Le français Navya expérimente un service de navettes autonomes à Lyon

La navette Navly en service à Lyon

En association avec Keolis, le lyonnais Navya expérimentera un service de navette. Deux de ses véhicules Arma transporteront les usagers dans le quartier de Confluence en métropole lyonnaise.

Navya, la navette 100% autonome et électrique

Alors qu’en juillet dernier, les ministres français ont adopté une ordonnance autorisant les essais de véhicules sans conducteur sur les routes publiques de l’Hexagone, le constructeur lyonnais Navya vient de lancer une première phase de tests sur le territoire français.

Après une dizaine d’années de R&D, l’entreprise lyonnaise, fondée en 2014, a finalement lancé son modèle en 2015. La navette était initialement conçue pour assurer le transport sur les grands sites industriels. Il s’agissait alors de l’un des tous premiers modèles de ce type. Le fait de se contenter des espaces industriels a notamment permis de tester et d’éprouver plus rapidement le concept, du fait du statut privé de ces lieux, mais aussi de leur faible densité de piétons et d’obstacles.

En début d’année, la société avait été choisie par le gouvernement australien pour mener des essais sur les routes de l’ouest de l’Australie.

Concrètement, Arma a tout pour séduire. Elle est 100% électrique et 100% autonome. Ses créateurs la présentant comme une navette « flexible, intelligente et fiable, qui s’adapte à toutes les situations en détectant les obstacles statiques et dynamiques« . Flexible car sans chauffeur, elle peut donc partir à tout moment, intelligente car elle répond aux besoins et peut éviter les obstacles par elle-même, et fiable puisque ses batteries assurent une autonomie allant de 5 à 13 heures.

Pour assurer un fonctionnement optimal, le véhicule a été équipé des dernières technologies : capteurs LiDAR pour « percevoir son environnement en 3D et cartographier les lieux« , un GPS RTK (cinématique en temps réel) qui permet de faire communiquer le GPS avec une balise pour géo-localiser parfaitement l’engin, un système d’odométrie, pour mesurer le déplacement et la vitesse des roues et donc mieux estimer sa vitesse globale et sa position. Enfin, une caméra stéréovision pour détecter les obstacles et mesurer leurs distances ainsi que pour lire les panneaux de signalisation.

la navette autonome Navly à Lyon

Avant de la navette Arma de Navya

Des essais sur routes à Lyon

Si elles ont déjà circulé en Australie et dans d’autres villes françaises, depuis ce matin, vendredi 2 septembre, c’est à Lyon que les navettes de Navya ont élu domicile.

Pendant un an, les navettes rouleront librement dans le quartier de Confluence, le secteur d’activités de la métropole Lyonnaise, où s’est également installé le nouveau siège du Conseil Régional de Rhône-Alpes.

Deux véhicules Arma devront ainsi sillonner le quartier et desservir, à intervalle de 10 minutes, les cinq arrêts de la nouvelle ligne Navly, créée en association avec Keolis. Les habitants et travailleurs pourront adopter ce nouveau moyen de transport innovant de 7h30 à 19h toute la semaine à partir du 5 septembre.

La start-up n’en est pas à son coup d’essais. Elle a déjà expérimenté sa solution de mobilité autonome en Australie, mais aussi en Suisse, où deux navettes circulent dans le centre de la ville de Sion.

L’autonomisation ailleurs dans le monde

Arma n’est plus la seule navette à battre le pavé.

Aux Etats-Unis, la start-up Local Motors n’a rien à lui envier. Imprimée en 3D, abritant l’intelligence d’IBM Watson et étant également électrique, Olli ne peut toutefois transporter que 12 personnes soit trois de moins que la version française. La semaine dernière, c’était au tour de la start-up la mieux valorisée de la planète, Uber, de lancer un programme d’essais sur routes dans la ville de Pittsburgh.

Du reste, Google, GM, Ford et consorts poursuivent leurs avancées dans le domaine, ce-dernier ayant même parié sur un lancement officiel sous cinq ans.

Photo de Une : une navette Arma en service à Sion en Suisse.

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