Humanoides.fr https://humanoides.fr Robots + Drones + Intelligences Artificielles Sun, 15 Jan 2017 09:07:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.1 Test du robot laveur Braava jet de iRobot https://humanoides.fr/robot-laveur-braava-jet-irobot-test/ https://humanoides.fr/robot-laveur-braava-jet-irobot-test/#comments Mon, 19 Dec 2016 10:27:18 +0000 https://humanoides.fr/?p=52352 A l’approche des fêtes de Noël, difficile de ne pas évoquer l’univers des robots ménagers. Dans la jungle des aspirateurs et autres laveurs, le leader mondial iRobot fait toujours figure de référence et on ne voit pas encore bien qui pourrait le détrôner. Dernier né de la gamme laveurs de sols, le Braava jet – […]

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A l’approche des fêtes de Noël, difficile de ne pas évoquer l’univers des robots ménagers. Dans la jungle des aspirateurs et autres laveurs, le leader mondial iRobot fait toujours figure de référence et on ne voit pas encore bien qui pourrait le détrôner. Dernier né de la gamme laveurs de sols, le Braava jet – dévoilé en mars dernier – a attisé notre curiosité. Et pour nous faire un juste avis, nous l’avons tout simplement essayé.

Un design sobre, dans l’ère du temps.

La première chose qui frappe, quand on découvre la boîte, c’est la taille de la machine. Si bien qu’on se demande si le robot qui se trouve à l’intérieur est en kit. Mais non, c’est juste qu’il est extrêmement peu encombrant. Avec 17,8 cm de large pour 8,4 cm de haut, le Braava jet se faufilera partout et ça tombe bien car c’est ce qu’on lui demande. Côté poids, ses 1,2 Kg le rendent particulièrement facile à manipuler et à transporter, notamment grâce à sa discrète poignée escamotable.

Robot Laveur Braava jet de iRobot

Revenons-en au design. D’un blanc immaculé, ponctué de petites touches de bleu, le petit cube compact séduira les amateurs de produits high-tech minimalistes et bien finis. Une sobriété à laquelle iRobot nous avait déjà habitués à travers sa gamme d’aspirateurs Roomba. Une ergonomie très réussie et un style « kawaii » qui lui ont valu un petit nom dès les premières minutes d’utilisation : « Wall-E ». Braava jet est indiscutablement craquant. A peine déballé, du point de vue esthétique, il est adopté.

Braava jet. Petit mais costaud.

Avec sa petite taille, nous nous demandions bien ce que ce joli petit Braava jet allait pouvoir laver. Il faut avouer qu’au départ, le scepticisme était de mise. Une fois la batterie chargée (en à peine 1H, ce qui est très rapide), la lingette fixée et le réservoir d’eau rempli, nous le mettons en route pour voir ce qu’il vaut et s’il tient bien toutes ses promesses. Pour ce faire, et c’est un bon point, c’est très simple : il suffit d’appuyer sur le bouton central « clean ». Et la petite bête commence à opérer.

Réservoir du robot laveur Braava jet

Dans les premières minutes, nous commençons à douter, tant la surface couverte (des bandes d’environ 18 cm donc) est ridicule. Mais force est de constater que notre Braava jet est teigneux. Il poursuit méthodiquement sa mission et au bout d’une vingtaine de minutes, la pièce dans laquelle nous l’avons testé – une cuisine de 20 m2 avec un mélange de parquet et de carrelage – est totalement bouclée.

Résultat des courses, le sol (qui ne paraissait pas très sale) est impeccable. Encore un peu humide et reluisant. A notre grande surprise, ça sent même très bon. Le parfum dégagé par la lingette laisse une véritable sensation de fraîcheur et de propreté. Pour nous faire une idée plus précise et éviter de nous faire tromper par le seul facteur olfactif, nous inspectons minutieusement la lingette. Nous découvrons avec un certain étonnement que le sol était finalement bien plus sale que ce que nous supposions. Les lingettes rugueuses, associées à l’effet du produit dont elles sont imbibées, à l’aspersion aqueuse et au frottement mécanique et vibratoire de la tête récoltent un paquet de choses, plus ou moins avouables. Par décence, on évitera la photo. Mais on vous garantit que le résultat est là. Et qu’on s’est empressé de recharger la batterie pour recommencer.

Ceci dit, mettons tout de suite les choses au clair. Le Braava jet se destine bien au lavage de petites pièces, comme la cuisine, la salle de bains, ou les toilettes. Inutile d’espérer briquer votre loft de 200 m2. Vous passeriez une bonne partie de votre journée à charger / gérer votre robot. Pour les grands espaces, il faudra alors s’orienter vers le grand frère de la gamme : le Braava série 300 que nous aurons prochainement l’occasion de tester.

Trois mode de lavage, en fonction des besoins.

Ce qui fait aussi la particularité de notre petit laveur de sols, c’est sa modularité. Pas moins de 3 modes de lavage sont proposés. Et si vous êtes allergiques à la complexité, ça tombe bien, car l’appareil ne nécessite pas la moindre programmation. Le mode de lavage est automatiquement sélectionné en fonction de la lingette que vous insérez. Chaque lingette disposant de son code couleur. C’est rapide, intuitif et finalement très pratique.

– Lavage des sols (lingette bleue) : le nettoyage s’effectue en trois passages pour déloger la saleté et les tâches en profondeur. C’est la configuration qui vous garantira un nettoyage intégral pour les sols particulièrement crasseux (typiquement après une soirée arrosée).

– Balayage humide (lingette orange) : le nettoyage s’effectue en deux passages (avant / arrière) pour capturer la poussière et la saleté du quotidien. C’est le mode que nous avons testé. Et comme nous le mentionnons, c’est déjà très efficace !

– Balayage à sec (lingette blanche) : le nettoyage s’effectue en un seul passage pour capturer la poussière et les poils d’animaux. A utiliser si votre sol est déjà relativement propre, et que vous souhaitez simplement enlever les saletés superficielles et volatiles (ce que pourra également faire votre aspirateur).


Lingette nettoyante du Braava jet d'iRobot

Une fois le travail terminé, il suffit d’appuyer sur un bouton pour désolidariser la lingette, qui ira directement à la poubelle. Un système ingénieux qui évite tout contact avec le support souillé. Un avantage qui a aussi son inconvénient : le prix. A environ 12€ les 10 lingettes (soit environ 1.20€ la lingette), les consommables restent relativement onéreux. Admettons que nous utilisions le robot 3 fois par semaine. Cela représenterait une dépense annuelle de plus de 150€. Un budget qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Mais qu’importe, quand on aime gagner du temps et économiser un frottage à la serpillère, on ne compte pas vraiment.

Nous n’aborderons pas la question écologique qui peut aussi être posée, car iRobot propose en option des lingettes lavables et réutilisables, mais aussi sans doute moins performantes. Car contrairement aux lingettes imbibées, celles-ci ne contiennent aucun détergent. Et il faudra bien sûr les rincer ou les laver après chaque utilisation, ce qui diminue nettement l’avantage et le confort d’une solution automatisée.

Une technologie efficace, au service de la propreté.

Le principe de base de notre Braava jet 240 est assez simple. A l’avant de l’appareil, un petit pulvérisateur asperge quelques gouttelettes d’eau contenues dans le réservoir rempli au préalable. Puis le robot avance et sa lingette entre en contact avec l’eau présente au sol, libérant ainsi le produit nettoyant imprégné. Selon le mode de lavage choisi, le laveur passe plusieurs fois d’avant en arrière pour effectuer une action mécanique de frottement, associée à un mouvement vibratoire de la tête sur laquelle est insérée la lingette.

Pulvérisateur frontal du Braava jet

Comme pour les aspirateurs, le robot est bardé de capteurs d’obstacle et de vide, profitant de toute l’expérience et du savoir-faire technologique qu’iRobot a pu acquérir au fil des années. Pour empêcher le Braava jet de pénétrer dans des zones qu’il ne doit pas nettoyer, telles que les pièces voisines sans porte ou les surfaces recouvertes de moquette, l’utilisateur peut créer une barrière virtuelle grâce au mode Virtual Wall, directement intégré dans le robot. Les utilisateurs peuvent également télécharger l’application iRobot HOME pour tirer parti de toutes les fonctionnalités de l’appareil. Disponible sur les terminaux Android et iOS, l’application iRobot HOME permet d’accéder, d’allumer ou éteindre son Braava jet à distance, d’utiliser la fonction de nettoyage ciblé pour couvrir une surface réduite plus en profondeur et plus rapidement ou d’obtenir facilement les mises à jour du logiciel.

Dan le pack de base, Braava jet est livré avec une batterie Lithium Ion longue durée, un chargeur de batterie et deux lingettes de chaque type (lavage des sols, balayage humide et balayage à sec).

Bilan des courses : un petit champion au coeur vaillant.

Franchement, et on y croyait pas trop, le Braava jet nous a épaté. Surtout au niveau de son rapport encombrement / efficacité. On a aimé son kawaiiness, sa facilité d’utilisation, et le petit parfum qu’il laisse après son passage. On a moins aimé le prix des consommables, qui représentent un petit budget dont il faut tenir compte lors de l’achat. A moins que l’on préfère se diriger vers les lingettes réutilisables, avec les inconvénients déjà évoqués…

Robot laveur Braava jet en action

Côté prix, notre Braava jet s’expose au prix public conseillé 249,99€. Un prix plus que raisonnable pour un investissement pertinent. Au bout de 3 mois, comme avec les aspirateurs, vous aurez oublié le passé. Et il vous sera impossible de vous en passer. Pour l’acheter, RV chez l’un des nombreux revendeurs habituels (Fnac, Darty, Boulanger, RueDuCommerce…).

Notre note finale : 8/10. Mention fraîcheur.

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Prenez de bonnes habitudes avec le petit robot MOTI https://humanoides.fr/moti-robot/ https://humanoides.fr/moti-robot/#respond Mon, 19 Sep 2016 10:33:28 +0000 https://humanoides.fr/?p=46019 Vous êtes du genre à prendre de bonnes résolutions tous les quatre matins sans jamais les respecter ? Alors ce petit robot lumineux est fait pour vous. Voici MOTI. MOTI veut devenir votre plus fidèle compagnon. Et par fidèle, comprenez le plus bénéfique possible. Car la seule et unique mission de MOTI est de vous […]

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Vous êtes du genre à prendre de bonnes résolutions tous les quatre matins sans jamais les respecter ? Alors ce petit robot lumineux est fait pour vous.

Voici MOTI.

MOTI veut devenir votre plus fidèle compagnon. Et par fidèle, comprenez le plus bénéfique possible. Car la seule et unique mission de MOTI est de vous aider à tenir vos résolutions du Nouvel An.

Ce drôle d’appareil luminescent vient de lancer sa campagne de financement sur Kickstarter. Il ne souhaite qu’une chose : vous aider à tenir vos engagements de la vie courante : faire du jogging, arrêter de regarder la TV après 19h, lire votre journal, arroser les plantes…

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Dans la plus pure tradition américaine du coaching personnel, la start-up californienne qui en est à l’origine, se pose néanmoins sur un segment différent de ce que proposent de plus en plus d’applis mobiles et de wearables. MOTI est les deux à la fois, mais il privilégie l’aspect humain sur le seul rendement du chiffre qui gangrène les adeptes du quantified-self. Les données sont essentielles pour optimiser une activité quelconque, mais lorsqu’il s’agit de l’humain « l’on sait bien qu’il n’est pas seulement question de savoir et de data, mais bien plus d’émotions » affirme la société sur sa page.

Conscient que les chiffres sont synonymes de performances et donc de compétition, ses créateurs ont voulu prendre la tangente et miser sur un produit qui stimule la motivation. A l’instar des robots conçus pour aider les autistes, comme Leka, Nao ou bien le Stimul’Activ du Robot Lab, celui-ci cherche à faire de vous une « meilleure personne » en stimulant vos émotions. C’est également la raison pour laquelle la société a opté pour un appareil matériel et non une appli numérique. A vous de le positionner à un endroit visible dans votre maison, et il sera difficile de l’ignorer lorsqu’il vous interpellera.

Son rôle est de façonner un environnement favorable à la prise de bonnes habitudes. A vous de configurer l’habitude que vous souhaitez prendre grâce à l’appli mobile. Ensuite, le robot se chargera de vous rappeler que vous devez faire votre yoga à 18h tous les soirs. Grâce à son système lumineux, il fonctionne non pas sur le mode de l’injonction mais plutôt de l’invitation et de la motivation. Il vous aide à construire une « boucle d’habitude » grâce à un schéma en trois temps qui va permettre de créer une habitude : un déclencheur, une routine et une récompense.

Concrètement, après avoir configuré une habitude à prendre, avec les informations relatives (fréquence, heures;..), MOTI vous interpelle avec sa lumière douce-heureuse. Puis, vous appuyez deux fois dessus. La première pour indiquer que vous commencez bien votre activité en question, et la seconde fois pour indiquer que vous avez fini. Ainsi, MOTI peut apprendre à vous connaître et établir une courbe générale de performance, et c’est là qu’il se différencie de ses homologues. Plutôt que de vous montrer statistiquement pourquoi votre état s’améliore, il se contentera d’émettre une lumière de plus en plus chaude et joyeuse. Evidemment, l’appli mobile permet de prolonger cette visualisation de la performance en accédant à des graphiques plus détaillés.

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Et ce n’est pas tout, pour interagir avec son utilisateur, le petit robot peut également émettre une série de sons également configurables. En voici quelques exemples :

 

Le produit est en vente sur sa page Kickstarter, à partir de 99$. Les premières livraisons devraient arriver à l’été prochain. La campagne sert justement à accélérer la production des MOTI.

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Event[0] : le jeu-vidéo qui vous confronte à une IA https://humanoides.fr/event0-jeu-video-ia/ https://humanoides.fr/event0-jeu-video-ia/#comments Fri, 16 Sep 2016 13:20:15 +0000 https://humanoides.fr/?p=45986 L’intelligence artificielle n’en finit plus de déchaîner les passions et d’inspirer les cinéastes comme les concepteurs de jeu-vidéo. Nouvel exemple avec Event[0] du studio français Ocelot Society. Moins d’un mois après la sortie de The Turing Test, voilà qu’un jeu made in France portant l’intelligence artificielle à l’écran sort sur les plus grandes plate-formes d’achat en […]

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L’intelligence artificielle n’en finit plus de déchaîner les passions et d’inspirer les cinéastes comme les concepteurs de jeu-vidéo. Nouvel exemple avec Event[0] du studio français Ocelot Society.

