L’Internet des objets bientôt en extérieur ?

L'Internet des objets bientôt en extérieur ?

Si les objets connectés, les robots et les drones commencent à être des choses courantes dans nos foyers, il n’en est pas de même à l’extérieur. Les capteurs et relais en rase campagne sont rares, ne serait-ce qu’en raison de l’absence de sources d’énergie. Ainsi, utiliser un robot pour surveiller ses plantations devient une tâche quasiment titanesque. A moins de suivre la méthode mise au point par une équipe de chercheurs de différentes universités américaines.

Cette étude est intitulée « Une nouvelle vision des objets intelligents et de l’internet des objets : Robots mobiles et marqueurs RFID ultra haute-fréquence et longue distance » par Jennifer Wang, Erik Schluntz, Brian Otis and Travis Deyle. Elle a été publiée le 9 juillet sur arXiv. Installer des capteurs au milieu d’un champ est une opération compliquée. Parce ce qu’il leur faut une source d’énergie, parce qu’il faut les calibrer, etc.

Toutefois, en utilisant des marqueurs spéciaux RFID, c’est à dire des marqueurs à radio identification, la tâche devient plus aisée. Ces marqueurs possèdent l’énorme avantage de ne pas requérir de source d’alimentation. En effet, la collecte des données s’effectue lorsqu’une antenne se connecte à la fréquence du marqueur. Dès lors, l’opération est simplifiée. En utilisant des capteurs peu chers, et qui ne requièrent pas d’énergie pour fonctionner, il devient possible de quadriller un champ pour récolter des données.

Un marqueur RFID

Sauf que les marqueurs RFID posent un problème quelque peu important. Afin de récolter les informations du capteur, l’antenne doit être relativement proche du marqueur. Dans les tests menés pour l’étude, la meilleure distance de lecture était d’1,3 mètres. De plus, afin d’accumuler assez d’énergie pour transmettre, le capteur doit charger pendant une à deux secondes. Il est donc impossible de ne faire que passer à côté du capteur avec un drone et espérer obtenir des données. Un arrêt, aussi bref soit-il, doit être fait à proximité du capteur.

Pour les tests, les chercheurs ont installé une antenne sur un quadricoptère ainsi que sur une voiture télécommandée. L’aéronef avait un désavantage de taille, son antenne était trop haute pour permettre d’activer les capteurs de façon autonome. L’équipe a toutefois réussi, en contrôlant manuellement le drone, à lire tous les marqueurs. La voiture télécommandée, elle, a mieux réussi le test, en partie puisque son antenne était positionnée à la bonne hauteur. En mode de navigation autonome par GPS, avec les points des marqueurs pré-enregistrés, elle a réussi à en lire les deux tiers.

Une nouvelle technique pour la récolte des données

Pour les chercheurs, si la technologie n’est pas encore idéale pour cette utilisation, la plupart des problèmes pourront être résolus avec les avancées de la technologie RFID. De plus, cette méthode possède un atout de premier plan. De par l’absence de source d’énergie pour faire fonctionner les capteurs, il devient possible d’utiliser un robot ou un drone pour les poser. Ainsi, il devient possible de couvrir le monde de capteurs à bas prix pour agrandir encore l’Internet des objets.

Différents marqueurs RFID

Le quadcoptère utilisé pour les tests

La voiture télécommandée utilisée pour les tests


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