Humanoïdes https://humanoides.fr Robots, Drones, Intelligences Artificielles Fri, 23 Jun 2017 08:31:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.4 Sphero et ses robots domestiques partent en conquête https://humanoides.fr/sphero-robots-misty/ https://humanoides.fr/sphero-robots-misty/#respond Fri, 23 Jun 2017 08:31:53 +0000 https://humanoides.fr/?p=53407 Le fabricant de jouets Sphero lance Misty Robotics, une nouvelle société pour placer des robots avancés dans les maisons. En matière d’ambition, Misty Robotics, la nouvelle filiale de Sphero, ne fait pas semblant en affirmant que son premier produit sera dévoilé en 2018. Dans cette perspective, Sphero, créateur du célèbre BB-8 téléguidé, a rassemblé 11,5 […]

Cet article Sphero et ses robots domestiques partent en conquête est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Le fabricant de jouets Sphero lance Misty Robotics, une nouvelle société pour placer des robots avancés dans les maisons.

En matière d’ambition, Misty Robotics, la nouvelle filiale de Sphero, ne fait pas semblant en affirmant que son premier produit sera dévoilé en 2018. Dans cette perspective, Sphero, créateur du célèbre BB-8 téléguidé, a rassemblé 11,5 millions de dollars pour lancer Misty, mise sur pied à partir de la division de robotique avancée de Sphero.

sphero-robot-misty-1

La création des produits sera supervisée par le co-fondateur Ian Bernstein dont l’objectif est de mettre « un robot personnel dans chaque maison et bureau » à destination des consommateurs traditionnels. Il s’explique : « Il est devenu évident que Sphero doit se concentrer sur le jeu connecté. Nous devions créer une nouvelle société afin de pouvoir disposer de plus d’argent et d’avancer plus rapidement sur cette idée de robotique autonome à avoir chez soi et au bureau ».

Pour l’heure, Misty, société basée à Boulder (Colorado), n’a pas partagé beaucoup de détails sur l’apparence de ces robots. Seul un prototype précoce circule sur la toile. Selon un rapport de TechCrunch, les premiers produits de la société seront ciblés sur le marché dit « amateur / créateur ». Misty a toutefois laissé entendre que ses robots seront plus sophistiqués que les Kuri ou les Jibo.

Un nouvel entrant sérieux sur le marché des robots compagnons ?

Il est donc clair que Misty a de grandes ambitions et va progressivement se concentrer sur la construction de robots domestiques plus fonctionnels. Dans un communiqué de presse, la société affirme que les robots à l’avenir seront « vus et traités comme nos amis, nos coéquipiers et une partie de nos familles », et effectueront des « tâches utiles » comme « l’interaction avec les humains dans le divertissement ». Ian Bernstein va même plus loin : « Bientôt, les robots seront un point de contact constant tout au long de notre vie, devenant monnaie courante et servant à une variété d’objectifs qui sont très différents de ce qui existe aujourd’hui. Ma vision est que Misty Robotics soit responsable de la gestion de l’avenir ». Rien que ça. C’est dit.

sphero-robot-misty-2

On sait aussi que c’est Tim Enwall, le fondateur de la société domotique Revolv, qui assumera le rôle de PDG de Misty, qui au passage emploie une demi-douzaine d’ex-salariés de Sphéro. Jusqu’ici Sphero était surtout connu comme un créateur de robots jouets, y compris en référence aux films populaires que sont Star Wars, Cars ou Spider Man. Mais visiblement Sphero formule des ambitions plus grandes. Fondée sous le nom de Orbotix en 2010, Sphero a connu une croissance rapide au cours des dernières années, en passant d’une niche sur la balle robotisée contrôlée par un smartphone à un partenariat avec Disney.

Toujours est-il que le pari est audacieux, lorsque l’on sait que d’innombrables entreprises s’y sont essayées avant de comprendre que leurs technologies étaient à moitié cuites face aux attentes des consommateurs quasiment impossibles à satisfaire pour l’heure. En effet, pour qu’un robot s’impose dans une maison, il doit être abordable et capable d’effectuer une tâche que les gens ne peuvent ou ne veulent tout simplement pas effectuer. Seul Roomba, l’aspirateur de iRobot, commence à tenir ses promesses. A ce stade, Misty plante les graines de son robot dont on ne sait pas encore si il ressemblera à un humanoïde, un animal ou autre chose. Sera-t-il un concurrent sérieux dans la familles des robots domestiques ? Reste à voir.

Kuka se lance dans les robots assistants

Par ailleurs, Kuka travaille en ce moment même sur des robots de consommation. Grâce à ses nouveaux propriétaires, le fabricant chinois d’appareils ménagers Midea, la plus grande entreprise de robotique industrielle d’Allemagne envisage de devenir plus familière aux yeux du grand public.

« Midea ne fait pas de robotique ou d’automatisation, alors Kuka est l’automatisation de Midea. Et ils sont très bien connectés à l’industrie grand public. Donc, ensemble, nous voulons faire de la robotique des consommateurs », a expliqué le CEO Till Reuter dans une interview accordée au Financial Times.

kuka-robot-midea

Midea a en effet acheté Kuka l’année dernière pour 4,5 milliards d’euros. L’entreprise chinoise fabrique une large gamme de produits pour la maison, y compris les systèmes d’air conditionné, les machines à laver, les fours, les réfrigérateurs et plus encore. Rien n’est clair quant au type de produit que vise à produire Midea. Mais l’expertise de Kuka dans l’automatisation des tâches physiques lourdes suggère que les deux entreprises mènent des recherches au-delà des simples robots « home-hub ».

Kuka pourrait très rapidement se tourner vers les robots assistants, capables par exemple d’aider dans leurs tâches les personnes âgées. Une stratégie qui s’inscrirait dans les nouveaux intérêts de Kuka qui a récemment lancé des robots de plus petite taille que ses habituels bras industriels. On pense notamment ici aux cobots de leur gamme iiwa conçus pour offrir aux ouvriers d’usine une troisième main…

Cet article Sphero et ses robots domestiques partent en conquête est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/sphero-robots-misty/feed/ 0
Le champion, c’est Buddy https://humanoides.fr/vivatech-bluefrog-buddy/ https://humanoides.fr/vivatech-bluefrog-buddy/#respond Thu, 22 Jun 2017 07:00:09 +0000 https://humanoides.fr/?p=53342 La start-up Blue Frog Robotics était au salon Viva Technology pour présenter Buddy, son désormais célèbre robot compagnon. Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, Buddy est un robot compagnon connecté intelligent développé par la start-up francilienne Blue Frog Robotics. Conçu pour faciliter la vie, la rendre plus sûre et ce toujours avec […]

Cet article Le champion, c’est Buddy est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
La start-up Blue Frog Robotics était au salon Viva Technology pour présenter Buddy, son désormais célèbre robot compagnon.

Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, Buddy est un robot compagnon connecté intelligent développé par la start-up francilienne Blue Frog Robotics. Conçu pour faciliter la vie, la rendre plus sûre et ce toujours avec une touche de plaisir, ce compagnon est très utile pour le divertissement, la sécurité, la domotique, l’aide à la personne et l’éducation en général. Entretien avec le fondateur et président Rodolphe Hasselvander, en direct du salon Viva Tech 2017.

vivatech-bluefrog-fdacheux Rodolphe Hasselvander, fondateur et président de Blue Frog Robotics.

Pour beaucoup d’observateurs, vous êtes la sensation de l’année ! Comment le prenez-vous ?
On le prend bien. On est assez visible donc forcément c’est bien. Après cela met la pression aussi car du coup tout le monde attend le produit avec impatience. Nous sommes super fiers. Nous avons commencé il y a peu. Voir que nous commençons à représenter une des figures de proue de la robotique française, forcément ça fait toujours plaisir.

Selon vous, pourquoi Buddy plaît autant ?
En premier, on ne va pas se mentir, c’est le design du robot, son côté cute, mignon, sympa. Ce qui était d’ailleurs le parti pris lorsque nous avons créé Blue Frog. Au-delà même de la robotique, c’est comment créer la meilleure interface homme-machine. Et pour nous, cette interface passe par de l’empathie, un lien émotionnel, etc. Tout cela, on l’a vraiment bien réussi. Après, le coût (1290 euros) est accessible par rapport à tout ce qui existe actuellement. Il n’y a pas d’autre robot à ce tarif. Et puis la capacité de pouvoir avoir différentes applications.

C’est-à-dire…
Ce n’est pas juste un robot d’éducation ou un robot de sécurité. C’est un robot qui va pouvoir faire tout cela. C’est plus compliqué à expliquer en terme de marketing car il faut réussir à trouver ce qui va plaire à chacun. Mais cette capacité d’avoir un robot accessible, mignon et avec qui on peut se projeter dans la maison et qui fait pas mal de choses, c’est cela qui plaît.

Autant chez les jeunes que les personnes âgées ?
C’est assez rigolo car on pourrait penser que ce sont que des geek qui ont acheté Buddy alors que pas du tout. A travers notre campagne de préventes, on remarque que nous avons vraiment réussi à démocratiser la robotique. Nous avons des gens qui ont 75 ans et qui sont allés sur Indiegogo pour acheter le robot car ils se voient bien vivre avec. C’est quand même le premier robot avec lequel ils peuvent se projeter.

Combien de robots avez-vous pré-vendu ?
Nous avons pré-vendu près de 1300 robots. Nous sommes censés les livrer cette année. Nous avons demandé à tous ces gens-là pourquoi ils avaient acheté Buddy. Ce qui ressort, c’est la sécurité, la capacité de contrôler la domotique et les objets connectés, ainsi que la téléprésence. Ce qui plait, c’est qu’ils peuvent justifier leur achat. C’est-à-dire le prendre pour leurs gamins afin qu’ils apprennent des choses avec. Et en même temps le prendre pour eux, pour s’en servir par exemple pour garder la maison ou faire de la téléprésence.

Combien d’applications possède Buddy ?
Il a une dizaine d’applications embarquées, avec la possibilité d’en télécharger d’autres qui seront sur notre lab store. Certaines sortiront en même temps et d’autres au fur et à mesure. Nous avons déjà des partenaires qui travaillent sur la réalisation de contenus et d’applications pour le robot.

De quels partenaires parlez-vous ?
Nous discutons avec Ubisoft, Nathan, Fleurus, Somfy, Hoomano, One Point et d’autres start-up qui font des histoires interactives ou telles que BioViva qui fait des jeux de cartes pour adulte. Cela va nous permettre de disposer d’un large catalogue d’applications dès son lancement et de répondre de façon optimale aux attentes du grand public et des professionnels dans les domaines du loisir, de l’éducation, de la sécurité, du confort et de l’assistance.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour les mois à venir ?
Commencer à vendre en plus grande quantité. C’est-à-dire plusieurs dizaines de milliers de robots. Buddy sera principalement fabriqué en France. Nous avons finalisé toutes les études d’industrialisation. On veut vraiment faire un produit qui répond aux standards grand public. Nous avons été en Chine pour voir tous les sous-traitants et valider notamment les capteurs de moteur. Désormais, tout est figé au niveau de la maintenance, du suivi. On travaille actuellement sur le lancement de la chaine de fabrication, pour vraiment commencer à faire du volume. Et puis si ça marche, on commencera ensuite à travailler sur les futurs petits frères ou grands frères de Buddy.

Vous êtes l’ancien directeur du Centre de Robotique Intégrée d’Ile-de-France. Qu’est-ce qui vous a poussé à monter votre propre business ?
Je veux faire ça depuis l’âge de 7 ans. Quand j’étais à l’école primaire, on me demandait ce que je souhaitais faire plus tard. Je répondais ingénieur en robotique ou archéologue. J’ai choisi le premier, pour pouvoir créer mon petit robot. C’est avec cette idée-là que je suis entré au CRIFF au départ. C’était vraiment un laboratoire de robotique privé orienté btob. Là-bas, j’ai commencé à faire pas mal de robots sur l’assistance, comprendre comment un robot pouvait vraiment aider les gens, quelles étaient les limites. Et donc il y a plus de trois ans, je me suis dit que j’avais à peu près compris quel type de robot pouvait marcher. J’ai estimé qu’il ne fallait pas forcément être trop ambitieux à faire des robots avec des jambes, des bras, car à court terme cela ne sert à rien. Cela coûte cher et on ne sait pas bien faire. Donc la question était : comment faire un robot mignon, sympa et avant tout utile ? Ensuite j’ai observé tous les progrès effectués par les écosystèmes d’application. Aujourd’hui, tout le monde sait se servir d’une tablette. Alors je me suis dit que le timing était bon.

Pour conclure, quel regard portez-vous sur la robotique française ?
On analyse qu’il y a beaucoup de choses qui se font. Maintenant je pense qu’il faut encore aller plus loin car j’ai un peu tendance à penser qu’on parle beaucoup sans trop de concret. Typiquement, le programme du plan francilien est trop orienté recherche. Je crois qu’il est temps d’entrer dans le vif du sujet, c’est à dire comment faire du business avec de l’IA. Je pense qu’il faut encore faire davantage, afin de réaliser une vraie communauté autour de l’IA et de la robotique. C’est déjà bien parti.

Cet article Le champion, c’est Buddy est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/vivatech-bluefrog-buddy/feed/ 0
Viva Tech : des drones parés pour le décollage https://humanoides.fr/viva-technology-drone/ https://humanoides.fr/viva-technology-drone/#respond Wed, 21 Jun 2017 06:57:40 +0000 https://humanoides.fr/?p=53346 Focus sur quelques entreprises innovantes en matière de drone, vus lors de la seconde édition de Viva Technology qui s’est conclu samedi dernier. Selon les analyses du cabinet Gartner, le marché des drones devrait atteindre 6 milliards de dollars en 2017. Près de trois millions d’appareils devraient être produits, soit une hausse de 39%. Et […]

Cet article Viva Tech : des drones parés pour le décollage est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Focus sur quelques entreprises innovantes en matière de drone, vus lors de la seconde édition de Viva Technology qui s’est conclu samedi dernier.