Moins d’un mois après la sortie de The Turing Test, voilà qu’un jeu made in France portant l’intelligence artificielle à l’écran sort sur les plus grandes plate-formes d’achat en ligne.

Proposé par le jeune studio parisien Ocelot Society comme le prolongement d’un projet d’étudiant, Event[O] nous plonge dans un univers d’exploration spatiale avec pour seul et unique compagnon de route une intelligence artificielle baptisée Kaizen. Tout comme dans le classique de la science-fiction de Kubrick 2001 : L’Odyssée de l’Espace, vous incarnez un personnage principal dont les relations sociales ne sont réduites qu’à ses interactions avec un HAL (ou CARL en français).

Ses créateurs se revendiquent d’ailleurs d’une nouvelle vague narrative en terme de jeu-vidéo d’exploration. Ils conviennent eux-mêmes que leur univers galactique a largement été inspiré par celui du film de Stanley Kubrick, d’où sa touche rétrofuriste. Mais également par Solaris (Steven Soderbergh, 2002) ) et Le Meilleur des Mondes, le roman d’Aldous Huxley précurseur du genre dystopique.

Cette nouvelle narration trouve sa réalisation dans la relation que vous devez entretenir avec l’IA. Dans ce jeu-vidéo, Kaizen n’est pas seulement votre principal compagnon et interlocuteur, elle est votre point de contact permanent avec l’environnement du jeu. Sans elle, aucune interaction avec les éléments du jeu. Impossible d’y échapper.

La question que le jeu vous propose de résoudre est la suivante : que seriez-vous prêt à dire à un ordinateur si votre vie en dépendait ?

Concrètement, vous vous retrouvez à bord du Nautilus, un vaisseau spatial de 1980 laissé à l’abandon. Votre mission est de nouer une relation étroite avec Kaizen, une IA quelque peu dangereuse, en communiquant par messages tapés à l’aide du clavier et ce à travers différents postes répartis dans les couloirs du vaisseau. L’évolution du scénario dépend donc exclusivement de ce que vous direz à cette IA, de quoi dérouler une histoire à plusieurs niveaux qui vous invitera à résoudre des énigmes et à collecter de précieuses informations.

D’après ses concepteurs, Kaizen est capable de générer plus de 2 millions de séquences de dialogue, dont la nature est fortement influencée par ce que lui répondent les joueurs. C’est en jouant habilement avec les joies, les peurs et les anxiétés de ce compagnon insolite que vous pourrez – peut-être – parvenir à rejoindre la planète bleue sain et sauf.

Une touche rétrofuriste et une narration innovante pour un jeu-vidéo indépendant qui a déjà remporté une myriade de prix. Le jeu est désormais disponible dès 18€ sur les game stores de Steam, Humble Store, Gogcom et Itch.io.

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Ghost Minitaur™ : un acrobate parmi les robots quadrupèdes https://humanoides.fr/ghost-minitaur-robot-quadrupede/ https://humanoides.fr/ghost-minitaur-robot-quadrupede/#respond Fri, 16 Sep 2016 10:43:44 +0000 https://humanoides.fr/?p=45965 La jeune entreprise Ghost Robotics lance officiellement son premier robot. Un quadrupède, baptisé Ghost Minitaur, capable de marcher, courir, sauter et monter des escaliers. Voici Ghost Minitaur™, le robot qui « sent le monde » de Ghost Robotics. La spécialité de cette entreprise ? Le développement de robots à jambes, à motricité embarquée. En témoigne ce tout nouveau quadrupède qui rappelle les […]

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La jeune entreprise Ghost Robotics lance officiellement son premier robot. Un quadrupède, baptisé Ghost Minitaur, capable de marcher, courir, sauter et monter des escaliers.

Voici Ghost Minitaur™, le robot qui « sent le monde » de Ghost Robotics. La spécialité de cette entreprise ? Le développement de robots à jambes, à motricité embarquée. En témoigne ce tout nouveau quadrupède qui rappelle les modèles de Boston Dynamics.

Si son apparence extérieure n’arrive pas à le cheville d’un Spot ou d’un SpotMini, ce petit minotaure a de quoi leur tenir tête au niveau de ses capacités. Il peut sautiller, bondir, et même grimper !

Ghost Robotics est une société créée en 2015 par des diplômés de l’Université de Pennsylvanie, Avil De et Gavin Kenneally, institution qui les soutient aux côtés de PCI Ventures. Ils misent toutes leurs recherches et leur business sur les robots à jambes, convaincus que la locomotion gyroscopique de la bonne vieille roue est vouée à disparaître, ou tout du moins, à laisser sa place à d’autres systèmes de locomotion comme l’héliportage ou les diverses formes de pédie. Selon eux, la roue ne présente pas assez de souplesse et de capacité d’adaptation aux différents types de surfaces et de topologie. C’est d’ailleurs pourquoi les rovers de la NASA, bien qu’on les perçoive comme des robots de taille raisonnable, sont en réalité très imposants (3 mètres de long pour 2,8m de large, 2m de haut et 900 kg). L’idée étant qu’il puisse surmonter des obstacles de taille avec des roues suffisamment grandes.

C’est pourquoi, de nombreux scientifiques s’intéressent à d’autres modes de locomotion comme celui du serpent ou des cafards.

Ainsi, les ingénieurs de Ghost Robotics ont placé toute leur attention sur le développement de machines à pattes. « Nous sommes très heureux de lancer notre première plate-forme robotique. L’élaboration et le développement du robot a été un long parcours, mais nous voyons un grand nombre d’applications possibles » souligne Avik De.

Ghost Minitaur n’est pas un produit fini, il s’agit plutôt d’un démonstrateur qui doit permettre à ses futurs acheteurs d’y installer les technologies et la carrosserie qu’ils souhaitent afin de répondre aux exigences de leur activité professionnelle. Selon ses créateurs, ses puissants moteurs, ses contrôleurs et la structure réfléchie de ses jambes (qui abritent tout un tas de capteurs pour sentir le sol) font de lui un véritable acrobate, capable d’appréhender et de maîtriser parfaitement son environnement. De quoi donner les moyens à ses clients de l’utiliser dans une grande variété d’applications, industrielles et militaires.

caractéristiques techniques du robot Ghost Minautaur

En attendant la validation de son brevet, Ghost Robotics envisage déjà des applications dans le militaire, l’exploration, l’industrie minière, l’agriculture et autres opérations à risques.

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Comma.ai, la start-up la plus arrogante de la Silicon Valley grille ses concurrents https://humanoides.fr/comma-one-kit-voiture-autonome/ https://humanoides.fr/comma-one-kit-voiture-autonome/#respond Fri, 16 Sep 2016 08:42:24 +0000 https://humanoides.fr/?p=45932 Hier, Disrupt SF a été le terrain de jeu de la tornade George « geohot » Hotz, le hacker devenu entrepreneur qui compte prendre de vitesse les pionners de la voiture autonome avec un kit à 999$. L’autonomie ? Un jeu d’enfant Comma.ai ne vous dit peut-être rien, et pourtant elle ne cache pas son ambition. Sa […]

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Hier, Disrupt SF a été le terrain de jeu de la tornade George « geohot » Hotz, le hacker devenu entrepreneur qui compte prendre de vitesse les pionners de la voiture autonome avec un kit à 999$.

L’autonomie ? Un jeu d’enfant

Comma.ai ne vous dit peut-être rien, et pourtant elle ne cache pas son ambition. Sa devise ? « Ghostriding for the masses« . Autrement dit, « la conduite autonome pour tous« . En anglais, l’expression ghostriding fait référence à une pratique assez originale qui consiste à laisser rouler sa voiture tandis que l’on réalise une danse sur le capot ou le toit pour impressionner ses amis.

Comma.ai joue donc habilement – ou non, c’est selon – sur cette pratique popularisée par la culture hip-hop et rapidement considérée comme particulièrement dangereuse, ayant entraînée la mort de certains de ses adeptes aux Etats-Unis.

La start-up prolonge son ton humoristique en concluant sur son site web par la phrase malheureusement célèbre prononcée par le CEO de Nokia lors de son rachat par Microsoft « Nous n’avons rien fait de mal, et pourtant, nous avons perdu« , en la juxtaposant cette fois aux constructeurs automobiles historiques et leur promettant le même sort d’ici 5 ans.

Si le nom de cette entreprise ne vous dit rien, c’est pourtant George Hotz, le premier homme à être parvenu à hacker un iPhone (à l’âge de 17 ans et sous le pseudonyme Geohot), qui l’a fondée. Fin 2015, le jeune et orgueilleux génie de 26 ans invite des journalistes à visiter son garage où il prétend avoir développé une voiture autonome en un temps record. Personne ne le croit. Néanmoins, un LiDAR et une caméra trônent sur son véhicule Acura ILX. A la place de la boîte à gant, un gloubi-boulga de fils électriques reliant différents composants électroniques sur un tableau en bois. A la place du levier de vitesse, un joystick, et un grand écran tactile au beau milieu du tableau de bord.

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C’est ainsi qu’était né l’un des plus grands mythes de la Silicon Valley de ces dernières années. Seul dans son garage et en l’espace d’un an, le hacker aurait été capable de concevoir un système pour autonomiser un véhicule à la manière d’un Autopilot de Tesla.

Car à la différence d’un Google, ce que propose Hotz est en fait un kit à installer sur n’importe quelle voiture afin de la rendre autonome.

A en croire cet entrepreneur, son véhicule était déjà en mesure de rouler correctement sur route en avril, et ce avec seulement 5000 km à son compteur. On est bien loin des 3,5 millions de km parcourus par les google car ou des 100 millions de miles revendiqués par Tesla.

Une affirmation qui n’a pas manqué de créer la polémique dans le milieu des hautes technologies et du véhicule autonome. Suite aux révélations sur les projets de Hotz par Bloomberg en décembre 2015, Tesla Motors s’est empressé de répondre sans détours aux prétentions du jeune homme. Sur son blog, la firme d’Elon Musk conteste la possibilité qu’un seul homme ait pu arriver à concevoir un tel logiciel : « nous pensons qu’il est très peu probable qu’une seule personne, ou même une petite entreprise, qui manque de capacités d’ingénierie, serait en mesure de produire un système de conduite autonome pouvant être déployé sur les véhicules du commerce. Un tel système pourrait peut-être fonctionner en tant que démonstration sur un bout de route – comme nous le faisions il y a deux ans – mais il faut mobiliser un nombre incroyable de ressources afin d’affiner le système pour des millions de km et de routes différentes« .

comma-ai-george-hotz-2016-2

C’est pourquoi, en juin dernier, Hotz appelait la communauté à lui prodiguer leurs précieuses données de navigation au moyen des applications mobiles téléchargeables Chffr et Dash. Il concédait alors que son modèle ne pourrait pas encore emprunter les routes urbaines avant la fin de l’année mais il estimait que les autoroutes ne poseront aucun souci. Simplement parce que ces longues et droites lignes ne requièrent qu’un nombre beaucoup plus restreint de data.

Une tornade dans le monde des hautes technologies

Depuis, aucune nouvelle. Du moins… jusqu’à hier.

Car hier, l’entrepreneur est apparu sur la scène de la conférence Disrupt SF organisée par TechCrunch. Il en a profité pour faire un récapitulatif de ses avancées au cours d’une intervention qui lui a valu le surnom d’entrepreneur le plus prétentieux de la Silicon Valley par la presse américaine.

Grâce à ses applications Android et iOS, il a pu récolter un nombre considérable de data, sur près de 500 000 km pour un peu plus de 7900 heures de vidéos collectées par 739 utilisateurs.

Mais il insiste vite sur l’aspect Android de la chose puisqu’il a ensuite déclaré que si « Tesla veut être l’iOS de la voiture autonome, alors nous voulons être l’Android« . Comprendre, Tesla et Apple proposent des produits haut de gamme, peu accessibles, et dont les logiciels sont protégés et secrets. A l’inverse, les univers Android et Comma.ai se veulent plus démocratiques (au sens populaire). Et lorsqu’il évoque l’appli Dash (pour Iphone), il coupe court et n’hésite pas à lancer « revenons plutôt à nos voitures autonomes« .

Il enchaîne alors sur une présentation du marché de la voiture autonome en balayant ses concurrents d’un revers de la main : « Il y a Google, qui a de bonnes technologies, mais qui ne livrera jamais. Ensuite, vous avez Otto, qui était super, mais qui croule maintenant sous les millions de Uber, et pour finir il y a Tesla« . Et c’est là que toute la splendeur du personnage resurgit : »vous savez quoi, malgré mon désaccord notoire avec Elon Musk, j’ai un profond respect pour Tesla car, eux, ils ont au moins sorti une voiture autonome« .

Voilà pour les leaders du secteur. Mais Hotz n’en a pas fini. « Comme il n’y a pas assez de trashtalk dans la Silicon Valley, parlons maintenant des clowns. Il y déjà MobilEye. Eux, leur modèle de développement, c’est de travailler avec les autorités régulatrices pour faire baisser le niveau de sécurité« . A noter que MobilEye est l’entreprise qui a laissé tomber Elon Musk lorsque sa compagnie a été impliquée pour la première fois dans un accident mortel en mai dernier. Un retournement de veste qui a tout d’une preuve de lâcheté selon Hotz. Son animosité envers Tesla et MobilEye peut s’expliquer par le fait qu’il se soit, selon ses dires, rendu chez Elon Musk pour lui proposer de concevoir un autre système, plus performant que celui créé par MobilEye. Il aurait cependant fini par prendre la porte après que Musk ait voulu ajouter une clause dans son contrat, stipulant qu’il était en droit d’opposer son véto à l’achat du produit, quand bien même il venait à satisfaire tous les critères prévus par l’accord.

Retour sur le ring. Hotz poursuit ses vociférations avec la start-up de Stanford, Drive.ai, qui a récemment fait la une en proposant d’équiper ses véhicules de panneaux d’affichage afin de communiquer avec les piétons. Et de renchérir, en accusant carrément Cruise Automation de « vendu« , pour avoir cédé son business à General Motors après avoir constaté qu’elle était tout simplement incapable de sortir un véhicule digne de ce nom.

