Microsoft stoppe sa branche "Robotique"

Nous vous en informions la semaine dernière via un tweet sommaire, l’information a été confirmée : Microsoft ferme sa branche dédiée à la robotique, créée en 2005 par Tandy Trower, à la demande de Bill Gates.

Cet été, Microsoft annonçait qu’il allait licencier 18 000 salariés. Depuis 2005, la mission de Tandy Trower était d’introduire les robots dans la vie courante. Et bien, ils vont en ressortir aussi vite qu’ils y sont entrés…

L’information a d’abord fuité sur le blog d’Ashley Nathan Feniello le 21 septembre 2014 dans un billet intitulé : The Humans are Dead. Il était Principal Software Development Engineer chez Microsoft.

Alors que d’autres (Google, Amazon, Facebook…) commencent à s’intéresser de près à la robotique, pourquoi Microsoft décide tout d’un coup de fermer son laboratoire ?
Cette décision n’est pas nouvelle. Depuis que Bill Gates n’est plus à la tête de cet empire, son successeur Steve Ballmer, n’a cessé d’émettre des doutes sur l’intérêt de l’activité robotique pour le chiffre d’affaires de la société. Pour lui, il s’agissait plutôt d’une initiative que d’une ressource stratégique pour Microsoft.

L’idée initiale de Gates et Trower était de développer un environnement logiciel baptisé Robotics Developer Studio (RDS) qui permettrait à quiconque de programmer facilement un robot. Le logiciel ne trouvant pas le succès escompté, et d’autres environnements (ROS édité par Willow Garage par exemple…) lui faisant concurrence depuis, Ballmer n’y voyait plus trop l’intérêt de continuer son développement, sans une véritable vision et un avenir certain.

Depuis, Microsoft se tâtait sur différents projets liés de près ou de loin à la robotique : les écrans haptiques, un ascenseur super intelligent et bien sûr le très réussi capteur Kinect.

Dans une tribune de Bruno Bonnell dans LesEchos, le président du Syndicat de la robotique de service (Syrobo) déplore cette décision dictée par des calculs financiers :

Ces mouvements stratégiques contraires rappellent deux histoires récentes. En septembre 2006, sir Howard Stringer, alors PDG de Sony, avait signé l’arrêt de mort d’Aibo et de Qrio, robots cino et anthropomorphiques ambassadeurs de l’innovation de l’entreprise, morts au front des analystes et des marchés.
Sony a redressé ses comptes avec de nouveaux téléviseurs, la PlayStation et des smartphones, mais a laissé en chemin une partie de son âme de précurseur. Son statut d’inventeur de merveilles électroniques comme le Walkman s’est réduit à celui de fabricant de produits.


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  1. wokerm

    Microsoft devrai mettre l'outils en open source pour ne pas clacker la porte a la robotique qui est une part importante dans l'informatique moderne