Selon les analyses du cabinet Gartner, le marché des drones devrait atteindre 6 milliards de dollars en 2017. Près de trois millions d’appareils devraient être produits, soit une hausse de 39%. Et d’ici 2020, les perspectives font même état d’un marché atteignant 11,2 milliards de dollars… C’est dire l’enjeu pour ces appareils aux trajectoires bien différentes selon le domaine d’application.

vivatech-drones-fdacheux-1 Thibaud Plumard, commercial chez Drone Volt.

Réunies dans les allées du Parc des expositions de Paris au côté de 5000 start-up et plus de 1000 investisseurs, les entreprises spécialisées dans la fabrication de drones ont joué des coudes pour sortir du lot au coeur de ce Viva Tech 2017 davantage porté sur l’intelligence artificielle, la big data et la réalité augmentée.

Rencontre avec Thibaud Plumard, commercial chez Drone Volt, une star-tup francilienne spécialisée dans les solutions de surveillance aérienne : « Nous présentons notre Hercules 5 UF. C’est un drone relié par cable à une station de charge au sol qui permet au drone de voler de façon illimitée. Sur ce drone, nous avons mis en place deux caméras pour des usages différents : surveillance, recherche de personnes, accidentologie, transport, BTP, agriculture. Elles sont reliés directement sur l’ordinateur. Il y a une caméra thermique pour tout ce qui est recherche de personnes, déperdition de chaleurs. Et une caméra zoom pour les transports routiers par exemple. Nos principaux clients sont pour le moment la gendarmerie, la police et l’armée. Mais nous sommes ouverts pour les particuliers ».

Leader français du drone civil, Drone Volt s’est donc spécialisée dans la fabrication, le montage et la distribution de drones professionnels et grand public depuis sa création en 2011. Drone Volt, c’est aujourd’hui plus de 1000 références en ligne. « Toutes nos solutions viennent du cerveau de nos ingénieurs en R&D. Nous avons beaucoup de demandes pour surveiller des sites, des carrières ou des sites plus sensibles », poursuit Thibaud Plumard.

vivatech-drones-airobotics La gamme Optimus de Airobotics.

Dans les allées, il y avait également les drones sans pilote d’Airobotics bien décidés à conquérir les villes. Start-up israélienne, Airobotics a notamment développé une plate-forme robotisée qui automatise le déploiement de drones pour récolter des données. Transporter des organes dans l’e-santé, des produits dans l’e-commerce, du BTP ou encore intervenir sur des incendies… Telles seront les missions à moyen terme de ces drones capables de se déplacer seuls dans une ville quadrillée par l’intelligence artificielle. « Cela va prendre au moins 10 ans », affirme Efrat Fenigson, la VP marketing d’Airobotics qui a déjà levé plus de 27 millions de dollars depuis sa création en 2013. Le drone Optimus fait notamment partie de ses vedettes. Relié à un logiciel d’analyse des données et autonome pendant 30 minutes, il dispose de son propre parachute et peut également emporter un objet d’un kilo.

vivatech-drone-africa Aboubacar Alkassoum et Abdoulaziz Kountche de Drone Africa Service.

Par ailleurs, sachez que l’on fait également du drone en Afrique. Plus précisément en Afrique de l’Ouest au Niger où Drone Africa Service se développe depuis novembre 2016. Basée à Niamey, la société intervient dans des secteurs variés. « Nous proposons des services de cartographie, de photographies et de relevés aériens avec traitement de données pour l’agriculture de précision, l’environnement, la lutte anti braconnage, la surveillance des frontières, l’événementiel ou la communication », explique le directeur général Abdoulaziz Kountche, passionné d’aéromodélisme depuis tout petit.

Concepteur et réalisateur d’objet volants radioguidés, autonomes et semi-autonomes, Abdoulaziz Kountche est bien décidé à aller au bout de son projet dans une région du monde sur laquelle personne n’aurait parié. Il mise notamment sur ses T800 et T600, qui volent en autonomie pendant 1 à 2h dans un rayon d’action de 20 à 80 km.  « Nous avons conçu une douzaine de drones en se basant sur nos contextes tels que la chaleur. Ils sont très robustes. Nous travaillons beaucoup avec les organisations humanitaires. Nous sommes parvenus à cartographier des sites de réfugiés dans la région de Diffa dans l’Est du Niger. Nous faisons aussi du suivi de mouvement de population. Ils seront bientôt sur le marché. Nous nous développons à un rythme exponentiel. Il faut savoir les fabriquer en Afrique. C’est aussi de la main d’oeuvre qu’on est en train de créer. Pourquoi pas ensuite proposer nos produits au marché européen et au reste du monde ».

vivatech-isep-drone Thierry Lincoln, étudiant à l’Institut Supérieur d’Electronique de Paris.

Du côté de la jeunesse créative, Viva Tech avait invité de nombreux étudiants. Soutenu par la Fondation Orange, le travail de Thierry Lincoln, étudiant à l’Institut Supérieur d’Electronique de Paris, est légèrement différent. Son crédo ? Le hardware et la programmation. « Par rapport au drone, l’idée est de proposer différents robots qui sont adaptés à de l’enseignement. Le drone rassemble l’ensemble des compétences techniques nécessaires à l’ingénieur dans le numérique. Il y a des télécommunications, de l’électronique, des processeurs, de la physique, des mathématiques. Ce que l’on souhaite faire, ce sont des procédés DIY en ligne, en vendant des cartes électroniques programmables et des petits hardware en carton assez solides. La personne pourra ainsi apprendre au fur et à mesure comment faire un drone ». Pas bête.

vivatech-drone-sncf Nicolas Pollet, directeur général d’Altametris, filiale de la SNCF.

Jeudi dernier, Altametris, une filiale de la SNCF dédiée aux drones, a réalisé une démonstration des utilisations des drones sur le réseau ferroviaire. Grâce à des systèmes de mesure photographique, laser ou infrarouge, les drones pourront inspecter l’ensemble du réseau de la SNCF en temps réel, fournir les plans en 3D des infrastructures à rénover ou contrôler la sécurité. Et ce sans perturber le trafic ! « Les choses vont évoluer très vite sur le terrain. Plutôt que de partir sur un drone bardé de capteurs, nous aurons des essaims de drones plus légers et munis d’un seul capteur chacun », explique Nicolas Pollet, directeur général d’Altametris et ses 20 ingénieurs qui mènent leurs travaux en partenariat avec l’Office national des études et recherches en aérospatiale (Onera) et l’Institut national des sciences appliquées (Insa). Pour l’heure, la flotte compte 12 drones, tels que un Phantom IV Pro de DJI pour les prises de vue ou le Bebop de Parrot.

vivatech-drones-zephyr La gamme Zephyr, des drones satellite de haute-altitude développés par Airbus.

Enfin, il y avait aussi toute la gamme Zephyr, ces drones satellite de haute-altitude qui fonctionnent à l’énergie solaire (High Altitude Pseudo-Satellite). Développés par Airbus, ces drones d’un nouveau genre diffèrent des drones classiques notamment en termes d’autonomie. Connectés en permanence, ils sont capables de capter des images dans un périmètre de 400 km et transmettre des vidéos HD en quelques secondes. Idéal pour des missions d’observation. Etait présente également la start-up californienne Matternet qui a développé un système de livraison par drone. Sa première expérience de livraison par les airs d’échantillons sanguins entre différents hôpitaux a été réalisé à Lugano en Suisse. Le drone peut notamment définir à l’avance ses trajectoires afin d’éviter plus facilement les obstacles.

vivatech-pmu-drone Le Lab PMU a organisé des courses de drones pilotés à distance.

Tout cela pour dire que les applications professionnelles n’en finissent plus de se développer. Certes, les ventes de drones destinés au grand public pour une utilisation loisir dépassent les appareils à vocation professionnelle. Mais la tendance pourrait s’inverser très prochainement, à mesure que les applications professionnelles vont se développer. En tout cas, le PMU a lancé les paris en organisant samedi une première mondiale : des courses de drones sur l’hippodrome de Paris Longchamp dont le pilotage s’est effectué à distance depuis le Lab PMU de Viva Tech. Le pilotage de drones à distance n’avait encore jamais eu lieu dans le civil. Les chevaux n’ont qu’à bien se tenir !

Cet article Viva Tech : des drones parés pour le décollage est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/viva-technology-drone/feed/ 0
Avec Diya One X, Partnering Robotics Soigne notre Bien-Etre https://humanoides.fr/diyaone-partnering-robotics/ https://humanoides.fr/diyaone-partnering-robotics/#respond Sat, 17 Jun 2017 06:28:49 +0000 https://humanoides.fr/?p=53344 Partnering Robotics a profité du salon Viva Tech pour lancer son nouveau robot : Diya One X, le robot bien-être. Depuis bientôt 10 ans, Partnering Robotics suit un modèle d’intelligence artificielle issu de la recherche française. Après avoir lancé sur le marché en 2016 le premier robot neuro-inspiré au monde capable de naviguer en toute autonomie dans […]

Cet article Avec Diya One X, Partnering Robotics Soigne notre Bien-Etre est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Partnering Robotics a profité du salon Viva Tech pour lancer son nouveau robot : Diya One X, le robot bien-être.

Depuis bientôt 10 ans, Partnering Robotics suit un modèle d’intelligence artificielle issu de la recherche française. Après avoir lancé sur le marché en 2016 le premier robot neuro-inspiré au monde capable de naviguer en toute autonomie dans de grands environnements émergents (500 à 1000m2, sans cartographie préétablie, sans laser et sans configuration particulière de l’environnement), l’entreprise présente Diya One X. Un robot plus complet qui se positionne comme un véritable allié pour faire des environnements de vie et de travail un facteur de bien-être. Entretien avec le fondateur Ramesh Caussy, en direct du salon Viva Tech 2017.

vivatech-diyaone-fdacheux-1 Ramesh Caussy, fondateur de Partnering Robotics

Vous venez de recevoir le label Origine France Garantie*. Il est désormais loin le temps où vous étiez une start-up…
Nous sommes très heureux en effet d’avoir reçu le label OFG. Cela signifie que Diya One X est un robot 100% français. Bien sûr il y a toujours une ou deux composantes comme le processeur ou la mémoire qui doivent être achetés ailleurs car c’est l’organisation industrielle dans le monde qui veut ça. Mais à part ça, tout le reste est fait en France, à commencer par l’intelligence artificielle.

Selon vous, en quoi votre robot a séduit le jury ? 
Je pense que les gens du label OFG ont été séduits par le fait que nous sommes une entreprise française capable à travers un robot de montrer qu’on peut recréer des emplois industriels en France et tout faire en France.

Combien de salariés êtres-vous désormais ?
Nous sommes 47, toujours basés à Cergy-Pontoise, avec essentiellement des ingénieurs et des docteurs. Le fait de monter la production en France nous permet de donner des opportunités de job à des gens qui sont des monteurs, des câbleurs ou des magaziniers. Nous sommes vraiment très enthousiastes à l’idée de contribuer à recréer des emplois en France.

Pouvez-vous nous rappeler votre démarche initiale ? 
Nous avons réalisé un vrai travail de fond afin d’avoir une intelligence artificielle et une application robustes. Diya One est le seul robot au monde capable de naviguer sur 500 m2 et plus, avec une simple caméra sans laser, sans besoin de cartographie lourde à actualiser. Avec Dia One X, nous avons ajouté des informations de capteur supplémentaires. C’est la version extended.

De quelles types d’informations supplémentaires parlez-vous ? 
La qualité de l’air, la luminosité et le son. Mais aussi des services de données extraordinaires, des données mobiles, comme une carte de la météo intérieure faite de façon dynamique. Vous avez aussi la possibilité de situer le robot et de le voir évoluer capteur par capteur.

vivatech-diyaone-fdacheux-2

En quoi est-ce révolutionnaire ?
C’est que nous montons la barre par rapport à l’industrie. Vous savez, je rencontre souvent des gens qui ont des robots, mais je sais exactement ce que ça veut dire. Ici, nous n’avons pas un robot prototype. Les gens devraient dire qu’ils ont un prototype. Nous avons un vrai robot avec de vrais services. Quand on insère de nouveaux objets où les gens travaillent et vivent, il faut s’assurer qu’il y ait une sécurité physique et électronique, une conformité électromagnétique, une sécurité des logiciels. Avec notre robot, c’est possible. Ce qui nous permet d’avoir un produit avec un label CE (Conformité Européenne).

Quel est son atout majeur ?
De par sa capacité de navigation fluide en grands environnements réels, Diya One X permet de collecter en temps réel et de façon hyper-localisée des réservoirs de données massives et d’agréger ces données hétérogènes pour les traduire en indices et graphiques. Cela rend tangible des phénomènes difficilement perceptibles.

Faites-vous allusion à l’environnement physique de travail ? 
Exactement. Avec l’implémentation de nouveaux capteurs de luminosité et de niveau sonore, Diya One X complète son offre de services permettant dorénavant une prise en compte globale des principaux paramètres physiques du confort et du bien-être en environnement intérieurs que sont la qualité de l’air, la température, l’humidité, la luminosité, et le niveau sonore. Ce dernier facteur étant clairement identifié comme la première source de nuisance au travail selon l’Observatoire Actineo. Et là encore, les impacts sont majeurs puisque de nombreuses études ont démontré que l’environnement physique de travail a une incidence sur la motivation, la fierté et le sentiment d’appartenance et plus généralement les performances des individus.

Que pouvez-vous annoncer pour la suite de votre aventure ?
Des nouveaux partenariats avec des acteurs qui s’intéressent à nous ! Notamment avec Acworth, le leader mondial dans l’ameublement d’intérieur. C’est une entreprise qui a compris que même dans les meubles il fallait travailler avec l’écosystème auquel on appartient pour apporter des solutions en terme de qualité de vie et de confort pour les travailleurs. Il y a également différents types de coopération pour d’autres projets que l’on va annoncer progressivement dans l’année, qui vont venir compléter la force de frappe de Diya One X.

C’est-à-dire…
Nous avons en effet en projet un robot pour le BtoC qui aura des fonctions très intéressantes. On continuera bien entendu à coopérer avec notre partenaire historique Engie. Mais depuis le 1er janvier 2017, nous sommes sortis de la période d’exclusivité. Ce qui va nous permettre maintenant de coopérer avec beaucoup plus d’acteurs.

