Une prison britannique commence à utiliser des drones pour la surveillance

La prison britannique HMP Northward dans les Îles Caïmans a décidé de mettre en place des drones afin de faire face aux tentatives de contrebande, notamment le lancer de drogues au-dessus des grillages de l’établissement. Les drones sont équipés de caméras et devrait permettre, selon le directeur de la prison Neil Lavis, d’identifier les coupables avant qu’ils ne puissent se réfugier dans les broussailles autour de la prison. Cet objectif de surveillance est rendu possible, notamment par la rapidité de lancement des aéronefs.

Les drones sont également chargés d’effectuer des rondes le long de la clôture périphérique et, comme le souligne Neil Lavis, contrairement aux humains, « ils ne se fatiguent pas, n’ont pas besoin de boire ou de faire de pause. » Le directeur de la prison les considère comme un « apport considérable pour la lutte contre le crime ». Il a déclaré être très content des résultats jusqu’à maintenant.

Pour lui, l’idée d’utiliser des drones comme mesure de sécurité est parfaitement logique, en particulier lorsque l’on considère toutes les histoires récentes dans lesquelles des criminels ont tenté d’utiliser des drones télécommandés pour faire passer des objets en contrebande dans les prisons. Si, pour des raisons de sécurité, aucun officiel, privé ou public, n’a accepté de fournir des détails sur le nombre de drones utilisés ou les endroits où ils sont déployés, Neil Lavis souligne qu’ils essayent « toujours d’être à la pointe dans le combat contre les drogues et la contrebande en prison. »

Les drones ont été fournis par AirVu, le seul opérateur de petits drones autorisé et approuvé par les autorités aériennes civiles anglaises. Le contrat a toutefois été passé avec The Security Center, qui inclut les services de l’entreprise de drones dans le dispositif de sécurité qu’il met à disposition de la prison. Celui inclut entre autres des caméras CCTV et d’autres appareils technologiques sur lesquels le PDG de l’entreprise n’a pas voulu fournir de détail.

La prison HMP Northward n’est cependant pas la seule à s’intéresser aux drones et le commissaire de police David Baines a déclaré qu’il était très probable que les services de police des Îles Caïmans commencent à les utiliser pour plusieurs scénarios. Il précise que d’autres juridictions les utilisent déjà avec succès. Pour lui, de tels appareils pourraient être particulièrement utiles lors d’opérations de recherche et sauvetage, notamment conjointement avec l’unité maritime conjointe. Le déploiement de drones équipés de caméras infrarouges permettrait de détecter la chaleur corporelle et de localiser plus rapidement les personnes à sauver.

Pour lui, on peut aussi envisager une utilisation pour les scènes de crimes, où les drones pourraient prendre des photos aériennes des environs, qui pourront être utilisés comme preuves lors des procès, aidant par exemple à définir la position d’un véhicule, d’une victime ou bien les traces de pneu lors d’un accident. Les drone pourront aussi, toujours pour Neil Lavis, être utilisés dans des situations de prise d’otages ou lors d’assaut afin de pouvoir identifier clairement la situation sans mettre personne en danger. Pour lui, les drones appartiendront bientôt à l’arsenal des services de police des Îles Caïmans, pour les analyses de lieux de crimes, les missions de recherche et secours ou les situations de prise d’assaut.


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