Philae communique à nouveau

Après de longs mois de silence, l’atterrisseur Philae, posé sur une comète en orbite autour du soleil, s’est réveillé. 7 mois après la dernière communication, le robot a échangé pendant 2 minutes avec la sonde Rosetta et transmis 40 secondes de données.

Lancée le 2 mars 2004 à bord de la sonde Rosetta, Philae avait atterri sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, surnommée Tchouri, le 12 novembre 2014. Après une frayeur initiale due au malfonctionnement des deux harpons devant ancrer l’atterrisseur au sol, Philae avait réussi à se stabiliser à environ un kilomètre du site initialement prévu.

La comète Tchouri vu de 200 kilomètres

Le 14 novembre 2014, Philae s’est installé, cherchant notamment la meilleure position pour recharger ses batteries grâce à ses panneaux solaires. L’atterrisseur a également commencé à forer le sol pour récolter des données. L’ensoleillement n’est cependant pas suffisant pour permettre au robot de recharger ses batteries, et il passe en hibernation en attendant aout 2015, le moment ou la comète Tchouri entamera la partie de sa course la plus proche du soleil.

Durant l’hibernation de l’appareil, des inquiétudes ont fait surface, les chercheurs craignant que quelque chose ne soit arrivé au robot. Après 7 longs mois de silence radio, un tweet relayé par l’agence spatiale européenne se répand sur les réseaux : « Hello Earth! Can you hear me? #WakeUpPhilae » (Bonjour la Terre ! Vous m’entendez ? #RéveilleToiPhilae). Philae possède à nouveau assez d’énergie pour fonctionner. L’ESA a obtenu 40 secondes de donnée à 20h28 GMT, 22h28 heure locale.

Le tweet de réveil de Philae

Une semaine plus tard, Philae a à nouveau communiqué avec Rosetta, pendant 19 minutes cette fois-ci. Entre 15h20 et 15h39, Philae a montré des signes d’activité et envoyé des informations sur son état. Le fait le plus important de cette transmission de 185 paquets de données est que la température de l’atterrisseur a atteint 0 degrés Celsius, ce qui lui permettra de stocker de l’énergie et de travailler de nuit. Selon l’agence spatiale allemande, le DRL, à la fin du contact avec le robot, 4 de ses panneaux solaires emmagasinaient de l’énergie. Le rapport indique que Philae se porte bien. Espérons que la solitude ne lui pèsera pas et que ses contacts continueront à faire avancer sa mission.

Site d'atterrissage de Philae

Crédits photo : ESA


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