelles, les logiciels de reconnaissance vocale et autres fonctions plutôt que de devoir les harmoniser selon un modèle commun à toutes les applications.

Contrairement à IBM avec Watson, Microsoft ne compte pas pour autant consolider tous ses efforts en matière d’IA derrière la marque Cortana. « Je pense que nous devons faire attention à l’endroit où nous avons Cortana et où nous ne le faisons pas. Pour moi, cela implique un ensemble complet de fonctionnalités au lieu de petits nuggets. Nous infiltrerons sans aucun doute l’intelligence et la compréhension dans tous nos produits de manière très partagée et partageable », insiste Harry Shum.

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Innorobo 2017 : le salon de la robotique de retour à Paris https://humanoides.fr/salon-innorobo-paris/ https://humanoides.fr/salon-innorobo-paris/#respond Mon, 15 May 2017 11:45:24 +0000 https://humanoides.fr/?p=53064 L’évènement européen dédié aux innovations robotiques et à l’ensemble de leurs champs d’application se tient du 16 au 18 mai 2017 aux Docks de Paris. Si vous êtes un fan de robotique, vous connaissez forcément Innorobo et votre pass 2017 est déjà téléchargé sur votre smartphone. Dans le cas contraire, vous avez jusqu’à jeudi pour […]

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L’évènement européen dédié aux innovations robotiques et à l’ensemble de leurs champs d’application se tient du 16 au 18 mai 2017 aux Docks de Paris.

Si vous êtes un fan de robotique, vous connaissez forcément Innorobo et votre pass 2017 est déjà téléchargé sur votre smartphone. Dans le cas contraire, vous avez jusqu’à jeudi pour vous rendre sur les quais de La Plaine Saint-Denis. Cette année, pour la 7e édition, Innorobo fait peau neuve en direct de la capitale pour la deuxième année consécutive, après cinq éditions sur Lyon. Plus de 160 exposants de plus de 19 nationalités et un parterre d’experts internationaux vous présenteront les dernières avancées de la robotique. Sans oublier les grands enjeux tels que l’intelligence artificielle, la place de l’écosystème français et des intégrateurs, la collaboration internationale ou encore l’éducation.

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Innorobo, c’est surtout une foire spécialisée dans les robots de service. Avec d’un côté les robots de service professionnels et médicaux et de l’autre des robots de compagnie. Ces trois jours sont donc l’occasion d’évoquer la ville intelligente, la maison connectée, la robotique médicale et de santé, l’industrie du futur et la robotique de terrain, les robots dédiés au commerce et à l’accueil, ou encore les nouvelles technologies (hardware, software et composants) qui permettent aux robots d’être toujours plus performants.

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Au fur et à mesure des avancées technologiques et de l’apparition de nouveaux acteurs, notre société entrevoit la robotique comme une réponse à nos enjeux majeurs. Des milliers de robots à travers le monde s’intègrent désormais dans l’industrie, les services, nos villes et nos campagnes, ainsi que dans des lieux inaccessibles à l’homme.

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C’est sous l’égide de Catherine Simon, présidente et fondatrice de la société Innoecho, que le salon Innorobo a pris peu à peu une autre dimension en se basant sur les échanges et les expertises sur place. Une approche humaine qui souhaite avant tout vous aider à vous poser les bonnes questions.

Dans les allées, vous serez au coeur d’un espace de conversations, entre acteurs de la communauté robotique, représentants institutionnels, usagers et chercheurs. Une manière de contribuer chacun à son niveau à l’accélération des innovations vers leurs marchés. Une manière surtout de se rendre compte que le monde de la robotique n’est plus une utopie.

A ne surtout pas manquer

Le 16 mai :
La journée de mardi s’ouvrira dès 9h30 avec les Etats Généraux de la Robotique avec pour thématique l’excellence française. En parallèle aura lieu une Tech’Talk sur le droit et l’éthique avec l’intervention de Serge Tisseron, psychanalyste auteur de « Le jour où mon robot m’aimera : vers l’empathie artificielle ». En matinée, vous aurez également la possibilité de vous rendre aux ateliers technologiques sur la navigation robuste des systèmes autonomes et la sureté des systèmes collaboratifs. Alors que les exposants auront la parole au cours de divers pitch, Esben Ostergaard, spécialiste de la cobotique et co-fondateur d’Universal Robots, la prendra sur les coups de 15h. Outre les grands débats et tables rondes sur la formation, il ne faudra surtout pas rater à 18h la conférence de Riel Miller, expert et praticien internationalement reconnu de prospective stratégique. Ce dernier échangera notamment sur les hypothèses que nous sommes amenés à élaborer pour concevoir notre vision du monde de demain.

Le 17 mai :
Le lendemain, Aquitaine Robotics lancera les échanges sur les besoins en faveur des seniors et des aidants professionnels. La journée sera essentiellement consacrée aux solutions robotiques pragmatiques qui répondent aux enjeux concrets des entreprises. Elle comprendra des sessions de pitchs inversés et un programme complet dédié aux nouveaux intégrateurs. Vous découvrirez Lucas, Sitia, Réseau 3R, BA Systèmes et bien d’autres. En matinée, vous pourrez également découvrir une présentation du marché et d’acteurs robotiques de Corée du Sud, sous l’égide de Kiria. Différentes conférences et master class auront lieu l’après-midi sur l’intégration et les usages de la robotique collaborative sous l’angle de la responsabilité juridique ainsi que sur la stratégie d’entreprises et les business modèles.

Le 18 mai : 
La troisième et dernière journée sera placée sour le signe de la coopération. Outre le Forum Robotique et Education, de prestigieux laboratoires de recherche français et étrangers vous feront découvrir leurs merveilles technologiques. Sous l’égide du GDR Robotique (Groupement de recherche), GipsaLab, une unité du CNRS à Grenoble, vous parlera, entre autres, d’interactions avec les robots humanoïdes, Heudiasyc présentera ses travaux sur les véhicules autonomes ou encore IRSTEA évoquera son engagement pour une production agricole plus productive tout en respectant l’environnement. Sans oublier l’INRIA qui présentera son algorithme de la curiosité et de la motivation intrinsèque pour l’éducation avec Poppy.