Un dernier mot ?
Nous cherchons des fonds ! Tous les partenaires, qu’ils soient en France ou à l’international, sont les bienvenus pour nous aider à nous développer.

* L’obtention du label Origine France Garantie se fait sur deux critères cumulatifs que les entreprises doivent nécessairement satisfaire pour l’obtenir :
– entre 50% et 100% du prix de revient unitaire est français
– le produit prend ses caractéristiques essentielles en France

Cet article Avec Diya One X, Partnering Robotics Soigne notre Bien-Etre est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/diyaone-partnering-robotics/feed/ 0
IBM et ses partenaires misent sur Watson https://humanoides.fr/vivatech-ibm-watson/ https://humanoides.fr/vivatech-ibm-watson/#respond Sat, 17 Jun 2017 06:16:08 +0000 https://humanoides.fr/?p=53338 Plusieurs startups ont présenté au Viva Tech 2017 de nouvelles solutions d’intelligence artificielle conçues avec IBM Watson. Dédiée à la croissance des start-ups dans les domaines de la transformation et de l’innovation numériques, la seconde édition de Viva Tech s’est ouverte jeudi. Un tremplin idéal pour aider les entreprises à développer leurs réseaux et autres […]

Cet article IBM et ses partenaires misent sur Watson est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Plusieurs startups ont présenté au Viva Tech 2017 de nouvelles solutions d’intelligence artificielle conçues avec IBM Watson.

Dédiée à la croissance des start-ups dans les domaines de la transformation et de l’innovation numériques, la seconde édition de Viva Tech s’est ouverte jeudi. Un tremplin idéal pour aider les entreprises à développer leurs réseaux et autres partenariats. C’était donc l’idée du « lab IBM » au sein duquel pas moins de neuf start-ups ont montré comment la technologie cognitive Watson intégrée dans leurs applications leur permet d’innover et de redéfinir la façon dont les entreprises fonctionnent.

vivatech-ibm-startup-1 Skiply est spécialisée dans la mesure de la satisfaction client en temps réel par boutons, SMS et interfaces Web

Parmi elles, il y avait notamment Skiply, spécialisée depuis 2015 dans la mesure de la satisfaction client en temps réel par boutons, SMS et interfaces Web. Leurs capteurs connectés « Smilio » sont en effet capables de collecter l’avis des clients tout au long de leur parcours, par exemple en caisse, dans un bus, à la sortie du restaurant ou au parking. Les données sont ensuite analysées en direct avec les outils de visualisation comme Watson Analytics, ainsi qu’avec des APIs Watson, telles que Language Translator, Natural Language Classifier et Natural Language Understanding.

vivatech-ibm-startup-2 Myxyty développe des solutions connectées pour les maisons intelligentes

Etait également à l’affiche Myxyty, une startup créée il y a 10 ans et engagée dans le développement de solutions connectées pour les maisons intelligentes. IBM et Myxyty ont créé MyxyPod et MyxyVoice, des assistants vocaux pour maison intelligente qui utilise les APIs et capacités cognitives Natural Language, Speech to Text, Natural Language Understanding et Conversation de Watson avec les niveaux de sécurité de données les plus élevés.

vivatech-ibm-startup-3 L’équipe de Hoomano booste les robots sociaux avec de l’intelligence artificielle.

Après le salon Innorobo, l’équipe de Hoomano était bien de la partie à Viva Tech. Start-up lyonnaise née il y a deux ans, Hoomano booste les robots sociaux avec de l’intelligence artificielle, afin que publics et robots interagissent toujours plus instinctivement en créant une véritable émotion. Leader sur un marché en pleine expansion, l’équipe de Hoomano crée des logiciels pour des robots d’interactions tels que Pepper et Nao (Softbank Robotics), Buddy (Blue Frog Robotics), Heasy (Hease Robotics) ou encore Cozmo (Anki).

vivatech-ibm-startup-4 Intesens déploie des solutions de maintenance connectée pour des applications industrielles.

Par ailleurs, citons notamment Intesens, une start-up située dans la région de Toulouse qui déploie des solutions de maintenance connectée pour des applications industrielles. Basées sur une solution Cloud, elles permettent de remonter les informations relatives au fonctionnement des équipements et infrastructures industriels, en utilisant un capteur connecté et autonome et une connexion sans fil avec un réseau IoT.

vivatech-ibm-startup-5 Umanlife développe une application dédiée à l’amélioration de sa santé et de son bien-être.

Enfin, terminons notre sélection non exhaustive avec Umanlife qui depuis 2012 développe une application dédiée à l’amélioration de sa santé et de son bien-être. Une partie de sa technologie s’appuie sur les APIs Watson Conversation, Speech to Text et Weather integration. Son ambition est d’aider à adopter des comportements plus sains en proposant un accompagnement personnalisé et pertinent à l’utilisateur.

vivatech-ibm-startup-7 David Kenny, vice-président d’IBM Watson, a animé une conférence sur l’impact de l’IA sur l’avenir des entreprises.

Ainsi, depuis 2016, le garage IBM Bluemix, implanté dans les locaux du Centre Européen d’Entreprises et d’Innovation (CEEI) de la Métropole de Nice, aide des dizaines de clients, startups et entreprises à accélérer le développement et la conception d’applications de nouvelle génération grâce au Cloud IBM. « IBM est à l’avant-garde de l’ère cognitive pour aider les entreprises dans tous les secteurs d’activité à atteindre des résultats à long terme. Dans cet objectif, nous travaillons avec un écosystème de plus en plus important de startups et de développeurs qui sont essentiels à la prochaine ère de l’innovation », confirme David Kenny, vice-président d’IBM Watson qui a notamment animé à Viva Tech une conférence sur l’impact de l’IA sur l’avenir des entreprises.

Par exemple, Advansolar, une startup spécialisée dans la technologie écologique, a ainsi rapidement mis en place à Nice un nouveau service de location de bicyclettes électriques pour ses clients en s’appuyant sur les services Watson IoT et d’autres services du catalogue Bluemix.

vivatech-ibm-startup-6 Advansolar a mis en place à Nice un nouveau service de location de bicyclettes électriques.

Plus récemment, IBM a annoncé la création de la Scale Zone, un espace dédié situé au siège d’IBM France près de Paris, où des experts travaillent avec des start-ups pour les aider à industrialiser et déployer leurs projets les plus innovants. Onze start-ups participent actuellement à la première saison Scale Zone, axée sur les projets liés à l’IoT.

Des initiatives qui confirment que la France est l’un des pays les plus dynamiques sur le marché international de l’innovation numérique. C’est bien simple : entre 2012 et 2015, le nombre de start-up a augmenté de 30%, selon l’Agence du Numérique. Stimulée notamment par la French Tech, la France est également le deuxième pays européen en matière de financement de start-ups qui s’élève à 2,2 milliards d’euros en 2016. Cocorico !

Cet article IBM et ses partenaires misent sur Watson est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/vivatech-ibm-watson/feed/ 0
Valeo dévoile un service de parking intelligent avec Cisco https://humanoides.fr/vivatech-valeo-cisco/ https://humanoides.fr/vivatech-valeo-cisco/#respond Fri, 16 Jun 2017 13:12:47 +0000 https://humanoides.fr/?p=53329 C’est en direct du salon Viva Technology que Valeo et Cisco ont annoncé jeudi la signature d’un accord de coopération pour le développement d’innovations stratégiques au service de la mobilité intelligente. La voiture figurait à l’entrée du Hall 1 du Parc des Expostions de la Porte de Versailles et on se doutait bien qu’une annonce […]

Cet article Valeo dévoile un service de parking intelligent avec Cisco est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
C’est en direct du salon Viva Technology que Valeo et Cisco ont annoncé jeudi la signature d’un accord de coopération pour le développement d’innovations stratégiques au service de la mobilité intelligente.

La voiture figurait à l’entrée du Hall 1 du Parc des Expostions de la Porte de Versailles et on se doutait bien qu’une annonce allait être faite autour d’elle. Jeudi, à Viva Tech, c’est donc sur les coups de 10h30 que Jacques Aschenbroich et John Chambers, respectivement PDG de Valéo et de Cisco, sont venus, d’une poignée de main, entériner leur collaboration intitulée « Cyber Valet Service ».

vivatech-valeo-cisco-1 Jacques Aschenbroich, le PDG de Valeo, et John Chambers, le patron de Cisco.

Cette solution inédite permet désormais aux véhicules équipés de la technologie Valeo Park4U Auto de se garer automatiquement sans conducteur à bord dans des parkings connectés. Concrètement, il suffit au conducteur de sortir de son véhicule et d’utiliser son smartphone pour actionner les commandes, à l’entrée du parking. La voiture poursuit alors sa trajectoire automatiquement jusqu’à sa place de stationnement, et retrouve le conducteur au point de rencontre du parking, sur simple activation. « L’objectif de Valeo est de développer des technologies accessibles à tous qui redessinent les contours de la mobilité, pour la rendre plus fluide, plus sécurisée et plus intuitive. Cette technologie a déjà été intégrée sur plus de 12 millions de véhicules dans le monde. Le partenariat avec Cisco est une occasion formidable pour nous de montrer comment nos technologies peuvent transformer durablement et pour le meilleur, les services de mobilité urbaine », explique Jacques Aschenbroich.

Ainsi, le déplacement du véhicule à l’intérieur du bâtiment repose sur l’association des technologies de parking automatique, Valeo Park4U Auto, de télématique embarquée de Valeo et de clé sécurisée, Valeo InBlue, avec les technologies Cisco « Parking Controller » qui équipent les parcs de stationnement de WiFi, de capteurs vidéo et de technologies basées sur l’intelligence artificielle. Les capteurs du véhicule permettent au véhicule d’appréhender son environnement avec une extrême précision et à tout moment, d’anticiper et de calculer sa trajectoire jusqu’à la fin de la manœuvre.

vivatech-valeo-cisco-2.jpg

Leader mondial du stationnement et de la mobilité individuelle, Indigo est le premier intégrateur de ce nouveau service actuellement présenté dans le parking Indigo Camille Desmoulins à Issy-les-Moulineaux. « A travers cet ambitieux projet, le stationnement entre de plain-pied dans une phase de renouvellement et d’évolution notamment des usages pour les automobilistes, souligne Sébastien Fraisse, le directeur France d’Indigo. En parallèle du développement des véhicules autonomes, les parkings seront amenés à faire leur propre mutation pour accompagner ces tendances avec l’essor de nouveaux services destinés à simplifier sans cesse le parcours client tout en apportant une forte valeur ajoutée. Ce type de dispositif ouvre la voie à la diversification même de l’utilisation des parkings ».

Ce projet de co-innovation marque donc un coup d’accélérateur dans l’amélioration de la mobilité en zone urbaine avec de nouveaux usages possibles. « Ce partenariat avec un grand acteur français est une nouvelle illustration de notre volonté à travailler en collaboration avec l’ensemble de l’écosystème et de notre capacité à co-innover, dans la continuité de notre engagement pour accélérer la transformation numérique », assure pour sa part Robert Vassoyan, PDG de Cisco France.

Au-delà du gain d’espace associé à un stationnement optimal, les parkings équipés pourront ainsi proposer un accès facilité à de nouvelles offres de services tels que le lavage automatique, la maintenance ou la recharge électrique automatisée… Pour les gestionnaires de flotte automobile, ce service permettra notamment d’optimiser l’utilisation de leur parc en réduisant les temps de prise et de dépose des véhicules.

Cet article Valeo dévoile un service de parking intelligent avec Cisco est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/vivatech-valeo-cisco/feed/ 0
Quand la start-up Piq monte sur le ring https://humanoides.fr/startup-piq-boxe/ https://humanoides.fr/startup-piq-boxe/#respond Fri, 16 Jun 2017 10:39:19 +0000 https://humanoides.fr/?p=53322 La start-up française Piq, qui fabrique un capteur de données compatible avec plusieurs sports, développe depuis janvier une première collaboration dans la boxe, avec l’équipementier sportif américain Everlast. Dans le but d’aider le sportif à s’améliorer, le capteur multi-sports Piq Robot est capable de mesurer des données dans diverses disciplines, en utilisant plusieurs algorithmes de […]

Cet article Quand la start-up Piq monte sur le ring est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
La start-up française Piq, qui fabrique un capteur de données compatible avec plusieurs sports, développe depuis janvier une première collaboration dans la boxe, avec l’équipementier sportif américain Everlast.

Dans le but d’aider le sportif à s’améliorer, le capteur multi-sports Piq Robot est capable de mesurer des données dans diverses disciplines, en utilisant plusieurs algorithmes de capture du mouvement. Depuis sa création en 2014, la société, qui emploie près de 70 personnes, a levé 13 millions d’euros, notamment auprès de Foxconn et de Ginko Ventures. Entretien avec Béatrice Dussaucy, manager chez Piq, start-up française désormais leader dans l’intelligence artificielle destinée au sport, en direct du salon Viva Tech 2017.

everlast-piq-ia

Présentez-nous Piq Robot… 
Nous développons plus qu’un capteur. Il s’agit d’un nano computer assez intelligent qui embarque de l’intelligence artificielle et qui permet sur plusieurs sports d’afficher ses points forts sur lesquels s’appuyer pour gagner. C’est un super senseur ultra puissant doté de l’intelligence autonome Gaia qui pour la première fois au monde comprend et analyse les gestes sportifs, afin d’identifier les Winning Factors, c’est à dire les points forts du jeu. Le dispositif électronique s’insère au-dessous des gants de boxe grâce à une bande détachable imperméable à l’eau.

Pour l’heure, quels sports connectés développez-vous ? 
On a développé cela dans le ski avec Rossignol, le tennis avec Babolat, le golf avec Mobitee, le kitesurf avec North Kiteboarding et dernièrement la boxe avec Everlast. Pour chaque sport on sort le capteur et un accessoire dédié pour avoir des métrix de performances associés à ce sport.

Sur Viva Tech 2017, vous avez choisi de mettre en avant la boxe. Pour quelles raisons ? 
Tout d’abord car c’est un des sports les plus simples à démontrer sur un salon. Démontrer du ski ou du tennis, c’est un peu plus difficile. Et puis Everlast représente notre partenariat le plus récent. C’est un bandage standard sur la main ou directement sur le gant de boxe.

