Inspecter les ponts grâce à un tandem robot drone

Inspecter les ponts grâce à un tandem robot drone

Aussi bien les drones que les robots rendent de grands services dans la vie de tous les jours. Que ce soit pour sauver des éléphants ou servir des bières, les chercheurs trouvent des utilisations innovantes aux nouvelles technologies tous les jours. Des chercheurs de l’université Technologique de Sydney (UTS) se sont intéressés à la possibilité de faire fonctionner robots et drones en tandem pour inspecter les structures métalliques des ponts.

Le projet est l’un des programmes de recherche lancés par le directeur du Centre pour les Systèmes Autonomes de l’université. Il est dirigé par Peter Ward pour la partie robot et le chercheur Dinuka Abeywardena pour la partie drone. Les chercheurs se sont inspirés du mouvement des chenilles pour le robot. Grâce à deux pieds magnétiques, le robot, baptisé CROC, est capable de se déplacer verticalement sur des structures métalliques. Il possède 7 degrés de liberté et est équipé d’un capteur 3D et d’une caméra haute-définition. Il est capable à partir des informations recueillies de créer un plan 3D de la structure et donc de se déplacer au sein d’une structure complexe inconnue.

Les informations générées par le robot sont stockées dans un système d’information géographique (GIS) pour assister les inspecteurs des travaux publics dans les évaluations des conditions des ponts. Le robot est autonome et intelligent. Il est capable par exemple de réfléchir seul et de répondre à des questions comme : Où veux-je aller maintenant ? », « Comment arriver là-bas ? », « Que veux-je faire maintenant ? » ou encore « Comment faire ça ? » Le robot a été développé en partenariat avec plusieurs ingénieurs des ponts et chaussés australiens.

CROC le robot chenille

Selon Peter Ward, la conception du robot a été rythmé par le développement de capacités pour permettre au robot de voir et d’avoir « une idée de la distance des objets. Une fois qu’il a exploré son environnement et mis une carte au point, il définit là où il doit aller ensuite et comment y aller, tout en s’assurant de ne pas entrer en collision avec quoi que ce soit. » D’après lui, ce processus est intitulée « exploration, mapping, localisation, planification et évitement des collisions ».

Dans le même temps, Dinuka Abeywardena travaille sur un drone capable de se déplacer de façon autonome et cela sans utiliser de GPS. En effet, un système de géolocalisation peut facilement être perturbé, particulièrement dans des environnements urbains. Selon Dinuka Abeywardena, la différence réside dans « l’amélioration des capacités de perception du drone. [Ils] utilisent une caméra comme oeil pour qu’il puisse explorer son environnement et recueillir des données. Les images obtenues de la caméra sont traités par un ordinateur embarqué, pour calculer son mode de déplacement, sa vitesse, son inclinaison et la direction du vent. »

Ainsi, tandis que CROC inspecte l’intérieur des ponts, créant un modèle 3D de la structure, le drone serait capable de survoler le pont pour l’inspecter grâce à son système de vision embarqué.


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