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Informations pratiques

Horaires : Mardi 16 Mai – 9h à 18h / Mercredi 17 Mai – 9h à 18h / Jeudi 18 Mai – 9h à 17h

Adresse : Les Docks de Paris – Groupe Eurosites, 50 Avenue du Président Wilson, 93200 La Plaine Saint-Denis

Transports : Métro Front Populaire (ligne 12) ou arrêt Stade de France (RER B et D).

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Mercedes en route vers les taxis-robots https://humanoides.fr/mercedes-taxi-robot/ https://humanoides.fr/mercedes-taxi-robot/#respond Sun, 14 May 2017 06:51:02 +0000 https://humanoides.fr/?p=52649 C’est officiel. Mercedes-Benz, la division automobile de Daimler, et l’équipementier Robert Bosch s’associent dans le développement des voitures autonomes afin d’accélérer la production de taxis-robots. Cette alliance entre le numéro un mondial des voitures haut de gamme et le premier équipementier mondial forme une concurrence de poids à d’autres groupes puissants qui travaillent eux aussi […]

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C’est officiel. Mercedes-Benz, la division automobile de Daimler, et l’équipementier Robert Bosch s’associent dans le développement des voitures autonomes afin d’accélérer la production de taxis-robots.

Cette alliance entre le numéro un mondial des voitures haut de gamme et le premier équipementier mondial forme une concurrence de poids à d’autres groupes puissants qui travaillent eux aussi sur des projets de taxis autonomes. Avec Bosch, Mercedes entend obtenir des ressources en termes d’ingénierie. La firme allemande va certainement gagner plusieurs années dans la mise au point d’un système de production pour voitures autonomes. Son service de taxi sans chauffeur devrait débarquer dans nos rues d’ici trois ans. « Le premier objectif du projet est de parvenir au développement d’un système de conduite qui permettra aux voitures de circuler de manière pleinement autonome dans la ville », indique Daimler dans un communiqué.

Ce n’est pourtant pas la première poignée de main entre Daimler, Mercedes et Bosch. En 2015, déjà, nous avions évoqué le système de stationnement autonome de Daimler dont les composants nécessaires à l’installation avaient été réalisés par Bosch. Aujourd’hui, Bosch est devenu l’un des principaux fournisseurs de systèmes d’aide à la conduite au monde. L’entreprise a même récemment conclu un partenariat avec le producteur américain de matériel informatique Nvidia dans le but de développer des systèmes pour les véhicules autonomes.

La voiture vient vous chercher

Pour Mercedes, comme pour ses concurrents, il s’agit de fournir un service de mobilité plus pratique et confortable que les transports en commun actuels. La voiture viendra vous chercher avant de vous déposer exactement à l’adresse indiquée. Tout en vous libérant du souci de lui trouver une place de stationnement… « Dans une partie spécifique de la ville, les utilisateurs pourront avec leur smartphone solliciter une voiture automatisée partagée », confirme le communiqué de Daimler. Les deux groupes comptent dans un premier temps faire circuler leurs taxis-robots respectivement à San Francisco et dans la ville d’origine de Daimler, Stuttgart.

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Ici, l’objectif est clairement de développer à la fois un système de conduite automatisée (SAE niveau 4) et de véhicules autonomes sans chauffeur (SAE niveau 5). Une stratégie lancée à travers le concept-car F 015 présenté à Las Vegas en 2015, alors qu’il n’était qu’un prototype.

Aujourd’hui équipée des logiciels les plus récents, cette Mercedes ne passe pas inaperçue : des champs à LED à l’avant et à l’arrière qui affichent « Je m’arrête » afin d’avertir les piétons, des bandes d’un passage piéton projetées sur la route par le système laser haute définition de la voiture ou encore six écrans d’affichage Ultra HD à l’intérieur qui affichent des informations relatives à l’environnement.

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Du F 015 à la Classe S 500 Intelligent Drive, Mercedes-Benz est aujourd’hui très proche de la réalisation de la voiture autonome. Pour preuve, la Classe S suréquipée a roulé de façon autonome en 2013 de Mannheim à Pforzheim. Soit 100 kilomètres, et sans qu’un pilote n’intervienne. Mercedes a également reçu une autorisation de l’État du Nevada pour tester la Nouvelle Classe E en conduite autonome depuis l’année dernière.

Des réussites qui sont le fruit d’un très gros investissement. En 2016 et en 2017, le groupe Daimler a investi 14,5 milliards d’euros dans la recherche et le développement, sans parler des 14 milliards dans de nouvelles immobilisations corporelles. Objectifs ? Faire évoluer l’analyse par des algorithmes intelligents des données de différents capteurs (caméras, radars, ultrasons, etc.) et la visibilité de la voiture au-delà de la portée de ses propres capteurs.

En route pour l’IA avec Nvidia

En vérité, Mercedes a déjà noué d’autres partenariats pour ses voitures autonomes. Le constructeur allemand a en effet annoncé au CES 2017 son intention de sortir une voiture utilisant de l’intelligence artificielle d’ici 2018, grâce à la technologie de l’entreprise californienne Nvidia. « Vous ne pouvez pas simplement acheter une boîte et l’installer dans votre voiture pour en faire un véhicule autonome », a expliqué Jen-Hsun Huang, le PDG de Nvidia. Avant que Sajjad Khan, le responsable du digital chez Mercedes, révèle que les deux entreprises travaillent main dans la main depuis trois ans : « Nous avons un bureau à Sunnyvale et Jen-Hsun a une équipe installée à Stuttgart ».

A Sunnyvale, les employés de Mercedes-Benz Research & Development North America (MBRDNA) se chargent du développement d’algorithmes et du deep learning (apprentissage par la machine). À Stuttgart, une équipe oeuvre sur l’intégration des véhicules, les capteurs, le développement de l’unité de contrôle et le développement du « Vehicle Control Center ». Peu de détails ont été révélés quant à l’utilisation que ce futur véhicule fera de l’intelligence artificielle. Selon toutes vraisemblances, Mercedes fera appel au système d’assistance avancée « Co-Pilot » de Nvidia, voire à une conduite 100% autonome dans certaines zones bien définies (avec cartes HD, infrastructure adaptée et cadre légal approprié).