Quels sont ses atouts ? 
Il s’agit d’un bandage qui donne en temps réel le détail de certaines données comme la vitesse de votre frappe, la force à l’impact et votre temps de rétraction pour chaque coup. Et à la fin de vos sessions, vous avez vraiment une vue détaillée de votre sport sur votre application mobile. Vous pouvez mieux comprendre vos performances et ce que vous devez améliorer. La plateforme Piq a la capacité de fournir des résultats statistiques et des enseignements pour chaque entraînement, ce qui aidera les boxeurs à s’améliorer en comparant en ligne avec des pratiquants d’autres pays et en recevant des conseils de la part de l’IA. Le produit dispose d’une autonomie de 8 heures et est vendu 99 euros, avec un strap pour l’accrocher sans gêne.

Comment avez-vous lancé ce concept ? 
Nous avons fait deux ans de R&D sur l’intelligence artificielle et le machine learning (apprentissage automatique). Pour chaque sport, il nous faut cinq à six mois pour sortir un partenariat avec une marque. La marque apporte l’expertise de son sport et nous apportons notre expertise technologique au niveau des capteurs. Piq Robot est aujourd’hui une technologie protégée par 10 brevets internationaux.

Quelles sont vos perspectives ? 
Nous travaillons sur de nouveaux partenariats que nous allons sortir d’ici la fin de l’année. Nous travaillons avec d’autres grandes marques sur différents types de sport davantage mass market. Nous étudions ce que nous pouvons faire dans le vélo, la natation ou encore le football.

Cet article Quand la start-up Piq monte sur le ring est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/startup-piq-boxe/feed/ 0
Viva Tech fait le buzz https://humanoides.fr/viva-tech-fait-le-buzz/ https://humanoides.fr/viva-tech-fait-le-buzz/#respond Thu, 15 Jun 2017 19:14:48 +0000 https://humanoides.fr/?p=53304 Le salon Viva Technology, qui se tient jusqu’au 17 juin, s’est ouvert ce jeudi à Paris. La première journée de Viva Tech a tenu toutes ses promesses. Des milliers de professionnels, qu’ils soient exposants ou visiteurs, se sont retrouvés porte de Versailles pour le plus grand rendez-vous européen de la high tech. Ce n’est pas […]

Cet article Viva Tech fait le buzz est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Le salon Viva Technology, qui se tient jusqu’au 17 juin, s’est ouvert ce jeudi à Paris.

La première journée de Viva Tech a tenu toutes ses promesses. Des milliers de professionnels, qu’ils soient exposants ou visiteurs, se sont retrouvés porte de Versailles pour le plus grand rendez-vous européen de la high tech. Ce n’est pas encore le CES de Las Vegas mais nous n’en sommes pas loin, au vu du nombre d’experts internationaux qui sont sur place depuis jeudi matin. On parle notamment de pas moins de 5000 start-up ! Pas rien.

viva-tech-fdacheux-1 Béatrice Dussaucy, manager chez Pic, une startup française leader dans l’intelligence artificielle destinée au sport.

Et en pénétrant dans cet immense hall, avec Google en ligne de mire, le message était clair : exposez, présentez-vous et discutez ! Bref, faites du business ! Parmi ces start-up habités par l’espoir de décrocher de nouveaux partenariats, rencontre d’emblée sur le ring avec Béatrice Dussaucy, manager chez Pic, une startup française leader dans l’intelligence artificielle destinée au sport. « On développe un capteur qui est un nano computer assez intelligent qui embarque de l’IA et qui permet sur plusieurs sports d’afficher ses points forts sur lesquels s’appuyer pour gagner. On a développé cela dans le ski avec Rossignol, le tennis avec Babolat, le golf avec Mobitee, le kitesurf avec North Kiteboarding et dernièrement la boxe avec Everlast. Pour chaque sport on sort le capteur et un accessoire dédié pour avoir des métrix de performance associés à ce sport ». Ce matin, Béatrice avait un punching ball comme partenaire pour ses démonstrations : « ici il s’agit d’un bandage qui donne en temps réel le détail de certaines données comme la vitesse de votre frappe, la force à l’impact et votre temps de rétractation pour chaque coup ».

viva-tech-fdacheux-2 Ramesh Caussy, fondateur de Partnering Robotics.

Fin du round. Direction les allées. Au stand K9, Partnering Robotics reçoit sur les coups de 11h le label Origine France Garantie, des mains de son président Yves Jégo, par ailleurs député de la Seine-et-Marne. Une consécration pour l’entreprise qui profite du salon pour lancer en avant-première son nouveau robot, le Diya One X. Dédié au bien-être dans les espaces intérieurs de vie et de travail, ce robot français 100% autonome est une première mondiale. « On est très heureux du label. Je pense que les gens du label OFG ont été séduit par le fait que nous sommes une entreprise française capable à travers un robot de montrer qu’on peut recréer des emplois industriels en France et tout faire en France », affirme leur fondateur Ramesh Caussy.

viva-tech-fdacheux-3 Wakako Watanabe, manager chez MJI Inc.

Un autre robot pour la route ? Allons voir nos amis japonais de MJI Inc. pour causer un peu de Tapia, leur robot compagnon. « Il peut communiquer avec vous et dispose de la reconnaissance vocale. Il peut donner la météo qu’il fait, gérer les appels téléphoniques. C’est tout cela que nous sommes venus proposer à Paris », sourit Wakako Watanabe, leur manager.

Un fonds de 10 milliards dédié aux start-up

Pendant ce temps-là, certains ont commencé par plancher avec des grands groupes dans 20 « labs », sans oublier en parallèle un concours d’innovation, un « hackathon », au programme jusqu’à samedi. Et outre la robotique et l’IA, ce Viva Tech 2017 fait également la part belle à la réalité virtuelle et augmentée tout comme aux objets connectés. A l’instar de ces Français, aujourd’hui installés à Los Angeles, choisis dans le « lab TF1 » pour travailler sur la VR et la vidéo à 360 degrés. « C’est lors du dernier Viva Tech que nous avons fait la rencontre de l’équipe de TF1 Innovation et de fil en aiguille on a postulé à leur programme d’incubation, confie avec enthousiasme Jean-Yves Chainon, fondateur en 2015 de JYC. La VR est encore un marché très prospectif donc nous essayons de les aider dans la conception et l’éditorialisation de leurs contenus ».

viva-tech-fdacheux-4 Jean-Yves Chainon (à gauche) et ses associés de chez JYC.

Viva Tech, vous l’aurez compris, ce sont des innovations à perte de vue, mais surtout des meetings et des interactions. Des speakers prestigieux étaient attendus, et Eric Schmidt, patron d’Alphabet (Google), n’a pas fait faux bond, en tenant une conférence en début d’après-midi dans une salle 1 noire de monde.

Avant qu’un certain Emmanuel Macron entre en scène. Assailli par la foule et entouré d’une dizaine de gardes du corps, il s’est frayé un chemin jusqu’à l’espace Discovery d’EDF. Et c’est Rodolphe Hasselvander, cofondateur et PDG de Blue Frog Robotics (ndlr : la start-up du moment en France) qui a eu l’honneur de l’accueillir en lui présentant notamment le fameux robot compagnon Buddy. Le président de la République comptait beaucoup sur cette visite au cours de laquelle il devait tracer les grandes lignes de son quinquennat numérique et technologique avec l’ambition de faire de la France une « nation start-up ». Ce dernier a annoncé le lancement d’un fonds de 10 milliards dédié aux start-up, promettant que « la France sera la nation leader de l’hypercroissance ».

viva-tech-fdacheux-5 Emmanuel Macron, assailli par la foule, était de passage à Viva Technology.

On en oublierait presque de parler de ces quelques drones croisés ici et là. A l’instar de Drone Volt, constructeur français de drones civils professionnels, qui a annoncé la réalisation d’une augmentation de capital de 1,4 million d’euros. Son atout ? Offrir à ses clients des solutions métiers clé en main incluant différents services et la formation au pilotage.

viva-tech-fdacheux-7 Les robots industriels de Realtime Robotics servent l’apéro.

Enfin, côté petits plaisirs, les acteurs avaient la possibilité de trinquer à tout moment au bar de Realtime Robotics qui a su mettre l’ambiance, avec son zinc adapté de robots industriels qui fabrique des cocktails à la demande. De quoi rafraîchir tout ce petit monde qui manquait quelque peu d’air tant il faisait chaud. Mais pour réussir, il faut savoir suer.

 

Où et quand ?
Jusqu’à samedi 17 juin 2017 dans le Hall 1 de Paris Expo, Porte de Versailles à Paris.
Professionnels : vendredi 16 juin de 8h à 19h.
Ouvert au public samedi 17 juin de 9h à 19h.
Métro Ligne 12, Station Porte de Versailles.
https://vivatechnology.com

Cet article Viva Tech fait le buzz est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/viva-tech-fait-le-buzz/feed/ 0
Intelligence artificielle : le bon filon de la filière française https://humanoides.fr/intelligence-artificielle-france/ https://humanoides.fr/intelligence-artificielle-france/#respond Wed, 14 Jun 2017 12:27:54 +0000 https://humanoides.fr/?p=53291 De Valéo à Thalès en passant par Facebook, tous font de la France leur terrain de jeu expérimental pour mener à bien la recherche autour de l’intelligence artificielle. « L’intelligence, c’est la faculté d’adaptation », disait André Gide. Nous dirons en retour que l’intelligence artificielle, c’est le futur de la nation. C’est en tout cas le sentiment […]

Cet article Intelligence artificielle : le bon filon de la filière française est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
De Valéo à Thalès en passant par Facebook, tous font de la France leur terrain de jeu expérimental pour mener à bien la recherche autour de l’intelligence artificielle.

« L’intelligence, c’est la faculté d’adaptation », disait André Gide. Nous dirons en retour que l’intelligence artificielle, c’est le futur de la nation. C’est en tout cas le sentiment qui se dégage depuis l’annonce faite ce mercredi par Valéo. L’équipementier automobile français se lance en effet dans la création du premier centre mondial de recherche consacré à l’intelligence artificielle et à l’apprentissage profond (deep learning) dans les applications automobiles. Rien que ça.

Ainsi, en lançant Valeo.ai, Valeo souhaite attirer une vaste communauté scientifique mondiale. Basé à Paris, Valeo.ai entend nouer des liens et conclure des partenariats solides avec les meilleurs centres de recherche en France et à l’international. D’ici la fin 2018, Valeo.ai prévoit même d’accueillir une centaine de spécialistes du monde entier dans les domaines des algorithmes, infrastructures, processus d’apprentissage, validation et simulation en intelligence artificielle pour les applications automobiles.

france-intelligence-artificielle-1

« Les défis du véhicule autonome et connecté placent Valeo, leader technologique, aux frontières scientifiques de l’intelligence artificielle et du deep learning. Avec Valeo.ai, notre ambition est de créer un centre de recherche de premier rang, en relation avec les meilleurs laboratoires mondiaux dans le domaine et contribuant au développement des applications pour l’automobile de demain. Nous souhaitons y accueillir nos partenaires scientifiques et les chercheurs et ingénieurs désireux de nous rejoindre pour participer à cette aventure scientifique et technologique majeure », confirme Jacques Aschenbroich, Président Directeur Général de Valeo.

Ce n’est pas une surprise tant nous connaissons l’ambition de Valéo, qui s’intéresse depuis un certain temps déjà à ces problématiques, via notamment ses Valeo Innovation Challenge, véritables concours d’innovation. Une manière d’afficher son état d’esprit, tout en restant connecté à la communauté universitaire et à l’univers des startups. Stratégie payante ? Tout laisse croire que le groupe français a toutes ses chances de figurer en pôle position pour apporter son expertise face aux enjeux posés par les véhicules automatisés de demain.

france-intelligence-artificielle-2

La Digital Factory de Thales se précise.

Valéo n’est pourtant pas le seul à concentrer ses compétences digitales. Groupe d’électronique spécialisé dans l’aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre, Thales s’apprête à lancer prochainement sa « digital factory » à Paris. En investissant 150 millions d’euros sur trois ans, Thales est en quête de bâtiments dans le centre de la capitale. Le site, une fois choisi, prévoit d’accueillir 70 personnes d’ici à la fin de l’année et de regrouper les experts de l’entreprise sur les quatre technologies stratégiques du groupe : la connectivité, le Big Data, l’intelligence artificielle et la cybersécurité.

Après avoir déjà investi plus de 1 milliard d’euros sur les trois dernières années, Thales espère notamment appliquer des algorithmes d’intelligence artificielle à l’analyse des clichés issus des pods militaires embarqués par les Rafale ou encore automatiser la surveillance des pics de pollution. En outre, le groupe propose déjà un service d’optimisation des plans de vol en temps réel aux compagnies aériennes.

france-intelligence-artificielle-3

Un business model qui ressemble fortement à celui opéré par Facebook depuis deux ans. Après New-York et Menlo Park (Californie), le réseau social a en effet ouvert en 2015 un bureau dans la capitale consacré à la recherche sur l’intelligence artificielle, en partenariat avec l’Inria. Dénommé FAIR (Facebook Artificial Intelligence Research), ce laboratoire est dirigé par Florent Perronnin, un Français venu du Xerox Research Center, sous la houlette de son compatriote Yann LeCun, l’un des plus éminents scientifiques dans le domaine de l’intelligence artificielle, recruté par Facebook fin 2013. Sur place, les chercheurs travaillent notamment sur des projets de recherche à long terme dans les domaines du traitement automatique du langage (TAL), de la reconnaissance du langage, et des infrastructures logiques et physiques nécessaires aux systèmes d’intelligence artificielle.

Dans un communiqué, Facebook avait justifié le choix de l’implantation de FAIR à Paris par « l’excellence de la France dans ces domaines de recherche et l’attractivité de Paris. Facebook démontre ainsi sa volonté de tisser des liens étroits avec la recherche française avec notamment le soutien d’institutions scientifiques de premier plan comme Inria et l’ouverture de nouvelles opportunités pour les chercheurs, les doctorants et post-doctorants. Nous croyons que ce modèle ouvert entraînera davantage d’innovations, encouragera la collaboration et les échanges et nous aidera à avancer plus vite sur nos travaux ».

france-intelligence-artificielle-4

Pour François Sillion, directeur général délégué́ à la science d’Inria, « c’est en tissant des relations de confiance avec ce type de laboratoires que nos scientifiques peuvent confronter leurs recherches aux questions les plus actuelles et aux problèmes concrets que se posent aujourd’hui les entreprises du monde du numérique ».