Et c’est là qu’intervient, comme par magie, Comma.ai, qui se différencie selon lui par sa « shippability« , c’est à dire sa capacité à livrer un produit en temps et en heure.

Soudainement, tel un prestidigitateur, le jeune mais très remonté entrepreneur sort son fameux kit Comma One de son sac. Un simple cube vert qui vient se poser à la place du rétroviseur et qui suffirait à lui seul de conduire votre véhicule à votre place.

George Hotz et son kit Comma One pour voiture autonome

Une efficacité technologique qui s’explique, à des années lumières du personnage qui l’a créée, par sa modestie et son réalisme. En effet, le dispositif ne prétend pas révolutionner l’automobile en permettant à ses passagers de regarder un film à l’arrière de la voiture, mais plutôt à les débarrasser d’une certaine contrainte en leur permettant de transférer la conduite au logiciel tout en restant derrière le volant.

Le tout pour 999$ (+ 24$ par mois) et dès la fin de l’année, mais uniquement pour les propriétaires de Honda ou d’Acura qui habitent la baie de San Francisco. Pour les autres ? « Ce sera encore plus difficile de mettre la main dessus que sur une paire de baskets de Kanye West« .

Et parmi ceux d’entre vous qui crie déjà à l’imposture, sachez que Comma.ai avait reçu en avril, 3 millions de dollars du fonds Andreessen Horowitz, célèbre investisseur qui place ses pions dans un grand nombre d’entreprises du web, à commencer par Facebook, Anki, AirBnB, BuzzFeed, GitHub, Magic Leap, Pinterest et bien d’autres perles de la high-tech et du web, que l’on retrouve notamment dans le top 10 des start-up de la robotique. On évaluait alors la petite compagnie à plus de 23 millions de dollars.

Crédits photos: Bloomberg et TechCrunch.

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Comment vivrons-nous demain : la vie et l’intelligence artificielle en 2030 https://humanoides.fr/intelligence-artificielle-etude-2030/ https://humanoides.fr/intelligence-artificielle-etude-2030/#comments Thu, 15 Sep 2016 17:48:32 +0000 https://humanoides.fr/?p=45862 Une immense enquête menée par des chercheurs américains et du monde entier offre une vision de l’avenir de nos sociétés à l’horizon 2030. Entre bénéfices et contraintes, l’avènement de l’IA et de la robotique promet de bouleverser notre modèle d’organisation économique et sociétale. 1950. L’informaticien britannique Alan Turing invente le concept d’intelligence artificielle dans son […]

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Une immense enquête menée par des chercheurs américains et du monde entier offre une vision de l’avenir de nos sociétés à l’horizon 2030. Entre bénéfices et contraintes, l’avènement de l’IA et de la robotique promet de bouleverser notre modèle d’organisation économique et sociétale.

1950. L’informaticien britannique Alan Turing invente le concept d’intelligence artificielle dans son papier « Computer Machinery and Intelligence« . Depuis il a progressivement éveillé la curiosité des scientifiques du monde entier, dont les découvertes ont lentement infiltré la société de consommation sous différentes formes. A l’aube de l’ère de l’intelligence artificielle, propulsée par les récentes découvertes en matière de deep learning, la question de sa définition, de ses bénéfices et de ses dangers est plus que jamais au centre de l’attention.

Afin de mettre les points sur les i et de dresser un bilan objectif et exhaustif de la recherche actuelle et future en robotique et IA, l’Université californienne de Stanford a mené l’enquête pendant un an. Une grande étude réalisée par des chercheurs issus des plus prestigieux établissements des Etats-Unis et du monde : du MIT à l’Université John Hopkins en passant par l’Institut de Technologie de Bombay, Berkeley et Harvard. Un panel déjà alléchant que viennent compléter les plus grands noms du privé : Rodney Brooks de Rethink Robotics, Ece Kamar de Microsoft Research et Astro Teller, le patron du laboratoire Google X.

Vers une définition de l’intelligence artificielle

Les premières pages du rapport s’essayent à donner une définition claire et intelligible de l’intelligence artificielle, trop souvent déformée et mal interprétée. Nils J. Nilsson en donne une première version : « l’intelligence artificielle est l’activité qui consiste à rendre les machines intelligentes, et l’intelligence est cette qualité qui permet à une entité de fonctionner correctement en accord avec son environnement« . Tout le problème étant que chacun peut interpréter l’expression « fonctionner correctement » comme il l’entend. Certains diront qu’une calculatrice remplit bien ce rôle.

Pour faire la différence entre l’intelligence d’une calculatrice et celle d’un être humain, le rapport se base sur la définition donnée par Nilsson et qui définit l’intelligence humaine comme une forme d’intelligence multi-dimensionnelle. Selon le panel de chercheurs, il n’est pas question d’une différence de nature mais d’échelle. L’essence de l’intelligence humaine tient simplement de « son échelle, de sa rapidité, de son degré d’autonomie et de sa généralité« .

Étrangement, l’IA est victime d’un paradoxe, baptisé « AI Effect » par la recherche et qui montre qu’à mesure qu’elle repousse les frontières du possible, ses avancées passées tombent peu à peu en banalité par conséquence de leur acceptation dans la société. Autrement dit, plus l’IA progresse, plus les produits qu’elle a permis d’inventer se répandent dans le commerce et nos modes de vies, et plus la définition de ce qu’est l’intelligence artificielle évolue vers quelque chose de toujours plus complexe.

En guise de définition « opérationnelle », l’équipe définit l’IA comme « la branche de la science informatique qui étudie les propriétés de l’intelligence en synthétisant l’intelligence« .

Passé, présent et futurs de l’intelligence artificielle

L’étude décortique un à un les courants du spectre de la recherche en robotique et en intelligence artificielle. Leur objectif ? Parvenir à dresser le portrait le plus fidèle possible de notre société dans 15 ans. Ce type de rapport est appelé à se multiplier dans les années à venir puisqu’il s’inscrit dans le nouveau programme One Hundred Year Study on Artificial Intelligence (AI100) de Stanford. Celui-ci entend remettre l’état de l’art de la recherche scientifique à plat tous les cinq ans afin de mieux penser et objectiver l’objet « intelligence artificielle » et d’éviter toute dérive.

L’état de la recherche actuelle est donc remis à plat dans ce rapport de 50 pages, de façon à identifier les grandes tendances et ainsi mieux entrevoir l’avenir. L’enquête touche donc à tous les grands domaines qui attirent la convoitise des scientifiques de tous bords. Les transports, la robotique de service/domestique, la santé, l’éducation, les communautés sans ressources, la sécurité et la santé publique, l’emploi et l’entreprise, et le divertissement… aucun n’a été épargné. Huit secteurs déjà impactés par l’arrivée de l’IA et qui promettent d’être largement réinventés dans les années futures, notamment par les progrès de la recherche dans les domaines clés suivants : apprentissage automatique, vision par ordinateur, robotique, traitement automatique du langage, systèmes autonomes collaboratifs, crowdsourcing, théorie des jeux, internet des objets, et électronique neuromorphique (imitation artificielle des réseaux neuro-biologiques).

Dans un second temps, le rapport aborde l’encadrement juridique de la robotique actuelle et future et propose une liste de recommandations à l’attention des futurs gouvernants.

« L’heure est arrivée de penser à un cadre éthique et réglementaire pour le développement de l’IA et des technologies, car elles sont sorties du champ académique pour infiltrer la société dans son entier » explique Barbara Grosz dans une interview à l’Université de Harvard.

A la question « l’IA prendra-t-elle le pas sur l’Homme ? » Grosz répond que « nous, tous les citoyens humains, sommes maîtres de ce que nos créations font ou ne font pas« , ajoutant que toutes ces craintes vis-à-vis de l’IA proviennent de la culture science-fiction et que l’IA, plutôt que de nous dépasser, est conçue comme une intelligence complémentaire qui nous aide à prendre des décisions plus éclairées, et non à les prendre à notre place.

La ville du futur

Si l’on en croit ce rapport, la ville américaine du futur a tout de celle imaginée par les classiques de la science-fiction : camions et voitures autonomes se bousculeront sur les autoroutes tandis que des appareils de transport les survoleront dans les airs. Dans nos maisons et nos entreprises, les robots de service feront la pluie et le beau temps : ils livreront nos colis, nettoieront nos bureaux, et assureront la sécurité des lieux. Les intelligences artificielles auront envahi tous les secteurs privés comme publics. Ils éduqueront nos enfants dans les classes et diagnostiqueront leurs maladies. Nos agences gouvernementales et municipales seront envahies de programmes informatiques qui superviseront la gestion énergétique de nos villes, surveilleront nos rues et anticiperont les actes criminels.

Des bouleversements qui révolutionneront nos modes de vie et ne manqueront pas de les menacer : « depuis les années 1990, les Etats-Unis ont connu une croissance continue de leur PIB, mais le revenu médian a stagné et le taux d’emploi a chuté« .

Car au-delà de leur apports bénéfiques à la société, les technologies soulèveront « d’énormes défis, comme l’emploi, les salaires et toute une série de problèmes qu’il nous est possible de résoudre à condition de nous y mettre dès maintenant, afin que les bénéfices de l’IA profitent au plus grand nombre » souligne Peter Stone, chercheur à l’Université d’Austin.

Pour les auteurs, certains de ces défis consisteront à créer un environnement informatique et hardware fiable et sûr pour toutes les voitures et robots autonomes, mais aussi à créer un climat de confiance entre les hommes et les machines en écartant la peur ambiante de voir la technologie remplacer les hommes sur le lieu de travail. Une perspective qui, plutôt que de nous effrayer, devrait surtout nous enjouer.

A condition, évidemment, qu’un cadre éthique et légal clair et ambitieux soit mis en place par les gouvernements et les citoyens et soit respecté par les entreprises et les utilisateurs.

Et en attendant la ville du futur, on vous invite à la découvrir à travers quatre documentaires sur la robotique et l’intelligence artificielle.

Source : Peter Stone, Rodney Brooks, Erik Brynjolfsson, Ryan Calo, Oren Etzioni, Greg Hager, Julia Hirschberg, Shivaram Kalyanakrishnan, Ece Kamar, Sarit Kraus, Kevin Leyton-Brown, David Parkes, William Press, AnnaLee Saxenian, Julie Shah, Milind Tambe, and Astro Teller.  « Artificial Intelligence and Life in 2030. » One Hundred Year Study on Artificial Intelligence: Report of the 2015-2016 Study Panel, Stanford University, Stanford, CA,  September 2016.

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Du nouveau chez Peugeot : Réalité Virtuelle et Impression 3D en métal https://humanoides.fr/peugeot-realite-virtuelle-impression-3d/ https://humanoides.fr/peugeot-realite-virtuelle-impression-3d/#comments Thu, 15 Sep 2016 14:36:14 +0000 https://humanoides.fr/?p=45916 Le groupe automobile PSA Peugeot-Citroën semble plus déterminé que jamais à embrasser les nouvelles technologies. Réalité virtuelle et impression 3D en métal sont ses nouvelles coqueluches. Réalité virtuelle et expérience augmentée Le constructeur français a lui aussi embrassé les nouvelles technologies pour faire la promotion de sa marque. Pour concevoir cette nouvelle expérience client, Peugeot s’est […]

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Le groupe automobile PSA Peugeot-Citroën semble plus déterminé que jamais à embrasser les nouvelles technologies. Réalité virtuelle et impression 3D en métal sont ses nouvelles coqueluches.

Réalité virtuelle et expérience augmentée

Le constructeur français a lui aussi embrassé les nouvelles technologies pour faire la promotion de sa marque. Pour concevoir cette nouvelle expérience client, Peugeot s’est associé à l’agence de communication Heaven. Depuis sa fondation il y a quinze ans, cette agence digitale s’est donnée pour mission de concevoir les publicités du futur. Pour ce faire, rien de tel que de saisir la technologie la plus en vogue du moment : la réalité virtuelle (VR).

A travers son projet Amplified Experience Peugeot et Heaven entendent poser « les jalons d’un nouvel espace relationnel entre la marque et ses points de contact, entre vendeurs et clients« .

A l’occasion du lancement officiel du dernier SUV Peugeot 3008, les deux partenaires ont souhaité créer une expérience inédite. Coiffé d’un casque Samsung Gear VR, le client est immergé dans un univers virtuel : il peut se plonger littéralement dans la peau du conducteur de 3008 et ainsi essayer concrètement le véhicule tout en suivant les conseils du vendeur. De quoi expérimenter les dernières fonctionnalités high-tech intégrées dans le nouveau modèle : aide au stationnement, freinage automatique…

Et pour ceux qui n’auraient pas la chance ou l’envie de se rendre dans un concessionnaire de la marque au lion, il est possible de commander gratuitement un Google Carboard, le fameux casque de VR low-cost du géant américain.

Expérience VR de la peugeot 3008

vue tableur de bord peugeot 3008 en VR

PSA s’offre les imprimantes 3D de Divergent

Ce jeudi 15 septembre, le groupe PSA a annoncé un partenariat avec l’américain Divergent. Cette jeune start-up se spécialise depuis sa fondation dans l’impression 3D en métal. Elle s’est faite connaître aux yeux du monde entier avec la sortie de la première plate-forme logicielle et matérielle de production 3D automobile en métal. Baptisée NODE, elle se veut plus rapide, plus écologique et plus efficace. Et avec elle, Blade, la première « super-voiture » imprimée en 3D.

la supercar blade de divergent 3d

Renforcée par la couverture médiatique qui en a été faite, la start-up a pu entrer dans le champ de vision des plus grands groupes. A commencer par PSA, qui compte bien mettre sa technologie à profit. Pour le moment, le partenariat ne semble pas impliquer de prise de participation au capital de Divergent. Néanmoins le groupe français pourra intégrer les imprimantes 3D dans son processus de production. Concrètement, les deux associés ont signé une lettre d’intention.

« C’est aujourd’hui la conception et la fabrication de l’ensemble de la structure du véhicule que PSA et Divergent 3D espèrent transformer, avec l’objectif de fabriquer des véhicules structurellement plus légers et plus sûrs, plus rentables, respectueux de l’environnement » a souligné l’un des responsables du projet.