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Toutes les firmes du secteur considèrent les voitures autonomes et leurs déplacements en taxi comme un marché très lucratif. Un marché provisoirement dominé par les services tendances du moment tels que Uber, Lyft ou encore Didi. Sans parler des entreprises comme General Motors et Google qui prennent également part à la course des véhicules autonomes. Côté constructeurs, BMW avec son iNext est prêt à faire de même d’ici 2021 en nouant des alliances stratégiques alors que Ford estime, selon son directeur du développement Ken Washington, que le véhicule entièrement autonome n’apparaîtra pas avant 2026. En France, le groupe PSA a lancé fin mars ses premiers essais sur route pour des automobilistes non experts dans le cadre de son programme AVA, « Autonomous Vehicle for All ». 

Selon des estimations de Goldman Sachs publiées l’année dernière, le marché global des véhicules autonomes et des systèmes d’aide à la conduite devrait passer de 3 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros) en 2015 à 272 milliards de dollars en 2035. On comprend mieux la compétition actuelle entre les différents constructeurs du monde entier qui travaillent d’arrache-pied pour développer les bonnes combinaisons de capteurs, d’actionneurs et d’intelligence artificielle. Alors préparez-vous car les jours du chauffeur, puis du conducteur, sont comptés.

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Ikea veut installer de l’IA dans ses meubles https://humanoides.fr/ikea-intelligence-artificielle/ https://humanoides.fr/ikea-intelligence-artificielle/#respond Sun, 14 May 2017 06:46:37 +0000 https://humanoides.fr/?p=52956 Le constructeur suédois a lancé une grande étude pour comprendre les attentes du consommateur par rapport à l’intelligence artificielle. Ce n’est pas du tout une info en kit. Ikea, le roi de l’achat impulsif de mobiliers pas chers à monter soi-même, veut se lancer dans l’IA. Etes-vous prêts à parler avec votre canapé ? Souhaitez-vous […]

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Le constructeur suédois a lancé une grande étude pour comprendre les attentes du consommateur par rapport à l’intelligence artificielle.

Ce n’est pas du tout une info en kit. Ikea, le roi de l’achat impulsif de mobiliers pas chers à monter soi-même, veut se lancer dans l’IA. Etes-vous prêts à parler avec votre canapé ? Souhaitez-vous que ce dernier s’adapte selon vos préférences, à l’aide d’une intelligence artificielle placée dans votre maison ? Feriez-vous la causette avec votre plan de travail de cuisine ? Qu’attendez-vous des assistants domestiques ? Les laisseriez-vous contrôler les lumières, les alarmes, la température ? Devraient-ils être autonomes, stimulants, obéissants, aidants ?

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Intitulée « Do you speak human ? » (« Parlez vous l’humain ? »), l’enquête révèle, sous la forme d’un sondage interactif, que le public préfère un assistant virtuel humanoïde sans genre et sans religion. Le consommateur lambda veut également que l’IA sache, à l’avance, ce qu’il veut et pourquoi.

« Nous savons que l’IA arrive et nous savons qu’il existe d’énormes possibilités dans ce domaine pour créer un meilleur service pour les gens du monde entier », a déclaré Göran Nilsson, chef de l’innovation conceptuelle d’Ikea. Avant de poursuivre : « Ikea pourrait répondre aux besoins individuels des individus et venir en aide aux 285 millions de personnes souffrant de déficience visuelle à l’aide d’AI et d’interfaces de conversation. Nous sommes curieux d’entendre comment les gens se sentent à propos de l’IA ».

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Pour l’heure, en marge de cette enquête qui cherche à savoir quel robot vous vendre, Ikea travaille sur plusieurs projets tels que l’éclairage intelligent. Le géant suédois planche également sur des meubles du quotidien intégrant des solutions de recharge sans fil pour smartphone. Mais tout reste à définir quant à une profonde modélisation et inclusion d’une IA dans ses meubles. Dans un futur proche en tout cas, on se doute bien que nos armoires, lampes et autres étagères ne vont pas rester longtemps hors connexion.

Dans l’univers tendance de la Smart Home, Ikea a bien évidemment quelques milliards à dépenser pour poursuivre ainsi son leadership sur le confort de vie bon marché aux lignes épurées. Le questionnaire a été lancé le 28 avril dernier par Space 10, son laboratoire créatif chargé d’anticiper le monde de demain. Et vous pouvez y participer ici.

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Sayonara : les androïdes d’Ishiguro au cinéma https://humanoides.fr/sayonara-film-androide-ishiguro/ https://humanoides.fr/sayonara-film-androide-ishiguro/#respond Fri, 12 May 2017 14:26:28 +0000 https://humanoides.fr/?p=53045 A l’heure où les robots au cinéma et à la télévision sont de plus en plus souvent créés en images de synthèse ou a contrario par des acteurs, le réalisateur Koji Fukada fait dans son film Sayonara – au cinéma depuis le 10 mai – un choix radicalement différent. Le film raconte la relation entre […]

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A l’heure où les robots au cinéma et à la télévision sont de plus en plus souvent créés en images de synthèse ou a contrario par des acteurs, le réalisateur Koji Fukada fait dans son film Sayonara – au cinéma depuis le 10 mai – un choix radicalement différent. Le film raconte la relation entre une jeune femme, Tania, et son robot, Leona, dans un Japon irradié suite à des attaques nucléaires sur ses centrales. Elles assistent toutes les deux, patientes et résignées, à la fin d’un monde. Le réalisateur a confié le rôle du robot à un véritable Androïde anthropomorphe, développé par le professeur Hiroshi Ishiguro d’Osaka, baptisé le Geminoid F. Koji Fukada a découvert le robot dans une pièce du dramaturge Oriza Hirata dont Sayonara est l’extension cinématographique.

« Il est difficile de résumer mon excitation lors de la découverte de la pièce. Il y avait la stupéfaction de voir jouer sur une même scène, un androïde et une comédienne, un dispositif inédit dans l’histoire du théâtre. Bien entendu, ce qui m’intéresse dans la machine du Geminoid F, c’est qu’elle est le reflet presque parfait de l’homme et qu’elle incarne en cela notre désir, toujours reformulé par l’art ou la science, d’éloigner le seuil de la mort. » explique le réalisateur. Le film est ainsi poussé par une réflexion sur l’intelligence artificielle qui sera peut-être le dernier témoin du monde façonné par les hommes.

