Philae a détecté des molécules organiques sur sa comète

Philae a détecté des molécules organiques sur sa comète

Philae, l’atterrisseur de la sonde Rosetta, a encore donné de ses nouvelles. Celles-ci ont une fois de plus résonné à travers tout le web. Philae a en effet découvert des molécules organiques sur Churyumov-Gerasimenko, la comète où se trouve l’atterrisseur.

Le magazine Science a publié cette semaine les résultats des analyses de Philae. L’atterrisseur a identifié des molécules complexes qui peuvent être à l’origine de la vie et qui nous fournissent de plus amples informations sur l’origine de notre système solaire. Philae compte, parmi ses nombreuses missions, une mission d’analyse des molécules au sol et ambiantes sur la comète.

Philae l'atterrisseur de l'ESA

Lors de son atterrissage, les harpons de Philae n’avaient pas fonctionné et le robot avait effectué des prélèvements après son premier rebond. Les prélèvements étaient toutefois réussis et les outils Ptolemy et COSAC ont pu réaliser leur mission. Ptolemy est un outil servant à analyser les éléments légers, comme le carbone, le nitrogène ou l’hydrogène, et COSAC (Cometary Sampling and Composition, Echantillonnage et Analyse Cosmique) est un système conçu pour identifier les molécules organiques complexes.

COSAC a pu isoler 16 composés organiques, dont beaucoup riches en carbone et en nitrogène. La mission a toutefois révélé la présence d’éléments jusqu’alors jamais observés sur une comète, comme de l’isocyanate de méthyle, de l’acétone, du propanal ou encore de l’acétamide. Ptolemy a pu identifier des éléments composant l’atmosphère et/ou le sol de la comète. Parmi eux, nous pouvons citer de la vapeur d’eau, du monoxyde et dioxyde de carbone ainsi que des petites doses de composés organiques.

Philae l'explorateur de comète

Selon les scientifiques, l’intérêt de ces découvertes réside dans le fait que ces éléments sont essentiels dans la création de la vie, notamment à un stade moléculaire, comme pour la production d’acides aminés, de sucres ou encore de nucléotides. Or, trouver ces éléments sur les comètes qui traversent l’espace depuis la formation du système solaire, il y a quelques 4 milliards d’années, signifie que la vie se développait déjà à ce moment-là. Pour les scientifiques cela signifie également que les comètes transportent donc bien les éléments nécessaires au développement de la vie à travers l’univers. Le défi maintenant est de savoir où la vie pourrait bien avoir vu le jour ailleurs.

Philae a également pu analyser le coeur de la comète. Celui-ci est plus solide que la surface, probablement constitué de glace et poussière. Les températures sur la comète varient entre -180° et -145°. Depuis le 25 juillet, la sonde Rosetta s’intéresse à l’hémisphère sud de la comète et ne peut donc plus communiquer avec Philae mais les chercheurs de l’agence spatiale européenne espèrent pouvoir reprendre contact avec l’atterrisseur d’ici quelques semaines.

Crédits photo : ESA, Space.com, Wikipedia


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