Main dans la main, les deux entreprises entendent faire sortir l’impression 3D de son cercle privilégié de prototypage pour l’intégrer complètement au processus de production, en passant du plastique au métal. A Carlors Tavares, patron de PSA d’expliquer que la technologie « a le potentiel de réduire de manière spectaculaire la taille et la portée de notre empreinte industrielle, de réduire le poids global d’un véhicule et d’accroître la complexité, tout en nous donnant une flexibilité quasi infinie en matière de design« .

Du côté de Divergent 3D, on se félicite d’avoir signé un tel partenariat : « Le Groupe PSA est depuis longtemps un partenaire stratégique de Divergent 3D. Grâce à lui, nous allons pouvoir accélérer l’introduction de notre technologie sur le marché automobile mondial » assure Kevin Czinger, fondateur et PDG de la start-up. Un partenariat qui succède d’ailleurs à celui signé avec Altran la semaine dernière seulement. La société de conseil, qui assure notamment l’externalisation de certaines activités de R&D de PSA, en a profité pour prendre une part minoritaire dans la start-up de façon à « commercialiser leur offre de manière conjointe aux Etats-Unis, en Europe et en Chine« .

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Drone Experience : Nantes aussi a droit à son festival https://humanoides.fr/drone-experience-nantes-festival/ https://humanoides.fr/drone-experience-nantes-festival/#respond Thu, 15 Sep 2016 10:05:09 +0000 https://humanoides.fr/?p=45881 Du 16 au 17 septembre, la ville de Nantes organise son festival du drone. Démonstrations, conférences, et découvertes de cet univers, aussi bien professionnel que de loisirs. Tous les yeux sont rivés sur Paris. Le volontarisme de la capitale en matière de numérique et d’innovation technologique occulte néanmoins l’activisme des autres régions de l’Hexagone. Si […]

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Du 16 au 17 septembre, la ville de Nantes organise son festival du drone. Démonstrations, conférences, et découvertes de cet univers, aussi bien professionnel que de loisirs.

Tous les yeux sont rivés sur Paris. Le volontarisme de la capitale en matière de numérique et d’innovation technologique occulte néanmoins l’activisme des autres régions de l’Hexagone. Si Paris a eu sa course de drones sur les Champs-Elysées dans le cadre d’un festival dédié aux drones, Nantes a également de quoi tenir tête à la capitale. Avec son salon Drone Experience, qui se déroulera du 16 au 17 septembre dans le cadre de la Nantes Digital Week, la métropole de l’Ouest expose l’engin sous toutes ses coutures : applications professionnelles et de loisirs, courses et démonstrations en tous genres.

Les temps forts

Pas de festival de drones sans démonstration. L’objectif de ce type d’évènement étant naturellement de communiquer sur les usages actuels et futurs d’un produit, Drone Experience n’y échappe pas.

Au programme :

Le samedi 17, deuxième jour d’ouverture du festival, se tiendra la Dronster Race, étape officielle de la compétition internationale FAI World Cup organisée par la Commission Internationale d’Aéromodélisme. Le tout se déroulera dans un espace de 90m de longueur pour 45m de large avec des drones en pilotage FPV (First Person View).

Se tiendra également toute une série de conférences, abordant les diverses applications des drones dans le monde professionnel : inventoriage des entrepôts, agriculture de précision, cartographie industrielle… D’autres traiteront des promesses d’un marché en plein essor et des questions réglementaires autour de ces engins volants qui envahissent progressivement l’espace aérien. Le tout avec des intervenants de tous bords : Pixiels, Terrena, Dronea, Hardis Group ou bien encore le Cluster AETOS.

Des expositions de drones professionnels comme de loisirs ouvertes à tous. Mais aussi un certain nombre de rendez-vous d’affaires pour connecter les professionnels, les pilotes et les collectivités.

Le Robotics Show présentera une variété d’applications dans le monde de la robotique : divertissement, industrie, services et domestique… Mention spéciale au Robobar Yaskawa qui se chargera de servir vos boissons, tandis que le Lab Tour permettra de s’informer sur les activités des différents laboratoires de R&D.

Le Festival du Film de Drone. Organisé conjointement avec Dronestagram, la page qui regroupe les meilleurs prises de photos et vidéos depuis un UAV.

Parmi lesquels :

La suite des nominés au festival du film par ici.

Informations pratiques

Vendredi 16 septembre :

  • 9 h à 18 h : ouverture aux professionnels uniquement
  • 18 h à 20 h : ouvert à tous
  • 20 h : fermeture des stands exposants
  • 20 h à 22 h : show (course de drone) et soirée inaugurale

Samedi 17 septembre :

  • 9 h à 19 h : ouvert à tous

TARIFS

Billetterie en ligne ou sur place :

  • Billet Professionnel : 25€
  • Billet 1 jour : 7 € (pour le vendredi de 18 h à 22 h ou le samedi de 9 h à 19 h)
  • Pass 2 jours : 12 € (pour le vendredi de 18 h à 22 h et le samedi de 9 h à 19 h)
  • Pass Famille 1 jour (3 personnes) : 15 € (pour le vendredi de 18 h à 22 h ou le samedi de 9 h à 19 h)
  • Tarif CE / étudiant / demandeur d’emploi : 4,5 € (achat d’entrées CE en prévente au 02 40 52 08 11 ou en ligne), sur place, sur présentation de la carte Cézam, Tourisme & Loisirs ou Club Inter Entreprise, étudiante ou demandeur d’emploi.

Gratuit : personnes en situation de handicap (sur présentation de la carte d’invalidité) et à leur accompagnant si la mention « besoin d’accompagnement » est inscrite sur la carte.
Gratuit : enfants de moins de 10 ans

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Humeur et IA : l’horoscope du futur avec Watson et Chevrolet https://humanoides.fr/humeur-horoscope-watson-chevrolet/ https://humanoides.fr/humeur-horoscope-watson-chevrolet/#respond Thu, 15 Sep 2016 08:03:57 +0000 https://humanoides.fr/?p=45825 Belle opération de communication pour le constructeur automobile. En bon psychologue, Chevrolet dresse votre état mental et vous aide à positiver grâce à IBM Watson. Informatique, réseaux sociaux et bonne humeur Etes-vous plutôt du genre réservé et déprimé ou croquez-vos carrément la vie à pleines dents ? A l’occasion de la Journée Mondiale de la […]

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Belle opération de communication pour le constructeur automobile. En bon psychologue, Chevrolet dresse votre état mental et vous aide à positiver grâce à IBM Watson.

Informatique, réseaux sociaux et bonne humeur

Etes-vous plutôt du genre réservé et déprimé ou croquez-vos carrément la vie à pleines dents ?

A l’occasion de la Journée Mondiale de la pensée positive, qui succède d’ailleurs à la Journée Mondiale des Programmeurs et Développeurs, Chevrolet a engagé les services d’IBM pour concevoir un GPS d’un nouveau genre : le Global Positivity System.

Ce GPS n’indique pas votre position, mais plutôt votre humeur générale en tant qu’individu. En accédant à vos informations Facebook et/ou Twitter, passées à la moulinette de deux ses API phares, Personality Insights et Alchemy Language, IBM Watson parvient à saisir votre « personnalité sociale« . La première API servant à dresser un bilan de votre personnalité en analysant les termes soumis quand la seconde permet de décrypter efficacement le langage. L’objectif étant de dénoncer le déferlement de haine et de pessimisme qui s’abat sur les réseaux sociaux et de prôner une posture plus optimiste, source de progrès.

Ci-dessous un exemple d’analyse comportementale sur la base des tweets de la présentatrice Oprah Winfrey via Personality Insights.

analyse personnalité d'oprah winfrey avec Watson

Chevrolet explique sur le site de l’appli GSP que « nos espoirs, nos rêves et nos craintes sont tissés dans les mots que nous utilisons et dans notre façon de les dire. Tout ce que nous disons a un impact sur notre façon de vivre« . L’influence du langage sur l’esprit ne fait plus aucun doute. Prenez la linguistique comparée par exemple. De nombreux chercheurs montrent comment le fait de parler anglais, français ou chinois détermine la façon dont nous construisons nos phrases et donc notre façon de voir le monde. L’affection toute particulière des anglais pour le verbe et l’action se ressent dans leur esprit d’entreprise et de pragmatisme. Quant au chinois, sa grammaire sèche et bien taillée a contribué à forger l’esprit pratique et de discipline des chinois.

Les progrès de la recherche servent à présent jusqu’aux développeurs d’applications. Comme le relevait Eli Pariser dans son livre The Filter Bubble, le réseau social numéro un de la planète n’a pas choisi le terme « j’aime » au hasard. Il s’inscrit dans sa volonté de positiver le monde; une stratégie qui s’est avérée très rémunératrice. Alors que la télévision tend à faire remonter des sentiments d’insécurité, le web, de par ses filtres de personnalisation, contribue à créer des bulles autour de chacun des utilisateurs. Des bulles contre lesquelles rebondissent toutes les informations contraires à ce que les algorithmes ont jugé intéressant pour tel utilisateur, mais que toutes les informations ciblées et correspondant aux intérêts de l’utilisateur percent aisément, notamment par le biais de la publicité.

GPS est un bel exemple d’application intelligente capable de dresser votre portrait robot non pas sur la base de vos navigations (comme le font la majorité des sites internet) mais simplement sur le contenu et la forme des textes que vous publiez sur Facebook.

Grâce à Natural Language Processing (NLP), Watson peut non seulement lire les mots que contiennent les publications sociales, mais également en comprendre le contexte. En effectuant une recherche sur les marqueurs positifs et négatifs qui se trouvent dans le texte, Watson peut déterminer la note de positivité de chaque publication, puis additionner le tout pour découvrir votre résultat total de positivité

Chez Chevrolet, l’innovation ce n’est pas simplement le véhicule que vous conduisez, c’est aussi aider les conducteurs à découvrir de nouvelles routes d’occasions et s’assurer que ces kilomètres comptent

Mise en pratique et révélations sur sa personnalité

Evidemment, nous n’avons pas pu résister à l’envie de tester cette application. En se basant uniquement sus notre profil Facebook, l’appli nous a donné une note assez médiocre de 110 sur 200.

IBM-Watson-humeur-2016-1

Nous a déclaré « fougueux » et qui « remet l’autorité en question« . Et pour cause, l’IA a repris mes dernières publications d’articles postées sur ma page Facebook. Parmi elles, elle a relevé 6 fois le mot « comme« , qui n’a aucune pertinence… mais aussi 3 fois le mot « bien » et deux fois le mot « meilleur« . L’appli compare ensuite nos quatre publications les plus optimistes aux quatre les plus pessimistes.

Parmi les optimistes, on constate surtout la présence de termes forts comme « puissant » et « meilleur » tandis que chez les pessimistes, on relève plus facilement une terminologie négative avec « précaire » et « tempête« .

Cela étant dit, un certain nombre de ces publications étaient particulièrement neutres voire à l’opposé de ce que Watson a indiqué. Mais globalement, sa lecture est assez fine.

Attention. Ce qui suit comporte de grandes révélations sur votre auteur. A interpréter avec modération.

IBM-Watson-humeur-2016-4

En analysant toutes les publications de ma page Facebook, Watson en a conclu que « [je préfère] remettre en question l’autorité et les valeurs traditionnelles pour effectuer des changements » mais aussi que « [je suis] ouvert aux nouvelles idées, elles vous intriguent et vous aimez les explorer« . Et de conclure par une note négative qui a probablement contribué à notre note de 110 points (en-deçà de la moyenne de 7 points) : « vous êtes sensible à ce que les autres pourraient penser de vous« . Scoop final, Watson nous informe que je cherche avant tout la connaissance. Vraiment ?

Et pour nous aider à voir la vie sous un meilleur jour, Chevrolet nous propose – entres autres – de faire plus d’exercice, d’apprendre à jouer d’un instrument, de faire sourire les autres et bien d’autres… Pour accroître notre positivité, la marque a même concocté une liste de remontants vidéo. Des courts reportages qui parcourent le monde en quête de positivisme. Une démarche on ne peut plus naïve mais bienvenue dans le climat de morosité actuel qui surplombe notre petit monde.

Maintenant, c’est à vous de jouer ! Rendez-vous sur le site de FindNewsRoads.

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Comment l’IA réinvente l’expérience spectateur de l’US Open https://humanoides.fr/watson-ibm-reinvente-lexperience-us-open/ https://humanoides.fr/watson-ibm-reinvente-lexperience-us-open/#respond Wed, 14 Sep 2016 09:46:40 +0000 https://humanoides.fr/?p=45812 Watson est intelligent, très intelligent. Si intelligent qu’il exerce des dizaines et des dizaines de métiers dans une multitude de secteurs professionnels. Dernier en date ? Le tennis avec une incursion à l’US Open. Des données et des hommes L’ère des données et du tout quantifié est enfin arrivée. Il a progressivement infiltré tous les […]

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Watson est intelligent, très intelligent. Si intelligent qu’il exerce des dizaines et des dizaines de métiers dans une multitude de secteurs professionnels. Dernier en date ? Le tennis avec une incursion à l’US Open.

Des données et des hommes

L’ère des données et du tout quantifié est enfin arrivée. Il a progressivement infiltré tous les domaines professionnels, de l’industrie aux services en passant par la gouvernance civile et IBM Watson en est la plus belle démonstration. Machine à tout faire, Watson apporte une réponse, quelle que soit la mission qui lui est assignée.

Il est un secteur où les données règnent en maîtres mais où l’intelligence artificielle n’a pas encore sévit. Le sport et ses statistiques lancées à tout va par les commentateurs et autres consultants sportifs constituent en effet la nouvelle proie des ingénieurs en intelligence artificielle. Si l’interprétation d’énormes masses de données n’est pas tout à fait nouvelle dans le monde du sport, en témoigne le film Moneyball (Le Stratège), elle accuse un certain retard.

Et pourtant, comme nous l’avons dit, les statistiques récoltées par l’intégration d’un nombre toujours plus grand de technologies toujours plus fines permettent d’analyser le jeu comme jamais auparavant. Il n’y a qu’à regarder un match de football. Depuis quelques années seulement, on peut connaître la distance parcourue par un joueur durant un match, son nombre de passes, de tirs et de coups francs exacts.