Ishiguro, cet explorateur de l’androgénie

Depuis 10 ans, Hiroshi Ishiguro crée une lignée d’androïdes de plus en plus réalistes, insistant sur la qualité du rendu des peaux, des mouvements des articulations et des expressions du visage. Sous la peau en silicone du robot se trouvent des dizaines de micro-moteurs qui visent à s’approcher des mouvements humains. Cet hyper-réalisme est pour Hiroshi Ishiguro une approche spéculaire de la robotique visant, non pas à imiter, mais à mieux comprendre le propre de notre humanité.

« Ces robots peuvent être un outil pour comprendre les humains. En sciences cognitives, par exemple : quel rôle a le mouvement des yeux dans une conversation ? Les robots peuvent nous aider à le comprendre, en activant ou en désactivant cette fonction pour des expériences. » déclare-t-il au festival SXSW lors d’une présentation (Le Monde, 17 mars 2016).

tournage film sayonara

Ishiguro est allé jusqu’à créer un androïde à son image, Geminoid HI-1, qui le représente lors de conférences ou de présentations à l’étranger. Il est convaincu que d’ici cinq ans les robots offriront des solutions pour lutter contre la solitude ou inter-agir avec des patients autistes.

Le Geminoid F présent dans Sayonara est l’un de ses androïdes les plus développés. Après le théâtre d’Oriza Hirata, Sayonara est la deuxième intrusion de la créature d’Ishiguro dans le domaine artistique.

scène du film sayonara avec robot androïde

androide en chaise roulante

Sayonara affiche du film

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Blackbelt, la première imprimante 3D sur tapis roulant https://humanoides.fr/blackbelt-imprimante-3d/ https://humanoides.fr/blackbelt-imprimante-3d/#respond Fri, 12 May 2017 06:47:02 +0000 https://humanoides.fr/?p=53019 La startup hollandaise Blackbelt 3D vient de dévoiler sa toute nouvelle imprimante 3D. Dotée d’un tapis roulant, celle-ci est capable d’imprimer des objets longs et ce sans interruption. L’innovation signée Blackbelt s’apprête à bouleverser le marché des imprimantes FDM (Fused Deposition Modeling) classiques. Avec cette imprimante 3D, il sera désormais possible de produire en série […]

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La startup hollandaise Blackbelt 3D vient de dévoiler sa toute nouvelle imprimante 3D. Dotée d’un tapis roulant, celle-ci est capable d’imprimer des objets longs et ce sans interruption.

L’innovation signée Blackbelt s’apprête à bouleverser le marché des imprimantes FDM (Fused Deposition Modeling) classiques. Avec cette imprimante 3D, il sera désormais possible de produire en série rapidement et facilement. Ce nouveau type de machine de production industrielle peut en effet créer des pièces et objets très longs, en imprimant une partie après l’autre sans interruption. Comment ? Grâce à un tapis roulant unique qui déplace l’impression sur un seul axe.

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En fibre de carbone composite, Blackbelt précise que ce tapis a été « choisi et testé avec précaution ». Ainsi, le matériau d’impression 3D adhère correctement à la surface, sur un tapis qui fonctionne comme l’axe Z d’une imprimante 3D classique. A chaque nouvelle couche de matériau déposé, le tapis fait office de plateau d’impression en bougeant horizontalement.

« Notre idée derrière ce nouveau concept est de rendre l’utilisation d’une imprimante 3D FDM aussi facile que celle d’une imprimante 2D. Il vous suffit d’appuyer sur un bouton pour commencer l’impression et c’est prêt », se réjouit-on du côté de Blackbelt. D’un objet long à des petites pièces en série, cette imprimante peut tout faire. Et ce sans intervention de son propriétaire. Un bac, placé au bout du tapis, se charge de récolter les impressions. Personnalisable et modulable, la machine dispose de trois têtes d’impression avec des diamètres de buse différents. Son cadre peut s’adapter à la longueur de l’impression.

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En imprimant 13 pouces par 13 pouces à l’infini, l’engin peut par exemple sortir de longs panneaux latéraux de voiture. Sans oublier que l’imprimante a un angle d’impression unique qui lui permet d’imprimer du plastique sur le bord d’attaque. Cela signifie que les objets peuvent être imprimés sans supports car le système n’imprime pas en bas à l’instar des systèmes FDM normaux.

Une campagne de financement participatif via la plateforme Kickstarter est prévue à partir du 13 mai. Pour un système de bureau, il faudra compter environ 9500 euros. Pour un système plus vaste avec un cadre sur pied et une rallonge pour créer des objets à grande échelle, le prix sera aux alentours des 12 500 euros. Bref, un projet révolutionnaire à suivre de près !

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TEDx lance un appel à idées pour le futur https://humanoides.fr/tedx-idees-futur/ https://humanoides.fr/tedx-idees-futur/#respond Thu, 11 May 2017 06:44:24 +0000 https://humanoides.fr/?p=52974 TEDx Saclay, pour sa 3e édition, lance un appel à idées ouvert aux étudiants, entrepreneurs, doctorants, chercheurs ou simplement passionnés. Le but ? Changer le monde. Nous en étions restés à l’édition intitulée « Au-delà des limites » à l’automne dernier en direct du Lab d’EDF. Cette fois, pour sa 3ème édition, TEDx Saclay a choisi de […]

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TEDx Saclay, pour sa 3e édition, lance un appel à idées ouvert aux étudiants, entrepreneurs, doctorants, chercheurs ou simplement passionnés. Le but ? Changer le monde.

Nous en étions restés à l’édition intitulée « Au-delà des limites » à l’automne dernier en direct du Lab d’EDF. Cette fois, pour sa 3ème édition, TEDx Saclay a choisi de se mettre « Au Service du vivant ». C’est sur cette thématique que les intervenants questionneront notre futur. De l’agriculture à la culture en passant par l’architecture, la santé, les technologies, l’éducation et l’économie…

À l’aube de quelles révolutions sommes-nous ? Serons-nous capables d’en tirer le meilleur ? Serons-nous capables de mettre en œuvre toute la capacité de la recherche et de l’innovation technologique et sociale au service de l’humain et de l’environnement ? Vaste programme.

