La première course de drones contrôlés par l’esprit s’est déroulée en Floride !

Tandis que les courses de drones se répandent à travers la planète et gagnent peu à peu en notoriété, notamment grâce au nouveau partenariat avec ESPN, les courses de drones contrôlés par la pensée, c’est du jamais vu !

La semaine dernière, dans le cadre de son programme de Recherche sur les Systèmes d’Aéronefs Inhabités (UAV), l’Université de Floride a organisé la première course de drones contrôlés par le cerveau.

Au programme, 16 compétiteurs qui doivent en découdre au cours de quatre tours pour arriver sur le podium final et soulever le trophée. Pour cela, il leur a fallu avant tout faire preuve d’un niveau de concentration maximal pour l’emporter sur leurs adversaires. Dans des duels en un versus un, les participants devaient donc parvenir à faire décoller le drone et l’amener jusqu’à un point B en suivant une ligne rouge. Rien de bien sensationnel. Tout réside dans l’exploit technologique.

Des compétiteurs issus du monde entier et de toutes les spécialités se sont empressés de s’inscrire à cette course inédite. De l’ingénieur en biochimie américain à la neuro-scientifique du Salvador en passant par l’ingénieur électricien du Nigéria.

Comment ça fonctionne ?

L’exploit repose sur la technologie Brain-Computer Interface (BCI) qui consiste à construire des images de notre cerveau dans le but de contrôler des machines grâce à la pensée. Pour cela il faut comprendre nos différents états et émotions. En gros, à l’aide d’un électroencéphalogramme, un ordinateur capte des signaux cérébraux et électriques qui sont ensuite schématisés puis traduits en informations de téléguidage. La technologie n’est pas pour autant nouvelle, mais, faute de fiabilité, elle tarde à trouver des applications concrètes comme avec cette femme paraplégique qui pouvait contrôler un bras bionique par la pensée, une équipe de chercheurs du Minnesota avait par ailleurs recouru à la BCI pour contrôler un drone en 2013.

Défi d’envergure, chaque individu fonctionne différemment et possède sa propre « empreinte cérébrale », il faut donc entraîner la machine au cerveau de son utilisateur. Cela se passe en deux étapes. On va d’abord demander à l’individu muni du casque enregistrant son activité neuronale de penser à déplacer un objet vers l’avant. La machine va à cet instant enregistrer l’activité neuronale. C’est ce schéma d’activité neuronale que l’on va entrer dans le logiciel de télé-commande pour indiquer que lorsque ce même schéma est répété et détecté dans le cerveau du pilote cela veut dire que le drone doit avancer vers l’avant. La manipulation est ensuite répétée pour chaque action : décollage, accélération, recul… Et non ce n’est pas de la magie, le drone ne lit pas dans votre pensée, on lui a simplement appris à réagir en fonction de certains schémas prédéfinis. C’est exactement comme du code informatique, sauf qu’ici les lignes de code sont remplacées par des schémas d’activité cérébrale.

Plus qu’une course de vitesse, il s’agissait donc ici d’une course d’endurance mentale, appelant les pilotes à faire preuve d’une capacité de concentration supérieure à leur adversaire.



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