Il en va de même au tennis. La raquette de Babolat Play en est un bel exemple. Coups droits, revers, fautes directes, montées au filet… tout est enregistré, compilé et réorganisé pour offrir une expérience d’analyse immensément détaillée, quel que soit votre niveau de jeu.

application Slamtracker sur smartphone à l'US Open

Watson fait le tri

Malgré cet accumulation inédite de données plus ou moins pertinentes, l’expérience utilisateur n’en demeure pas moins archaïque. Plus nous croulons sous les données, et plus nous avons du mal à les interpréter et à en tirer une information pertinente.

C’est là toute la mission que s’est donnée IBM : réinventer l’expérience du spectateur en direct.

Pour cela rien de tel que de recourir à sa botte secrète, l’intelligence artificielle Watson. Pas de quoi rivaliser avec le robot KUKA RG qui a sévi Porte d’Auteuil au dernier Roland-Garros, mais il y a de l’idée.

La compagnie d’informatique a mis au point une nouvelle application pour Watson nommée Slamtracker. Celle-ci permet de naviguer dans l’environnement tennistique en affichant tantôt les biographies des joueurs et leurs résultats sportifs, tantôt les statistiques du match en cours. Le tout, interprété au prisme de plus de neuf ans de données collectées lors des Grand Chelem, soit plus de 40 millions de data points sur les 8000 matchs analysés.

exemple de statistiques Watson pour Djokovic contre Wawrinka

Là où l’intelligence de Watson intervient, c’est pour trier toutes ces données et n’en retenir que les plus essentielles pour chaque joueur et pour chaque match. Ainsi, le programme insistera peut-être sur les revers de Djkovic plutôt que ses coups droits lorsqu’il est confronté au superbe revers de Wawrinka, sur surface dure. Cette même information pourrait se révéler moins pertinente sur terre-battue. A Watson de décider d’en privilégier une autre sur cette surface spécifique.

Pour chaque match, l’IA sélectionne trois critères clés pour chaque joueur, soit plus de 1500 critères par grand chelem. Pour y arriver, elle a du recourir à plus de 5500 modèles génératifs.

Par exemple, pour la dernière finale de l’US Open, les trois éléments clés retenus pour le suisse Wawrinka étaient les suivants : 76% des points gagnés au premier service, 36% des points gagnés au retour de premier service et plus de 70% des points gagnés lorsqu’il y a égalité. Tandis que pour le serbe, Watson avait mis l’accent sur : plus de 17% des rallies de 3 coups ou moins remportés lorsqu’il renvoie le service; plus de 64% des points remportés sur premier service et enfin plus de 58% des points gagnés lorsqu’il sert à égalité.

Des prédictions qui se sont révélées…. plus ou moins erronées. En ce qui concerne Djokovic, il n’y a presque rien à redire, 10 prédictions sur les 12 se sont avérées sur le terrain, tandis que pour Wawrinka (qui a pourtant remporté le match), c’est tout l’inverse : une seule prédiction sur les 12 s’est ensuite vérifiée sur le court…

Comme quoi, même la meilleure des machines n’est pas parfaite.

watson-tennis-us-open-2016-3

Cliquez ici pour essayer l’appli Slamtracker.

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Le fabricant d’exosquelettes Sarcos lève 10 millions de dollars https://humanoides.fr/sarcos-leve-10-millions-de-dollars/ https://humanoides.fr/sarcos-leve-10-millions-de-dollars/#respond Wed, 14 Sep 2016 09:38:23 +0000 https://humanoides.fr/?p=45798 Passé sous le giron de Raytheon pendant 7 ans, le roboticien américain Sarcos reprend son envol et lève 10 millions de dollars pour commercialiser ses produits. Un roboticien à toutes épreuves Son projet phare, celui que vous pouvez voir ci-dessous, est un prototype d’exosquelette. Surnommé à l’époque « l’Iron Man Suit », à ne pas confondre avec sa […]

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Passé sous le giron de Raytheon pendant 7 ans, le roboticien américain Sarcos reprend son envol et lève 10 millions de dollars pour commercialiser ses produits.

Un roboticien à toutes épreuves

Son projet phare, celui que vous pouvez voir ci-dessous, est un prototype d’exosquelette. Surnommé à l’époque « l’Iron Man Suit », à ne pas confondre avec sa version indonésienne, cet exosquelette s’appelle aujourd’hui le Guardian XO.

L’invention figure d’ailleurs dans le classement 2010 des 50 meilleures inventions de l’année compilées par Time Magazine.

Forte d’un quart de siècle d’expérience dans la robotique, la compagnie est également à l’origine d’une grande panoplie de produits high-tech et elle touche désormais à tout. Télé-opération avec le Dextrous Arm, wearable pour surveiller les signes vitaux des soldats en temps réel, conception d’une centaine de robots pour les films Jurassic Park et Disney, dispositifs médicaux ou encore appareils de réalité virtuelle, l’entreprise n’épargne aucun domaine.

le robot serpent de Sarcos

le dextrous arm télé-opérable

Retour à la case départ

Le tournant de ses activités remonte à 2007. Année de son acquisition par Raytheon, leader mondial dans la technologie militaire qui compte plus de 60 000 employés à travers le monde. Et ce depuis sa fondation en 1922. C’est sous l’égide de Raytheon que Sarcos développera le projet Guardian XO à des fins militaires prévues par le département de la Sécurité Intérieure.

Mais en 2014, le cours de choses s’inverse et Sarcos LC reprend en main l’unité de robotique de Raytheon. Pour la compagnie, cela implique une reprise en charge des activités robotiques de Raytheon. La réorientation stratégique qui s’ensuit est immédiate. La nouvelle Sarcos peut enfin recentrer ses activités vers le secteur privé, perçu comme la principale opportunité de croissance de l’entreprise : « ces sept dernières années, Sarcos s’est exclusivement consacrée à développer des technologies de pointe pour les agences gouvernementales. Grâce à cette acquisition, nous pouvons nous reconcentrer sur la commercialisation de nos inventions passées, tout en développant de nouveaux produits pour relever les prochains défis en rapport avec la robotique, la médecine et l’internet des objets« .

En clair, flairant une opportunité unique pour le développement d’un grand marché de la robotique, Sarcos a saisi sa chance et pris son indépendance.

Un flair récompensé deux ans plus tard, en septembre 2016. Car c’est avant hier que la firme a réussi avec brio sa dernière levée de fonds. Elle aura réuni plus de 10 millions de dollars auprès de grands groupes comme General Electric, Microsoft ou bien Caterpillar. En conséquence de quoi, Peter Klein, l’ancien CFO (Chief Financial Officer) de Microsoft, Ray Quintana, membre du Fond Cottonwood Technology, Ralph Taylor-Smith, Directeur de GE Ventures, et l’investisseur Dennis Weibling ont directement rejoint le conseil d’administration aux côtés des trois co-fondateurs Ben Wolff, le Dr. Fraser Smith et le Dr. Marc Olivier.

En substance, cette levée doit financer l’expansion de l’équipe d’ingénieurs de la firme et accélérer le déploiement de la gamme de robots Guardian qui promettent de révolutionner les pratiques des industries pétrolières, manufacturières, minières, logistiques et – non des moindres – militaires.

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Samsung et Makerbot ensemble pour équiper les écoles d’imprimantes 3D https://humanoides.fr/samsung-makerbot-impression-3d/ https://humanoides.fr/samsung-makerbot-impression-3d/#comments Tue, 13 Sep 2016 15:20:39 +0000 https://humanoides.fr/?p=45783 Le géant de l’électronique coréen abandonne sa filière impression papier pour s’investir dans l’impression 3D et notamment ses programmes éducatifs visant à former les générations futures. Un objectif commun : l’éducation Étrange hasard du calendrier. Un peu plus d’une semaine après l’annonce d’une alliance avec le plus célèbre des fabricants d’imprimantes 3D, l’américain Makerbot, Samsung a […]

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Le géant de l’électronique coréen abandonne sa filière impression papier pour s’investir dans l’impression 3D et notamment ses programmes éducatifs visant à former les générations futures.

Un objectif commun : l’éducation

Étrange hasard du calendrier. Un peu plus d’une semaine après l’annonce d’une alliance avec le plus célèbre des fabricants d’imprimantes 3D, l’américain Makerbot, Samsung a confirmé les rumeurs de rachat de ses activités dans le domaine de l’impression traditionnelle par Hewlett Packard (HP).

Effectivement, le premier septembre, le géant coréen de l’électronique annonçait fièrement sa collaboration avec Makerbot dans le but de « propulser la nouvelle génération d’innovations« . Une collaboration qui doit « inspirer la prochaine génération d’innovations« . Des innovations qui doivent nécessairement passer par des innovateurs.

Et qui seront les innovateurs de demain ? L’ambition des deux associés est d’équiper les écoles, les collèges et les musées d’imprimantes 3D afin de développer les compétences numériques des générations futures. L’idée est de donner aux étudiants les moyens d’innover, une promesse longtemps tenue par les ténors de cette technologie mais rapidement tombée en désuétude, comme nous l’indiquait François Brument, designer et commissaire de l’exposition Impression 3D : L’usine du futur.

Mais MakerBot et Samsung n’en démordent pas et entendent équiper plus de 1300 classes et 65 académies du numérique à travers l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et la Suède.

Deux programmes ont été successivement lancés par le coréen en Europe. Au total, les jeunes de 6 à 16 ans de plus de 1300 « classes intelligentes » réparties à travers 20 pays européens bénéficient de l’équipement et de l’expertise du groupe dans le cadre du projet Smart Classrooms. Le second, baptisé Digital Academies, est la concrétisation de la volonté affichée par Samsung de démocratiser les compétences numériques. Il en existe 65 en Europe, et chacune offre un accès aux dernières technologies et programmes de professionnalisation à des jeunes de 16 à 24 ans.

samsung-smart-school

En revendant ses activités dans les imprimantes à encre, Samsung officialise sa stratégie numérique et libère au moins un milliard de dollars pour investir dans ses projets de fabrication additive, de robotique personnelle, ou bien encore d’IoT et de ville connectée.

En ce qui concerne Makerbot, la nouvelle est plutôt de bonne augure puisque ce dernier avait semble-t-il touché le fond en avril dernier. A l’époque, la start-up passée sous le giron du colosse Stratasys, est en proie à une restructuration pour le moins significative : celle-ci abandonne la conception de ses propres machines au profit de celles de sa maison-mère. Surtout, la petite start-up qui s’était créée en 2009 sur la promesse d’une solution open-source durable, et donc la plus accessible possible, retourne sa veste et sacrifie lentement l’essentiel de son âme jusqu’à abandonner définitivement l’open-source. La stupeur gagne alors les réseaux sociaux, les mouvements makers et surtout les défenseurs de l’open-source qui voit dans le cas MakerBot l’échec d’un modèle économique fondé sur ce principe.

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Toujours est-il que six mois plus tard, la société renaît de ses cendres et redonne vie à son engagement pour l’éducation et le partage des savoirs par le biais de la technologie. MakerBot équipera dans un premier temps quelques écoles pilotes du réseau éducatif de Samsung. « Imaginez une fille de 9 ans qui ait une superbe idée et qui puisse la concrétiser à l’école et la ramener chez elle. L’expérience de toute la chaîne de création, de l’idée à la production en passant par le prototypage représente le futur de l’apprentissage et de la R&D » explique Evelyn Nicola, en charge de la durabilité et de la citoyenneté chez Samsung Europe.

Du côté de MakerBot on souligne le partage « d’une même vision du développement de nouvelles technologies afin d’aider les jeunes à trouver leur emploi futur« . Au patron de MakerBot EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) d’assurer que « l’impression 3D peut aider à enseigner de nombreuses compétences que les employeurs du XXIe siècle recherchent« .

A commencer par Samsung, puisque cette initiative fait suite à sa promesse d’engager pas moins de 400 000 jeunes européens d’ici 2019 faite à la Commission Européenne dans le cadre de la Grande Coalition pour l’Emploi Numérique.

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Santé : un patient recouvre la vue grâce à un robot chirugien https://humanoides.fr/r2d2-robot-chirugien-oculaire/ https://humanoides.fr/r2d2-robot-chirugien-oculaire/#respond Tue, 13 Sep 2016 14:47:35 +0000 https://humanoides.fr/?p=45773 Deux médecins britanniques ont réalisé avec succès une opération de chirurgie sur la rétine d’un patient grâce au système robotisé R2D2. Les débuts remarqués de la robotique chirurgicale L’événement est bel et bien une première. Il y a peu, la machine STAR opérait pour la première fois sur des tissus mous de porc, et présageait déjà un […]

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Deux médecins britanniques ont réalisé avec succès une opération de chirurgie sur la rétine d’un patient grâce au système robotisé R2D2.

Les débuts remarqués de la robotique chirurgicale

L’événement est bel et bien une première. Il y a peu, la machine STAR opérait pour la première fois sur des tissus mous de porc, et présageait déjà un avenir radieux pour la robotique chirurgicale. Mais nous étions encore loin de réitérer l’opération sur un être vivant, et encore moins sur un être humain.

Dans l’hexagone, Medtech, l’un des fleurons de la French Tech, commercialise également des machines particulièrement réputées pour leur efficacité. A tel point que l’entreprise a fini par passer sous le pavillon américain de Zimmer Biomet. Son produit phare, Rosa Spine, a été lancé en 2014 et doit assister les chirurgiens lors des opérations très délicates de la moelle épinière. Assister, car elle ne prend en aucun cas l’opération en main. Elle se contente plutôt de quadriller le corps du patient avec des lasers afin de bien indiquer au chirurgien où opérer. Aux Etats-Unis, Da Vinci réalise le même type d’opération et n’occupe jamais le premier rôle.

L’opération de l’œil d’un patient bien vivant est donc une première.

Le robot R2D2 retire une membrane de l’œil d’un patient

Pour cette première mondiale, les médecins et roboticiens britanniques de l’University d’Oxford auront été assistés d’un appareil nouvelle génération. Baptisée R2D2, Robotic Retinal Dissection Device est, comme son nom l’indique, une machine spécialisée dans la dissection rétinale.

Des opérations oculaires ont par le passé déjà abouti, comme avec le dispositif Argus II. Mais il s’agissait de l’implantation d’un œil bionique sur un patient et non d’une opération de chirurgie.