Situé au cœur d’un pôle scientifique et technologique à Paris, TEDx Saclay prévoit de réunir à terme 20 à 25% de la recherche française, organismes de recherche, grandes écoles, universités et entreprises privées. Imaginées en Californie en 1984, les conférences TED (pour Technology, Entertainment et Design) reposaient au départ sur un principe simple : accorder 18 minutes de parole à des intervenants qui portent un regard novateur sur leur domaine de compétence. Ces conférences, souvent critiquées pour leur élitisme, mêlent chaque année au coeur des débats idées inspirantes, progrès technologiques et humanité.

Face à son succès, TED souhaite permettre à la communauté élargie de ses fans de diffuser « l’esprit TED » à travers le monde. « Le programme TEDx a été créé pour cela : continuer à partager des idées et notre passion de la connaissance. Le « x » signifie qu’il s’agit d’événements qui sont organisés indépendamment tout en respectant un certain nombre de critères définis par TED », indique Assya Van Gysel, la fondatrice de TEDx Saclay.

Ainsi, l’événement promet cette année de prendre une nouvelle dimension. Le 30 novembre prochain, il devrait réunir près de 1000 participants au sein du Campus Supélec. Une opportunité pour tout porteur d’idées de se faire connaître… Les candidatures sont à déposer en ligne avant le 31 mai, 23H59…

Le jury, formé des iConnecteurs et organisateurs de l’événement, retiendra un(e) intervenant(e) par catégorie. La pré-sélection aura lieu le 8 juin où cinq profils par catégorie seront retenus. La sélection finale se tiendra ensuite le 22 juin sur le campus Data 4 de Paris-Saclay. Les heureux élus seront ensuite invités en tant que « speaker » à présenter leurs concepts le 30 novembre. Alors tentez votre chance, vous n’avez rien à perdre !

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Airbus promet un taxi aérien autonome d’ici 2020 https://humanoides.fr/airbus-taxi-aerien/ https://humanoides.fr/airbus-taxi-aerien/#respond Wed, 10 May 2017 15:39:28 +0000 https://humanoides.fr/?p=52989 Le constructeur aéronautique européen espère que ses véhicules volants vont résorber les problèmes d’embouteillage tout en rendant le transport moins cher. L’idée de voir voler des voitures qui bourdonnent autour des zones urbaines et qui se faufilent entre les buildings a longtemps fasciné les gens. Pour Airbus, ce n’est plus qu’une question de temps. Et […]

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Le constructeur aéronautique européen espère que ses véhicules volants vont résorber les problèmes d’embouteillage tout en rendant le transport moins cher.

L’idée de voir voler des voitures qui bourdonnent autour des zones urbaines et qui se faufilent entre les buildings a longtemps fasciné les gens. Pour Airbus, ce n’est plus qu’une question de temps. Et ce malgré les craintes liées aux conditions de sécurité. L’entreprise estime en effet que le fait de sortir l’humain de l’équation peut rendre les véhicules volants autonomes et bien réels. Le projet est actuellement en cours d’élaboration sous le nom de Vahana.

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Ici, l’enjeu majeur est le trafic urbain et ses bouchons. Une problématique que souhaite enrayer Airbus avec l’utilisation de taxi aérien auto-volants. En effet, les embouteillages dans les zones urbaines sont devenus un problème mondial. Non seulement une perte de temps pour les voyageurs, mais aussi une réduction de la productivité globale, la création de pollution et l’utilisation significative d’énergie. Les urbanistes construisent de plus en plus de routes, ce qui ne résout pas nécessairement le chaos observé aux heures de pointe du matin et du soir.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas utiliser la troisième dimension », a déclaré Arne Stoschek, responsable des systèmes autonomes de l’Airbus A3 dans un laboratoire de la Silicon Valley. Selon des statistiques empruntées à Uber, Arne Stoschek souligne qu’un voyage de San Francisco à San Jose de 90 km prend environ 1h40 en voiture. Ce même voyage utilisant un avion couvrirait 70 km et ne prendrait que 15 minutes, une énorme économie de temps. Uber estime également que le coût d’un tel voyage pourrait être de seulement 43$ à court terme et de 20$ à long terme.

Un test grandeur nature de Vahana dès la fin de l’année

Le projet Vahana s’appuie sur l’idée d’un avion à propulsion électrique capable d’atterrir aux héliports, supprimant ainsi la nécessité d’utiliser les aéroports, avec une capacité pour un ou deux passagers. En utilisant des piles, Vahana pourrait parcourir environ 96 km à environ 225 km/h. Toute amélioration de la densité de la batterie au cours des prochaines années augmenterait la gamme de Vahana. Arne Stoschek a même affirmé que Airbus compte tester dès la fin de l’année 2017 un prototype d’engin autonome volant pour circuler en zone urbaine.

Doté de huit hélices et de deux paires d’ailes, l’engin serait donc capable de décoller et d’atterrir à la verticale. Avec à son bord des capteurs caméra, radar et lidar pour lui donner une vision à 360 ​​degrés. Comme pour les voitures autonomes, un ordinateur traite les données du capteur et identifie les obstacles sur le chemin du taxi aérien. Stoschek souligne que contrairement à une voiture, les avions n’ont pas de freins. L’ordinateur devrait comprendre comment contourner des objets comme les oiseaux ou d’autres appareils. Bien sûr, les avions auto-pilotes seraient probablement en communication les uns avec les autres, en acceptant des chemins complémentaires.

Une nouvelle génération de taxis aériens électriques

Stoschek admet que les ordinateurs actuels ont besoin de trop de puissance pour effectuer un auto-pilotage sur une plate-forme comme Vahana, où chaque watt et kilo seront cruciaux. Cependant, il estime qu’en 2020, le matériel et les logiciels auront suffisamment avancé pour permettre à Vahana de prendre son envol. Ce qui pourrait changer considérablement notre façon de travailler et de nous déplacer en ville.

