Le dernier robot-serpent de Kongsberg fait froid dans le dos !

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L’entreprise d’Etat norvégienne Kongsberg a dévoilé hier son dernier modèle de robot-autonome pour faciliter l’inspection des sites pétroliers et gaziers de son partenaire Statoil. Un robot-serpent des plus terrifiants !

En 1969, la Norvège découvre son premier gisement de pétrole en mer d’Elofinski. Aujourd’hui, elle est devenue le quatorzième plus gros producteur de pétrole avec plus de deux millions de barils produits chaque jour. Une richesses fossile qui a permis au royaume de consolider un fonds souverain de plus de 750 milliards de dollars. Le même fonds souverain qui lui permet aujourd’hui de faire face à la chute du prix du baril avec beaucoup plus de marge de manœuvre que ses rivaux vénézuélien ou algérien par exemple. Et qui permet également à la Norvège d’investir avec beaucoup plus de force dans l’énergie verte que la plupart de ses voisins européens.

Mais la totalité de ses gisements trouvent leur source au fin fonds des océans. Il lui faut donc trouver de nouvelles solutions pour optimiser et améliorer les conditions d’inspection de ses puits. Ainsi, en collaboration avec Eelume, spin-off de la Norvegian University of Science and Technology (NTNU), et Statoil (plus grande entreprise de Norvège), Kongsberg Maritime a dévoilé hier son tout dernier modèle de robot-autonome.

Kongsberg Grupp

Le groupe Kongsberg est une société publique norvégienne qui développe des solutions dans l’aérospatial, la défense mais aussi dans le domaine maritime pour la marine marchande, l’offshore et l’aquaculture notamment. A l’instar de Boeing, elle inclut également dans son programme de recherche la conception de drones sous-marins autonomes destinés à l’inspection des sites pétroliers ou gaziers. Elle possède déjà une gamme de quatre drones sous-marins. Et elle compte bien ajouter son robot-serpent à son portefeuille de solutions.

robot-serpent Eelume Kongsberg Statoil

Eelume robot-serpent Kongsberg

Depuis dix ans, la NTNU et Sintech ont procédé à des recherches scientifiques sur le développement d’un serpent-marin. Objectif ? Réduction des coûts de maintenance des navires et de la main d’oeuvre, mais aussi intervention rapide et légère sur le site. Grâce à sa morphologie serpentine, il peut intervenir dans des endroits confinés, où l’Homme aurait difficilement eu accès. Les robots-serpents d’Eelume pourront être directement intégrés aux plate-formes sous-marines pour opérer les tâches sommaires mais non moins délicates comme l’inspection visuelle, le nettoyage ou bien le réajustement des valves. Des missions qui n’en pèsent pas moins lourd dans le budget de maintenance des groupes pétroliers, du fait de leur répétitivité. « Eelume est un bon exemple de la façon dont la technologie et l’innovation contribuent à la réduction des coûts. Au lieu de recourir à de grands bateaux pour des tâches mineures, nous introduisons un robot flexible qui servira de gardien du fond marin » explique Elisabeth Birkeland Kvalheim, Directrice de la Technologie de Statoil.

Avec propulseurs :

Et sans propulseurs :

Ce projet, c’est aussi l’aboutissement de projets de recherche académique dans le secteur privé. Une transition féliciteé par le CTO d’Eelume, Pål Liljebäck : « Nous passons à présent du champ académique pour entrer dans le monde commercial afin de sécuriser notre place dans le nouveau paysage de l’intervention sous-marine« . Eelume est déjà la cinquième spin-off de la NTNU AMOS (section de l’université dédiée aux véhicules autonomes), et la troisième depuis 2013. Quand le privé s’empare des innovations scientifiques académiques, c’est le signe que les nouvelles technologies arrivent à maturité.


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