Les drones pour venir en aide aux Experts !

Les scientifiques de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale testent les drones pour localiser les corps enfouis au cours des enquêtes policières…

Sur le camp militaire de Viroulou dans les Midi-Pyrénées, l’équipe de scientifiques essaient de nouvelles techniques pour faire évoluer la recherche de cadavres enfouis. L’une d’elles est d’utiliser un moyen aérien sans pilote, baptisé VAIC.

Le VAIC, pour vecteur aérien d’investigation criminelle, est un appareil radiotélécommandé à propulsion électrique d’une autonomie de 20 minutes, pesant 2,5 kg et pouvant emporter une charge utile de 1,5 kg. Il sera inclus dans un dispositif global employant d’autres méthodes de recherche, notamment au sol.

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Développé par deux gendarmes de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), l’hexacoptère peut évoluer de jour comme de nuit, dans des milieux extrêmes comme les NBRC (Nucléaire, Biologique, Bactériologique et Chimique) ou en situation NEDEX (neutralisation, enlèvement, destruction des explosifs). Il peut être utilisé pour différentes missions : photographie/vidéo, observation, reconnaissance et évaluation, transport d’objet et prélèvements en milieux aquatiques.

Emmanuel Gaudry, chef du département d’entomologie à l’IRCGN a commenté les essais qui ont consisté à effectuer des vols à vue au-dessus d’une scène de crime reconstituée. Le drone pourra permettre aux gendarmes de déterminer la présence d’un corps immergé au simple survol du VAIC au dessus d’une zone d’eau :

En matière de corps enterré, les gendarmes peuvent compter sur les chiens de recherche et notamment ceux du centre national d’instruction cynophile de Gramat ; sur le géoradar ; quand c’est possible nous avons à notre disposition l’hélicoptère ou le vecteur aérien. C’est l’ensemble des moyens et des techniques existants que nous voulons coordonner dans le cadre de cet exercice.


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