Alors que la 2e édition du salon Viva Technology s’ouvre demain porte de Versailles à Paris, tous ces investissements renforcent une fois de plus la position de la France comme actrice incontournable de l’innovation. En janvier dernier, l’ancien gouvernement avait lancé l’opération « France IA » au sein de laquelle 500 experts ont été chargés de définir une stratégie de mise en valeur et de développement de la filière de l’intelligence artificielle en France. L’objectif étant bien sûr d’en faire un levier de croissance.

Cet article Intelligence artificielle : le bon filon de la filière française est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/intelligence-artificielle-france/feed/ 0
Voitures autonomes : Jaguar fonce sur Lyft https://humanoides.fr/voituresautonomes-jaguar-lyft/ https://humanoides.fr/voituresautonomes-jaguar-lyft/#respond Wed, 14 Jun 2017 06:48:02 +0000 https://humanoides.fr/?p=53280 Jaguar a révélé avoir participé à la levée de fonds organisée par Lyft, l’un des principaux concurrents d’Uber. Des constructeurs grand public aux marques de luxe et de sport, tous ont bien pris conscience des enjeux qui tournent autour de la conduite autonome. La bataille fait rage et cette fois c’est la marque Jaguar qui […]

Cet article Voitures autonomes : Jaguar fonce sur Lyft est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Jaguar a révélé avoir participé à la levée de fonds organisée par Lyft, l’un des principaux concurrents d’Uber.

Des constructeurs grand public aux marques de luxe et de sport, tous ont bien pris conscience des enjeux qui tournent autour de la conduite autonome. La bataille fait rage et cette fois c’est la marque Jaguar qui fait parler d’elle.

Détenue depuis 2008 par le constructeur indien Tata Motors, la firme anglaise a en effet participé à la levée de fonds de Lyft en apportant 25 millions de dollars sur les 600 que l’entreprise de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) a réussi à lever au mois d’avril. Ces 25 millions, le groupe Jaguar Land Rover les a sortis via sa filiale de services de mobilité InMotion, les injectant ainsi dans un cycle de financement massif destiné à Lyft.

lyft-jaguar-landrover-1

Mais cette opération va bien au-delà des seuls fonds apportés. Lyft a également obtenu une flotte de voitures Jaguar et Land Rover. Pour Lyft, qui est à l’instar d’Uber une entreprise de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport, il s’agit donc d’un partenaire haut de gamme. Et ce après une foule de nouveaux collaborateurs récents, dont Waymo (filiale d’Alphabet) et, la semaine dernière, Nutonomy.

Par sa capacité à susciter rapidement de nombreux partenaires, Lyft (n°2 aux États-Unis) montre très clairement ses ambitions au niveau de la conduite autonome. La firme californienne cherche les bonnes associations plutôt que de poursuivre le développement de son propre logiciel.

De son côté, Uber a également invité les constructeurs d’automobiles à la table autour des services de conduite autonome et de l’utilisation de sa plate-forme pour les offres de services de mobilité. Uber a notamment entamé un accord avec Volvo l’année dernière pour acheter 100 voitures. La société a également récemment uni ses forces avec l’allemand Daimler sur le déploiement de telles voitures. Uber et Lyft semblent bel et bien partis dans une vive concurrence, intéressés tous deux pour relier les utilisateurs à ces services du futur. Idem pour les constructeurs, qui laissent ainsi cette expertise des réseaux sociaux à leurs partenaires spécialisés.

lyft-jaguar-landrover-2

La fourniture de la flotte dans l’affaire est significative et laisse entendre que le partenariat entre Jaguar et Lyft impliquera des offres de services coopératifs plus stratégiques avant l’avènement de la technologie d’auto-conduite commerciale. Le président et cofondateur de Lyft, John Zimmer, a déclaré qu’il s’attend à ce que la majorité des courses de l’entreprise se déroulent au sein de véhicules autonomes d’ici 2021.

Pour l’heure, nous savons que Jaguar a été autorisé à tester ses prototypes de véhicules autonomes sur le réseau de Lyft. Le plus grand constructeur automobile de Grande-Bretagne a en effet expérimenté ses véhicules sur un tronçon de 70 km près de son siège à Coventry.

Cette opération prouve à nouveau que l’industrie automobile traditionnelle s’intéresse de plus en plus aux entreprises de technologie et de mobilité. En jeu ? L’anticipation du déclin attendu de la possession de voitures personnelles.

Reste que certaines trajectoires semblent sombres. Uber est actuellement poursuivi par Waymo, pour avoir prétendument volé leurs secrets en matière de conduite autonome. L’affaire se déroule toujours devant les tribunaux et pourrait bien ternir la réputation d’Uber.

Cet article Voitures autonomes : Jaguar fonce sur Lyft est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/voituresautonomes-jaguar-lyft/feed/ 0
Lego Boost en précommande https://humanoides.fr/lego-boost-precommande/ https://humanoides.fr/lego-boost-precommande/#respond Mon, 12 Jun 2017 12:06:06 +0000 https://humanoides.fr/?p=53226 Le nouveau kit de robotique programmable de Lego est en attente de précommandes. Lego vient d’ouvrir des précommandes pour Lego Boost, le kit de construction robotique programmable annoncé au début de cette année. Le kit de 159,99 dollars comprend plus de 840 pièces Lego, un Move Hub, un moteur interactif et un capteur de couleur […]

Cet article Lego Boost en précommande est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Le nouveau kit de robotique programmable de Lego est en attente de précommandes. Lego vient d’ouvrir des précommandes pour Lego Boost, le kit de construction robotique programmable annoncé au début de cette année. Le kit de 159,99 dollars comprend plus de 840 pièces Lego, un Move Hub, un moteur interactif et un capteur de couleur et de distance. Les enfants peuvent contrôler leurs créations avec une application Android ou iOS, en utilisant un système de programmation simple de glisser-déposer.

lego-boost-education-1

Boost est l’une des nombreuses options pour le Lego programmable. En dehors du célèbre Lego Mindstorms, il existe également la plate-forme éducative WeDo, ainsi que le support récemment annoncé pour l’application de programmation éducative d’Apple, Swift Playgrounds.

La programmation de Boost est conçue pour les enfants à partir de 7 ans, plus jeunes donc que les utilisateurs de Mindstorm. Amusant et éducatif, Boost stimule la créativité.

Cette nouvelle technologie de pointe permet aux enfants d’apprendre à coder en construisant un robot jouet. Le Move Hub dispose de la connectivité Bluetooth Low Energy (BLE) et le moteur interactif est un moteur encodé. De son coté, le capteur de distance et de couleur détecte la distance, le mouvement et la couleur. Avec Boost, il est possible de construire par défaut 5 modèles : Vernie le Robot Lego, Frankie le Chat, une guitare, une tour Multi-Tool Rover 4 et un Autobuilder.

Ainsi, grâce à une application qui offre un logiciel intuitif et facile à utiliser, l’enfant, guidé étape par étape, peut aisément s’initier. Plus de 60 actions programmables sont promises.

L’expédition des précommandes devrait débuter à la fin du mois de juillet. Les plus chanceux pourront alors faire parler le robot Lego, lancer des missiles, apprendre à jouer une chanson ou encore lever les bras. Vive le numérique !

Cet article Lego Boost en précommande est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/lego-boost-precommande/feed/ 0
Softbank s’offre les robots de Google https://humanoides.fr/softbank-robots-google/ https://humanoides.fr/softbank-robots-google/#respond Fri, 09 Jun 2017 09:40:56 +0000 https://humanoides.fr/?p=53269 Le groupe nippon vient d’annoncer qu’il allait acheter à Alphabet les groupes Boston Dynamics et Schaft. Nous savions que Masayoshi Son, fondateur et PDG de SoftBank, aimait les robots. Cette fois, le milliardaire japonais est sur le point d’étendre considérablement sa collection. Après avoir racheté en 2014 Aldebaran, l’ex société française leader de la robotique […]

Cet article Softbank s’offre les robots de Google est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Le groupe nippon vient d’annoncer qu’il allait acheter à Alphabet les groupes Boston Dynamics et Schaft.

Nous savions que Masayoshi Son, fondateur et PDG de SoftBank, aimait les robots. Cette fois, le milliardaire japonais est sur le point d’étendre considérablement sa collection. Après avoir racheté en 2014 Aldebaran, l’ex société française leader de la robotique humanoïde (Nao, Pepper), SoftBank Robotics frappe à nouveau très fort. Le géant des télécommunications japonais a en effet annoncé ce vendredi un accord pour acquérir la firme américaine Boston Dynamics, spécialiste des robots géants en forme d’animaux capables d’intervenir sur des terrains hostiles comme les champs de bataille.

softbank-bostondynamics-schaft-1

Cette société, dont les créatures impressionnantes sont des vedettes sur Youtube, est détenue par Alphabet, maison-mère de Google qui l’avait achetée en 2013. Elle avait fait part depuis des mois de son intention de la céder. Boston Dynamics fait divers robots, tels que Big Dog et Spot, des machines complexes qui marchent et trottent sur quatre pattes, ainsi que Atlas, qui marche sur deux jambes comme un humain. Atlas a des armes et peut ouvrir des portes et soulever des objets.

Les deux groupes se sont entendus pour une cession amiable, sans divulguer le montant de la transaction. SoftBank fait preuve de beaucoup d’ambition ces derniers temps pour nourrir son appétit en technologies de pointe, particulièrement aux Etats-Unis où il s’est engagé à investir dans les prochaines années 50 milliards de dollars et à créer 50 000 emplois.

« Aujourd’hui, beaucoup de problèmes ne peuvent pas être résolus par nos propres capacités humaines. La robotique intelligente va être un élément essentiel de la prochaine étape de la révolution des technologies de l’information. Les équipes de Boston Dynamics sont les leaders technologiques évidents des robots dynamiques avancés. Je suis ravi de les accueillir dans la famille SoftBank et je suis impatient de les soutenir car ils continuent à faire progresser le domaine de la robotique et d’explorer des applications qui peuvent contribuer à rendre la vie plus facile, plus sûre et plus enrichissante », a déclaré Masayoshi Son.

softbank-bostondynamics-schaft-3

Pour sa part, Marc Raibert, PDG de Boston Dynamics, a affirmé qu’il attendait avec impatience de travailler avec SoftBank pour créer une technologie pour « un monde plus intelligent et plus connecté ». Avant de poursuivre : « Nous partageons la croyance de SoftBank selon laquelle les progrès de la technologie devraient être au bénéfice de l’humanité ».

Dans le cadre de la transaction avec Alphabet, SoftBank a également accepté d’acquérir la société japonaise de robotique bipède Schaft. Fondée en 2012 dans le JSK Robotics Laboratory de l’Université de Tokyo, la société a poursuivi son travail de pionnier sous la direction des cofondateurs. Schaft avait d’emblée remporté le premier tour du Robotics Challenge de la DARPA avec son robot HRP-2.

Pour l’heure, impossible de savoir si Boston Dynamics et Schaft ont des robots qui ont beaucoup de potentiel commercial à court terme. SoftBank s’attend-t-il à des contributions tangibles et à court terme vers un projet spécifique ? L’entente est-elle si compatible ? Boston Dynamics est en effet basée à Waltham dans le Massachusetts pendant que Schaft se trouve à Tokyo.

Seule certitude : SoftBank possède soudainement une quantité alarmante de talent et de technologie à sa disposition. Pour Masayoshi Son, il ne fait aucun doute que les robots sont l’avenir de l’homme.

Cet article Softbank s’offre les robots de Google est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/softbank-robots-google/feed/ 0
Les aspirateurs de iRobot passent tous au Wi-Fi https://humanoides.fr/aspirateurs-irobot-wifi/ https://humanoides.fr/aspirateurs-irobot-wifi/#respond Thu, 08 Jun 2017 13:06:28 +0000 https://humanoides.fr/?p=53256 C’est officiel. iRobot démocratise la connectivité wifi sur l’ensemble de ses gammes d’aspirateurs robots. Leader dans le domaine de la robotique domestique grand public, iRobot vient d’annoncer une véritable évolution, par l’intermédiaire de ses nouveaux Roomba séries 600 et 800 connectés. Ces nouveaux nés viennent compléter l’offre déjà existante transmise par leur frère aîné, le […]

Cet article Les aspirateurs de iRobot passent tous au Wi-Fi est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
C’est officiel. iRobot démocratise la connectivité wifi sur l’ensemble de ses gammes d’aspirateurs robots.

Leader dans le domaine de la robotique domestique grand public, iRobot vient d’annoncer une véritable évolution, par l’intermédiaire de ses nouveaux Roomba séries 600 et 800 connectés. Ces nouveaux nés viennent compléter l’offre déjà existante transmise par leur frère aîné, le très haut de gamme Roomba 980 qui possède en son coeur la présence du Wi-Fi.

Pour iRobot, la série 900 a en effet représenté une étape cruciale dans son processus de développement au niveau de la connectivité, de la navigation méthodique et de la cartographie de la maison. « Etendre les avantages de la connectivité de notre série premium Roomba 900 à nos robots des gammes 600 et 800 permet d’offrir à nos utilisateurs l’occasion de découvrir de nombreuses fonctions supplémentaires et le contrôle de nos robots via l’application iRobot Home », déclare Colin Angle, PDG et cofondateur d’iRobot.

irobot-aspirateur-wifi-1

Une étape importante donc, dans l’idée de rendre la technologie domestique intelligente disponible à tous. L’application iRobot Home est désormais disponible pour tous les Roomba connectés. Appuyez sur le bouton « clean », et le tour est joué.

Grâce à cette application, les Roomba sont prêts à nettoyer à la demande, ou que l’on soit et à tout moment. Chaque modèle peut être programmé pour nettoyer jusqu’à sept fois par semaine. Disponible gratuitement pour les appareils android et iOS, l’application fournit également des informations sur l’état du nettoyage, des astuces personnalisées, et l’accès direct à l’assistance client. « Cela permet un meilleur contrôle, une meilleure communication entre Roomba et le consommateur. On sait désormais comment réguler en direct. Cela permet aussi de faire des updates du logiciel, pour toujours avoir les dernières améliorations », précise Antoine Garcia, chef de produit chez iRobot sur la zone EMEA.

