Remarcher grâce à ce futur exosquelette

Les personnes atteintes de paraplégie pourraient retrouver l’usage de leurs jambes grâce à cet exosquelette révolutionnaire. Il se distingue des autres exosquelettes par son poids, sa facilité d’enfilage et son prix. Il pourrait rapidement les détrôner.

Pouvant s’apparenter à une attèle qui se clipse, cet exosquelette s’attache aux jambes d’un porteur et aussitôt ce dernier arrive à se tenir debout et à marcher. C’est en tout cas ainsi que les essais d’un prototype se sont déroulés.

Ce modèle a été créé aux Etats-Unis, dans le laboratoire de mécatronique intelligente de l’université Vanderbilt du Docteur Michael Goldfarb. « C’est un Segway pour jambes », dit-il. Lorsque vous vous penchez en avant, vous allez vers l’avant.

Le prototype a été testé sur Brian Shaffer, dont le bas du corps est complètement paralysé depuis un accident. Les essais ont permis de démontrer que Brian arrivait de nouveau à faire des gestes qu’il ne pouvait plus réaliser depuis qu’il était en fauteuil.

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Les médecins ayant participé aux essais et connaissant les deux exosquelettes du marché, celui d’Ekso Bionics et le ReWalk des israéliens Argo Medical Technologies, s’accordent à dire que celui de Vanderbilt marque réellement un changement. L’équipe a vendu la licence de leur technologie au constructeur Parker Hannifin, qui espère attaquer le marché américain courant 2014.

L’exosquelette Vanderbilt-Parker sera le premier modèle qui incorpore un système de stimulation électrique fonctionnelle (FES), qui est une technique utilisée dans certains cas de paralysie pour activer les muscles à partir d’impulsions électriques.

En outre, le système ajuste automatiquement son niveau d’assistance en fonction de l’état des muscles de son porteur. Cela permet selon le niveau de validité de la personne, d’utiliser ses propres muscles ou bien de laisser l’appareil faire tout le travail, lorsque la personne est totalement paralysée.

L’exosquelette de Vanderbilt est plus léger que ses concurrents puisqu’il ne pèse qu’un peu plus de 12 kg (contre 20 kg pour les autres). Ce faible poids s’explique par le fait qu’il se compose de moins d’éléments notamment aux épaules et dans le dos. L’utilisateur pourra par exemple s’asseoir dans un fauteuil sans aucune gêne. Son faible poids facilite également son transport. Il se monte en cinq morceaux et une personne se déplaçant en fauteuil roulant pourra aisément l’enfiler ou l’enlever.

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L’appareil permet également des gestes plus naturels et sur une plus grande variété de surface : rampes, escaliers, et même des sols moins durs tels que l’herbe.

Ryan Farris, est co-concepteur de cet exosquelette. Il a travaillé sur le prototype alors qu’il était l’étudiant de Michael Goldfarb. Maintenant ingénieur chez Parker Hannifin, il est le responsable de la fabrication : “On souhaite que l’utilisateur marche tout en étant assisté par l’appareil, et non pas un appareil qui fonctionne avec un homme qui le dirige. »

Son prix n’a pas encore été annoncé mais son concepteur insiste sur le fait de vouloir s’éloigner des prix prohibitifs des exosquelettes actuels proposés aux environs de 100.000 €.


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  1. Carbassol

    Ca parait génial ! Quand et où pourra-t-on essayer cela et si ça va, à quel prix et où pourra-t-on acquérir cet appareil?