Bref, il y a encore du boulot avant qu’une mégalopole puisse accepter ce type d’engin susceptible de réduire les congestions automobiles. Mais l’accélération des progrès technologiques dans la conduite autonome permet de rêver. En parallèle, d’autres projets pullulent un peu partout à travers la planète. Au cours de la prochaine décennie, une nouvelle génération de taxis aériens électriques pourrait transformer considérablement l’espace aérien urbain à basse altitude. Ces petits avions de décollage et atterrissage à la verticale (VTOL) vont-ils remplacer les hélicoptères tel que nous les connaissons ? Peu probable pour l’heure.

Ainsi Uber travaille actuellement sur son concept Uber Elevate. L’entreprise vise à déployer ses premiers taxis aériens dans les villes de Dallas et Dubaï d’ici 2020. Tout comme Aurora Flight Sciences, Lilium ou encore Carter Aviation Technologies qui promettent des gammes de taxis aériens e-VTOL. Par ailleurs, Larry Page, PDG et co-fondateur de Google, soutient la start-up californienne Zee.aero, mais aucune image n’est disponible sur le projet en cours de gestation.

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L’intelligence artificielle anticipe mieux les attaques cardiaques https://humanoides.fr/intelligence-artificielle-cardiaques/ https://humanoides.fr/intelligence-artificielle-cardiaques/#respond Wed, 10 May 2017 07:25:19 +0000 https://humanoides.fr/?p=52948 Une équipe de chercheurs de l’université britannique de Nottingham a mis au point un algorithme capable de déterminer avec davantage de précision qu’un médecin les risques de crise cardiaque. Nous pouvons désormais en être certains : l’intelligence artificielle est bien plus armée qu’un médecin pour prédire des crises cardiaques. Chaque année, selon l’OMS, près de 20 […]

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Une équipe de chercheurs de l’université britannique de Nottingham a mis au point un algorithme capable de déterminer avec davantage de précision qu’un médecin les risques de crise cardiaque.

Nous pouvons désormais en être certains : l’intelligence artificielle est bien plus armée qu’un médecin pour prédire des crises cardiaques. Chaque année, selon l’OMS, près de 20 millions de personnes meurent des effets des maladies cardiovasculaires, y compris des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, des artères bloquées et d’autres dysfonctionnements du système circulatoire. Pour anticiper ces maladies, de nombreux médecins utilisent des facteurs de risque, tels que l’âge, le taux de cholestérol, la pression sanguine ou encore la tension artérielle. Tous ces indicateurs sont compilés dans la liste des recommandations dite ACC/AHA. Mais cela ne suffit plus.

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Une étude parue le mois dernier prouve que la prédiction des attaques cardiaques pourrait bien s’améliorer grâce à l’intelligence artificielle. Les chercheurs de l’université de Nottingham au Royaume-Uni ont en effet comparé les compétences académiques en matière de prédicition des médecins avec celles de l’intelligence artificielle. Ces derniers ont conçu quatre algorithmes chargés d’analyser 378 256 dossiers médicaux de patients britanniques et d’en extraire des modèles de profils pouvant développer des maladies cardiovasculaires.

« Il existe beaucoup d’interactions dans les systèmes biologiques », affirme Stephen Weng, un épidémiologiste de l’Université de Nottingham. Certaines de ces interactions sont contre-intuitives : beaucoup de graisse corporelle peut par exemple réellement protéger contre les maladies cardiaques dans certains cas. « C’est la réalité du corps humain. Mais ce que l’informatique nous permet de faire, c’est explorer ces associations », poursuit Stephen Weng.

Les algorithmes visent plus juste que les médecins

Les quatre méthodes AI ont été significativement meilleures que les directives ACC/AHA. En utilisant une statistique appelée AUC (où un score de 1,0 signifie 100% de précision), les lignes directrices de l’ACC/AHA ont atteint 0,728. Les quatre nouvelles méthodes variaient de 0,745 à 0,764.

Pour s’entraîner, les algorithmes ont d’abord assimilé 78% des données (295 267 enregistrements) datées de 2005 avant de déterminer, par l’intermédiaire des dossiers restants, quels patients étaient susceptibles de subir un accident cardiovasculaire au cours des dix années suivantes. Ces conclusions ont ensuite été comparées avec les données de 2015 et le résultat prouve que les algorithmes visent plus juste que les médecins. Le plus performant des algorithmes a pu prédire 7,6% d’accidents de plus que les médecins, avec 1,6% de fausses alertes en moins. Ce qui aurait pu sauver 355 personnes.

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La machine a notamment identifié le rôle de certains facteurs, tels que les troubles mentaux sévères ou la consommation de corticoïdes par voie orale. Une performance qui prouve à nouveau que l’IA est bien meilleure pour traquer les risques croisés.

Selon Weng, la prédiction conduit souvent à la prévention, grâce à des médicaments réduisant le cholestérol ou à des changements dans le régime alimentaire. Mais les outils des médecins ne correspondent pas toujours à la complexité du corps humain. Les attaques cardiaques en particulier sont difficiles à anticiper. C’est pourquoi l’IA a son mot à dire dans le secteur de l’assistance médicale. Selon les chercheurs, leur système, dans le cas où il serait mis en oeuvre à grande échelle, pourrait sauver des milliers voire des millions de vies par an. Comme le prouve Watson d’IBM qui, en octobre dernier, était parvenu à trouver 30% d’options thérapeutiques de plus que les médecins dans le traitement du cancer. Quelques mois plus tôt, Watson avait diagnostiqué un cas de leucémie là où les médecins n’y étaient pas parvenus.

Pour l’heure, le diabète, l’un des facteurs numéro un pour prévenir les risques d’attaques cardiaques, n’a pas été pris en compte par ces algorithmes. A l’avenir, le docteur Stephen Weng et son équipe espèrent inclure d’autres facteurs génétiques dans les algorithmes informatiques afin d’améliorer encore leur précision.

