Musique : le premier album composé par une IA est sorti

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Un programme d’intelligence artificielle nommé « Amper » est capable de produire de la musique avec un minimum d’intervention humaine.

Et le talent alors ? Cela ne compte plus ? A en croire « I Am AI », le premier album composé par une intelligence artificielle, il est désormais possible d’éditer des morceaux assez facilement. C’est pour son nouvel album que Taryn Southern, ex-candidate d’American Idol en 2004, a choisi d’utiliser Amper, une IA qui compose, produit et joue de la musique. Une grande première !

Ainsi, en parallèle de ses paroles, Taryn a donné des consignes mélodiques au logiciel afin de composer l’ensemble de la partie instrumentale, des accords aux harmonies. Selon Drew Silverstein, l’un des fondateurs d’Amper, « le futur de la musique sera créé par collaborations entre des humains et des AI. Nous souhaitons que cette expérience emmène le processus de création encore plus loin. La création humaine et les musiciens humains ne disparaîtront pas. Nous essayons juste de faire en sorte que passer plus de 10 000 heures et dépenser des milliers de dollars ne soit plus une nécessité pour partager et exprimer des idées ».

Développée par une équipe de musiciens professionnels et d’experts en technologie, Amper a en tout cas séduit Taryn Southern pour son nouveau single « Break Free », premier extrait de son album. « J’ai un nouveau partenaire pour l’écriture de mes chansons, il ne se fatigue pas et a une connaissance infinie de la création musicale. Cela dit, je réitère et choisis ce que j’aime et ce que je n’aime pas. Il y a bien plus de contrôle qu’on ne l’imagine ».

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Une actualité qui repose la question du droit d’auteur pour les robots. Depuis 2016, un projet de résolution du Parlement européen réfléchit à accorder des droits de propriété intellectuelle spécifiques sur les œuvres crées par des IA. Mais, pour l’heure, la définition de la personnalité juridique à donner aux robots reste complexe à mettre en place, selon différents d’experts interrogés lors d’un séminaire à Bruxelles.

Par le rythme, la mesure et la longueur des notes, la musique est avant tout une affaire de mathématiques. Pas étonnant donc de retrouver des algorithmes capables de générer des morceaux de musique. A l’instar de Jukedeck, une IA qui compose de la musique libre de droits à la demande, FlowMachines, un système développé par Sony pour composer du jazz et de la pop, DeepBach, qui revisite Jean-Sébastien Bach, ou encore Magenta de Google.

Est-ce la fin de la musique vivante ? Pas sûr. A l’écoute de « Break Free », on sent bien que l’IA n’est pas encore au niveau d’un musicien humain professionnel. Les amateurs de Garage Band vont-ils succomber à ces nouvelles technologies ? A suivre.


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