Le drone de la Marine s’est écrasé

La Direction Générale de l’Armement (la DGA) a fait l’acquisition cet été d’un drone autrichien qu’elle a rebaptisé le Serval. Le drone devait être mis à la disposition de la Marine nationale durant trois ans dans le cadre d’un programme d’expérimentation mais malheureusement, celui-ci s’est abîmé en mer au large des côtes du Libéria.

Le drone en question était le Camcopter S-100 de la société autrichienne Schiebel. La Marine Nationale procédait à des essais du drone sur le patrouilleur hauturier L’Adroit quand celui-ci a connu une avarie probablement d’origine technique. Suite à cet accident survenu le 21 août dernier, la carcasse du drone a coulé par mille mètres de profondeur, l’équipage de L’Adroit réussissant à récupérer quelques débris flottant à la surface. Pour déterminer les causes de l’accident, les marins disposent à bord de leur patrouilleur de toutes les données de vol enregistrées par le drone. Il n’y a pas besoin de boîte noire comme sur les avions. Une enquête technique a été ouverte.

Avec l’acquisition de ce drone aérien embarqué, la Marine nationale était la première en Europe à disposer d’un drone aérien pouvant être mis en oeuvre pour des missions opérationnelles. Depuis octobre 2011, le drone était en test sur l’Adroit, un bâtiment d’expérimentation de la nouvelle gamme de patrouilleurs de DCNS, que le groupe naval a mis à disposition de la Marine durant trois ans.

Blog_Humanoides_DCNS_Gowind_OPV_L_Adroit

Le Serval était sensé exécuter des missions d’identification et de surveillance grâce à sa boule optronique (avec caméra TV et infrarouge) embarquée. C’est un coup dur pour la Marine française et la DGA, qui traversent une période difficile suite à de nombreuses coupures budgétaires, et qui va devoir se prononcer sur la suite à donner à son projet sur les drones. L’Europe devant rattraper son retard en matière de drones par rapport au reste du monde et notamment les Etats-Unis.

Blog_Humanoides_drone_serval_DGA_pic1


Laisser un commentaire