Une aide au nettoyage plus personnalisée

Ainsi, l’aspirateur robot Roomba 896 dispose par exemple de doubles extracteurs de débris anti-emmêlement tournant en sens contre rotatif. Ces extracteurs en caoutchouc attrapent les saletés sur n’importe quel type de sol, tout en réduisant les enchevêtrements de poils et la maintenance des brosses. Une suite complète de capteurs, combinée à sa faible hauteur (moins de 10 cm), permet au Roomba 896 de naviguer sous et autour des meubles alors que son moteur de « génération 2 » produit une puissance d’air cinq fois supérieure à la précédente génération.

C’est notamment le système breveté de nettoyage en trois étapes « AeroForce » qui fait toute la différence. Celui-ci utilise une combinaison d’agitation, d’extraction et d’aspiration pour déloger efficacement les saletés et les débris, depuis le sol jusque dans le bac de récupération. Au terme de son travail de nettoyage, le Roomba 896 retourne automatiquement à sa station pour se recharger. Idem pour le Roomba 696 de la gamme série 600 qui fait lui aussi sont entrée dans le nettoyage automatisé et connecté.

irobot-aspirateur-wifi-2

« Nous avons intégré des fonctionnalités centrales directement dans l’application, depuis la programmation des tâches de nettoyage jusqu’aux notifications et l’accès direct au service client, offrant ainsi une aide au nettoyage plus personnalisée et plus puissante au quotidien », explique à son tour Christian Cerda, chef opérateur chez iRobot.

En résumé, de la navigation adaptée à la maison (logiciel iAdapt) aux capteurs audio et optiques (Dirt Detect) en passant par le nettoyage dans les coins avec la brosse latérale, la gestion des obstacles, la localisation visuelle ou encore la programmation hebdomadaire, les points forts sont légion. Sans compter le Wi-Fi en bonus.

iRobot en plein coeur de la maison connectée

Pour Jean-Jacques Blanc, vice-président ventes et marketing de iRobot pour la zone EMEA, « l’aspirateur que l’on a connu sera bientôt un objet du passé ». Selon lui, iRobot est en train de jouer un rôle déterminant dans l’avenir de la maison intelligente et connectée, un marché estimé à plus de 200 milliards de dollars d’ici 2025. « Aujourd’hui, l’offre s’amplifie. Les consommateurs ne sont pas tous prêts. Nous avons un rôle à jouer. La maison connectée doit être intuitive, s’installer automatiquement. Elle doit comprendre si une lampe a été déplacée dans une autre pièce. Et ici iRobot est incontournable. Le lien avec Roomba, c’est évidemment la cartographie. Roomba peut être un hub mobile très efficace pour permettre les interfaces et la connexion de l’ensemble des objets. Rapidement, nos robots vont pouvoir échanger des informations », poursuit le très optimiste Jean-Jacques Blanc.

irobot-aspirateur-wifi-3

Une analyse corroborée par Marc Dinee, directeur général adjoint ventes et marketing Europe du groupe Robopolis, le distributer exclusif d’iRobot, qui confie : « rien n’arrêtera cette révolution en terme de domotique, avec tous les atouts que ça comporte, en terme de gain de temps et de remplacement des tâches ingrates du quotidien. L’histoire ne fait que commencer ».

Et selon les derniers sondages, il semble que les dirigeants de la société américaine ne se trompent guère. Selon OpinionWay, d’ici 2020, on comptera plus de 30 objets connectés par foyer en France. En 2016, nous savons également que les consommateurs européens ont acheté 26 millions d’aspirateurs, dont 1,2 millions de robots aspirateurs.

A l’heure actuelle, iRobot, qui compte plus de 600 employés, a déposé pus de 1000 brevets dans le monde entier. En 2016, son chiffre d’affaires était de 656 millions de dollars. Leurs ventes de robots domestiques décollent, avec 18 millions de robots vendus dans le monde dans 60 pays différents. Edifiant.

L’appétit des consommateurs pour ce type de produit est grandissant. Il est bien loin le temps de l’aspirateur électrique inventé, imaginez-vous, en 1908… Le premier Roomba, lui, date de 2002. Alors, souhaitez-vous des sols plus propres chaque jour, et ce sans effort ? Les protégés de iRobot sont en tout cas bien partis pour réussir à vous convaincre.

Cet article Les aspirateurs de iRobot passent tous au Wi-Fi est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/aspirateurs-irobot-wifi/feed/ 0
La DARPA mise sur une IA qui communique avec l’homme https://humanoides.fr/darpa-intelligence-artificielle/ https://humanoides.fr/darpa-intelligence-artificielle/#respond Wed, 07 Jun 2017 12:41:28 +0000 https://humanoides.fr/?p=53247 L’agence de recherche de la défense américaine a missionné une équipe de professeurs en informatique pour développer un système permettant aux intelligences artificielles d’expliquer leur comportement à l’homme. Au fur et à mesure que les systèmes d’intelligence artificielle deviennent plus fonctionnels et plus répandus, une grande partie du public est relativement lent dans la confiance […]

Cet article La DARPA mise sur une IA qui communique avec l’homme est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
L’agence de recherche de la défense américaine a missionné une équipe de professeurs en informatique pour développer un système permettant aux intelligences artificielles d’expliquer leur comportement à l’homme.

Au fur et à mesure que les systèmes d’intelligence artificielle deviennent plus fonctionnels et plus répandus, une grande partie du public est relativement lent dans la confiance donnée à la technologie. Une étude très médiatisée l’année dernière portait sur les voitures autonomes. Celle-ci a débouché sur le fait que la plupart des gens ne souhaitent pas rouler avec ces voitures car ils ne font pas confiance aux systèmes électroniques qui prennent les décisions.

intelligence-artificielle-darpa-1

C’est l’une des raisons pour lesquelles la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) a récemment remis à huit professeurs d’informatique de l’Université d’Etat d’Oregon une subvention de recherche de 6,5 millions de dollars pour travailler sur un projet visant à rendre les robots, les voitures et autres technologies alimentées par les IA plus dignes de confiance pour les sceptiques.

« La réussite de la branche des neurones artificiels a permis d’importantes avancées au sein de systèmes autonomes capables de percevoir, d’apprendre, de décider et d’agir par eux-mêmes. Mais leur problème reste leur fonctionnement en boîte noire. Avec le deep learning, en lieu et place d’humains qui codent de manière explicite le comportement du système en recourant à la programmation traditionnelle, le programme informatique apprend de lui-même grâce à de nombreux exemples. Cette dépendance à un système que même les développeurs ne comprennent pas entièrement fait émerger des dangers potentiels », précise l’équipe de chercheurs.

Ainsi, le programme OSU financé par DARPA vise à ouvrir cette boîte pour plus de personnes. Il durera quatre ans, en mettant l’accent sur l’illustration de la façon dont les machines prennent des décisions. « Au final, nous voulons que ces explications restent naturelles, en traduisant ces décisions de neurones profonds en phrases et en visualisations », précise Alan Fern, directeur associé de la filière de robotique et de systèmes intelligents de l’établissement.

intelligence-artificielle-darpa-2

Pour développer le système, les chercheurs vont brancher les joueurs équipés d’IA dans des jeux de stratégie en temps réel comme Star Craft. Les bots seront formés pour expliquer leurs décisions dans le jeu aux joueurs humains. Une fois que la recherche initiale aura établi les bases du projet, les résultats seront appliqués à d’autres projets de la DARPA, de la robotique aux véhicules aériens sans pilote en passant par les drones.

La DARPA est loin d’être la seule à tenter d’humaniser les systèmes automatisés. Certaines entreprises travaillent en effet sur la mise en place de leurs plateformes alimentées par IA avec une couche communicative supplémentaire à leur technologie. A l’instar de la startup californienne Drive.ai qui développe actuellement une ligne de voitures autonomes qui peuvent interagir avec d’autres voitures et piétons grâce à des signaux audio-visuels.

Parmi les autres projets autour du cerveau connecté, citons notamment Neuralink développé par le milliardaire sud-africain Elon Musk, créateur entre autres de la voiture électrique Tesla. Ce dernier souhaite augmenter les capacités cognitives de l’homme avec des greffes d’implants dans le cerveau. Côté R&D, des chercheurs coréens ont mis au point l’an dernier des synapses artificielles capables de rivaliser avec les synapses du cerveau humain. Une grande avancée pour les nano-technologies.

Tout cela pour dire qu’une fois que nous ferons confiance aux processus de prise de décision qui conduisent les systèmes d’IA, il sera plus facile d’accepter ses applications dans notre quotidien. La société bouge. Et le futur, c’est maintenant.

Cet article La DARPA mise sur une IA qui communique avec l’homme est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/darpa-intelligence-artificielle/feed/ 0
Viva Tech 2017 fera honneur aux startups https://humanoides.fr/viva-tech-startups/ https://humanoides.fr/viva-tech-startups/#respond Tue, 06 Jun 2017 13:33:27 +0000 https://humanoides.fr/?p=53235 Co-organisée par Publicis et Les Echos, la 2e édition du salon Viva Technology aura lieu du 15 au 17 juin à Paris. Evénement mondial dédié à l’innovation, Viva Technology est en pleine émergence. Après le succès de sa première édition, le salon réunira cette année un des plus beaux gratins de la tech mondiale. Mais […]

Cet article Viva Tech 2017 fera honneur aux startups est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Co-organisée par Publicis et Les Echos, la 2e édition du salon Viva Technology aura lieu du 15 au 17 juin à Paris.

Evénement mondial dédié à l’innovation, Viva Technology est en pleine émergence. Après le succès de sa première édition, le salon réunira cette année un des plus beaux gratins de la tech mondiale. Mais ce sont surtout les startups et la French Tech qui seront à l’honneur. Le but ? Permettre aux startups à la fois de se faire connaitre auprès du grand public à travers des démonstrations sur leurs stands, mais aussi des investisseurs avec lesquels elles pourront nouer des contacts.

viva-technology-salon-1

L’ambition des organisateurs et de leurs partenaires est de faire de Viva Technology un rendez-vous incontournable au bénéfice de tout l’écosystème. Parmi les intervenants les plus prestigieux d’ores et déjà annoncés, figurent Eric Schmidt (Alphabet), Yuanquing Yang (Lenovo), David Kenny (IBM Watson), John Chambers (Cisco), Daniel Zhang (Alibaba), Dan Schulman (Paypal) ou encore Peggy Johnson (Microsoft). Sans oublier les jeunes pousses telles que BenevolentAI, Blippar, Blablacar, Hootsuite, ironSource, Mindmaze, Quanergy Systems, Shopclues, Okta, Skyscanner, Taboola, et bien d’autres.

L’intelligence artificielle au coeur du salon

Côté français, seront présents notamment Bernard Arnault (LVMH), Stéphane Richard (Orange), Philippe Wahl (Groupe La Poste), Isabelle Kocher (Engie), Jacques Aschenbroich (Valeo), Nicolas Dufourcq (BPI) ainsi que Jean-Laurent Bonnafé (BNP Paribas). Au total, ce sont donc plus de 400 speakers influents du monde entier qui se relaieront sur place pour partager leur vision du futur. L’intelligence artificielle représentera le thème majeur de cette année. En quoi est-elle le nouvel horizon de la Big Data ? Sera-t-elle à la hauteur des attentes ? Qu’en est-il des challenges éthiques qui lui sont associés ? Les questions demeurent et une conférence y répondra notamment.

viva-technology-salon-2

On y parlera également de mobilité, de révolution énergétique, de l’Internet de tous les objets, de robotique ou encore de réalité virtuelle ou augmentée. Une occasion unique de découvrir entre autres la navette sans chauffeur de Navyia, les robots les plus avancés dont Omate, compatible avec l’intelligence artificielle Alexa d’Amazon et montré pour la première fois en France, le robot Luxai pour accompagner les enfants autistes, le simulateur HyperSuit pour expérimenter des sensations extrêmes sans quitter son salon, des drones des plus petits au plus gros, et bien d’autres surprises.

Un programme riche qui pousse de plus en plus d’observateurs à comparer cet évènement à l’illustre CES de Las Vegas. Vraiment ? « Nous n’avons pas cette ambition là. On se différencie du CES par notre ambition éditoriale », précise Francis Morel, le président directeur général des Echos, qui fait référence ici au travail mis en oeuvre pour ouvrir des opportunités uniques pour les startups d’accélérer leur croissance. « Nous sommes sur un terrain extrêmement porteur et on souhaite avant tout montrer la force des startups françaises, renchérit Maurice Lévy, le président du conseil de surveillance de Publicis Groupe. Ce n’est pas très souvent que nous avons de bonnes nouvelles en France en matière d’innovation alors profitons-en ».

viva-technology-salon-5 Maurice Lévy (Publicis) et Francis Morel (Les Echos)

Dans le cadre de zones dédiées, les 5000 startups présentes pourront pitcher avec des grands groupes, parmi lesquels les fonds de capital-risque les plus prestigieux tels que Accel Partners, Atomico, Balderton Capital, Benchmark Capital, Index Ventures, Partech Ventures et Union Square Ventures. Au total, plus de 1000 investisseurs sont attendus sur l’événement.

A noter par ailleurs que le LVMH Innovation Award récompensera la start-up la plus prometteuse suite à un appel à candidatures international. Une opération intitulée « Talent Connect », menée en partenariat avec Manpower, proposera plus de 475 offres d’emploi dans les domaines de la Big Data, de l’IA et du développement d’applications.

La Chine au rendez-vous

Les organisateurs se réjouissent aussi beaucoup de la présence de grands noms chinois, à l’instar de Yuanquing Yang (Lenovo) et Daniel Zhang (Alibaba). « Ils ont compris qu’il se passait quelque chose en France. Nous sommes très heureux qu’ils fassent le déplacement. Nous savons qu’ils préparent des investissements massifs », assure Maurice Lévy.

viva-technology-salon-4 De grandes personnalités chinoises seront présentes, à l’instar de Yuanquing Yang (Lenovo)

Conférences, interviews, débats et découvertes rythmeront les deux premières journées dédiées aux professionnels. La troisième sera également ouverte au grand public avec diverses opérations séduction organisées dont un tournoi d’e-gaming, des ateliers de coding pour les enfants et des performances de digital art.

