Ford vante les mérites de la robotique collaborative en vidéo

La robotique collaborative est en pleine expansion et s’immisce peu à peu dans nos usines. Le constructeur automobile Ford a voulu en tester les bénéfices et dévoile ses conclusions en vidéo.

La cobotique, nouveau moteur de la robolution

L’automatisation des tâches initiée ces dernières décennies a permis de décupler les rythmes de production pour un nombre d’ouvriers toujours réduit. Au-delà des emplois détruits, l’automatisation de l’industrie a surtout permis aux européens de conserver un semblant de compétitivité face à la main d’oeuvre pléthorique des pays en développement au premier rang desquels figurent la Chine, Car même dans cet ancien atelier du monde, l’industrie est en pleine restructuration. En cause, le coût de la main d’oeuvre qui monte en même temps que le niveau de vie. Pour rester compétitives, les entreprises chinoises se lancent elles aussi de plain-pied dans la robolution en rachetant un certain nombre de fabricants historiques, parmi lesquels l’allemand Kuka, sur lequel le groupe Mieda a jeté son dévolu.

On peut accuser la Chine de tous les maux, elle est encore loin derrière les européens en matière d’automatisation. Il y a longtemps que les usines européennes ne comptent plus beaucoup d’hommes. Les constructeurs automobiles ont été pionniers dans le domaine. Ils ont tous fini par remplacer les ouvriers par des robots sur leur chaîne de production.

Mais une nouvelle vision de la robotique a progressivement fait son chemin dans l’industrie : la cobotique, ou robotique collaborative. Il ne s’agit plus de machines statiques et dangereuses mais bien plutôt de bras articulés munis de capteurs leur permettant de sentir leur environnement et de réagir en conséquence. Par exemple, si un humain s’approche trop près de la machine, elle peut décider de s’arrêter net, de même si une force opposée est exercée sur une partie du bras articulé. Quoi que moins rapides, les cobots constituent toutefois une alternative crédible aux robots traditionnels. Ces machines intelligentes ne remplissent que des tâches complémentaires à celles des modèles statiques, utilisés pour leur productivité brute. Elles peuvent justement remplir des rôles qui n’étaient jusqu’ici réservés qu’aux humains du fait de leur précision ou de leur aspect collaboratif.

Chaque année, la liste des constructeurs œuvrant dans la cobotique est rallongée : ABB, Kuka, Fanuc, Universal Robots, Rethink Robotics, mais aussi MIP Robotics pour la France, qui propose des modèles d’entrée de gamme à destination des PME, généralement privées de solutions robotiques du fait de leurs prix élevés. Le marché de la cobotique est encore minuscule en comparaison du marché total des robots (2%), mais ses perspectives de croissance sont prometteuses puisqu’il n’est pas seulement cantonné à l’industrie lourde et que la technologie rend les modèles de plus en plus accessibles.

Un ouvrier Ford serre la main d'un cobot Kuka

Ford au firmament de la cobotique

Le secteur automobile a été l’un des premiers à automatiser ses chaînes de production et il est aujourd’hui en pleine période d’innovation. La voiture autonome est au coin de la rue, et les premiers modèles ne tarderont pas à débarquer sur nos routes, dont un modèle Ford capable de rouler la nuit. Mais avant de mettre les pleins gaz de la disruption de la mobilité, les constructeurs automobiles sont en quête de nouveaux moyens de production, parmi lesquels figure la cobotique. Le fabricant historique américain Ford a d’ailleurs voulu vanter les mérites de la cobotique dans une nouvelle vidéo de son usine allemande.

D’après le communiqué, leurs nouveaux robots peuvent « faire des choses incroyables, comme serrer des mains, faire le café, mais aussi apporter de nouvelles réponses à la construction de voitures« . Des cobots ont été déployés par la marque pour aider les ouvriers de son usine de Cologne à assembler des Ford Fiestas. Ou plus précisément, à monter les pare-chocs sur l’avant des véhicules, une tâche « qui requiert précision, force et dextérité« . Ces machines ont été déployées dans le cadre d’un programme initié il y a deux ans avec le fabricant Kuka, pour expérimenter des solutions de l’Industrie 4.0. A Karl Anton, directeur des opérations véhicules de Ford Europe, d’expliquer le bénéfice des cobots : « ils aident à rendre les tâches plus faciles, plus sûres et plus rapides, en complément de nos employés« .

Démonstration en vidéo.


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