Intelligence artificielle : les 10 chiffres clés

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L’intelligence artificielle n’en finit plus d’attirer toute l’attention. Qu’il s’agisse des investisseurs, des grands groupes que des médias et du public qui s’inquiètent de ses avancées mal contrôlées, elle se taille une place de premier choix au cœur des débats sur le futur de nos sociétés. Le Motley Fool dresse le portrait de cette technologie révolutionnaire en dix chiffres clés. Des chiffres à prendre avec des pincettes.

5 milliards de dollars

C’est le volume que représentera le marché de l’IA à compter de 2020 selon les experts de Markets and Markets. Passant d’un modeste 420 millions à plus de 5 milliards en 2020. Ses champs d’action ? Tout, ou presque : médias, publicité, distribution, finance, assurances, santé, logistique… et robotique évidemment. La croissance du chiffre d’affaire total réalisé par les entreprises de l’IA devrait tourner autour des 53% entre 2015 et 2020.

6 milliards

C’est le nombre d’appareils qui pourraient bénéficier de l’IA. Le cabinet d’études Gartner, spécialisé dans l’IoT et les technologies de rupture, estime à 6 milliards le nombre d’objets connectés en circulation à partir de 2018. D’autres études indiquent que chaque foyer disposerait d’une trentaine de ces objets dès 2025. S’il n’est pas sûr que tous hébergeront une intelligence artificielle distincte, tous bénéficieront d’une forme d’intelligence qui leur permettra d’être plus efficace. Car il ne faut pas se méprendre, on s’imagine souvent à tort l’intelligence artificielle comme la reproduction d’un cerveau et de la conscience humaine, multi-tâche et douée de réflexion. Or, ce n’est pas ce que recherchent ses spécialistes.

Pour le moment, ils se contentent de développer des logiciels qui exécutent des tâches spécifiques de façon intelligente, c’est-à-dire en minimisant l’intervention humaine. Comme par exemple une bouilloire connectée qui détecte un niveau trop bas d’eau à telle heure de la journée, et qui le signale à son propriétaire. L’IA est trop souvent associée à un programme puissant et unique, mais ce domaine de la recherche est en réalitié pluridisciplinaire. Chaque discipline s’attaque à un pan de la recherche : la vision, le son, le Big Data… Bien souvent une entreprise décide de faire de la R&D dans l’un de ces champs et de s’y cantonner pour développer un produit avec une application approfondie et bien définie. Aussi, des objets du quotidien à l’allure tout à fait banale accueillent dans la majeure partie des cas une seule de ses formes. Le domaine de prédilection de l’IA, ce sont les télécommunications et non les robots tout-puissants.

5,4 milliards de dollars

C’est le montant des investissements qui pourraient se faire à destination de start-ups de l’IA. L’AngelList dénombre à ce jour 1046 start-ups dans ce domaine, avec plus de 200 investisseurs pour une valorisation moyenne de 5,2 millions. Les cinq start-ups les mieux loties en nombre d’investisseurs sont Autonomous, Crux, PandaWhale, Zero Slant et Humanoid.

L’intelligence artificielle bien vue des cadres à 80%

80%, c’est le pourcentage de cadres qui estime que l’IA améliore la productivité. Il serait curieux de voir le pourcentage d’employés qui pense la même chose… Une étude menée par l’entreprise Narrative Science, spécialisée dans la sémantique artificielle (et dans le remplacement des journalistes) est arrivée à la conclusion que 80% des cadres estimaient que l’intelligence artificielle pouvait à la fois améliorer la productivité des travailleurs et créer de nouveaux postes. 32% d’entre eux ont affirmé que la reconnaissance vocale était la technologie artificielle la plus répandue dans leurs affaires.

