La DARPA développe un exosquelette en tissu avec des capteurs souples

L’Agence américaine pour les projets de recherche en défense, la DARPA, vient d’accorder une subvention de 2,9 millions de dollars au Wyss Institute de Harvard pour le développement d’un exosquelette en tissu

L’Institut Wyss, spécialisé en Génie de Bio-inspiration au sein de l’Université de Harvard, vient de se voir attribuer une subvention dans le cadre du programme Warrior Web visant à développer la tenue de combat pour soldat du futur. Depuis les années 60, l’Armée américaine utilise différents types d’exosquelettes comme le XOS2 de Raytheon.

Avec les progrès de ces dernières années en matière de technologies et de textiles, la DARPA souhaite se doter de solutions plus performantes. En phase A du programme Warrior Web, elle avait déterminé les différents caractéristiques auxquelles devraient répondre cette tenue. Puis elle a lancé un appel d’offres courant 2013 auquel le Wyss Institute a participé, en proposant un exosquelette en tissu, baptisé le Soft Exosuit, qui combine la robotique et la biomimétique dans le seul but d’optimiser les efforts de son utilisateur afin de minimiser sa fatigue et ses blessures.

Sangles-d'attache-du-soft-exosuit

La DARPA ne veut plus entendre parler d’exosquelettes en carbone, ou en plastique et encore moins en aluminium. La motorisation de ce type d’appareil demande de grandes quantités d’énergie et interfère avec les mouvements naturels de celui qui le porte.

Le Soft Exosuit est fait de fibres textiles nouvelles, appelées textile intelligent ou vêtement connecté, que le soldat enfile comme une combinaison sous sa tenue habituelle. Les textiles utilisés contiennent des capteurs souples et des fils qui permettent d’assister son porteur dans ses déplacements, en agissant comme un soutien pour les articulations et en imitant le fonctionnement des muscles et des tendons. Le soldat peut alors parcourir de très longues distances de façon naturelle, sans la quelconque gêne.

Le prototype actuel utilise un microprocesseur de faible puissance et un réseau de capteurs de forces qui agissent en tant que cerveau et système nerveux de la combinaison. Ces derniers analysent en continu les signaux envoyés par le corps, la position (assis, debout, accroupi) du soldat ainsi que la tension au niveau de l’Exosuit.

Dans la première étape d’un contrat en deux temps, l’Institut Wyss va s’appuyer sur les travaux qu’il a effectué par le passé sur une preuve de concept d’un système robotique à porter sur soi. Dans la deuxième étape, l’équipe se concentrera sur le développement d’une interface de commande intuitive, sur le choix du textile, sur les actionneurs et les capteurs souples.

Avant de percevoir la totalité des fonds versés par la DARPA (2,9 millions $), le prototype devra répondre aux critères spécifiques des jalons définis dans le projet. Si le projet arrive au bout, il y a de fortes chances pour que le Soft Exosuit tombe dans le domaine civil et s’adresse aux personnes à mobilité réduite.

En savoir plus sur le Soft Exosuit sur le site du Wyss Institute


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  1. cartouche vide

    merci pour ces belles informations qui m'en apprennent beaucoup