Dans le Hall of Tech, chaque visiteur pourra expérimenter les nouvelles technologies en matière de drones, robots, voitures autonomes, imprimantes 3D et autres objets connectés. Plus de 100 innovations technologiques seront présentées en live. Le rendez-vous est donc pris pour cette nouvelle édition prometteuse. Une opportunité de découvrir et d’expérimenter les produits révolutionnaires qui s’apprêtent à bouleverser notre vie et notre quotidien.

Où et quand ?
Du 15 au 17 juin 2017 dans le Hall 1 de Paris Expo, Porte de Versailles à Paris.
Professionnels : jeudi 15 juin et vendredi 16 juin de 8h à 19h.
Ouvert au public samedi 17 juin de 9h à 19h.
Métro Ligne 12, Station Porte de Versailles.
https://vivatechnology.com

Cet article Viva Tech 2017 fera honneur aux startups est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/viva-tech-startups/feed/ 0
Toyota prépare une voiture volante pour les JO 2020 https://humanoides.fr/voiture-volante-jo2020/ https://humanoides.fr/voiture-volante-jo2020/#respond Mon, 05 Jun 2017 11:39:54 +0000 https://humanoides.fr/?p=53219 Le géant automobile japonais Toyota a décidé de participer au financement d’un projet de voiture volante. C’est un rêve un peu fou mais bien concret. Un groupe de jeunes ingénieurs souhaite en effet que leur engin allume la flamme olympique, en ouverture des Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Le projet est développé par un […]

Cet article Toyota prépare une voiture volante pour les JO 2020 est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Le géant automobile japonais Toyota a décidé de participer au financement d’un projet de voiture volante.

C’est un rêve un peu fou mais bien concret. Un groupe de jeunes ingénieurs souhaite en effet que leur engin allume la flamme olympique, en ouverture des Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Le projet est développé par un groupe d’ingénieurs né en 2012 sous le nom de Cartivator. Ces derniers ont récemment annoncé avoir obtenu un soutien de 42,5 millions de yens (près de 345 000 euros) sur les trois prochaines années de la part de 15 compagnies du groupe Toyota, dont le constructeur lui-même.

Originaires de différentes sociétés, ces ingénieurs s’impliquent sur cette voiture futuriste, baptisée « SkyDrive », sur leur temps libre. « D’ici à 2018, nous prévoyons d’achever un prototype », assure Tsubasa Nakamura, responsable technique de Cartivator.

voiture-volante-jo-1

Afin de désengorger les transports urbains, en particulier dans les pays développés où le nombre d’automobilistes explose, les porteurs du projet souhaitent « créer un monde où n’importe qui pourra voler dans le ciel n’importe quand à horizon 2050 ». Selon eux, « il faut une petite voiture volante capable de décoller et d’atterrir à la verticale, sans avoir besoin de pistes spéciales ».

D’une longueur de 2,90 m sur 1,30 m de large, « SkyDrive » pourra voler à 100 km/heure à une altitude de 10 mètres, et rouler sur trois roues à 150 km/h, avec à son bord un unique conducteur-pilote. Reste que cette voiture n’est pas encore prête à éblouir le monde. Ce prototype est pour l’heure essentiellement basé sur un échafaudage structurel, des piles et des rotors. Un vol d’essai a eu lieu dans un champ scolaire au centre du Japon, près de la base de Toyota.

Les prochaines étapes comprendront l’amélioration de la conception à l’aide des nouveaux fonds investis par Toyota. La firme espère voir voler cet engin avec un pilote à bord en 2019, avant le lancement prévu d’un véhicule entièrement fonctionnel à temps pour les JO de Tokyo. Simultanément, une autre compagnie japonaise, Robot Taxi Inc, développe en ce moment-même des taxis autonomes non-volants avec pour objectif une mise en circulation pour les Jeux de Tokyo en 2020 également.

Va-t-on bientôt se déplacer à bord d’une voiture volante ? C’est fort possible, à en croire les nombreux projets en cours aux quatre coins de la planète. A l’instar de Uber qui a notamment annoncé en avril dernier une série de partenariats grâce auxquels il espère réaliser, d’ici à 2020, les premières démonstrations d’un système futuriste de transport à la demande utilisant de petits appareils aériens. L’entreprise vise à déployer ses premiers taxis aériens dans les villes de Dallas et Dubaï.

Par ailleurs, Larry Page, PDG et co-fondateur de Google, soutient la start-up californienne Zee.aero, mais aucune image n’est disponible sur le projet. Sans oublier Airbus qui promet un taxi aérien autonome d’ici 2020. Le projet est actuellement en cours d’élaboration sous le nom de Vahana.

Cet article Toyota prépare une voiture volante pour les JO 2020 est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/voiture-volante-jo2020/feed/ 0
Les robots, ces futurs tireurs d’élite de l’armée https://humanoides.fr/robots-armee-ia/ https://humanoides.fr/robots-armee-ia/#respond Tue, 23 May 2017 06:58:26 +0000 https://humanoides.fr/?p=53035 L’armée américaine a annoncé utiliser des ondes cérébrales humaines pour enseigner aux robots comment tirer. Sans même s’en rendre compte, les soldats pourraient rapidement former des tireurs d’élite robot pour prendre leur travail. En effet, les capteurs modernes peuvent voir plus loin que les humains et les circuits électroniques peuvent déclencher un tir plus rapidement […]

Cet article Les robots, ces futurs tireurs d’élite de l’armée est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
L’armée américaine a annoncé utiliser des ondes cérébrales humaines pour enseigner aux robots comment tirer.

Sans même s’en rendre compte, les soldats pourraient rapidement former des tireurs d’élite robot pour prendre leur travail. En effet, les capteurs modernes peuvent voir plus loin que les humains et les circuits électroniques peuvent déclencher un tir plus rapidement que les nerfs et autres muscles. Pour l’heure, les êtres humains dépassent encore les robots armés sur la prise de décision avant un tir. Mais de nouvelles recherches, financées en partie par l’armée américaine, pourraient bientôt réduire cette lacune.

armee-robot-ia-1

Les chercheurs de DCS Corp et du Army Research Lab ont alimenté des ensembles de données d’ondes cérébrales humaines dans un réseau de neurones. Ce type d’intelligence artificielle a appris à reconnaître quand un humain prend une décision de ciblage. Les chercheurs ont présenté leur étude lors de la conférence annuelle « Intelligent User Interface » à Chypre en mars dernier.

Aujourd’hui, l’apprentissage automatique (le machine-learning) repose sur des données hautement structurées. Il s’agit de nombres en lignes que le logiciel peut lire. Mais identifier une cible dans le monde réel est incroyablement difficile pour les ordinateurs alors que le cerveau humain le fait facilement. La structuration des données sous la forme de souvenirs pourrait améliorer les compétences des machines. C’est en tout cas le pari de l’US Army. « Nous parlons souvent d’apprentissage approfondi. Le défi pour l’armée est que cela implique d’énormes ensembles de données », affirme Thomas Russell, le scientifique en chef de l’armée américaine.

L’an dernier, le laboratoire DeepMind de Google a montré qu’une IA pouvait battre le meilleur joueur du monde dans le jeu Go, un jeu considéré plus difficile que les échecs. « Vous pouvez former le système pour faire un apprentissage approfondi dans un environnement hautement structuré, mais si le tableau de jeu Go a changé dynamiquement au fil du temps, l’IA ne pourra jamais résoudre ce problème. Vous devez comprendre que dans cet environnement dynamique que nous avons dans le monde militaire, comment recyclons-nous ce processus d’apprentissage du point de vue des systèmes ? À l’heure actuelle, je ne pense pas qu’il existe un moyen de le faire sans que les humains ne forment ces systèmes », poursuit Thomas Russell.

deepmind-alphago-wins

Leur recherche s’est développée au sein d’un programme pluriannuel à plusieurs volets appelé l’Alliance de la technologie collaborative de cognition et neuro-ergonomie. « Nous savons qu’il y a des signaux dans le cerveau qui apparaissent lorsque vous percevez quelque chose qui est saillant », a déclaré le chercheur Matthew Jaswa, l’un des auteurs de l’étude présentée à Chypre. Il s’agit des réponses P300, des éclats d’activité électrique que le lobe pariétal du cerveau émet en réponse à des stimuli. Découvert dans les années 1960, la réponse P300 est fondamentalement la réponse du cerveau à une tâche de décision rapide.

Les chercheurs espèrent que leur nouveau réseau neuronal permettra des expériences dans lesquelles un ordinateur peut facilement comprendre quand un soldat évalue des cibles dans un scénario virtuel. L’objectif ultime serait un réseau neuronal capable d’apprendre de façon instantanée, en continu et en temps réel. Le tout en observant les ondes cérébrales et les mouvements oculaires de soldats hautement qualifiés qui font leur travail. Tout cela ne signifie pas que les robots dépassent désormais les humains. Il reste encore beaucoup d’années de recherche. Mais cette étude pourrait bien faire avancer le schmilblick.

Cet article Les robots, ces futurs tireurs d’élite de l’armée est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/robots-armee-ia/feed/ 0
SoftBank continue de bien couver sa star Pepper https://humanoides.fr/softbank-pepper-innorobo/ https://humanoides.fr/softbank-pepper-innorobo/#respond Mon, 22 May 2017 07:16:18 +0000 https://humanoides.fr/?p=53129 Leader mondial de la robotique humanoïde, SoftBank Robotics fabrique et commercialise des robots interactifs et autonomes. Tout récemment, Carrefour, Renault ou encore AXA Banque ont choisi d’intégrer le fameux robot Pepper dans leur stratégie de relation client. Entretien avec Nicolas Boudot, directeur marketing chez SoftBank Robotics Europe, en direct du salon Innorobo 2017. Votre robot Pepper est partout. […]

Cet article SoftBank continue de bien couver sa star Pepper est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Leader mondial de la robotique humanoïde, SoftBank Robotics fabrique et commercialise des robots interactifs et autonomes. Tout récemment, Carrefour, Renault ou encore AXA Banque ont choisi d’intégrer le fameux robot Pepper dans leur stratégie de relation client. Entretien avec Nicolas Boudot, directeur marketing chez SoftBank Robotics Europe, en direct du salon Innorobo 2017.

Votre robot Pepper est partout. Quel bilan tirez-vous ?
Nous sommes là car c’est l’évènement robotique français de l’année. Ce que l’on présente, ce sont les évolutions en terme d’offres et de solutions. On était présent sur le salon l’an dernier avec tout un environnement pour le lancement de notre programme de partenaires en Europe pour lequel Pepper est disponible. Un an après, on peut tirer le bilan. Depuis un an, on a mis en place notre écosystème ainsi que notre propre événement Pepper World qui a eu lieu le 20 avril. De 23, on est passé à 70 partenaires à travers 20 pays en Europe qui pour nous sont clés dans le business model. Nous sommes réellement l’entreprise qui développe le robot Pepper, c’est-à-dire tout le software qui lui permet d’être capable de parler et de bouger. Mais nous n’avons pas pour vocation de devenir des spécialistes des marchés possibles, du retail, du tourisme ou de la santé. On voit maintenant que nous avons des solutions abouties sur le domaine du retail avec des outils de gestion de contenus, le CMS, et des solutions de réceptionniste.

innorobo-softbank-pepper-1

Hoomano fait notamment partie de vos partenaires. Quel est votre sentiment sur ces Lyonnais plein de ressources ?  
Ils ont un beau CMS en retail et une offre éducation intéressante. Hoomano est un partenaire historiquement important. On a travaillé avec eux sur de beaux projets, à commencer au tout départ sur un projet lié à la SNCF. Depuis, ils enchainent, avec Darty, Kiabi et différentes banques.

Quels sont actuellement les secteurs les plus porteurs pour Pepper ? 
Les Pepper sont dans la vraie vie. Ils ont une vraie valeur. L’an dernier, nous avons eu des retours d’expériences de Carrefour et Costa Croisières qui commençaient tout juste à les déployer. On a continué à déployer avec Costa qui a désormais cinq bateaux qui ont chacun six robots à bord. Carrefour est passé en phase 2 en Espagne, sur des usages qui ont montré leur vraie valeur comme l’accueil et la promotion de la carte fidélité, l’entertainment et le robot sommelier.

« Aujourd’hui, 300 entreprises en Europe utilisent Pepper« 

Renault a expliqué avoir adopté Pepper suite à la baisse de fréquentation des showrooms à mesure que les parcours d’achat se digitalisent…
En effet, nous avons récemment mené une campagne de communication sur la French Touch avec Renault où Pepper était la star. Le robot a fait la promotion de la gamme Renault. Cela s’est fait en parallèle d’un déploiement de nos robots dans 120 concessions Renault pour accueillir les clients.

Et où en êtes-vous du côté du milieu bancaire ?
Cinq agences d’Axa Bank ont choisi dernièrement Pepper pour accueillir, expliquer comment on peut transférer son compte bancaire d’une banque à l’autre. A terme, Pepper sera capable de faire de la simulation de prêt.

Au total, combien de Pepper avez-vous réussi à déployer en Europe ?
Aujourd’hui, 300 entreprises en Europe utilisent Pepper.

innorobo-softbank-pepper-2

Selon vous, notre société est donc prête…
Notre axe, c’est clairement de développer les activités du robot dans l’environnement professionnel. Nous avons des usages de Pepper qui sont B to B en Europe et au Japon. Nous avons réelement focalisé l’utilisation des robots dans des environnements professionnels, avec un robot assistant vendeur, réceptionniste, à l’éducation, et à terme aux docteurs dans les hôpitaux. C’est notre axe de developpement pour 2017-2018. On va continuer à travailler sur du robot humanoïde et à long terme arriver avec des offres de robots compagnons sur des usages plus larges. A court terme, on veut déployer du robot comme on le fait aujourd’hui sur des environnements business. On voit qu’en Europe ça se passe bien. Bien évidemment, on voit bien qu’il y a facilement un tiers d’enfants qui interagissent avec les robots. Mais cela veut dire qu’il y a deux tiers d’adultes. Cela signifie que l’acceptation est globale. On voit qu’il y a des personnes de plus de 60 ans qui sont ravis d’interagir avec le robot, qui vont très loin dans l’utilisation. Pepper et Nao sont des robots hyper engageants. Ils créent une relation emphatique avec la personne. Cela ne marche pas qu’avec les Japonais. Cela marche tout court.