Dans le cas présent, R2D2 s’est véritablement substitué aux docteurs Robert MacLaren et Thomas Edwards qui ont piloté l’opération de façon télé-guidée. Une prouesse qui pourrait révolutionner la chirurgie de précision où l’Homme ne saurait concurrencer la fiabilité d’une machine. Car ici, c’est de précision d’une extrême finesse dont il a été question. L’opération a consisté à manipuler une membrane rétinale de moins d’un centième de millimètre qui se trouvait à l’arrière de l’oeil droit du Révérend William Beaver. Et ce en entrant et ressortant l’instrument au fil des étapes à travers un minuscule trou de moins d’un millimètre de diamètre.

Du haut de ses 70 ans, le révérend souffrait d’une déformation de la rétine qui occultait considérablement sa vue. Et grâce à cette opération millimétrée, il a pu recouvrer sa vue. Un exploit qu’une main humaine n’aurait pas pu réaliser du fait de ses tremblements, aussi légers soient-ils, puisqu’à cette échelle le moindre mouvement de trop peut-être décisif.

Pour y parvenir, la main robotique a été conçue avec pas moins de 7 moteurs, chacun étant séparément contrôlé par un ordinateur. De quoi obtenir une précision de l’ordre du 1000ème de millimètre. Ce bijou de technologie a été fabriqué par le hollandais Preceyes BV. Ces deux dernières années, les ingénieurs de la société ont travaillé aux côtés de l’Université d’Oxford et de son laboratoire d’ophtalmologie pour mener ce premier essai inédit. A la fin de l’opération, le docteur Robert MacLaren a déclaré qu’il avait « sans nul doute assisté à la chirurgie oculaire du futur« . Et de rappeler que malgré les grandes avancées de la technologie, « les scanners lasers et les microscopes permettent de surveiller les maladies rétinale à l’échelle microscopique, mais que les choses qu’on y voit dépassent les limites physiologique de ce sur quoi une main humaine peut opérer. Grâce à ce système, nous ouvrons un nouveau chapitre de l’opération oculaire qui ne pouvait pas être réalisée auparavant« .

suivi par microscope de la chirurgie oculaire robotisée

L’opération a été soutenue par l’University d’Oxford et son Centre de Recherche Biomédicale et de la fondation Zizoz. Résultat, R2D2 est parvenu à retirer la membrane défaillante qui provoquait une déformation de la rétine du révérend.

A noter que l’opération n’a aucunement été menée de façon autonome par le robot. Ce sont les chirurgiens qui l’ont menée par l’intermédiaire de l’appareil et de sa tablette tactile. Afin de suivre l’évolution de leurs manipulations, l’un des docteurs gardait toujours un œil sur un microscope, offrant une vue imprenable sur la membrane en question. Il faut donc plus voir R2D2 comme une extension statique de la main humaine.

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Sharp et Autonomous Solutions lancent leur robot de sécurité https://humanoides.fr/sharp-robot-securite/ https://humanoides.fr/sharp-robot-securite/#comments Tue, 13 Sep 2016 10:18:18 +0000 https://humanoides.fr/?p=45758 La branche américaine du groupe d’électronique japonais Sharp lance son premier robot de sécurité en collaboration avec Autonomous Solutions. Véritable agent de sécurité sur roulettes, le nouveau robot est le fruit d’une étroite collaboration entre Autonomous Solutions et Sharp. Le premier est un grand roboticien américain spécialisé dans la robotique industrielle. Il a déjà sorti plus […]

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La branche américaine du groupe d’électronique japonais Sharp lance son premier robot de sécurité en collaboration avec Autonomous Solutions.

Véritable agent de sécurité sur roulettes, le nouveau robot est le fruit d’une étroite collaboration entre Autonomous Solutions et Sharp. Le premier est un grand roboticien américain spécialisé dans la robotique industrielle. Il a déjà sorti plus de 70 modèles de robots qui travaillent désormais dans 9 secteurs différents : l’agriculture, le BTP, l’industrie minière… L’entreprise a été fondée en 2000 par 7 anciens du laboratoire de systèmes intelligents de l’Université de l’Utah. En 2007, après avoir lancé quelques produits, ASI participe au grand concours de mobilité autonome de la DARPA, l’Urban Grand Challenge avant d’être éliminée en demi-finales. Depuis, elle multiplie les partenariats (avec Ford notamment), les produits, et les terrains d’expérimentations. ASI se targue de posséder pas moins de six circuits d’essais pour ses véhicules.

Récemment, la société s’est illustrée aux yeux du monde avec son tracteur autonome conçu aux côtés de CNH et qui jette les bases d’une agriculture intensive dépourvue de toute intervention humaine, digne du film de science-fiction Interstellar.

tracteur autonome CNH

Quant au second, impossible qu’il ait échappé à votre radar de technophile. Puisque Sharp n’est autre que l’entreprise japonaise qui commercialise le premier smartphone en forme d’humanoïde, le fameux RoboHon du très prolifique inventeur Tomotaka Takahashi. Celui-là même qui est à l’origine d’une large panoplie de robots tous plus étonnants les uns que les autres et que nous vous présentions dans notre troisième numéro d’H+ Magazine.

Le smartphone robot de Sharp RoBoHon

Un robot commun

Les deux compagnies viennent tout juste d’annoncer le lancement d’un nouveau modèle appelé Sharp Intellos Automated Unmanned Ground Vehicle. Sa conception s’inscrit dans le cadre du programme Roboalliance lancé par la division robotique de Sharp Corporation et qui souhaite rassembler tous les acteurs de la robotique de sécurité.

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Intellos est un système autonome et mobile capable d’enregistrer des vidéos, du son et des données environnementales lors de ses continuelles patrouilles.

Sa particularité, qui ne devrait pas en être une, est qu’il ressemble avant tout à un simple rover d’exploration ou militaire. Au lieu de surfer sur la vague des robots de surveillance en apparence high-tech et innovant comme les K5 de KnightScope ou bien les Ramsee de Gamma2Robotics, ASI et Sharp s’en tiennent à une structure robuste et qui fonctionne. Un choix qui s’explique notamment par le marché visé. Les deux exemples cités plus haut sont appelés à interagir avec des humains, tandis que les Intellos seront employés dans un cadre strictement industriel.

Néanmoins, ses créateurs n’excluent pas pour autant un élargissement de ses activités : « Lorsqu’il s’agit de faire évoluer la demande du secteur de la sécurité, les intégrateurs et leurs clients auront désormais sous la main une solution sûre et rentable pour assurer la sécurité des gens, et des infrastructures » annonce Doug Albregts, CEO et Président de Sharp Electronics.

Ce nouveau modèle fonctionnera sur la plate-forme hardware et software développée par ASI. Grâce au logiciel Mobius, un même opérateur sera en mesure de contrôler plusieurs Intellos simultanément, ce qui augmente grandement la productivité de cette solution de sécurité.

détails visuels du robot Intellos

Pour assumer sa mission, Intellos a été équipé d’un logiciel capable de conjuguer toutes les données perçues par ses caméras, lasers, ses capteurs de gaz et de composants chimiques de manière à en faire le parfait patrouilleur, prêt à détecter une fuite quelconque sur un site industriel. Toutes ces données seront retransmises en temps réel à l’opérateur grâce au système de télé-communication Rajant.

De son côté, le CEO d’ASI a félicité cette nouvelle percée d’une « solution ASI déroulée par des entreprises de classe mondiale dans les industries minière, agricole, automobile, militaire et à présent sécuritaire« , rendue possible par le travail de Sharp qui a permis « de commercialiser le produit en grand nombre et très rapidement« .

En attendant une sortie prévue en 2017, les deux compagnies continueront de mener des essais d’intégration pour perfectionner leur robot dans divers applications industrielles.

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Véhicule autonome : les cinq informations à retenir du week-end https://humanoides.fr/voiture-autonome-actualite/ https://humanoides.fr/voiture-autonome-actualite/#respond Tue, 13 Sep 2016 08:26:49 +0000 https://humanoides.fr/?p=45741 Mise à jour de l’Autopilot de Tesla, lancement d’une voiture autonome imprimée en 3D par Local Motors, acquisition de Fujitsu Ten par Toyota, SpotHero, l’appli qui rêve de parking autonome et enfin Volvo Truck et son trailer digne d’un film d’horreur. Le week-end a été riche en actualités pour le secteur bouillonnant de la voiture autonome. Retour […]

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Mise à jour de l’Autopilot de Tesla, lancement d’une voiture autonome imprimée en 3D par Local Motors, acquisition de Fujitsu Ten par Toyota, SpotHero, l’appli qui rêve de parking autonome et enfin Volvo Truck et son trailer digne d’un film d’horreur. Le week-end a été riche en actualités pour le secteur bouillonnant de la voiture autonome. Retour sur les cinq informations principales.

Volvo Trucks sort un teaser digne d’un film d’horreur

La dernière vidéo publiée par le constructeur suédois a tout d’un film à suspens. Jouant volontiers avec les codes du genre – et avec les craintes suscitées par l’automatisation -, Volvo Trucks a tourné un court film pour présenter les premiers essais de ses camions autonomes en conditions réelles. Avec un fond sonore inquiétant, des images assombries et bleutées par l’obscurité et le tout se déroulant dans une mine à « 1320 mètres sous la surface de la Terre« , ce clip vidéo digne d’une bande-annonce de film d’horreur ne manque pas de viser dans le mille.

Toyota acquiert Fujitsu Ten

Le groupe automobile japonais poursuit sa stratégie de développement du véhicule autonome. Tout juste avait-il accordé 22 millions d’euros à l’Université du Michigan pour tester ses voitures sur son campus, que Toyota met la main sur une société de fabrication de mini-radars Fujitsu Ten.

Lorsque l’accord prendra effet en mars 2017, Toyota détiendra 86% de la compagnie par le biais de sa filiale Denso (dont elle possède 30%), le reste restera dans les mains de Fujitsu. Il s’agit plus d’une reprise en main que d’une acquisition dans la mesure où les trois entreprises collaboraient déjà depuis plusieurs années sur un projet de radar 3D présenté comme révolutionnaire. Un radar qui, à l’instar du LiDAR, devrait être en mesure de réaliser des reconstitutions 3D au millimètre près et avec un champ de vision plus large. Après plus de 40 ans de participation au capital de Fujitsu Ten, Denso et Toyota ont décidé de l’engloutir. Preuve s’il en est que le géant japonais entend bien garder cette technologie sous contrôle pour ses futurs véhicules autonomes, prévus pour 2020.

Tesla communique sur la nouvelle version d’Autopilot

En parlant de technologie radar, les voitures autonomes de Tesla Motors en sont les principaux destinataires. Jusqu’à très récemment, Elon Musk misait la vision de ses véhicules avant tout sur un système de caméra. Malheureusement un événement tragique concernant le fameux logiciel de pilotage automatique est venu se glisser dans l’actualité bouillonnante de Space X. Si bouillonnante qu’elle en a occulté ce second incident. En effet, alors que la presse mondiale s’extasiait devant la fusée Falcon 9 prise par les flammes, une seconde Model S était impliquée dans un accident mortel. Le premier accident avait concentré toute la vindicte médiatique, mais le second n’a suscité que peu d’intérêt. Tant mieux pour l’entreprise puisque la responsabilité du logiciel automatique a fini par être exclue dans ce second accident. Et pour cause, il n’était tout simplement pas activé.

Hasard du calendrier, c’est hier, soit quelques jours après l’événement tragique, que le patron de Tesla Motors en a profité pour publier les notes de mises à jour du logiciel clé de ses voitures autonomes, l’autopilot.

Cette mise à jour met en avant le principal enseignement que le constructeur a retenu du premier accident. De nombreux détracteurs lui avaient reproché son entêtement vis-à-vis du radar, qu’il avait toujours relégué au second plan.

La version 8 est, promet-il, « l’amélioration la plus importante jamais apportée à l’Autopilot« . Dans sa huitième version, le logiciel reconstituera une cartographie 3D de son environnement grâce à des radars embarqués.

Si tous les véhicules post-2014 ont été équipés d’un radar, celui-ci n’avait jusqu’à présent été considéré que comme un capteur additionnel aux caméras, principales actrices du traitement des images. Dans une publication sur son blog, Elon Musk prend acte de ses échecs et annonce « qu’après mûre réflexion, nous pensons désormais qu’il peut être utilisé comme capteur de premier plan« . Une réponse claire et nette à ses détracteurs qui critiquaient le manque de fiabilité des seules caméras, notamment lorsque les couleurs sont vives et brillantes à cause du soleil.

Le premier accident aurait eu lieu parce que le logiciel n’a pas su distinguer la carrosserie blanche et étincelante du camion. Or, le radar n’est pas directement impacté par les changements de luminosité mais est en réalité facilement trompé par d’autres conditions. Une tromperie qui, à en croire, Musk, est néanmoins utile : « Les photons de cette longueur d’ondes voyagent facilement à travers le brouillard, la poussière ou la pluie, mais tout ce qui est métallique ressemble à un mirroir. Le radar peut voir les gens, mais ils sont presque translucides. Les objets en bois ou en plastique peint, bien qu’ils soient aussi opaques qu’une personne, sont en fait presque aussi transparents que du verre aux yeux du radar » explique-t-il sur son blog. « De l’autre côté, toutes les surfaces métalliques avec une forme plate ne sont pas seulement réfléchissantes, elles amplifient le signal bien au-delà de la taille réelle de l’objet« . Aussi, le radar est semble-t-il trop efficace, il tend à sur-interpréter l’envergure d’un objet réfléchissant.

Selon lui, le vrai défi, c’est de parvenir à utiliser le radar à son avantage en profitant de cette faille apparente. Le tout étant de concevoir un logiciel capable de cette prouesse. C’est ce que la version 8 de l’Autopilot est censée faire en réalisant de multiples traitements d’images en un temps record afin de réévaluer l’envergure d’un objet à chaque instant, avant de freiner pour de bon. La clef de voûte de cette nouvelle version de l’Autopilot, c’est qu’elle est maintenant capable de commencer à freiner quand bien même elle n’aurait pas correctement estimé la taille d’un obstacle, de manière préventive donc.

Interrogé au sujet du LiDAR, Musk aurait répondu qu’une telle technologie n’était pas indispensable car elle ne perçoit pas bien à travers la poussière, la pluie et la neige.

