IBM Watson diagnostique avec succès un cas de leucémie au Japon

Preuve que le secteur de la santé pourrait être le premier à bénéficier de l’intelligence artificielle, IBM Watson a diagnostiqué un cas de leucémie là où les médecins n’y étaient pas parvenus.

Le Big Data au service de la santé

Ses capacités sont ébouriffantes. 40 millions de documents ingurgités en moins de quinze secondes. Watson est la réponse d’IBM à l’incroyable quantité de données en circulation. Des données qui pourraient grandement contribuer à l’amélioration des systèmes de santé et de prodigation de soins à travers le monde. Seulement voilà, selon IBM, environ 80% des data (de santé) qui circulent actuellement passent complètement à travers les mailles du filet des programmes informatiques actuels. Et pourtant, cette proportion de data devrait continuer d’exploser, puisque, toujours selon les chiffres avancés par la firme, le nombre de données médicales devraient doubler tous les deux mois à partir des années 2020. Date à laquelle, les fiches de santé seront probablement numérisées dans la plupart des pays développés.

Repérer et sonder la face cachée de l’iceberg, voilà toute la mission que devront assumer les systèmes cognitifs comme Watson dans les prochaines années. Car Watson n’est pas le seul à s’attaquer à l’immensité de la tâche qui consiste à traiter les informations recueillies sur des millions voire des milliards d’êtres humains. Son principal concurrent n’est autre que Deep Mind, la branche spécialisée en deep learning de Google. Celle-ci avait défrayé la chronique après avoir mis la main sur les données médicales de plus d’1,6 millions de britanniques inscrits dans les registres du NHS. Mais le leader mondial des super-ordinateurs cognitifs ne compte pas se laisser devancer, et pour cela, il a même lancé le concours AI Xprize, avec pas moins de trois millions de dollars à la clé.

Watson détecte les signes d’une leucémie et sauve un patient

L’information nous vient du pays du Soleil levant. Pour la première fois, des médecins japonais ont pu détecter les premiers signes d’une leucémie grâce à la puissance de Watson.

Une patiente âgée de 60 ans avait d’abord été hospitalisée pour une leucémie myéloïde chronique. Devant l’apparente inefficacité du traitement prodigué à la patiente, les médecins ont décidé d’employer une autre technique. C’est alors qu’ils ont fait appel à des chercheurs de l’Institut de Médecine de l’Université de Tokyio pour comparer l’information génétique de la patiente aux 20 millions d’études oncologique auxquelles ils ont pu avoir accès, et ce grâce à Watson. Très vite, le système comprend qu’il s’agit d’un autre type de leucémie et recommande un nouveau traitement, qui s’est révélé beaucoup plus efficace.

Il s’agit moins d’une erreur du corps médical que d’une prouesse réalisée par la puissance de calcul de Watson. Car les techniques traditionnelles de diagnostic reposent sur la comparaison de l’information génétique avec les cas existants. Une tâche titanesque mais non moins méticuleuse et chronophage. C’est la raison pour laquelle les scientifiques de l’Institut de Médecine de Tokyo ont eu la bonne idée de recourir aux services de Watson.


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