Ils ne sont pas encore ultra-performants. Que reste-t-il à améliorer dans un futur proche ?
Plein de choses. Nous en sommes qu’au début. Là tout de suite, les améliorations que nous apportons ce sont de nouvelles versions de soft qui permettent à nos robots de naviguer de façon autonome. C’est à dire d’être capable d’établir une cartographie de l’endroit qu’ils ne connaissent pas, de définir les différents points et de naviguer. Dans un environnement business, ça va ouvrir encore davantage d’opportunités intéressantes. Pour le robot compagnon, on sait qu’il y a des choses à améliorer au niveau du grasping, de l’utilisation des mains et de la manipulation. Nous avons des activités de recherche sur ces parties. Au niveau du dialogue, on est tous sur l’utilisation de moteurs qui sont scriptés. Le monde de l’intelligence artificielle se penche sur le Natural Language Processing, c’est à dire être capable d’avoir des capacités de dialogue naturelles pour les machines. Avec l’analyse syntaxique, on va piocher dans les bases de données collectives pour apporter des réponses suite à la compréhension de la phrase. Tout cela se met en place peu à peu.

Quel est votre regard sur la robotique française ?
On voit que l’Europe et la France restent dynamiques en terme de robotique et de création de start up. Pour certains avec des anciens de chez nous, donc on est ravi. C’est hyper important que l’écosystème français reste actif et vivant.

Cet article SoftBank continue de bien couver sa star Pepper est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/softbank-pepper-innorobo/feed/ 0
Cutii, le tout nouveau robot compagnon des seniors https://humanoides.fr/cutii-compagnon-innorobo/ https://humanoides.fr/cutii-compagnon-innorobo/#respond Sat, 20 May 2017 07:15:32 +0000 https://humanoides.fr/?p=53197 Les robots compagnons font toujours figure de petites stars au salon Innorobo. L’un d’eux vient de faire son entrée dans le top. Il se nomme Cutii. Les stars, vous les connaissez toutes et tous. Ce sont Pepper et Nao, bien sûr. Développés par SoftBank Robotics, ils sont aujourd’hui les robots humanoïdes les plus connus du […]

Cet article Cutii, le tout nouveau robot compagnon des seniors est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
Les robots compagnons font toujours figure de petites stars au salon Innorobo. L’un d’eux vient de faire son entrée dans le top. Il se nomme Cutii.

Les stars, vous les connaissez toutes et tous. Ce sont Pepper et Nao, bien sûr. Développés par SoftBank Robotics, ils sont aujourd’hui les robots humanoïdes les plus connus du grand public. Utilisés dans le service à la personne, ils triomphent surtout dans le secteur des robots compagnons, comme d’autres complices nommés Buddy ou Domgy. Leurs atouts ? Ils sont mignons, sympathiques et communicants.

Depuis, d’autres concurrents commencent à émerger. Rencontre en direct du salon Innorobo 2017 avec l’un deux, nommé Cutii. Commandé par la voix, ce dernier se déplace sur roulettes, dialogue et peut mettre en contact visuel avec la famille ou encore le médecin. Lors du dernier CES à Las Vegas, il a même fait un tabac, recevant une récompense remise par les 40 plus grands patrons mondiaux du numérique.

Créé à Roubaix par la société Yumii, il représente une véritable présence au quotidien. « C’est notre première participation en tant que exposant à Innorobo. Nous sommes venus avec notre second prototype qui est 100% autonome. Il permet vraiment de recréer du lien social pour des personnes obligées de rester à domicile. C’est un rayon de soleil. On veut vraiment faire de Cutii le compagnon des seniors, pour aider les personnes âgées à rester à domicile tout en communicant avec la famille, les amis ou le médecin », affirme Maxime Cheramy, responsable du développement robotique chez Yumii.

compagnon-robot-innorobo-1

Equipé d’un détecteur de chute qui permet d’alerter les secours si besoin, Cutii est surtout une plateforme collaborative qui permet de partager en visio un moment, une visite de musée, de suivre des cours divers, un jeu en ligne ou encore une séance de yoga.

La société Yumii, soutenu par la région Hauts-de-France et Eurasanté, prévoit de livrer ses 20 premiers Cutii dès le mois de juin, de la Chine aux Etats-Unis. Ses experts restent malgré tout conscients des progrès à réaliser. « Dans les années à venir, les fonctionnalités à adapter pour encore progresser se trouvent dans toutes les solutions de reconnaissance vocale. Elles vont beaucoup évoluer dans les prochaines années, notamment sur la facilité d’interaction. Les solutions d’intelligence artificielle embarquée permettront de créer ce genre de produits beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui où il faut développer ses solutions tout seul », explique Maxime Cheramy. Cutii devrait être proposé à la location 700 euros par an.

Cet article Cutii, le tout nouveau robot compagnon des seniors est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/cutii-compagnon-innorobo/feed/ 0
Innorobo 2017 : les robots industriels étaient aussi de la partie https://humanoides.fr/innorobo-robot-industrie/ https://humanoides.fr/innorobo-robot-industrie/#respond Fri, 19 May 2017 07:08:59 +0000 https://humanoides.fr/?p=53180 La robotique industrielle fait toujours sensation à Innorobo. Cette année, la cobotique était au centre des discussions. Au milieu des robots de service et autres compagnons, les machines à vocation industrielle étaient bel et bien de la partie. En première ligne, on retrouve le CEA de Saclay (Essonne), centre de recherche et d’innovations emblématique au […]

Cet article Innorobo 2017 : les robots industriels étaient aussi de la partie est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
La robotique industrielle fait toujours sensation à Innorobo. Cette année, la cobotique était au centre des discussions.

Au milieu des robots de service et autres compagnons, les machines à vocation industrielle étaient bel et bien de la partie. En première ligne, on retrouve le CEA de Saclay (Essonne), centre de recherche et d’innovations emblématique au niveau européen. Plus de 6000 personnes y travaillent. Parmi eux, Yann Perrot, chef du laboratoire robotique interactive. Explications : « C’est un laboratoire d’une cinquantaine de personnes composé de chercheurs, de thésards. Nous développons des technologies de robotique pilotées en effort. Notre histoire d’origine, c’est la téléopération pour les besoins de l’industrie nucléaire. Ces technologies de robotique pilotées en effort nous ont amené au début des années 2000 à commencer à travailler sur la cobotique, l’assistance aux gestes, les exosquelettes, et plus récemment la robotique collaborative depuis 2008-2009 ». Comme le prouve leur préhenseur robotique présent sur le salon. Il s’agit d’une main industrielle capable de saisir ou de manipuler n’importe quel type d’objet de manière très versatile.

robotique-industrie-innorobo-1 Le CEA a réalisé des démonstrations de mains industrielles.

A Saclay, ces experts oeuvrent sur différentes approches. Outre l’amplification d’effort et l’aide à la manipulation, ils ont notamment mis au point les exosquelettes Hercule avec la société RB3D. Mais ce n’est pas tout. Ce centre vient également de créer en octobre dernier une start-up nommée Izybot focalisée sur la robotique collaborative. « Izybot est un robot qui va pouvoir travailler en environnement ouvert au milieu des opérateurs. On va pouvoir le déplacer pour le programmer en démonstration sans avoir à utiliser d’interfaces informatiques. Et puis il va être performant pour des tâches qui nécessitent des efforts comme le parachèvement ou l’assemblage ». Par ailleurs, le CEA co-gère la Factory Lab, une plateforme pour l’industrie du futur qui donne accès à des financements simplifiés et rapides pour des innovations technologiques. Pensez-y.

robotique-industrie-innorobo-2 Izybot est la dernière réalisation en robotique collaborative du CEA.

La préhension, c’est aussi la spécialité de Schunk depuis plus de 30 ans. L’entreprise allemande fournit des marchés très divers, allant de l’automobile au secteur médical en passant par l’aéronautique, l’agroalimentaire ou l’électronique. Leurs systèmes modulaires permettent de contrôler précisément la puissance, l’effort et la vitesse des pinces robotiques. Ainsi, des actionneurs rotatifs peuvent être combinés entre eux afin de bénéficier d’un axe supplémentaire.

Un marché de plus en plus mature

Cette recherche de complémentarité entre l’humain et le robot dépeint vraiment l’enjeu du moment dans l’industrie. On veut bien sûr vous parler de la cobotique, cette branche émergente qui vise à produire des robots assistant l’homme, en automatisant une partie de ses tâches. Adrien Poinssot, responsable commercial pour Universal Robots en France, confirme : « Nos robots se disent collaboratifs. L’idée c’est qu’ils sont préparés pour pouvoir travailler dans une application collaborative, en interaction avec un opérateur, ou en partageant avec lui un espace de travail. Cela se passe à tous niveaux. Cela va de la facilité de programmation à la facilité d’installation. L’idée est vraiment de donner le pouvoir à l’opérateur afin qu’il ait un outil pour produire mieux et qu’il puisse se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. Cela tombe très bien avec tous les enjeux que peuvent rencontrer les usines de production ».

robotique-industrie-innorobo-3 Les robots collaboratifs de Universal Robots.

Chez Universal Robots, 95% de leurs applications servent dans l’industrie, du petit artisan jusqu’aux gros groupes automobiles, de métallurgie ou de textile. Une société qui sait aussi sortir du cadre. En effet, elle propose également d’autres applications à destination du tournage vidéo (travelling en télévision) ou encore de la kinésithérapie pour la rééducation. La société fait également dans l’éducatif en ligne ouvert à tous. Via sa plateforme de formation UR Academy, elle propose aux internautes de devenir programmateur de robot en seulement 87 minutes… « Cela permet de donner des bases et des clés sur les grands principes de la robotique traditionnelle grâce à des simulations interactives qui maximisent votre implication. C’est gratuit et c’est en six modules », explique Adrien Poinssot. Sans oublier UR+, une plateforme en ligne qui met à disposition des utilisateurs des solutions qui ont été réalisées par des développeurs, à l’image de ce que peut faire Google Play. « Ce sont des fonctionnalités qui n’existaient pas d’office sur le robot et qui sont maintenant disponibles car quelqu’un a fait le développement. Cela vaut aussi bien au niveau du software que du hardware », précise Adrien Poinssot.

robotique-industrie-innorobo-4 Ce robot équipé d’un capteur anti-collision est développé par Fogale Robotics.

La cobotique ? C’est aussi le pari de Fogale Robotics situé à Nîmes. « Puisque le marché du robot n’était pas mature il y a une douzaine d’années et qu’il le devient aujourd’hui, nous sommes en train d’adapter nos solutions pour les robots industriels entre autres dans l’automobile et la logistique », affirme William Panciroli, le directeur commercial. Sur Innorobo, William et les siens sont venus présenter leur robot équipé d’un capteur anti-collision. « Il permet de détecter une présence humaine à une certaine distance. Les capteurs sont répartis sur le robot à plusieurs endroits donc lorsque l’on s’approche du robot on peut effectivement détecter la présence humaine et notamment la partie la plus dangereuse, celle qui porte l’outil. Tout ceci se déroule dans des conditions de sécurité optimales », poursuit-il.

L’automobile reste en pôle position

Cette technologie est déjà utilisée dans le domaine médical depuis une douzaine d’années, notamment en radiologie chez General Electric Healthcare. « C’est typiquement un robot coopératif qui permet d’établir des stratégies de contournement de l’humain quand celui-ci se trouve dans le champ de travail du robot. Ainsi l’humain et le robot peuvent travailler indépendamment l’un de l’autre tout en restant en sécurité chacun de leur côté », ajoute William Panciroli.

robotique-industrie-innorobo-5 Les robots humanoïdes de THK.

Le mot de la fin ira aux humanoïdes présents également dans l’industrie. A l’instar du robot R7 développé par le Japonais THK, leader mondial du guidage linéaire. « Nous avons initialement développé le R7 pour montrer notre savoir-faire technique et les composants mécaniques que nous pouvions fournir aux clients, affirme Philippe Eid, ingénieur des ventes chez THK qui compte 35 usines à travers le monde dont une en Alsace. Vu son succès et ses capacités, on a fini par le commercialiser. Il a diverses applications. Il peut manipuler des produits, trier les pièces en sortie d’usine. Grâce à son écran pectoral, il peut aussi servir de robot de service de présentation. Par contre, il n’y a pas d’interaction. Il peut énoncer un message mais pas dialoguer ».

Tout cela pour dire que c’est un secteur qui se porte bien. Mais la France reste encore loin derrière. La Chine est aujourd’hui le plus important marché mondial. En 2015, la Chine a acheté 27% du volume mondial total (68 600 robots) et dépassé les ventes de robots industriels dans l’Europe entière (50 100 unités). La Chine produit même 30% de ces robots industriels. L’Europe reste malgré tout le 2ème marché mondial, devant les USA. C’est toujours l’Allemagne qui s’équipe le plus en robots industriels (50K unités). Alors que l’Europe de l’Est entre dans une ère d’automatisation, la France a accru en 2015 ses achats de robots industriels d’environ 3% pour un volume global de 3 045 robots industriels.

Selon le SYMOP (Syndicat des Machines et Technologies de Production), 40% des robots industriels installés en France en 2014 oeuvrent dans l’automobile, suivis par la métallurgie (16%) et la parachimie (13%). Cette croissance devrait se poursuivre dans les prochaines années, voire s’intensifier avec les initiatives « Industrie 4.0 » qui fleurissent sous différentes appellations un peu partout. Pour l’heure, le taux d’équipement des différentes filières industrielles est encore très bas dans de nombreux pays.

Cet article Innorobo 2017 : les robots industriels étaient aussi de la partie est apparu en premier sur Humanoïdes.

]]>
https://humanoides.fr/innorobo-robot-industrie/feed/ 0