La prothèse de Open Bionics récompensée au Royaume-Uni

La prothèse de Open Bionics récompensée au Royaume-Uni

Le principal problème des prothèses est encore et toujours leur prix. Mais c’est aussi la source de motivation pour la plupart des chercheurs qui s’intéressent au sujet. Réussir à créer des prothèses accessibles à chacun est un défi loin d’être insurmontable. C’est ce que prouve par exemple l’entreprise Open Bionics, qui a remporté le prix national James Dyson.

Joel Gibbard, un diplomé de l’université de Plymouth, a conçu une prothèse, imprimable en quelques 40 heures, pour un coût d’un peu moins de 1 000 £ (1 370 €). Bien que moins sophistiquée que certaines prothèses, dont les prix vont de 30 000 à 60 000 £ (entre 41 000 et 82 000 €), cette prothèse est une alternative très intéressante, notamment pour les enfants, puisque ceux-ci doivent changer régulièrement de prothèse afin de l’adapter à leur croissance. De plus, la vitesse de conception lui donne un avantage considérable, puisque, selon Joel Gibbard, « le temps d’attente pour une prothèse adaptée peut aller de plusieurs semaines à plusieurs mois. » Open Bionics peut concevoir, créer et adapter une prothèse au patient en moins d’une semaine.

Une prothèse en moins d'une semaine

La prothèse fonctionne grâce à des capteurs de tension musculaire placés sur le bras du patient. Les capteurs identifient les contractions du muscle et transmettent le signal à la main qui effectue le mouvement attendu par l’utilisateur. La main peut s’ouvrir, se fermer ainsi que d’effectuer des mouvements individuels des doigts. Des capteurs intégrés aux doigts permettent à l’utilisateur de savoir lorsqu’il touche un objet, afin de pouvoir limiter la pression exercée.

Pour Joel Gibbard, « le principal problème des prothèses actuellement est la barrière financière. » « Je peux imprimer une prothèse robotique en 3D inspirée de la bande-dessinée et des super-héros, une main que des personnes amputées seraient fiers de montrer, pour une fraction du prix. » Sir James Dyson, le fondateur du concours qui a récompensé Open Bionics, a lui même déclaré : « En utilisant des techniques de prototypage rapides, Joel [Gibbard] a lancé un changement radical dans le développement de prothèses robotiques. »

Une prothèse peu coûteuse

Le prix James Dyson est accompagné d’une récompense de 2 000 £, que Joel Gibbard compte mettre à profit pour accélérer la conception du prototype en achetant une nouvelle imprimante 3D. La prothèse sera également présentée au prix mondial James Dyson, qui aura lieu en novembre. Le lauréat remportera une récompense de 45 000 $ (39 500 €).

Une prothèse accessible à tous


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