Pneupard, le quadrupède aux muscles artificiels fait sa première apparition

Pneupard a fait du chemin. Quand nous l’avions découvert l’an dernier, ce quadrupède aux muscles artificiels en caoutchouc était loin d’être abouti et ne tenait pas encore sur ses quatre jambes. Depuis, l’équipe du Pr. Koh Hosoda de l’Université d’Osaka au Japon a bien progressé et vient même de faire une démonstration de la première version avec des membres définitifs.

Dans la lignée des robots inspirés par le monde animal, il y a l’américain Wildcat, le suisse Cheetah-Cub et désormais le japonais Pneupard.

Pour réussir à faire marcher le robot, les chercheurs japonais ont ajuster la pression d’air dans chaque muscle que le robot utilise pour se déplacer. La première version du Pneupard possédait beaucoup plus de muscles artificiels que celle présentée aujourd’hui. L’équipe s’est aperçue que la difficulté à faire marcher le robot était proportionnelle au nombre de muscles à actionner. Ainsi, elle a a décidé de simplifier l’anatomie du biorobot et cela a abouti à une version plus light et plus facile à contrôler.

pneupard guépard artificiel de recherche

Les chercheurs disent que leur nouvelle approche leur a permis d’étudier l’ensemble du mouvement plutôt que de se focaliser sur chaque muscle pneumatique individuellement. En d’autres termes, ils peuvent dorénavant étudier l’allure générale du robot et comment les jambes travaillent ensemble dans le but d’apporter la stabilité dont il a besoin.

Dans cette vidéo, vous pouvez voir comment le robot de 4,8 kilos marche sur un tapis roulant assuré par un cordage pour l’empêcher de tomber sur les côtés. Pneupard est un robot fait avec peu de composants, sans « cerveau » ni capteurs, contrôlé par un simple réseau locomoteur spinal (CPG en anglais), qui permet de faire fonctionner de manière autonome l’ensemble du squelette et des muscles du robot.

A travers ce robot, l’équipe souhaite montrer que le déplacement d’un animal n’est pas uniquement lié au travail du cerveau. Dans un échange avec un journaliste d’IEEE Spectrum, un des chercheurs explique que les robots bioinspirés leur permettent de comprendre comment fonctionne la locomotion sans avoir recours à des animaux vivants. Encore loin d’être des modèles parfaits pour certains, ces robots peuvent déboucher sur une meilleure compréhension du monde qui nous entoure.


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