Néanmoins, si l’objectif ultime est la sécurité absolue, on peut penser, qu’à l’avenir, les logiciels des véhicules autonomes conjugueront les avantages de chaque type de capteur.

L’appli qui se rêve en AirBnB des parking

SpotHero est une nouvelle application digne des start-up de la Silicon Valley : un principe simple, un accès rapide, et un service immédiat. Surfant sur la vague des applis de services, SpotHero est à mi-chemin entre Uber et AirBnB. Avec elle, vous pouvez chercher et réserver en deux clics une place de parking dans un rayon proche. Depuis 2012, elle a déjà levé plus de 22 millions de dollars et compte bien pousser son développement… jusqu’à l’avènement du véhicule autonome. Car l’intérêt de SpotHero, c’est de faire le lien entre le parking et l’utilisateur.

Et, à la manière du français Stanley Robotics, dont le robot supervise la distribution des places de parking, la start-up américaine entend profiter du boom des véhicules connectés pour faire exploser son offre.

Grâce à elle, vous pourrez réserver non seulement une place mais un véhicule autonome dont la place de parking sera choisie selon des critères précis qu’il vous appartiendra de juger : prix, sécurité et proximité. Le service est d’ores et déjà actif pour les vielles charrues à essence et se targue de proposer des prix à moins 50% grâce à des partenariats avec les endroits clés de chaque ville.

Fly-Mode, la voiture imprimée en 3D

Vous vous souvenez de Local Motors ? Cette compagnie technologique qui a lancé l’un des premiers mini-bus autonomes aux Etats-Unis. Dans sa plus pure tradition de co-création, la start-up a donné un nouvel exemple de design révolutionnaire, autant par sa méthode de fabrication que par son utilisation. Son dernier projet en date est intitulé Essence of Autonomy prenait la forme d’un concours ouvert sur sa plate-forme en ligne de co-création. L’objectif étant de faire émerger des communautés créatives qui seconderont le savoir-faire technique de l’entreprise. Après 19 projets soumis et plus de 200 commentaires pour les améliorer, le projet Fly-Mode du designer lulu a finalement remporté les 6000$ et l’appel d’offres.

En plus d’être imprimé en 3D par les micro-usines de Local Motors, le projet souhaite accompagner le véhicule d’un drone aérien fournissant « un point de vue en hauteur contrôlé par un joystick« . Le tout sublimé par une projection panoramique sur le pare-brise des passagers.

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La NASA publie de nouvelles photos éblouissantes de Mars https://humanoides.fr/mars-curiosity-photos-nasa/ https://humanoides.fr/mars-curiosity-photos-nasa/#comments Mon, 12 Sep 2016 15:16:23 +0000 https://humanoides.fr/?p=45727 Sillonnant chemins rocheux de Mars, le rover de la NASA nous dévoile les secrets de la géologie martienne avec une extrême finesse. Débarqué sur la planète rouge en 2012, le robot Curiosity a succédé à ses homologues Spirit et Opportunity, premiers rovers à avoir foulé la surface de Mars en 2004. Presque 1500 jours plus tard, le […]

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Sillonnant chemins rocheux de Mars, le rover de la NASA nous dévoile les secrets de la géologie martienne avec une extrême finesse.

Débarqué sur la planète rouge en 2012, le robot Curiosity a succédé à ses homologues Spirit et Opportunity, premiers rovers à avoir foulé la surface de Mars en 2004.

Presque 1500 jours plus tard, le rover n’a toujours pas failli à sa mission et nous rapporte chaque jour de nouvelles photos. La Nasa vient de publier un nouvel album des plus belles photos prises par le robot au cours du dernier mois.

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Entre son arrivée sur le Mont Sharp en 2014, Curiosity a eu le temps de redescendre la montagne après avoir découvert des traces d’hydrogène dans les anciens lacs martiens. Mais son périple dans cette montagne de plus 5,5 km d’altitude n’est pas encore fini, il doit encore sonder le sol martien en quête d’éventuelles conditions favorables à l’émergence de la vie sur la planète rouge. Et la recette miracle est presque complète puisque le rover a déjà trouvé des traces de souffre, d’hydrogène, d’oxygène, d’azote, de phosphate et de carbone. Reste à présent à trouver des traces de vie en bonne et due forme.

En ce qui concerne la structure géologique du Mont Sharp, il semblerait qu’il se soit construit au fil de l’accumulation de sédiments rocheux durant des milliards d’années. Les dernières photographies en couleur prodiguées par le robot sont d’une extrême netteté et offrent un paysage spectaculaire.

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Ces photos ont été prises par la Mast Camera de Curiosity le 8 septembre dans les buttes de Murray. Une région inférieure du Mont Sharp où des buttes se sont formées avec les afflux de grès apportés par le vent d’un Mont Sharp alors beaucoup plus bas, et où Curiosity a erré le mois dernier.

Ci-dessous, la position actuelle de Curiosity.

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« L’étude de ces buttes a permis de mieux comprendre les vieilles dunes de sables formées, enterrées et chimiquement modifiées par l’eau sous-terraine, puis exhumées et érodées pour former le paysage que l’on voit aujourd’hui » explique Ashwin Vasada, scientifique en chef du projet Curiosity. C’est à cet endroit que le rover a commencé sa dernière campagne de forage avant de remonter le col.

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Les meilleures applications pour Pepper vues à Disrupt SF https://humanoides.fr/applications-robot-pepper/ https://humanoides.fr/applications-robot-pepper/#comments Mon, 12 Sep 2016 13:06:22 +0000 https://humanoides.fr/?p=45709 Du 12 au 14 septembre, TechCrunch organise son célèbre Disrupt SF. Un événement qui a déjà dévoilé un nombre fascinant d’applications pour le robot Pepper. Disrupt San Francisco Disrupt SF, c’est le grand rendez-vous des développeurs organisé à San Francisco par TechCrunch, le média de référence sur les nouvelles technologies. Plus célèbre pour son hackathon que […]

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Du 12 au 14 septembre, TechCrunch organise son célèbre Disrupt SF. Un événement qui a déjà dévoilé un nombre fascinant d’applications pour le robot Pepper.

Disrupt San Francisco

Disrupt SF, c’est le grand rendez-vous des développeurs organisé à San Francisco par TechCrunch, le média de référence sur les nouvelles technologies. Plus célèbre pour son hackathon que ses produits présentés, Disrupt SF rassemble les start-up les plus innovantes et les plus inventives des Etats-Unis. Au total, le hackathon offre plus de 327 000 $ de dotations.

L’invité d’honneur de cette édition 2016 n’était autre que l’humanoïde de SoftBank Robotics. Nous en avions déjà eu un avant-goût lors des Pepper Parteners Europe, mais les applications UX pour le robot de service du groupe de télécoms japonais sont plus originales les unes que les autres. Ce florilège de nouveaux usages pour Pepper ne font que confirmer une chose : il promet de révolutionner l’expérience utilisateur dans bien des domaines.

Au total, neuf projets de hack ont été soumis aux jurys de TechCrunch. Voici les plus réussis d’entre eux.

Le paiement automatique avec PepperPay

Face aux progrès notables réalisés dans le domaine de la vision par ordinateur, les applications qui reposent sur cette technologie se font de plus en plus nombreuses et de plus en plus performantes. D’abord réservé aux petits cercles fermés de la recherche scientifique, le machine vision a en effet déjà accouché de nombreuses applications visant le grand public. On pense à l’appli mobile Prisma AI, qui retouche vos photos en quelques secondes seulement, ou bien à la start-up Moodstocks – d’ailleurs rachetée par Google – qui permet de scanner des objets en direct.

L’appli PepperPay souhaite donner à Pepper les yeux qu’elle mérite. Grâce à une caméra et à IBM Watson, PepperPay permet à l’humanoïde et donc aux clients d’un magasin, de scanner un produit et d’en donner rapidement le prix après avoir parcouru une immense base de données en un temps record. D’après ses trois créateurs, Dave Idell, Adam Chew, et Nisha Garigarn, tous membres de la start-up Croissant, ce procédé permettrait de réduire la durée de l’opération d’achat de moitié.

Visualisez ce que vous mangez avec PeppAR Waiter

Yosun Chang est une programmeuse passionnée. Bien décidée à donner un remontant à Pepper tout en catalysant sur l’effervescence autour de la VR, Chang a conçu l’appli Holly Yummy.

Celle-ci permet, à l’aide d’une tablette, de donner vie aux plats d’une carte de restaurant. Grâce à une solution de réalité augmentée, les plats du restaurant s’affichent en 3D afin d’en déterminer la taille et l’aspect avant de passer commande auprès de Pepper. L’appli n’est pas encore tout à fait au point, mais elle a le mérite de conjuguer deux technologies en vogue et d’entrevoir une partie des usages innovants qui seront réservés à l’humanoïde de SoftBank.

L’aide à la personne avec PepperHealth

Conçue par Ethan Fan et Angelo Hizon, créateurs de l’appli de fitness VimoFit, PepperHealth doit donner au robot les capacités de devenir votre plus fidèle médecin personnel. L’appli lui permet de garder un œil sur vos données de santé et vos signes vitaux tout en lui permettant de réagir en cas d’anomalies. Accélération du rythme cardiaque, suivi de vos courbes de sommeil et de votre anxiété, rappel de la prise de médicaments… Avec cette application, Pepper devient un véritable docteur à tout faire. Un docteur qui n’hésitera pas à appeler un chauffeur Uber en cas d’urgence et à envoyer un SMS à vos proches.

Pour fonctionner, PepperHealth est évidemment reliée à une montre connectée qui sert d’instrument de mesure. Le prix moyen pour une telle utilisation a été estimée aux alentours de 2200$ par TechCrunch, en comptant l’achat d’une Apple Watch et d’un robot Pepper, qui n’est d’ailleurs toujours pas disponible à la vente en dehors du Japon.

Pepper, l’hôtesse de l’air du futur

Développé par Peter Ma et son équipe après une mauvaise expérience en avion, cette application pour Pepper doit lui apprendre les rudiments du métiers d’hôtesse de l’air. Avec elle, l’humanoïde devrait offrir un service poussé et personnalisé à chaque passager d’un vol. Il est capable de se souvenir de toutes les informations de vol de tous les passagers et avions afin d’apporter son aide aux clients, et ce, dans toutes les langues. Horaires de décollage et d’atterrissage, composition des repas, autorisation de déboucler sa ceinture, chemin pour faire une correspondance, The Inflight Robot permet à Pepper d’informer le passager sur un nombre considérable de sujets.

Aider les enfants atteints de troubles autistiques

L’initiative est loin d’être nouvelle. Très tôt, de nombreux chercheurs et entreprises se sont emparés de la robotique pour mettre au point des solutions innovantes d’aide aux autistes. Le petit robot Leka en est le plus récent exemple, mais le petit frère de Pepper, Nao, a lui aussi longtemps été utilisé pour interagir avec les enfants autistes et les aider à mieux se concentrer en jouant sur leurs sens.

D’après l’équipe d’Autism Solutions, qui a présenté ce projet et remporté le prix SoftBank America du hackathon, l’autisme toucherait un enfant sur 68 aux Etats-Unis, soit une hausse de 30% en deux ans et de plus de 50% en quinze ans, citant un rapport du Centers for Disease Control and Prevention. Aussi, la demande d’aide se fait de plus en plus forte. Mais tous ne disposent pas des moyens suffisants pour s’offrir les services d’un assistant personnel.

Pour y remédier, Autism Solutions a conçu une application Pepper qui lui permet de créér des jeux interactifs à partir de la reconnaissance d’objets, mais aussi grâce à son écran tactile et sa compréhension orale. De quoi stimuler les différents sens de l’enfant. Lorsqu’un enfant réalise la bonne action, l’humanoïde le félicite démonstrativement avec sa gestuelle, son écran ou sa voix.

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Sanofi et Google Verily s’allient pour vaincre le diabète https://humanoides.fr/sanofi-google-verily-onduo-diabete/ https://humanoides.fr/sanofi-google-verily-onduo-diabete/#respond Mon, 12 Sep 2016 12:29:37 +0000 https://humanoides.fr/?p=45695 Dans sa quête de la médecine du futur, la branche santé d’Alphabet s’est associée à l’un des leaders de l’industrie pharmaceutique, le français Sanofi. Une maladie en plein essor Malgré des efforts toujours renouvelés dans la recherche contre le diabète, notamment de type 2, qui touche 90% de la population concernée, le diabète est une […]

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Dans sa quête de la médecine du futur, la branche santé d’Alphabet s’est associée à l’un des leaders de l’industrie pharmaceutique, le français Sanofi.

Une maladie en plein essor

Malgré des efforts toujours renouvelés dans la recherche contre le diabète, notamment de type 2, qui touche 90% de la population concernée, le diabète est une maladie qui se fait malheureusement de plus en plus commune.

Selon l’IOMS, la tendance est largement à la hausse puisque le nombre de personne atteintes de diabète serait passé de 108 millions en 1980, à 422 millions en 2014 à travers le monde. Une croissance liée aux nouvelles conditions de vie des habitants : sédentarité, vieillissement de la population et surpoids. De l’insuffisance rénale aux accidents cardio-vasculaires en passant par la cécité, les effets néfastes du diabète sont variés et ne cessent de croître.

La part des diabétiques de plus de 18 ans est passée dans le même temps de 4,7% à 8,5% et devrait devenir la septième cause de mortalité dans le monde. Faute de savoir la traiter correctement, la lutte contre cette maladie chronique se faisait jusqu’à présent en grande partie au moyen de la prévention.

Jusqu’à présent… Car depuis peu, les nouvelles technologies promettent de révolutionner la médecine.

Onduo, la nouvelle entreprise qui veut soigner le diabète

Un mois après avoir bousculé l’industrie pharmaceutique en annonçant une alliance avec le géant des biotechnologies GSK, la branche santé d’Alphabet vient de signer un nouveau partenariat d’envergure avec l’un des poids lourds du secteur. En effet, le géant américain s’est associé au français Sanofi afin de lutter contre le diabète.

Cette alliance prendra effet sous la forme d’une nouvelle compagnie commune appelée Onduo.

