Pourquoi les scientifiques attendent-ils autant des robots marins ?

Pourquoi les scientifiques attendent-ils autant des robots marins ?

L’espace aquatique représente 70 % de la surface sur Terre. Et les fonds marins recèlent encore d’animaux, de plantes et de phénomènes inconnus. C’est sûrement l’une des raisons pour lesquelles des milliers de Wave Glider naviguent en ce moment même dans les différentes mers et océans. Les scientifiques comptent sur eux pour fournir des données sur des écosystèmes immenses et variés, le plus souvent menacés.

Selon un rapport de Mashable Australie, la plupart des véhicules marins autonomes actuellement à l’eau appartiendraient au projet environnemental de recherche Argo. Ce projet, lancé au début des années 2000 a pour objectif d’analyser la température, la salinité et les courants des océans. Le projet comporte près de 4000 flotteurs de 20 à 30 kilos. Ces flotteurs naviguent à une profondeur de 1000 mètres, et descendent une fois tous les 10 jours à 2000 mètres avant de remonter pour effectuer des comparaisons de données. Lors de leur retour à la surface, ils en profitent pour transmettre les données récoltées.

Un flotteur Argos avant une récupération

La moitié de la flotte est fournie par les USA, le reste provenant des 29 autres pays partenaires. Le projet a toutefois des objectifs secondaires, comme l’explique Matthew Dunbabin, l’un des principaux chercheurs de l’université polytechnique de Queensland. « Pour des raisons de santé et de sécurité, en cas d’inondation ou de cyclone, ou bien en cas de désastre comme une marée noire, il n’est souvent pas possible d’envoyer des humains dans ces situations. » Pour lui, les robots Inference d’Argo pourraient avoir un rôle dans ces interventions.

Ces robots sont des bateaux autonomes en fibre de verre. Ils sont capables de naviguer pendant plusieurs mois, durant lesquels les capteurs embarqués peuvent fournir aux chercheurs des données environnementales en temps réel sur la qualité de l’eau ou les émissions de gaz par exemple. Des chercheurs américains utilisent eux aussi des robots similaires depuis, la marée noire dans le Golfe du Mexique en 2009. A cette époque, le Système Intégré d’Observation de l’Océan des Etats-Unis (US IOOS) avait lancé un planeur sous-marin pour récolter des données.

Pour le directeur du programme IOOS, Zdenka Willis, « les planeurs sous-marins permettent de prendre des échantillons dans l’océan dans des endroits où il est impossible d’envoyer des humains et pour une fraction du prix qui serait nécessaire. » Pour les chercheurs d’Argo, l’observation des océans permettrait une avancée considérable dans la mise au point de modèles climatiques fiables.

Le lancement d'un flotteur


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