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SoftBank offre de nouvelles compétences à Pepper https://humanoides.fr/softbank-robot-pepper/ https://humanoides.fr/softbank-robot-pepper/#respond Wed, 10 May 2017 07:08:18 +0000 https://humanoides.fr/?p=52932 SoftBank Robotics, leader mondial de la robotique humanoïde, a présenté la semaine dernière Promoter, une solution logicielle pour son robot Pepper. Celui-ci permet de personnaliser les compétences de ce robot réputé pour ses salutations. Jusqu’à présent Pepper nécessitait des connaissances en programmation pour le contrôler. Désormais, aucun diplôme d’ingénieur n’est requis ! SoftBank Robotics vient […]

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SoftBank Robotics, leader mondial de la robotique humanoïde, a présenté la semaine dernière Promoter, une solution logicielle pour son robot Pepper. Celui-ci permet de personnaliser les compétences de ce robot réputé pour ses salutations.

Jusqu’à présent Pepper nécessitait des connaissances en programmation pour le contrôler. Désormais, aucun diplôme d’ingénieur n’est requis ! SoftBank Robotics vient en effet de lancer Promoter, une solution logicielle qui permet à tous de personnaliser les mouvements du robot. Il s’agit d’une suite de solutions de gestion de contenu, développée en partenariat avec Solstice Consulting et destinée notamment pour les spécialistes du marketing férus de campagnes publicitaires personnalisées et d’opérations de fidélisation. Un outil qui ne demande ni développement ni coûts supplémentaires.

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Générer du trafic en point de vente, assister les vendeurs ou encore récolter des leads… Le robot Pepper est connu pour ses salutations dans les centres commerciaux et autres aéroports. Il voit, écoute et répond à ses interlocuteurs de manière personnalisée, offrant ainsi une multitude de possibilités pour la relation client. Il permet de détendre l’atmosphère, en jouant l’intermédiaire idéal entre l’utilisateur hésitant et la tablette.

L’application Promoter, la première de plusieurs solutions à venir, va permettre à ses utilisateurs d’aller bien au-delà. Avec des réponses variées et le remplissage de formulaires, l’expérience sera désormais différente lorsque le robot interagira avec les clients. Avec Promoter, Pepper sera capable d’attirer leur attention devant un magasin, de tenter de les convaincre d’abandonner d’autres pistes ou même d’obtenir des informations d’eux. Programmable, il pourra aller encore plus loin dans ses réponses délivrées sur mesure au client, en fonction de l’âge, du sexe et de l’émotion ou de l’humeur ressentie chez la personne via des données visuelles.

Le logiciel est installé avec des animations prédéfinies que le robot peut utiliser. Libre à chacun ensuite de personnaliser des mouvements. Ce sont pour toutes ces raisons que SoftBank est persuadé que Promoter va permettre aux clients d’interagir plus efficacement avec le robot humanoïde Pepper.

L’une des premières entreprises à utiliser Pepper et Promoter sera C Spire, un fournisseur de services en télécommunications basé au Mississippi. C Spire prévoit de se servir de Pepper dans ses opérations de vente au détail, de marketing et de service à la clientèle pour améliorer la sensibilisation, stimuler l’engagement et accroître l’intérêt pour les produits et services.

SoftBank Robotics affirme que l’application nécessite un niveau de connaissances proche de celui de Facebook. La société a également promis de futures applications de ce genre pour poursuivre le développement du potentiel convivial de Pepper. Pour l’heure cantonné à son rôle de beau parleur dans des environnements marchands, verrons-nous Pepper intégrer à l’avenir des lieux d’une autre nature ? A suivre.

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ABB et IBM s’associent dans l’intelligence artificielle https://humanoides.fr/abb-ibm-ia/ https://humanoides.fr/abb-ibm-ia/#respond Wed, 03 May 2017 06:50:52 +0000 https://humanoides.fr/?p=52914 ABB et IBM ont conclu une alliance stratégique afin de regrouper l’offre numérique d’ABB Ability avec celle d’IBM Watson IoT. La nouvelle a été annoncée mardi par la compagnie d’ingénierie helvetico-suédoise. Pour ABB, il s’agit d’un nouvel effort pour accroître sa présence sur le marché de l’IoT. Dans une déclaration conjointe, ABB a déclaré qu’elle […]

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ABB et IBM ont conclu une alliance stratégique afin de regrouper l’offre numérique d’ABB Ability avec celle d’IBM Watson IoT.

La nouvelle a été annoncée mardi par la compagnie d’ingénierie helvetico-suédoise. Pour ABB, il s’agit d’un nouvel effort pour accroître sa présence sur le marché de l’IoT. Dans une déclaration conjointe, ABB a déclaré qu’elle combinera son offre numérique. Celle-ci regroupera des informations à partir de machines, avec l’expertise d’IBM en matière d’intelligence artificielle via son logiciel d’analyse de données Watson.

Ainsi, les premières solutions industrielles communes d’ABB Ability et Watson fourniront des données cognitives en temps réel pour la production et les réseaux intelligents d’électricité (aussi appelés Smart Grids). Par ailleurs, les deux sociétés développeront et vendront conjointement de nouveaux produits.

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Cette collaboration stratégique entend débloquer une valeur ajoutée pour les clients des services publics, de l’industrie et du secteur des transports. Les clients profiteront d’une combinaison du portefeuille numérique d’ABB et de l’expertise d’IBM dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique des machines. Ces nouvelles solutions visent à aider les organisations à relever certains de leurs plus grands défis : améliorer le contrôle de la qualité, réduire les temps d’arrêt et augmenter la vitesse et le rendement des processus industriels.

Avec une base installée de 70 millions d’appareils connectés, 70 000 systèmes de contrôle numérique et 6000 solutions logicielles d’entreprise, ABB est un leader de confiance dans l’espace industriel et dispose d’une expérience de quatre décennies en création de solutions numériques. De son côté, l’Américain IBM est un chef de file en intelligence artificielle et informatique cognitive. Autant dire que leur association va peser lourd dans le milieu.

L’intelligence artificielle de Watson aide à trouver des défauts

« Cette puissante combinaison marque vraiment le prochain niveau de technologie industrielle, dépassant les systèmes connectés actuels qui rassemblent pour la plupart simplement des données. Nous allons vers des opérations industrielles et des machines qui utilisent les données pour détecter, analyser, optimiser et prendre des mesures qui améliorent le temps, le fonctionnement, la vitesse et le rendement pour les clients industriels », affirme Ulrich Spiesshofer, le directeur général d’ABB. Au tour de Ginni Rometty, son homologue chez IBM de réagir : « Cette importante collaboration avec ABB amènera Watson encore plus loin dans les applications industrielles. De la fabrication aux services publics en passant par les transports. Les données générées par les produits, les installations et les systèmes des entreprises industrielles offrent la promesse d’avancées exponentielles en matière d’innovation, d’efficacité et de sécurité. Avec les capacités de Watson et le soutien de notre plateforme pour les industries, cette nouvelle ressource sera transformée en valeur et en confiance. Nous sommes impatients de travailler en partenariat avec ABB sur cette nouvelle ère industrielle ».

