NAO prend conscience de lui-même

Les DRC nous l’ont montré, pour qu’un robot réussisse à identifier son environnement il faut de longs mois de préparation. Aujourd’hui, la plupart des robots possèdent suffisamment de capteurs pour être capables de reconnaître l’environnement dans lequel ils évoluent. Le prochain défi est de réussir à les faire se reconnaître.

Un premier test avait été effectué avec le robot Qbo. Après avoir placé le robot devant un miroir, son opérateur lui avait demandé qui était la personne en face de lui. Qbo n’avait pas su répondre. Toutefois, une fois que son opérateur lui a indiqué qu’il s’agissait de lui-même, Qbo a enregistré l’image qu’il voyait afin de s’en souvenir. Replacé devant un miroir, il a été capable de s’identifier en allumant la diode de son nez et en regardant si le nez du Qbo en face de lui s’illuminait aussi. Constatant que c’était le cas, Qbo a pu affirmer qu’il se trouvait devant un miroir. A l’Université de Yale, un autre test de ce type a démontré qu’un robot pouvait se reconnaître face à un miroir.

Un test mené par des roboticiens à l’institut polytechnique Rensselaer de New York a conduit un robot NAO à s’identifier lui-même, non pas grâce à un stimulus visuel, mais uniquement par la réflexion. Le test était une variante d’une énigme populaire dans laquelle un roi invite trois sages pour trouver un nouveau conseiller. Il place sur la tête de chacun un chapeau bleu ou blanc et les sages doivent trouver la couleur de leur couvre-chef sans pouvoir voir le leur. Le seul indice qu’ils aient est qu’il n’y a pas trois chapeaux blancs.

Dans notre cas, il s’agissait de trois NAO à qui l’on a expliqué que certains d’entre eux avaient reçu une pilule abrutissante les empêchant de parler. Selmer Bringsjord, le responsable du test, a ensuite demandé aux trois robots quelle pilule ils avaient reçu. Le seul capable de répondre a déclaré : « Je ne sais pas. » Puis il a semblé réfléchir quelques secondes, durant lesquelles il a été capable de reconnaître sa propre voix et donc d’en déduire que puisqu’il pouvait parler, cela signifiait qu’il n’avait pas reçu de pilule. Il s’est donc repris et a dit : « Pardon, je sais maintenant. J’ai pu prouver que je n’avais pas reçu de pilule abrutissante. »

Si ce test semble enfantin pour un humain, puisqu’un enfant est capable de savoir que son reflet dans un miroir n’est qu’une image de lui à partir de 12 à 24 mois, pour un robot, c’est une grande première. Afin de réussir le test, les robots devaient écouter et comprendre la question, puis entendre et identifier leur propre voix et enfin relier le fait de pouvoir parler à la première question posée.


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  1. zeldads

    Il y a du nouveau concernant cette boite ? Je ne vois plus de news depuis 2012, ça a l'air vieux...