Interview de Ramesh Caussy : du nouveau du côté de Partnering Robotics

Le robot Diya One de Partnering Robotics était incontestablement l’une des vedettes de l’édition 2016 du salon InnoRobo. Rencontre avec son créateur, Ramesh Caussy, qui revient sur les trois annonces majeures concernant son robot purificateur au salon InnoRobo.

Impossible de manquer le stand de Partnering Robotics, situé juste devant l’entrée. Bien achalandé en écrans et banderoles, et surtout, un robot. Diya One, le purificateur d’air qui a fait sensation sur le salon, en se déplaçant autour du stand. Les interviews télévisées s’enchaînent et Ramesh Caussy pitch son projet avec la même envie et conviction, y compris en fin de journée pour Humanoides.fr.

Diya One est un système « neuro-inspiré de la planète« , ce qui fait de lui une machine mobile et autonome dont la principale mission est de purifier l’air. Et c’est déjà pas mal, avec tous les polluants et perturbateurs endocriniens qui flottent dans l’air et que la Commission Européenne peine à réglementer. Et ce, malgré la pression de différents pays, au premier rang desquels figure la Suède, qui a fini par attaquer la Commission en justice, et obtenir gain de cause à la Cour de Justice Européenne.

Diya One est donc capable d’identifier plus de 300 polluants et d’en déterminer la quantité qui habite nos lieux de vie et de travail. Après identification, il active son filtre de purification et peut absorber jusqu’à 75 mètres cubes d’air par heure. Il est en outre chargé de gérer la consommation énergétique d’un bâtiment. Il peut ainsi vérifier que les lumières sont bien éteintes ou bien allumées selon des horaires précis correspondant à l’emploi du temps de l’entreprise. Par exemple, si plus aucun employé n’est supposé travailler après 21 heures dans telle entreprise, Diya One se chargera de s’assurer que toutes les lumière sont bien éteintes passé cet horaire.

Le robot Diya One de Partnering Robotics

Trois annonces majeures à InnoRobo

Lancement de l’offre commerciale

Après, années de développement, Partnering Robotics et son associé Engie Cofely ont finalement annoncé le lancement du service Diya One, service qui a par ailleurs été également validé par le Centre Scientifique et Technique du Batiment (CSTB), établissement public chargé d’évaluer les nouveaux dispositifs qui arrivent sur le marché du bâtiment.

Partenariat technologique avec IBM

Si Diya One est un système conçu en France et produit en France, il n’empêche que les technologies étrangères peuvent permettre d’améliorer ses capacités. Car en plus de filtrer l’air, Diya One collecte des données pour constituer des historiques d’évolution de la qualité de l’air au sein d’une entreprise et ainsi de procéder à des évaluations précises. L’idée étant ensuite d’aller chercher des informations dans le Cloud d’IBM et mettre à profit tout le potentiel du Big Data, afin de mesurer efficacement la pollution de l’air à grande échelle dans les futures smart cities.

Zoom sur la face avant de Diya One

Cette collaboration vise à développer de nouvelles fonctionnalités pour le robot de Ramesh Caussy. Car l’association avec IBM ouvre la porte à deux de ses principaux services : le Cloud et l’IoT, et l’intelligence artificielle IBM Watson (qui vont de pair). Diya One a ainsi obtenu le sésame pour se connecter au Cloud BlueMix d’IBM, et notamment à l’application The Weather qui permettra à Diya One d’intégrer des éléments de mesures extérieures et de les combiner à ceux qu’il récolte à l’intérieur, de manière à anticiper la qualité de l’air intérieur future sur la base des évolutions extérieures.

C’est donc un pari gagnant-gagnant pour les deux entreprises. L’une pourra intégrer de nouvelles fonctionnalités quand la seconde élargira sa base de données et donc ses futures applications.

Création d’une nouvelle chaire dédiée à l’éthique de la robotique

Robo’ethics. C’est le nom de la nouvelle chaire créée par l’entreprise en coopération avec les écoles d’ingénieurs en informatique Grenoble INP et l’Ensimag ainsi qu’avec le LIG, laboratoire d’informatique de Grenoble. Portée par Ramesh Caussy, la chaire d’excellence industrielle en robotique de service vise à explorer les différents enjeux éthiques induits par la robolution, qui n’est pas sans bouleverser nos modes de vie et notre société.

Le but ? Encadrer la recherche technologique parfois impétueuse avec la minutie scientifique, plus raisonnable. « Innovation et éthique sont les deux piliers de la mission que se fixe cette chaire, en encadrant la recherche technologique par les méthodes scientifiques plaçant l’homme au coeur d’une industrie émergente » avance la Fondation Grenoble INP dans un communiqué.


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