Ford et le MIT, ensemble pour faire avancer la voiture autonome

vision lidar et caméra des ford électriques au MIT

Le constructeur automobile Ford s’associe au MIT pour tester la technologie de ses véhicules électriques sur le campus et récolter des données précieuses.

Ford s’associe au MIT

La Ford Motor Company vient d’annoncer un partenariat juteux avec l’une des premières pépinières de talents de la planète : le Massachussets Institute of Technology. Ce même Institut qui produit les plus éminents esprits de la science et de la politique : l’ex-secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, le linguistique Noam Chomsky, l’astronaute Buzz Aldrin, King Gillette (créateur des rasoirs), l’architecte de la pyramide du Louvre Leoh Ming Pei ou bien encore Bill Hewlett (HP). Un centre de formation à la pointe de la technologie qui a accouché de pas moins de 25 000 spin-offs depuis sa création au milieu du XIXe siècle. Au hasard : BuzzFeed, Boston Dynamics, Bose, Intel…

Ford et l’Institut collaborent déjà étroiement depuis 1998 et le lancement de l’Alliance Ford-MIT. Un programme qui a déjà financé pas moins de 150 projets. Des projets qui couvrent une variété de technologies dont la cybersécurité, l’analyse de données mais aussi et surtout sur la mobilité avec des projets portant sur l’électrification, l’autonomisation ou la connectivité des véhicules de transport. Le MIT, c’est également le géniteur de 3DEO, une entreprise pionnière de la commercialisation des technologies Lidar, très prisées par le constructeur automobile.

C’est sans doute la raison pour laquelle les deux parties viennent de signer un nouveau partenariat pour mener un programme d’essais et d’évaluation de véhicules connectés sur le campus de l’Institut. Concrètement, Ford mettra une flotte de navettes électriques à disposition des étudiants et professeurs. A l’instar du robot Jackraboot de Stanford qui circule dans les allées du campus californien, l’objectif est de confronter un système intelligent à la réalité du terrain pour évaluer son adresse et son inclusion dans la vie quotidienne tout en rassemblant quantités de données clés sur son fonctionnement dans un milieu dynamique.

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La compagnie veut utiliser ces données, non seulement pour améliorer ses véhicules, mais aussi pour améliorer ses systèmes de gestion du trafic routier en comprenant la façon dont les piétons se déplacent en milieux urbains. Les véhicules utiliseront leur capteurs LiDAR et leurs caméras pour analyser le flux de piétons et mieux anticiper la demande pour son service de navettes : « les capteurs embarqués rassemblent des données pour estimer les flux de piétons » explique Ken Washington, vice président de la Recherche chez Ford, « cela nous aidera à affiner nos algorithmes qui à leur tour récolteront des données plus pertinentes. L’objectif est d’améliorer les services de transports à la demande tout en aidant les chercheurs à mieux comprendre comment détecter les piétons« .

Ford Motor Company travaillera sur ce projet avec le laboratoire de recherche en aéronautique et astronautique. De façon à ce que les résultats de ces travaux bénéficient au développement de systèmes de navigation et de contrôle d’appareils autonomes aériens, spatiaux et terrestres.

Les résultats devraient également servir au projet Dynamic Shuttle du constructeur. Celui-ci permet à ses employés du campus du Michigan de commander une navette grâce à une application smartphone.


mise au point de la Ford électrique sur la camus du MIT

Nouvelle vitrine pour la technologie Lidar

A contre-courant du patron de Tesla Motors, le constructeur historique Ford a mis les pleins gaz dans le développement des systèmes Lidar. Cette relativement nouvelle technologie a été présentée au monde comme le remplaçant du radar. Tesla est l’un des rares concepteurs de voitures autonomes à parier encore sur cette technologie. A l’inverse, Ford n’a de cesse de vanter les mérites du Lidar. En mars, la compagnie annonçait fièrement avoir mené avec succès des premiers essais de conduite nocturne pour son véhicule autonome, grâce à lui. Le Light Detection and Ranging est un système de repérage dans l’espace basé sur la réflexion de signaux lumineux émis par un laser. Contrairement aux ondes électromagnétiques, les signaux lumineux sont plus rapides et permettent de fabriquer des dispositifs plus légers et compacts.

En plus d’être compact, il est également jugé plus efficace. Suite au premier accident mortel impliquant directement le système de pilotage automatique de Tesla, les premiers éléments de l’enquête du National Transport Safety Board mettent en cause l’absence de ce système de détection à bord du véhicule. Bien que la responsabilité du dispositif soit à relativiser, étant donné que le véhicule autonome roulait à 15 km/h au-dessus de la limite de vitesse autorisée (119 au lieu de 104).

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Premier rapport d’enquête sur l’accident Tesla.


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