Parrot prépare un drone pour le secteur agricole

Le français Parrot, mondialement connu pour ses drones grand public pilotables via un appareil mobile, l’AR.Drone et l’AR.Drone 2.0, semble vouloir pénétrer le marché professionnel. Lors du CES 2014, il a dévoilé un drone à roues, certes, mais il a surtout évoqué que la marque s’apprêtait à lancer un drone pour le secteur de l’agriculture. Dans une interview dans le quotidien Metro, on apprend que l’appareil sera prochainement présenté au salon de l’agriculture à Paris.

C’est Henri Seydoux, PDG actuel de la marque, qui donne quelque détails sur l’UAV en cours de production. Ce drone dédié au secteur agricole permettra de faire des photos aériennes de grande précision pour un coût dérisoire. Il servira par exemple à facilement observer un champ de colza à toutes les étapes de sa croissance. De plus en plus d’agriculteurs font appel à la robotique et aux drones afin qu’ils les aident à surveiller et mieux gérer leur champs, vignes et troupeaux.

Parrot AR.Drone 2.0 piloté par smartphone

Comment un agriculteur peut tirer profit d’un drone ?

Le paramétrage du drone, tel que le prévoit Parrot, sera très simple et rapide. L’agriculteur pourra donc aisément envoyer son drone dans les airs (ou faire appel à un prestataire externe) pour qu’il prenne des photos aériennes de ses différentes parcelles. Grâce à son capteur photo, l’engin sans pilote pourra effectuer des prises de vue en couleur normale mais aussi en infrarouge.

Ces relevés serviront ensuite à analyser le stade de croissance de chaque parcelle et donneront une information précieuse quant à la quantité d’engrais à épandre sur chaque bout de terre. « C’est non seulement plus économique, mais aussi écologique puisqu’on réduit les quantités d’engrais utilisées », explique Henri Seydoux.

Parrot vend déjà un produit similaire, destiné aux « pros », baptisé eBee. Parrot l’a racheté aux suisses de senseFly en 2012. Il s’agit d’une aile autonome pour des prises de vue et la reconstituion en 3D de la scène survolée grâce à une suite logicielle. Mais ce produit est extrêmement coûteux et ne s’adresse pas aux agriculteurs mais plutôt aux géomètres. Mais Parrot compte exploiter la même technologie sur ce futur drone agricole.

Son prix ? Très raissonnable, mais Henri Seydoux n’a pas souhaité donner plus de précisions. En revanche, il a tenu à souligner qu’une heure de vol coûte moins de 20 euros pour un drone, tandis qu’un avion ou un hélicoptère qui réalise des photos aériennes pendant une heure coûte 1000 euros environ.


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