Les trois inventions stupéfiantes couronnées par le prix Lemelson-MIT

Hier, nous vous parlions de la cuisine toute automatisée Spyce Kitchen, développée par des jeunes ingénieurs du MIT. Aujourd’hui on vous passe en revue trois autres lauréats du prix Lemelson-MIT qui couronne chaque année les meilleures inventions du pays. Parmi les projets déposés par des étudiants de 77 universités américaines, il n’en est resté que 7.

Le prix se divise en 4 catégories. Le prix Eat it récompense les inventions dans le domaine de l’alimentation, Cure It pour ce qui relève de la santé, Drive it dans les transports, et enfin Use it récompense les outils améliorant l’expérience utilisateur. Depuis sa création il y a vingt ans, le prix Lemelson-MIT récompense donc les meilleures pousses de l’innovation américaine. Cette année nous en avons retenu trois. Les voici.

Faire pousser des fruits sur Mars

Chaque catégorie récompense deux candidatures, l’une en équipe et l’autre en individuel. Dans le domaine de l’alimentation, Heather Hava a remporté le prix en individuel et empoche 15 000$ pour son invention destinée à améliorer la vie des astronautes. Il s’agit en clair d’une cellule close prodiguant un environnement idéal pour la croissance des plantes. Partant du constat que l’Homme sera amené à voyager à travers l’Espace, et que le ravitaillement en nourriture constitue une contrainte des plus pesantes sur le potentiel d’exploration de l’Univers. Avec Autoponics, fini les paquets de nourritures sous vides et les missions de ravitaillement. Le boîtier peut être activé en pilote automatique pour permettre une gestion pointilleuse 24/7. Le programme injecte régulièrement de l’eau enrichie, et ses capteurs, qui permettent de suivre la température de l’eau, le taux de pH et d’humidité, sont reliés à une intelligence artificielle. Le cerveau extérieur collecte des dizaines de données par seconde dans le but de mesurer et d’établir une vue d’ensemble et en temps-réel de l’évolution du petit éco-système. De quoi assurer la production de fruits et légumes tout au long de l’année. L’ingénieure travaille étroitement avec la NASA sur ses systèmes de Bioregenerative Life Support (BLiSS), et son invention devrait très bientôt être testée dans la la Station de Recherche sur Mars, un laboratoire de simulation de la vie martienne situé dans l’Utah.

Plus d’informations sur l’invention de Heather hava : http://autoponics.com/

Des gants pour traduire la langue des signes en texte

Permettre aux muets de communiquer avec les non initiés au langage des signes, telle est la mission des gants SignAloud créés par Thomas Pryor et Navid Azodi, deux étudiants en ingénierie aéronautique et aérospatiale à l’Université de Washington. Non seulement, ces gants peuvent comprendre le langage des signes et le retranscrire, mais ils permettent de l’énoncer vocalement grâce un simulateur de voix. De quoi révolutionner la communication des muets. En France on estime à plus de 100 000 le nombre d’utilisateurs de la langue des signes. Avec un tel dispositif on peut non seulement imaginer que la communication locuteurs-muets en sorte grandie, mais également celle entre les différentes langues de signes. Un muet américain pourrait ainsi communiquer plus facilement avec un muet français. Grâce à de nombreux capteurs, ces gants analysent les mouvements de main, dont les informations sont envoyées par Bluetooth à un traducteur qui les retranscrit en texte et même en discours oral. Avec cette fabuleuse invention, ils empochent le prix Use It avec 10 000$ à la clé.

Sign Aloud gloves pour muets

Des lunettes connectées pour aider les autistes

Catalin Voss a 20 ans, il est étudiant à l’Université de Stanford et a commencé à bidouiller des programmes dès son plus jeune âge. A 15 ans, il a contribué à développer la plate-forme de paiement en ligne PayNearMe aux côtés de Steve Capps, pionnier de l’informatique, qui a notamment participé à la création du premier Macintosh. Courronnée par le prix Cure It, son invention Sension est un dispositif précurseur. Initialement, Sension consistait en un système de visual tracking pour aider les enseignants à déterminer ce qui motivait le plus leurs étudiants. En explorant cette technologie, Catalin Voss a découvert que ce même procédé pourrait bien se révéler utile aux autistes qui ont des difficultés à reconnaître les expressions du visage. Une difficulté que proposait déjà d’écarter le projet TecO, un robot qui détecte les signaux nerveux des enfants autistes pour comprendre leur état d’esprit. Grâce à un système d’intelligence artificielle, une personne autiste munie des lunettes Autism Glass de Sension peut reconnaître les émotions qui passent sur le visage de son entourage. Pour ce faire, ce système de reconnaissance visuelle capte plus de 100 points différents sur le visage pour en livrer une analyse plus fine et fidèle. A tel point que Sension a depuis été racheté par GAIA Systems, une entreprise japonaise détenue elle-même par Toyota, alors même que Catalin Voss ne sort diplômé qu’en juin 2016.

autism glass project stanford


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