Le spécialiste en satellites Inmarsat et Rolls Royce pour des navires autonomes

Un projet pour automatiser les navires, lancé par Rolls Royce

Selon Oskar Levander, directeur du département d’innovation maritime de Rolls Royce, s’il était possible de faire naviguer des bateaux d’un port à l’autre sans humains à bord, les coûts de transport de marchandises pourraient baisser drastiquement. C’est l’objectif du projet Advanced Autonomous Waterborne Applications (Applications avancées autonomes maritimes) de Rolls Royce, dans lequel l’entreprise a investi 6,6 millions d’euros.

Le but du projet est de réussir à concevoir des navires capables de traverser les océans sans humain à bord. L’espace sur un bateau est limité et l’équipage a en plus des besoins biologiques qui lui font requérir encore plus de place. Sans équipage, un navire peut ne pas posséder de cuisine, de lieux de couchage, de cambuse ou de tout autre pièce ayant trait à l’habitation. Au-delà du gain de place, un navire automatisé possède un avantage de sécurité considérable. Une attaque de bateau dans ce contexte n’est plus une question de vie ou de mort mais juste une préoccupation matérielle.

Un concept de pont de navire quasi-automatique

Le projet a récemment accueilli l’entreprise britannique Inmarsat. L’entreprise, spécialisée dans la navigation satellitaire, a décidé de participer au développement de navires robotisés. Si le projet se déroule comme prévu, les bateaux pourront sillonner les mers de façon autonome, guidés par les signaux d’objets artificiels dans le ciel, à l’image des premiers marins naviguant grâce aux constellations. Inmarsat sera notamment chargé, au sein du projet, de transmettre les informations depuis le navire jusqu’à la côte. L’entreprise doit lancer le quatrième satellite de sa constellation Global Xpress en 2016. Une fois le réseau en place, le transfert des données devrait être considérablement améliorer et permettre aux navires automatisés de se déplacer sans équipage humain.

Deux navires automatisés se croisant

Il reste toutefois deux obstacles de taille au projet. Le premier est la nécessité de développer une technologie pour permettre des opérations à distance sécurisées. Comme pour les drones, il s’agit ici de question de connexions sécurisées et de vérification des moyens de prise de décision des systèmes autonomes. Le second obstacle est la complexité du réseau de lois régissant les eaux internationales et territoriales. De plus, il faut rajouter à cela la réticence des Etats-Unis à ratifier la convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Le concept du navire robotisé par Rolls Royce

Des navires sans équipage pour faire baisser les coûts de transport

Crédits photo : Rolls Royce


Laisser un commentaire