Une majorité d’utilisateurs de téléphones ont déjà utilisé un assistant virtuel

Une étude menée par Carolina Milanesi montre que seulement 2% des utilisateurs d’iPhone n’avaient jamais utilisé Siri, tandis que 4% n’avaient jamais utilisé Google Now. Un chiffre à prendre avec des pincettes puisque la formulation « avoir déjà utilisé » n’apporte absolumment aucune précision sur la fréquence de l’utilisation. Or, nous avons tous déjà essayé une fois au moins un assistant virtuel, cela ne veut pas dire que nous l’ayons réutilisé depuis… D’autres chiffres intéressant de cette même étude : sur les 96% qui ont déjà utilisé Ok Google, 62% affirment n’utiliser que très rarement l’assistant d’Android. Et pour les utilisateurs d’Apple, cette part s’élève même à 70%. Enfin, sans grande surprise, peu d’entre eux ont déclaré recourir à l’assistant virtuel dans un lieu public (6%) contre 39% à la maison et 51% en voiture. Ce que ces chiffres dévoilent, c’est non seulement la gêne que provoque le fait de parler tout seul en public… Mais aussi le prima de la praticité. La majorité des utilisateurs affirmant l’utiliser en voiture, lorsque les mains sont prises.

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40%

« Les assistants virtuels décideront à votre place« écrit le rédacteur du Motley Fool. Un autre chiffre provenant du cabinet Gartner mettrait en avant l’essor prochain de ces agents virtuels. Selon le cabinet, 40% des interactions utilisateurs-assistant virtuel se feront via des informations hébergées sur le cloud. Encore une fois, ce chiffre peine à convaincre. S’il nous informe sur l’origine et le fonctionnement des interactions, il n’informe aucunement sur la proportion d’utilisateurs de mobiles qui recourront aux assistants virtuels…

85%

C’est le nombre d’interaction avec le client qui ne nécessiteront plus de main d’oeuvre humaine selon Gartner toujours. Le cabinet est convaincu que le service client sera totalement bouleversé d’ici la fin de notre décennie. Sur ce point il est difficile de le contredire puisqu’il s’agit d’une propection. D’autant plus que les plate-formes de service client sont déjà investies de chatbots et d’assistants virtuels. Même s’il y a encore beaucoup de chemin à faire avant que ceux-ci soient totalement efficaces, en atteste la mésaventure de TayTweets, l’IA de Microsoft, corrompue au bout d’une journée par la twittosphère…

16%

C’est la proportion d’emplois qui sont menacés d’être remplacés par une IA d’ici 2030. Le cabinet de recherche Forrester estime toutefois que de nombreux emplois seront également crées pour assurer le développement et le suivi de ces IA, réévaluant donc cette disparition de postes à moins de 7%.

45%

C’est le pourcentage d’entreprises à forte croissance (et donc innovantes) qui emploieront plus de machines intelligentes que de personnes d’ici 2018. Tout simplement parce que plus de machines et moins d’humains égale moins de salaires à payer et plus de productivité.

Essor des GPUs

La majorité des pontes de l’intelligence artificielle n’utilisent plus des CPU (unité de traitement centrale) mais des GPU (unité de traitement graphique), comme le processeur Tesla de Nvidia. Le fabricant estime que sa puce Tesla K80 tourne deux à cinq fois plus vite qu’une Intel Xeon Phi 7120. On peut donc raisonnablement s’attendre à un bouleversement du marché des composants électroniques avec une reconfiguration des acteurs clés.

Lien vers l’article orignal du Motley Fool rédigé par Leo Sun.


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  1. Anticipation

    Le plus gros problème qui se pose à l’avenir dont personne ne prend conscience, en conservant le système économique actuel, si les emplois diminuent eu fur et à mesure comment va-t-il faire pour fonctionner, pas d'emplois, pas de salaire, pas de consommation et croire que des métiers vont évoluer avec ces technologie est faux...Il y a sérieux problème, le ratio création/perte emploi par la technologie s’accroisse, si personne ne régule çà sera la plus grande crise "voulue ou pas" que l 'humanité connaîtra et tout le système changera, nous ne pourrons plus vivre sur un mode économique/consumériste...