Le MIT et Lockheed Martin signent un partenariat de R&D en robotique et systèmes autonomes

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Le Massachussets Institute of Technology (MIT) et le leader mondial de défense et de sécurité Lockheed Martin, viennent tout juste d’annoncer un partenariat de recherche qui s’étend sur plusieurs années.

Ce partenariat annoncé le 13 mai sur le campus du MIT associe donc Lockheed Martin et les départements d’aéronautique & astronautique (AeroAstro), d’informatique et d’intelligence artificielle du MIT. Une sélection de laboratoires qui en dit long sur les ambitions de cette alliance. Nul doute que les projets développés dans le cadre de ce partenariat porteront sur l’autonomie et la robotique.

D’un côté, Lockheed Martin a déjà développé de nombreux drones et véhicules autonomes. On se souvient des convois militaires autonomes, mais également de la fusée Atlas V, en partie imprimée en 3D. De l’autre, le savoir-faire du MIT, avec ses chercheurs « de haute-volée » selon les mots de Keoki Jackson, CTO de Lockheed, et dont vous pouvez découvrir toutes les inventions sur ce site.

Objectif ? Permettre le déploiement de la prochaine génération de systèmes autonomes. Lockheed Martin a expressément demandé l’aide du MIT pour résoudre les questions d’interaction homme-machine. « Nous nous concentrerons à faire progresser la technologie et à recruter de nouveaux talents, deux conditions essentielles pour le développement de la prochaine génération de systèmes aérospatiaux« .

Les responsables de Lockheed en sont persuadés, « la collaboration dans ces domaines techniques influencera les champs de l’autonomie et de la robotique de façon significative sur les 15-20 prochaines années« . Car le but n’est pas simplement de développer un unique projet, mais bien d’en développer de multiples, impliquant différentes technologies, différents chercheurs, et ce sur plusieurs années : « c’est un investissement que nous faisons aujourd’hui », explique Padraig Moloney, « pas simplement dans la R&D de technologies qui pourraient impacter les prochaines générations, mais aussi dans le talent de ces exceptionnels individus qui contribueront à définir le futur« .

Cette nouvelle alliance officialise une collaboration vieille de plusieurs années, qui confirme la stratégie du MIT de concilier la recherche scientifique et universitaire et les applications concrètes et professionnelles des technologies inventées au sein de l’Institut. Grâce à cet accord, les deux entités entendent prolonger leur collaboration en permettant des échanges de chercheurs, des soutiens financiers aux étudiants, des bourses mais aussi des stages chez Lockheed. Une occasion en or pour l’entreprise qui s’assure de mettre la main sur les jeunes pousses innovantes.

Car le MIT est l’un des plus grands fournisseurs de solutions R&D au monde, ayant généré plus de 25000 spin-off au total depuis sa création pendant la guerre de Sécession. Dans son livre Entrepreneurial Impact: The Role of MIT paru en 2009, le professeur Charles Eesley, estimait que si toutes les entreprises dérivées du MIT formaient une nation, elle constituerait la 17e plus grande économie mondiale. Aujourd’hui, si cette nation MIT existait, elle se serait hissée à la 10e place avec 2 trilliards de dollars générés chaque année par ses 4,6 millions d’employés ! Parmi ces entreprises dérivées du MIT, on compte des grands noms de l’industrie et de la technologie comme Intel, Qualcomm, Bose ou bien encore 3DEO (capteur Lidar) et Boston Dyanmics et ses robots. Elle compte également de grands hommes de l’histoire, comme l’astronaute Buzz Aldrin, l’ex-secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, l’économiste Paul Krugman et bien d’autres.


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