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Ainsi, au lieu d’inspecter les machines manuellement, ABB et IBM souhaitent utiliser l’intelligence artificielle de Watson pour aider à trouver des défauts. Tout cela grâce aux images collectées en temps réel par le système ABB, puis analysées à l’aide d’IBM Watson. Auparavant, ces inspections étaient effectuées manuellement, ce qui était souvent un processus lent et propice aux erreurs. En apportant la puissance des idées cognitives en temps réel de Watson directement au sol de l’atelier en combinaison avec la technologie d’automatisation industrielle d’ABB, les entreprises seront mieux équipées pour augmenter le volume circulant dans leurs lignes de production tout en améliorant la précision et la cohérence.

À mesure que les pièces traversent le processus de fabrication, la solution alertera le fabricant sur les défauts critiques, non visibles à l’œil humain, dans la qualité de l’assemblage. Cela permettra une intervention rapide des experts en contrôle de qualité. Un processus vu comme moteur de croissance qui devrait améliorer la compétitivité des entreprises.

En route pour la 4e révolution industrielle

En parallèle, ABB et IBM appliqueront les capacités de Watson pour collecter des données historiques et météorologiques, afin d’aider les services publics à optimiser l’exploitation et la maintenance des réseaux intelligents. Les prévisions de température, de soleil et de vitesse du vent seront utilisées pour prédire la demande en consommation, ce qui aidera les services publics à déterminer une gestion optimale de la charge ainsi que des prix en temps réel.

Nous savons également que ABB a signé un partenariat stratégique avec Microsoft pour déployer des produits numériques pour des clients dans le secteur de la robotique, de la marine, des ports, des véhicules électriques et des énergies renouvelables. Pour diriger sa stratégie, ABB a nommé Guido Jouret (ancien exécutif de Cisco), en tant que chef du numérique.

Pour Ginni Rometty, la technologie Watson s’apprête à toucher des centaines de millions de personnes. Selon elle, au cours des cinq prochaines années, toute décision importante, qu’elle soit commerciale ou personnelle, sera faite avec l’aide d’IBM Watson. Watson est déjà utilisé dans des domaines comme les soins de santé, les finances, le divertissement et le commerce de détail. Celui-ci relie les entreprises plus facilement à leurs clients, offre des données essentielles et aide notamment les médecins à trouver des traitements pour les patients atteints de cancer. « Notre objectif est d’accroître l’intelligence. C’est un homme et une machine. Il s’agit d’étendre l’expertise. Un enseignant. Un médecin. Un avocat. Peu importe ce que vous faites. Nous allons l’étendre », a déclaré Rometty. Pour ABB, leader technologique pionnier dans les produits d’électrification, la robotique et le mouvement, l’automatisation industrielle et les réseaux électriques, il s’agit surtout de continuer à écrire une histoire d’innovation déjà vieille de 125 ans. Les deux grands groupes sont en tout cas bien lancés au coeur de la quatrième révolution industrielle.

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Monkey King veut participer à la lutte contre MegaBots https://humanoides.fr/monkeyking-robot-megabots/ https://humanoides.fr/monkeyking-robot-megabots/#respond Wed, 03 May 2017 06:42:19 +0000 https://humanoides.fr/?p=52926 Un robot de combat chinois veut affronter l’Américain Mk.III de MegaBots et le Japonais Kuratas de Suidobashi lors d’un duel de robots géants qui aura lieu en août prochain. C’était il y a moins d’un mois. Nous vous annoncions qu’un combat de robots aura bien lieu en août prochain aux Etats-Unis (la date exacte n’a […]

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Un robot de combat chinois veut affronter l’Américain Mk.III de MegaBots et le Japonais Kuratas de Suidobashi lors d’un duel de robots géants qui aura lieu en août prochain.

C’était il y a moins d’un mois. Nous vous annoncions qu’un combat de robots aura bien lieu en août prochain aux Etats-Unis (la date exacte n’a pas encore été divulguée), entre Mk.III de MegaBots et Kuratas de Suidobashi. Mais ce n’est pas tout ! Un troisième joueur vient d’entrer dans l’arène. Il s’agit du mégarobot chinois Monkey King, propulsé par la compagnie GreatMetal. Ce dernier compte bien rivaliser avec les gladiateurs robots pilotés par des humains.

En effet, MegaBots, une organisation californienne fondée il y a quelques années, veut instituer la première ligue de méga-robots. Un concept directement inspiré par les BattlesBots, ces compétitions télévisées américaines qui opposent de petits robots programmés. Un mélange d’arts martiaux mixtes (UFC), de Formule 1 et de pure science-fiction.

MegaBots travaille actuellement sur son propre robot, une bête appelée Mk.III, après avoir terminé le Mk.II. Une fois terminé, le Mk.III pèsera 12 tonnes du haut de ses 5 mètres. De son côté, la société japonaise Suidobashi promet un combat de titans avec son Kuratas qui lui aussi avoisine les 5 mètres de haut.

Côté chinois, Monkey King a été révélé au grand public le week-end dernier au stade national « Bird’s Nest » de Pékin. Ce dernier peut se battre en position debout, à deux ou quatre pattes. La légende chinoise dit que le roi des singes dispose de pouvoirs surnaturels, dotés d’une vitesse, d’une force et de capacités immenses pour se transformer en toute sorte d’autres êtres. Alors qui sait quelles astuces ce gladiateur peut-il cacher dans ses manches métalliques ?

Pour l’heure, MegaBots n’a pas encore déterminé si Monkey King peut rejoindre la prochaine ligue des robots de combat. Va-t-il se battre contre le gagnant du premier duel ? C’est une possibilité. Une chose est sûre, ces géants semblent bel et bien d’attaque.

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