Un coup de plus qui confirme l’orientation prise par Google et qui consiste à investir le monde de la santé en nouant des partenariats avec des acteurs importants et déjà bien établis. Afin de donner vie à ses ambitions, la branche médicale de Google avait d’ailleurs abandonné l’entête « Google » pour se rebaptiser Verily Life Sciences. Une opération mineure qui révèle néanmoins une large part sur Google. Conscient que sa devise « Google is no evil » commence à s’effriter – c’est d’ailleurs pour cela qu’il a souhaité se débarasser de Boston Dynamics – à mesure qu’il diversifie ses activités et s’implante significativement dans un nombre de secteurs toujours plus grand, le géant du web est prêt à abandonner sa marque. En particulier dans les secteurs les moins bien perçus par les populations, comme la médecine.

Si elle a été largement reprise, l’information n’est toutefois pas toute neuve. En août 2015, la compagnie française annonçait déjà les prémisses d’une telle alliance troquant son partenaire Medtronic pour les laboratoires de Verily. Déjà à l’époque, il était question d’associer les compétences en biologie et médecine de Sanofi au savoir-faire électronique de Google, notamment en matière de miniaturisation des composants, clef de voûte de la biotechnologie.

Cette nouvelle alliance concrétise les ambitions de Google de lutter contre les maladies chroniques en général, et le diabète en particulier. L’entreprise Onduo prévoit d’allier les savoir-faire électroniques et médicaux de l’un comme de l’autre dans le but de soigner le diabète de type 2. Sise à Kendall Square aux Etats-Unis, la société commune recevra au moins 248 millions de dollars de financements de la part de Sanofi, a indiqué Stefan Oerlich, responsable de la branche dédiée à la recherche sur le diabète du groupe français. Une somme que devrait également aligner Google.

La nouvelle compagnie n’a pas perdu de temps puisque, sous la direction du Dr Joshua Riff, elle s’est déjà alliée à Sutter Health et Allegheny Health afin de concevoir un catalogue de solutions contre le diabète. « La mission d’Onduo est d’aider les personnes atteintes de diabète à mener une existence saine et épanouissante grâce au développement de solutions complètes combinant dispositifs médicaux, logiciels, médicaments et soins professionnels, pour une prise en charge simple et intelligente de la maladie » précise le groupe français. Si peu d’informations ont été communiquées sur la nature des produits médicaux qui déboucheront de cette alliance, on peut tout de même s’attendre à l’utilisation des nanotechnologies et de l’électronique puisque son objectif est, comme l’annonce le communiqué, de « tirer parti d’une part de l’expérience de Verily en matière d’électronique miniaturisée, de techniques analytiques et de développement de logiciels grand public et, d’autre part, du savoir-faire et de l’expérience cliniques de Sanofi, pour proposer des traitements novateurs aux personnes atteintes de diabète« .

Une main d’oeuvre française pour la santé internationale

Sanofi revendique le titre de leader mondial de la santé avec sa présence dans plus de 100 pays et l’emploi de plus de 100 000 personnes à travers le monde.

Mais si le groupe reste à la pointe de la technologie, c’est parce qu’il investit massivement dans la recherche et développement. D’après le groupe, près de la moitié de ses investissements vont directement dans la R&D, soit 2,4 milliards d’euros (premier investisseurs de R&D en France) tandis que 40% de ses employés seraient consacrés à cette tâche. Avec huit sites de recherche répartis sur toute l’Hexagone, c’est en France que le groupe compte naturellement le plus de chercheurs, mais aussi la plus grande partie de sa production (85%).

Après le rachat du roboticien Medtech par Zimmer, le choix de Sanofi porté par le géant américain est donc une nouvelle preuve du savoir-faire français en matière de technologies et de médecine.

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Voici les résultats d’un concours de beauté jugé par des IA https://humanoides.fr/concours-beaute-ordinateur/ https://humanoides.fr/concours-beaute-ordinateur/#respond Mon, 12 Sep 2016 08:01:20 +0000 https://humanoides.fr/?p=45108 Quand des programmes informatiques dirigent un concours de beauté, il ne faut pas s’attendre à ce que les critères soient des plus représentatifs et pas même des plus objectifs. Si vous pensiez que le beau n’était qu’affaire de goût et donc de subjectivité, cela ne semble pas être l’avis de la plate-forme Beauty.Ai. Celle-ci a organisé […]

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Quand des programmes informatiques dirigent un concours de beauté, il ne faut pas s’attendre à ce que les critères soient des plus représentatifs et pas même des plus objectifs.

Si vous pensiez que le beau n’était qu’affaire de goût et donc de subjectivité, cela ne semble pas être l’avis de la plate-forme Beauty.Ai. Celle-ci a organisé le premier concours de beauté du monde dont le jury est composé uniquement…de machines.

Vous avez bien lu. Rynkl, Madis, Pimpl, AntiAgeist et Symmetry master sont cinq intelligences artificielles qui ont été entraînées à évaluer la beauté des candidats selon des critères physiologiques bien précis : rides, symétrie faciale, couleur de peau, ethnicité et sexe…  Car d’après Youth Laboratories et Insilico Medicine, les deux entreprises qui se cachent derrière ce projet insolite, les humains « évaluent naturellement votre âge grâce à la taille et à l’intensité des rides sur votre visage« . C’est pourquoi elles ne veulent pas « simplement vous aider à surveiller l’apparition de vos rides, mais à lutter contre elles scientifiquement et professionnellement« . 

Et pour le faire professionnellement, les deux entreprises ont créé Rinkl. Une application qui a été nourrie par les contributions de milliers de personnes appelées à donner leur avis sur l’intensité des rides dans les zones qu’ils pensent être les plus importantes. Une méthode de crowdsourcing croisée à des techniques de deep learning prenant en compte d’autres indicateurs comme votre taille, poids et votre ethnicité, la mesure de rides leur aurait permis de façonner un algorithme capable d’identifier le degré d’évanouissement de votre beauté… Et ce n’est pas tout, les ingénieurs de Beauty.Ai ont prolongé l’expérience avec un service de personnalisation cosmétique : parcourez les rayons pharmaceutiques avec votre smartphone, et l’appli vous dira quel elixir choisir.

Voilà donc un bel exemple de programme informatique prétendument standardisé mais en réalité infesté à la source de préjugés sur la beauté. Le MIT Technology Review avait déjà soulevé la problématique en alertant sur l’idéalisation de l’objectivité des programmes informatiques. Or, ces derniers sont conçus par des êtres humains non dépourvus de stéréotypes et de biais cognitifs et culturels. A défaut d’être totalement neutre, les algorithmes sont surtout les reflets d’une certaine représentation de la société, celle qui a nourri le programme lors de sa phase d’entraînement, or aucune représentation n’est dépourvue de biais.

Le concours de beauté du futur ?

Selon Alexey Shevtsov, co-fondateur de Youth Laboratories « l’intelligence artificielle a déjà dépassé les humains en terme de reconnaissance d’images, et peu s’en faut pour qu’elles soient capables d’évaluer l’attractivité des humains, de s’attaquer au stylisme et même de concevoir des parfums« . Et pour le prouver au reste du monde, lui et sa compagnie ont donc entrepris de créer une plate-forme réunissant les chercheurs intéressés par « l’opinion des robots » afin de concevoir des systèmes intelligents capables de « comprendre le beau« . Un concept dont l’essence n’est pas si facile à capturer, en témoigne les tentatives répétées de nombreux philosophes à travers l’Histoire, comme Platon et Kant, qui se sont heurtés à un véritable mur.

Pour faire la promotion de leur démarche, les deux entreprises ont donc eu la bonne idée d’organiser ce concours de beauté assez singulier. L’objectif étant, toujours selon Shevtsov « d’attirer le plus de monde à s’intéresser à la découverte d’une perception impartiale de la beauté, en prenant en compte l’âge, le genre et des milliers d’autres paramètres« . Du côté d’Insilco Medicine, les motivations ne sont pas étrangères : « je veux comprendre comment la perception de la beauté apparente d’une personne évolue avec l’âge. Les humain sont généralement biaisés dans cette mission, et il nous faut un robot pour offrir une vision impartiale » explique Alex Zhavoronkov, le CEO de Insilco Medicine. Dans tous les cas, il s’agit d’une démarche aux accents universalistes assez surprenants de la part d’entrepreneurs russes.

L’idée peut paraître saugrenue, mais plus de 600 000 personnes ont soumis leur photo à l’organisation avant le 5 juillet dernier. Des photos qui devaient respecter un protocole stricte : bonne luminosité, de face, sans maquillage, sans lunettes et sans barbe. Les organisateurs les ont ensuite soumises à leur programme informatique. Et ils ont finalement pu déclarer 5 vainqueurs pour chaque tranche d’âges (par tranche de neufs ans entre 18 et 69 ans).

Voici donc les résultats de ce concours, nous ne vous présentons que les gagnants dans les deux premières tanches d’âge :

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On peut déjà voir que l’application n’a jamais deviné l’âge d’un individu, se trompant parfois de 8 ans. A noter que les critères d’évaluation sont tout sauf affinés dans la mesure où les candidats dont l’âge réel était le plus éloigné de l’âge prédit par la machine recevait le plus de points.

En résumé, selon les robots de Beauty.Ai, est beau celui qui a le visage le plus lisse, le plus symétrique, le plus jeune et du fait de l’écrasante majorité de participants de type caucasiens ou asiatiques (75% du total), tous les lauréats étaient de type européen sauf 6 asiatiques.

Faute avouée, à moitié pardonnée ? Les organisateurs du concours semblent bien conscients des limites de leur approche et l’idée était avant tout d’attirer l’attention sur une technologie en plein essor et qui pourrait à terme parvenir à mieux évaluer la beauté. Le CTO de Youth Laboratories a d’ailleurs expliqué à Motherboard que leur « base de données était composée en majorité de personnes blanches. A cause de cela, il est possible que notre algorithme soit biaisé« . En plus de cela, il a précisé qu’il était possible que l’algorithme ne soit pas complètement adapté aux teintes de couleur de peau plus sombres et que les rides et autres caractéristiques du visage pouvaient être plus difficiles à détecter dans ces cas précis.

Le CTO et son équipe prévoient déjà d’élargir leur échantillon d’analyse pour la prochaine édition de leur concours en mettant l’accent sur ces populations écartées. Il appelle d’ailleurs à ce que soit créée une grande banque d’images haute-définition de visages de personnes provenant des quatre coins du monde afin que l’industrie puisse bénéficier d’une base de travail équilibrée, le problème étant que la plupart des ingénieurs qui développent des applis de machine learning ommettent ce type de détails pour sortir leur produit le plus rapidement.

Prochaine étape pour Beauty.ai ? Le lancement d’un concours en public dès 2017, l’élection de Miss Moscow State University à la fin du mois ainsi qu’une troisième édition du concours Beuty.AI.

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Energy Observer, le tour du monde en bateau autonome https://humanoides.fr/energy-observer-bateau-autonome/ https://humanoides.fr/energy-observer-bateau-autonome/#respond Fri, 09 Sep 2016 16:37:17 +0000 https://humanoides.fr/?p=45645 Energy Observer est, comme son nom l’indique, un bateau dont la mission consistera à surveiller les océans. Consistera, car aux dernières nouvelles, il était toujours en cours de construction sur les chantiers de Saint-Malo. Maintenant que la coque et la partie navigation sont arrivées à leur terme, le vaisseau a été transporté dans un nouveau centre qui verra ce […]

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Energy Observer est, comme son nom l’indique, un bateau dont la mission consistera à surveiller les océans. Consistera, car aux dernières nouvelles, il était toujours en cours de construction sur les chantiers de Saint-Malo.

Maintenant que la coque et la partie navigation sont arrivées à leur terme, le vaisseau a été transporté dans un nouveau centre qui verra ce banal navire transformé en véritable fleuron du développement durable et des énergies renouvelables.

Car l’ambition de Victorien Erussard et Jérôme Delafosse, les deux cerveaux à l’origine de ce projet parrainé par Nicolas Hulot et soutenu par AccorHotels, Thélème Assurances et l’UNESCO, est de sillonner les océans afin d’en apprendre plus sur la viabilité des énergies renouvelables et de démontrer qu’il s’agit d’une solution à toutes épreuves, y compris celle de la mer. A l’instar d’un Solar Impulse, ce projet a vocation à démontrer le potentiel de la mobilité verte en milieu hostile. Pendant six ans, ce laboratoire des mers voguera à travers le monde et fera étape dans près de 50 pays entre 2016 et 2022.

L’initiative fait écho à l’expédition Tara, du nom de cette goélette partie à la découverte de l’Océan Pacifique dans le but d’étudier l’impact du changement climatique sur la biodiversité des milieux marins.

La mise à l’eau est prévue en hiver prochain.

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La fin de ne justifie pas les moyens

Si l’objectif final de la mission est de mieux comprendre le fonctionnement des océans et des énergies, les missionnaires ne sont pas pour autant prêts à tout pour y parvenir. Dans un souci de cohérence entre l’objectif et les moyens d’y parvenir, à savoir comment lutter contre le changement climatique sans participer à son évolution en brûlant des énergies fossiles, le catamaran Energy Observer a été entièrement pensé comme un navire auto-suffisant et écologique.

Car pour déplacer ce mastodonte de 30 mètres de long, 12,8 mètres de large et 11 tonnes, il faut de l’énergie, beaucoup d’énergie. Et pour ce faire ses concepteurs ont eu de l’ambition, celle d’en faire le premier navire autonome en énergie, grâce à un mix inédit d’énergies renouvelables.

Si l’on en croit Europe 1, c’est une équipe de « plus de 30 personnes, composée d’architectes, designers et ingénieurs répartis entre Saint-Malo, Paris, Grenoble et Chambéry, qui travaille depuis 2015 sur le reconditionnement de ce catamaran, anciennement recordman autour du monde sur le Trophée Jules Verne« .

Selon l’ENTSA-bretagne, le navire a été équipé de pas moins de 130m² de panneaux solaires, de deux éoliennes verticales conçues par l’ICAM de Nantes, ainsi que de deux moteurs électriques réversibles afin de récupérer de l’énergie par hydrogénération grâce aux travaux de la société Beyond the Sea. Véritable Nautilus du futur, la vaisseau sera l’exemple même que la technologie et l’écologie ne sont pas antagoniques, au contraire.

 

 

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