Premier vol du démonstrateur Eole

Lancer des fusées dans l’espace, un rêve de gosse, mais un rêve qui coûte cher. Et la France n’a plus les moyens comme jadis. C’est pour cela que le CNES (Centre National des Etudes Spatiales) a planché sur l’idée d’un drone lanceur de satellite. Le premier vol du démonstrateur EOLE a eu lieu le jeudi 26 septembre dernier.

Conçu dans le cadre de l’initiative Perseus du CNES et en partenariat avec l’Onera (Office National d’Etudes et Recherches Aérospatiales), Aviation Design, des écoles d’ingénieurs et l’université d’Evry-Val en Essonne, le drone Eole a pris son envol depuis l’aéroport de Saint-Yan en Bourgogne.

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Ce nouvel avion-porteur robotisé, servira à envoyer des satellites de petite taille en orbite pour remplacer les systèmes actuels. Jean Oswald, le coordinateur du programme Perseus explique que « lorsque l’on veut lancer un petit satellite de quelques kilos, il est automatiquement mis en passager d’un satellite commercial sur un lanceur conventionnel, de type Ariane 5 par exemple », ce qui entraîne des contraintes logistiques conséquentes.

Ce système de lancement aéroporté permettra de remplacer le premier étage d’une fusée traditionnelle et, à la différence de celui-ci, le futur drone sera récupérable et réutilisable pour d’autres lancements.

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Le démonstrateur actuel Eole est une petite échelle de ce que sera l’engin final. Eole mesure 6,7 mètres d’envergure et pèse 150 kilogrammes au décollage. Il est muni de tout un tas de capteurs permettant de simuler des conditions de largage comme sur un lanceur en mission. Le drone final devrait peser environ 4 tonnes et son envergure approchera celle d’un Falcon ou d’un Airbus A320.

Le 26 septembre a donc eu lieu la première phase d’essais pour le vol à vue restreinte à 300 km/h et 300 mètres d’altitude. Une seconde phase d’essais est prévue, dite de vol hors vue, à 4000 mètres d’altitude, et qui aura lieu sur le site de la DGA-EM à Biscarosse. Le largage de la fusée y sera notamment réalisé.


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