La Journée Envol Recherche d’Airbus avait pour thème la robotique et l’usine du futur

La Fondation Airbus a organisé pendant la Journée Envol Recherche des rencontres-débats autour de la thématique de la robotique et de l’usine du futur. Des experts des secteurs de l’électronique, du logiciel embarqué, de l’intelligence artificielle et de la robotique ont témoigné sur la percée de ces domaines dans le secteur industriel et en particulier celui de l’aéronautique.

A l’ère des robots intelligents, et alors qu’Airbus vient d’introduire le premier robot humanoïde collaboratif dans son usine de Puerto Real en Espagne, la Fondation d’entreprise Airbus Group a décidé d’en faire le thème de sa 10ème édition de sa Journée Envol Recherche.

Ayant pour objectif de favoriser l’échange et la réflexion entre acteurs de la recherche publique et de la recherche privée, la Journée Envol s’est déroulée le 31 mars 2014 aux Salons de l’Aveyron, Paris 12ème, en présence de chercheurs et d’experts dans ce domaine.

Au cours de la conférence d’ouverture, Jean-Paul LAUMOND, Directeur de Recherche au LAAS-CNRS, a dressé le bilan de « 50 ans de recherche en robotique» et a évoqué les « nouvelles opportunités » dans ce domaine : « La robotique manufacturière représente un gros marché potentiel pour la robotique, notamment dans des secteurs industriels à grande échelle comme la fabrication d’avions. »

Lors de la table ronde sur «Usine du futur : quel degré d’autonomie peut-on attendre des robots dans l’élaboration de leurs actions ?», différents experts ont fait le point sur les dernières avancées de la robotique en production et sur les défis qui restent à relever. Christoph Borst, directeur du département Autonomie et Téléopération à l’Institut de robotique et de mécatronique du centre aérospatial allemand (DLR) a souligné que l’autonomie complète des robots n’était pas pour tout de suite : « Dans les années à venir, nous allons voir des robots dans l’usine qui interagissent directement avec les humains, mais l’autonomie réelle du robot n’est pas pour tout de suite, je m’attends plutôt à ce que les robots soient capables d’imiter ce qu’ils ont vu ou appris par des démonstrations. » Adolfo Suarez Roos, expert robotique chez Airbus Group et Coordinateur du projet ICARO a préféré parler d »adaptabilité plutôt que d’autonomie : « Dans l’usine du futur, nous voulons plus de flexibilité, des robots qui aient la capacité de reconfigurer leur tâche s’ils rencontrent une situation inattendue. Il s’agit de permettre au robot de prendre un chemin différent en cas d’imprévu ; ce qui a été ajouté, ce n’est pas l’autonomie, c’est l’adaptabilité. » Mariusz Baldyga, chef de projet robotique au sein de la communauté européenne a ajouté : « Nous avons lancé des projets sur la flexibilité et l’autonomie des robots dans le cadre du programme Horizon 2020, mais le robot totalement autonome, ce sera pour après 2020 ».

Ces prises de parole furent suivies par une conférence sur «La robotique dans l’espace» par Gianfranco VISENTIN, Head of Automation and Robotics Section à l’ESA, qui a insisté sur la spécificité des robots utilisés dans l’espace: « Les robots spatiaux doivent répondre aux contraintes très exigeantes de l’espace (rayonnement élevé, faible puissance, gravité différente), ce qui fait d’eux des robots très différents des robots terriens, et nécessite le développement d’une technologie adaptée. »

Cette journée fut aussi l’occasion de découvrir les projets soutenus par la Fondation et d’applaudir les lauréats des Prix de la Fondation et des Prix de la meilleure thèse.


Laisser un commentaire